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 LES CIRCUITS DE PARIS

 Paris Circuits

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QUE VOIR AUTOUR DE L'ARRÊT DE BUS OPERA?
 
 
 
L'Opéra
Faisons le tour de l'Opéra-Garnier.
 
Comment s’y rendre ?
Les arrêts de bus (en regardant l’Opéra à partir de l’îlot du métro, dans le sens des aiguilles d’une montre)
52 arrêt Boulevard des Capucines.
21/27/81/95 arrêt Place de l’Opéra, devant le Café de la Paix.
20/29 arrêt rue Auber en venant de Saint-Lazare.
21/27/29 arrêt rue Auber vers Saint-Lazare.
42/53/66/68/81 arrêt rue Halévy, face à l’Opéra.
52 arrêt rue Meyerbeer.
22/53/66/95 arrêt Place de l’Opéra, devant Lancel.
20 arrêt Boulevard des Italiens, venant de Richelieu-Drouot.
Métro : Opéra (lignes 3, 7, 8)
 
Les circuits les plus proches
Le circuit « Grands Boulevards » traverse la Place de l’Opéra.
 
Nous rejoignons l’îlot qui fait face à l’Opéra-Garnier.
De là admirons la façade de l’Opéra, mais auparavant remarquons à gauche :
 
Le Café de la Paix
Le café de la Paix est un célèbre café et restaurant parisien du quartier de l'Opéra Garnier. Il est situé 5, place de l'Opéra, à l'angle ouest formé avec le boulevard des Capucines. Le café de la Paix a ouvert ses portes en 1862. Il était alors le café restaurant du Grand Hôtel de la Paix. En 1896, il y est organisé des projections cinématographiques. Il est construit dans le plus pur style Napoléon III au rez-de-chaussée d'un luxueux immeuble haussmannien qui abrite aujourd'hui l'Hôtel Inter-Continental. En 2002, le Café de la Paix est rénové.
 
Le Grand Hôtel ou l’Hôtel Inter-Continental
Fort du succès remporté en 1860 avec la construction de l’Hôtel du Louvre, les frères Pereire firent élever en 1862, à deux pas de l’Opéra alors en travaux, le Grand Hôtel dont la réalisation fut confiée à Alfred Armand (1805-1888) assisté dans sa tâche par Charles Rohault de Fleury (1801-1875) et Jacques-Ignace Hittorf (1792-1867). A l’ordonnance sévère des façades extérieures, imposée par la Préfet Haussmann pour les édifices formant les abords du nouvel Opéra, répond le luxe inouï des salons intérieurs et de la grande salle à manger dont les arcades sont encadrées sur deux niveaux de cariatides musiciennes réalisées par le sculpteur Aimé Millet (1819-1891). La façade d’entrée sur le boulevard des Capucines est rythmée de colonnes corinthiennes portant de jeunes atlantes groupés deux à deux. Ils sont l’œuvre du sculpteur Pierre-Jules Cavelier (1814-1994), auteur en façade des pavillons encadrant la Cour Napoléon au Louvre de plusieurs figures de cariatides en haut-relief d’un style beaucoup plus sévère.
 
Les lampadaires de l’Opéra
Véritable ceinture de lumières, les lampadaires et autres candélabres entourent l’Opéra de Charles Garnier pour l’illuminer à la fois de la lumière visible mais aussi des symboles qu’ils dégagent ! L’Opéra c’est le spectacle qui illumine la nuit parisienne ! Ces lampadaires sont là pour le rappeler. Voulus par Charles Garnier, lui-même, ils éclairaient de leurs éclats les façades majestueuses du nouvel Opéra de Paris, inauguré en 1875, 12 ans après la commande passée par Napoléon III. C’est un total de 64 lampadaires qui constituent cette ceinture de lumière. Soixante-quatre lampadaires mais des modèles très différents, renvoyant à des représentations variées : simples lampadaires, candélabres complexes, cariatides, colonnes rostrales…
 
Les lampadaires du trottoir
Deux candélabres accueillent le visiteur qui monte les marches pour entrer dans le palais Garnier. En réalité, aujourd’hui seul subsiste le lampadaire de gauche. Bien plus grands que les deux suivants ils portent fièrement leurs quatre lanternes latérales, surmontées par une centrale.
 
Les lampadaires des escaliers
Six globes blancs, une lanterne centrale ! Majestueux en bronze. Ils possèdent au centre une harpe rappelant la vocation des lieux.
 
Les lampadaires de la place
Comme on peut s’attendre, la place doit magnifier également l’Opéra. Pour cela, on place des lampadaires à trois lanternes. Plus petits que les précédents mais reprenant l’ambiance des colonnes rostrales qu’on découvrira sur les côtés du palais Garnier. Aussi, deux figures de proue de bateaux soutiennent les lanternes latérales.

Les œuvres de la façade
La Façade de l’Opéra-Garnier est décorée de nombreuses œuvres :
•    Quatre groupes sculptés, deux de chaque côté de l’escalier,
•    Quatre statues en haut de l’escalier,
•    Quatre médaillons au-dessus des statues,
•    Sept bustes de musiciens célèbres,
•    Deux frontons curvilignes latéraux,
•    Cinq médaillons au chiffre de Napoléon,
•    Entre les cinq médaillons, quatre sculptures au chiffre d’Eugénie
•    Deux sculptures monumentales aux deux coins de l’entablement.
La façade de l’Opéra, éclairée par trois grands candélabres en bronze, est élevée sur un perron de pierre. Elle offre un soubassement percé de sept arcades en plein cintre, dont les deux extrêmes sont en avant-corps.
 
Entre les arcades centrales sont quatre statues, de gauche à droite :
L’Idylle, La Cantate, Le Chant, Le Drame,
 
Elles sont surmontées de médaillons représentant les profils de Bach, Pergolèse, Haydn et Cimarosa.
 
Aux avant-corps on a placé quatre groupes :
La Poésie lyrique et la Musique instrumentale à gauche,
La Danse et le Drame lyrique à droite,
 
Au-dessus de la loggia, on trouve les médaillons avec les bustes des compositeurs :
Rossini, Auber, Beethoven, Mozart, Spontini, Meyerbeer et Halévy. De plus deux bustes sont en retour d’équerre, à gauche Scribe et à droite Quinault. Ces bustes ont été sculptés par Louis-Félix Chabaud et Victor Evrard.
 
Le fronton « Sculpture et Peinture » orne la partie droite tandis qu’à gauche se trouve la sculpture « Architecture et Industrie ».
 
Il y a une frise de masques en haut de la loggia qui symbolisent bien sûr le théâtre. La frise est régulière, les masques se reproduisent tous les 5 ou 6 visages. Cette frise a été réalisée par le sculpteur Jean-Baptiste Klagmann.
 
Sur le toit, à droite « La Poésie » et à gauche « L’Harmonie » par Charles Gumery.
 
En reculant on peut apercevoir Le Grand Groupe d’Apollon sculpté par Aimé Millet, qui occupe le centre du toit.
 
Tourner dans la rue Halévy qui suit la droite du bâtiment. La partie Est de l’Opéra est réservée aux abonnés. On y trouve des statues-lampadaires sous forme de cariatides.
 
L’étoile du matin et l’étoile du soir : les lampadaires cariatides
Les cariatides sont de deux types. Elles sont au nombre de onze de chaque côté.
L’une des statues, du bras gauche, ramène sur son front un voile qui pend par derrière, et du bras droit levé, soutient le lampadaire placé sur sa tête. La jambe droite est croisée devant la jambe gauche. L’autre statue, du bras droit, ramène sur son front qui flotte derrière elle, et du bras gauche, elle soutient le lampadaire placé sur sa tête. Elle est appuyée sur la jambe droite placée un peu en arrière ; la tête est un peu tournée à droite.
On les retrouve répartis sur les côtés Est et Ouest de l’Opéra Garnier. Elles ont été sculptées par Félix Chabaud (1824-1902)
Les abonnés ont aussi droit à leurs colonnes. Toutefois, n’étant pas aussi important que l’empereur, ils ont droit à des colonnes plus petites. Quatre colonnes pyramidales entourent le pavillon des abonnés. Alliant différents marbres (bleu, blanc…), elles portent deux lanternes chacune, accrochés entre la base et l’obélisque formant la pyramide.
 
Sur la façade située avant le restaurant, se trouvent sept bustes de musiciens célèbres. Outre Quinault à gauche, déjà évoqué, on trouve dans l’ordre de gauche à droite :
Monterverdi, Durante, Jomelli, Monsigny, Grétry, Sacchini.
 
Ici, on trouve :
 
Les colonnes pyramidales du pavillon des abonnés
Elles sont situées par deux, de part et d’autre des entrées latérales.
 
En outre, on peut remarquer
 
Les colonnes rostrales
Ces quatre colonnes s’inspirant des colonnes rostrales construites par les Romains pour commémorer les victoires navales antiques, et comme celles de la place de la Concorde construites vingt ans plus tôt, ces lampadaires affichent des figures de proues de bateaux. Au-dessus des quatre proues, ces colonnes portent des lanternes.
 
On y trouve également :
 
L’Opéra-restaurant
C’est un restaurant très contemporain au cœur d’un monument historique haut de gamme. L’Opéra Garnier étant classé, des contraintes supplémentaires s’ajoutent. C’est un lieu sympathique et élégant qu’Odile Decq, l’architecte a aménagé. En effet, compte tenu de l’environnement, il était impossible de toucher aux murs, aux piliers et à la voûte. De plus, le lieu doit pouvoir être rendu dans son état d’origine. Les ondulations en verres animent les baies de la façade. On trouve sous la coupole une mezzanine alliée à une architecture semblant flotter. Les éclairages sont intelligemment dissimulés. Les couleurs rouge et blanc sont savamment mélangées.
 
Après le restaurant, six autres bustes de musiciens célèbres sont présentés :
Lesueur, Berton, Boieldieu, Hérold, Donizetti, Verdi.
 
Nous prenons la rue Glück à gauche en poursuivant sur le trottoir du restaurant. Nous atteignons la Place Daghilev. Ici se trouve :
 
La façade postérieure a un aspect tout particulier. De ce côté, l'édifice est borné par un mur circulaire. Une grande porte monumentale, deux autres fermées par de simples grilles et servant à l'entrée et à la sortie des chariots de décors, enfin deux petites portes latérales donnent accès dans la cour de l'administration. C'est par là que l'on pénètre dans les dépendances où sont installés les innombrables services du théâtre, les bureaux, une partie des loges d'artistes et des magasins.
 
De la Place Daghilev on aperçoit les Magasins des Galeries Lafayette
Théophile Bader et son cousin Alphonse Kahn s'associent en 1893 pour reprendre un magasin de nouveautés et ouvrent leur premier magasin en 1894 au 1, rue La Fayette dans un local de 70 m2 qu'ils appellent « les Galeries ». Tous deux sont des commerçants juifs alsaciens venant de l'univers de la confection, alors que leurs concurrents Boucicaut, créateur du Bon Marché, ou Jaluzot, fondateur du Printemps, ont été précédemment vendeurs dans des magasins. Leur magasin (aujourd'hui les « Galeries Lafayette Haussmann ») fait au départ 70 m² et s'agrandit au fur et à mesure avec l'achat de l'immeuble entier trois ans après son ouverture. Le magasin est alors rebaptisé Galeries Lafayette. En 1905, les immeubles des 38, 40 et 42 boulevard Haussmann, ainsi que le 15 de la rue de la Chaussée d’Antin, sont également acquis. Une immense coupole est construite en 1912. Le principe de bazar de luxe imaginé par ses fondateurs Théophile Bader et Alphonse Kahn est un succès à Paris. Les deux cousins décident d’exporter le principe dans d’autres pays, notamment le Maroc, alors sous protectorat français. Leurs gendres, propriétaires de la société de droit français « Paris-Maroc », disposent déjà d’un immeuble nouvellement construit plein centre-ville de Casablanca, place de France, à deux pas du défunt cinéma Vox. Ils y installent au rez-de-chaussée les « magasins modernes », avec l’annotation en bas : « succursales des Galeries Lafayette Paris ». L’histoire des Galeries de Casablanca sera, depuis, très liée à celle de l’immeuble. Œuvre des « pères du béton », les célèbres frères Perret, concepteurs entre autres du théâtre des Champs-Élysées, ce joyau architectural est alors « l’un des premiers bâtiments du Casa moderne ». Son chantier a été d’ailleurs ouvert en même temps que celui du grand théâtre des Champs-Élysées à Paris. De nombreux magasins ont ouvert, que ce soit ailleurs dans Paris, en France et même à l'étranger (liste plus bas). Après la débâcle de 1940, les Galeries Lafayette subissent un traitement d’« aryanisation » : Théophile Bader, Raoul Meyer, Max Heilbronn, les administrateurs du magasin ainsi que 129 employés juifs sont contraints de démissionner. Les familles Bader, Meyer et Heilbronn sont dépossédées de leurs biens. Protégés par les Allemands, le Suisse Aubert et l’industriel français Harlachol dirigent tout le groupe Les Galeries Lafayette. Heilbronn et Meyer s’engagent alors dans la résistance. Arrêté par la Gestapo, puis déporté à Buchenwald, Max Heilbronn revient en France en avril 1945. Après maintes activités clandestines, Raoul Meyer prend une part importante à la libération de Paris en 1944. En conséquence, un conseil d’administration particulier des Galeries Lafayette se réunit le 20 septembre 1944, Aubert et Harlachol sont renvoyés et Les Galeries Lafayette remises aux mains de Raoul Meyer, en espérant le retour de Max Heilbronn. Entre temps, Théophile Bader s’était éteint à Paris en 1942, paralysé et spolié de ses biens. Aujourd’hui, Les Galeries Lafayette sont le dernier grand magasin français dirigé par les descendants directs de son fondateur.
 
Ensuite nous nous engageons dans la rue Scribe

Là, à gauche, la façade est ornée de six bustes de musiciens célèbres :
Adam, Bellini, Weber, Nicolo, Méhul, Chérubini.
 
On atteint ensuite l’entrée réservée à l’empereur et accessoirement, l’accès à la visite de l’Opéra.
 
Le buste de Charles Garnier
Le buste (1869) de Charles Garnier (1825-1898) est l’œuvre de Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875). Le socle de cette statue est orné de La Renommée et l’Etude par Gabriel-Jules Thomas (1824-1905).
 
Les lampadaires de la rampe de l’empereur
Sur le côté Ouest de l’Opéra Garnier, se trouve le pavillon de l’Empereur. C’est l’entrée de prestige, l’entrée impériale. On imagine donc que rien n’est trop beau pour l’empereur, qui doit pouvoir entrer directement de l’Opéra dans sa voiture à cheval (par sécurité). Pour cela, une rampe permet d’accéder à ce pavillon. Et comme on va à l’Opéra le soir, il convient que la rampe soit éclairée les soirs de spectacles. Aussi, Charles Garnier y fait placer 22 lampadaires de structure unique :
Une base à pied de griffons sur lequel reposent les lettres impériales N pour Napoléon III ou E pour Eugénie,
Une colonne torsadée,
Un luminaire en boule.

Les candélabres à l’entrée de la rampe
Avant de s’engager sur la rampe du pavillon d’apparat, le carrosse de l’empereur devait passer dans un des deux candélabres ! Ici ce sont quatre globes qui entourent un luminaire central situé au-dessus d’eux. En bronze, ces deux candélabres reposent sur un socle massif en pierre.
 
En haut de la rampe on trouve deux Cariatides par Mathurin Moreau surmontées de l’Aigle impérial.
 
Les colonnes rostrales
Ces quatre colonnes s’inspirant des colonnes rostrales construites par les Romains pour commémorer les victoires navales antiques, et comme celles de la place de la Concorde construites vingt ans plus tôt, ces lampadaires affichent des figures de proues de bateaux. Au-dessus des quatre proues, ces colonnes portent des lanternes.

Les colonnes impériales avec leurs aigles magnifiques en avant du pavillon de l’empereur.
A l’ouest de l’Opéra, on les voit de loin ces colonnes, avec ces deux aigles, symbole impérial par excellence. Colonnes affichant le pouvoir royal, mais également lampadaires de l’Opéra car situés dans son enceinte et portant des lanternes. Les lanternes latérales de la colonne sont portées ici aussi par des figures de proue ! Une reprise des colonnes rostrales !

Du gaz à l’électricité, une transition bien longue pour les lampadaires de l’Opéra.
Alors même que l’électricité pointe le bout de son nez à l’époque, Charles Garnier fait un autre choix pour ses lampadaires : le gaz. C’est ce combustible que l’architecte choisit tant pour l’éclairage interne de son monument qu’à l’extérieur. Pour ce qui concerne l’intérieur, ce choix fut rapidement remis en cause. En 1887, on achève son électrification. En effet, le XIXe siècle reste marqué par les incendies des grandes salles de spectacles et notamment celles de l’Opéra. C’est en effet, par les flammes que disparurent notamment les deux premières salles Favart, l’Opéra de la rue Le Pelletier. A plusieurs reprises, l’éclairage au gaz fut accusé. Pour l’extérieur, c’est une autre histoire. On commence à évoquer le projet d’électrifier les lampadaires en 1937… Mais la guerre et la reconstruction retardèrent le projet. Il fallut attendre 1954 pour que la soixantaine de lampadaires en soient équipés.
 
Tourner à gauche dans la rue Auber.
 
Les bustes donnant sur la rue Auber :
Paisello, Piccini, Philidor, Rousseau, Campra, Cambert, et Scribe déjà évoqué avec les bustes de la façade.
 
La toiture du nouvel Opéra présente dans son ensemble une surface de 15.000 mètres. La crête d'un toit est ordinairement un étroit espace où les couvreurs et les fumistes ne circulent qu'avec quelques précautions. Sur la scène de l'Opéra, la toiture est terminée par une longue plate-forme de plus de deux mètres de large, où l'on peut se promener à l'aise ; elle est bornée d'ailleurs par de gros murs de 1m50 d'épaisseur, qui, s'élevant au-dessus de la pente, donnent une impression de sécurité complète et permettent de considérer sans vertige l'immense panorama qui se déroule de tous côtés.
 
Nous revenons sur la Place de l’Opéra
 
Liens
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Sources
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Divers Internet
Photos R.Desenclos 2008/2017