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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
Voici la liste des articles se rapportant à la catégorie "Circuits".
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AUTOUR DU FAUBOURG MONTMARTRE
 
 Autour de la rue du Faubourg Montmartre
 
 
Promenons-nous dans ce quartier très animé.
 
 
Comment s’y rendre
Métro : Grands Boulevard (lignes 8/9 – sortie rue du Faubourg-Montmartre boulevard Montmartre)
Bus : 20/39/48 arrêt Grands Boulevards
 
Visitons le 10ème arrondissement
 
Se positionner au coin du Faubourg Montmartre (Café le Brebant).
Prendre la rue du Faubourg Montmartre sur le trottoir de droite.
 
Cité Bergère La Cité Bergère
6, rue du Faubourg Montmartre
La cité Bergère Immeuble porche construit à la fin du XVIIIe siècle et rectifié par la suite, donnant accès à la cité Bergère. La cité Bergère fut créée en 1825 pour le Boulnois. Elle commence rue du Faubourg Montmartre et forme un coude pour rejoindre la rue Bergère. À chaque entrée de la cité, un passage dont la voûte est ornée de caissons sculptés s’ouvre sur cette rue calme dont la plupart des immeubles est occupée par des hôtels de tourisme. Les constructions en pierre de taille ou moellons enduits sont typiques de l’architecture Restauration. Les fenêtres du deuxième étage, presque toutes en plein cintre  et ornées d’entablements soutenus par deux consoles, accentuent l’homogénéité de l’ensemble. Certaines façades polychromes animent le paysage de la rue de leurs tons pastels. Les entrées de la plupart des hôtels sont protégées par d’élégantes marquises en fonte datant de la Belle-Époque. La cité Bergère communique avec la cité Rougemont à travers le rez-de-chaussée d’un immeuble construit vers 1880 et percé d’un passage. La cité Rougemont s’ouvrant au nord sur la rue Bergère semble avoir été créée vers 1875 comme l’attestent les immeubles qui la bordent. Elle s’établit sur une vaste parcelle d’un hôtel particulier du XVIIIe siècle. La cité Bergère a été inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 9 octobre 1990. La protection concerne l’ensemble des façades et toitures, y compris les façades en retour sur la rue Bergère et la rue du Faubourg Montmartre, les sols et les deux passages d’accès avec les grilles.
 
Le PalaceLe Palace
8, rue du Faubourg Montmartre
La salle est inaugurée en 1921 sous le nom d'Eden comme «société anonyme de music-hall et de cinéma» par l'entrepreneur de spectacles Léon Volterra. Rebaptisée théâtre du Boulevard en 1923, elle prend le nom de Palace sous la direction d'Oscar Dufrenne et Henri Varna. La salle est transformée en cinéma en 1946, puis, de 1975 à 1978, redevient un théâtre dirigé par Pierre Laville. Le bâtiment du faubourg Montmartre est presque à l'abandon, mais le ministre de la Culture de Valéry Giscard d'Estaing,    Michel Guy, choisit l'endroit pour y installer le tout nouveau Festival d'automne à Paris. Le lieu est racheté par Fabrice Emaer. Celui-ci y effectue d'importants travaux, recomposant le décor initial des années 1930, moyennant des dépenses colossales qui grèveront durablement l'avenir du club. Le 1er mars 1978, Fabrice Emaer ouvre cet espace avec un show de Grace Jones. En 1980, ouvre sous Le Palace un restaurant/discothèque privé, Le Privilège, réservé à la jet-set et aux princes (ses) de la nuit. Le Palace est à la fin des années 1970 un lieu mythique, très lié à la musique pop et à l'émergence de la culture gay. Le Palace décline et ferme une première fois en 1982. C'est pourtant le Palace qui verra naître entre 1984 et 1989 l'engouement - très parisien - pour la house music avec les soirées de Jean-Claude Lagreze, qui a débuté ses soirées à l'Opéra-Night en 1985-1986. En 1992, Régine elle-même, ancienne « rivale » de la nuit de Fabrice Emaer essaie de reprendre le lieu, suivie en 1994 par le couple David et Cathy Guetta qui tente de le relancer par le Privilège, relooké et rebaptisé Kitkat. Le lieu ferme définitivement en 1996. En novembre 2006, les frères Alil et Hazis Vardar, le rachètent. Le nouveau Palace, doté de 970 places, est inauguré le 5 novembre 2008 avec le nouveau spectacle de Valérie Lemercier.
 
Traverser et revenir vers le boulevard
 
Le Théâtre du Nord-Ouest
13, rue du Faubourg Montmartre
Le Théâtre du Nord-Ouest (ou T.N.O.), sis au 13, rue du Faubourg-Montmartre, dans le 9e arrondissement, est un théâtre d'art et d'essai, naguère subventionné par le Ministère de la Culture. Il fut ouvert en juin 1997 et est dirigé depuis lors par Jean-Luc Jeener. Avant de devenir un théâtre, les murs accueillirent Le Club des Cinq, cabaret ouvert à la Libération par cinq anciens de la 2e Division Blindée. Édith Piaf y donna de nombreux récitals et Yves Montand y fit ses débuts parisiens, en première partie de la chanteuse. Jo Longmann, un des cinq fondateurs du cabaret, était l'entraîneur de Marcel Cerdan. En juillet 1946, c'est au Club des Cinq que Cerdan entend pour la première fois la Môme. Claude Lelouch reconstitua en décors le Club des Cinq pour son film Edith et Marcel (1983). En mars 1948, François Mitterrand, alors Ministre des Anciens Combattants, y organise un gala auquel participent Piaf et Cerdan. Passé de mode, le cabaret des Grands boulevards fut converti en cinéma de quartier et devint en 1954 le cinéma Le Club. En 1991, le cinéma fut transformé en salle de concert consacrée au jazz et au rock par le trompettiste Luc Molins et Michel Pintenet, actuel directeur de la scène nationale de Foix. Ils nommèrent le nouveau lieu Le Passage du Nord-Ouest, en référence à la route maritime arctique qui relie parfois les océans Atlantique et Pacifique.
 
Chez Chartier Chez Chartier
7 rue du Faubourg Montmartre
Il se trouve à deux pas des Grands Boulevards et de l'Opéra Garnier. Il faut savoir que l'établissement se nommait à sa naissance en 1896, Le Bouillon. Il fut classé Monument Historique en 1989. Ici on respire les siècles passés, la nostalgie vous étreint lorsque l'on comprend que les meubles à tiroir servaient à ranger les serviettes des clients qui allaient eux-mêmes les chercher et les ranger à la fin du repas. On peut alors s'attendre à pénétrer dans une brasserie chic et douloureuse pour le porte-monnaie. Il n'en est rien, Chartier se tient à la tradition des bouillons. Une cuisine bien franchouillarde proposant des plats simples. Mais une brasserie avec une telle histoire ne serait rien sans sa brigade de serveurs pressés vêtus de leur traditionnel gilet noir et tablier blanc, gesticulant dans une salle aux vastes volumes. Certains habitués y traînent depuis 20 ans. Les touristes repartent avec la carte postale ou mieux, le menu en souvenir. Pas de fiche de commande ni de note, tout se fait sur la table. Instant parisien.
 
Tourner à droite sur le boulevard.
 
2, boulevard Montmartre
Immeuble de rapport édifié en 1839 par l'architecte Bringol présentant deux façades composées symétriquement de cinq travées chacune et élevées de quatre étages carrés sur entresol et rez-de-chaussée. Porte et balcons ornés de grilles de fonte Louis-Philippe. Le vestibule est décoré de pilastres doriques. Modénatures néo-Renaissance très représentatives de la Monarchie de Juillet.
 
Hôtel de Quinsonas
8, boulevard Montmartre
Construit par l'architecte Cheveny de la Chapelle vers 1778-1780. De style Louis XVI, il apparaît comme l'un des rares témoignages subsistant de la période faste pour les Grands Boulevards que fut la fin de l'Ancien Régime. La marquise de Quinsonas hérite de l'hôtel en 1792 et sa famille y réside encore sous la Restauration. Les éléments les plus notables consistent en un balcon soutenu par des consoles ornées de guirlandes, et en un escalier à rampe en fer forgé Louis XVI, qui témoignent du style néoclassique en vigueur à la veille de la Révolution.
 
Le Musée GrévinLe Musée Grévin
8, boulevard Montmartre
L'un des musées les plus célèbres et les plus fréquentés de Paris. Inauguré le 5 juin 1882 en pleine montée en puissance de la science, le musée lui a pourtant réservé une très modeste place. A l'origine, les statues de cire, selon l'initiateur du projet, devaient être des copies conformes des gloires du temps. Il demanda au caricaturiste Alfred Grévin de sculpter les figures illustres de l'actualité. Sans doute à cause de son teint de cire, seul le maladif mathématicien-physicien-écrivain Pascal renouvelle en ce lieu son expérience sur la pesanteur, tandis que, dans l'atelier de Philippe de Champaigne, Louis XIII pose dans ses glorieux atours en présence du savant Descartes. Côté technique, dans la même galerie d'histoire, on peut admirer l'ingénieur Ferdinand de Lesseps inaugurant le canal de Suez, etc. Le Palais des Mirages, pièce hexagonale coiffée d'une rotonde où tout pivote, tout s'escamote dans un ballet de rouages, de lumières et de bruitage qui vous transporte en Inde, dans la jungle, à l'Alhambra de Grenade. Magie garantie par six tambours rotatifs, dix-huit perspectives, quarante-cinq effets lumineux et 2500 lampes.
 
Le PassageJouffroy Le Passage Jouffroy
12, boulevard Montmartre
Créé en 1836, c’est l’un des passages les plus fréquentés. En effet, en 1882, M. Meyer, directeur du journal « Le Gaulois » eut l’idée de s’associer avec M. Grévin, alors célèbre caricaturiste, pour créer une galerie de personnages en cire. Le passage Jouffroy est le premier passage construit entièrement en fer et en verre. Ses structures métalliques témoignent de l’évolution des techniques, des colonnes de fonte soutiennent les planchers et s’élèvent jusqu’à la verrière. Le passage fut le premier à être chauffé par le sol. Remarquer la verrière en ogive. La configuration du terrain obligea les architectes à créer un décrochement en « L » à partir d’un escalier qui rattrape une légère déclinaison. Les cafés-concerts et les beuglants connurent une vogue immense au 19e siècle, le plus célèbre, l’Estaminet Lyrique fit long feu. Les boutiques du passage furent toujours de qualité, cafés, modistes, tailleurs, coiffeurs, lingerie, magasin de gants… Il a été entièrement rénové en 1987 et, à cette occasion, a retrouvé son dallage d’origine. Le passage Jouffroy a gardé tout son charme des origines et est toujours très visité.
 
L’Hôtel de Mercy-ArgenteauL'Hôtel Mercy-Argenteau
16, boulevard Montmartre
L’Hôtel de Mercy-Argenteau a été construit en 1777 par Firmin Perlin. Il fut loué en 1783 au comte de Mercy-D’Argenteau, ambassadeur d’Autriche à la cour de France de 1783 à 1790. Ce fut au XIXème siècle le siège du Grand Cercle, aussi dit des Ganaches et Ancien Cercle que recherchaient sous le second Empire les plus forts amateurs de whist. Il s'agit de l'une des premières maisons apparues sur le boulevard. La composition d'origine se lit encore sur la longue façade composée de onze travées et qui ne comportait, avant surélévation, qu'un bel étage et un étage carré. Les trois travées centrales s'avancent légèrement en avant-corps. La décoration du XVIIIème siècle du grand salon carré et le décor sculpté du XIXème siècle de l'ancienne salle à manger Réalisée par Charles Garnier en 1890 au premier étage de l'immeuble sont inscrits aux monuments historiques depuis le 11 avril 1958. Le bâtiment lui-même est inscrit depuis le 6 août 1975. Il a été rénové en 1891 par Henri Fernoux et en 2012 par Carvunis-Cholet. Bien que les parties classées du premier étage aient été conservées, les planchers ont été partiellement démolis et une nouvelle façade a été créée au rez-de-chaussée sur le boulevard. Elle accueille aujourd'hui le nouveau siège de Mozilla à Paris. Quelques éléments remarquables : Vestibules, cour pittoresque, mansardes.
 
Tourner à droite dans la rue Drouot
 
Le Golf Drouot
2, rue Drouot
Le Golf-Drouot fut la première discothèque rock de Paris, d'où son surnom de « temple du Rock ». Le Golf-Drouot se situait au 2 rue Drouot, dans le 9e arrondissement, au-dessus du "Café d'Angleterre", au coin de la rue Drouot et du boulevard Montmartre. Dans ce club se produisirent de 1961 à 1981 plus de 6 000 groupes amateurs et la plupart des artistes débutants du rock des années 1960-70 (français et étrangers), ainsi que des milliers d'inconnus qui ont tenté leur chance devant un public averti. À l'origine, en 1955, il s'agissait d'un salon de thé original du fait de l'existence d'un minigolf intérieur à 9 trous mais sans popularité. Henri Leproux, engagé tout d'abord comme barman, puis chanteur de charme, y installa un juke-box pour attirer un public jeune et passionné de musique américaine. À la fin des années 1950, les futurs Johnny Hallyday, Eddy Mitchell (qui travaillait dans le quartier comme coursier au Crédit Lyonnais du boulevard des Italiens) et les Chaussettes Noires, Long Chris, Jacques Dutronc, furent parmi les premiers à s'y produire. Le Golf-Drouot est devenu une discothèque en 1961. Dès le début 1962, il eut l'idée d'y inviter des jeunes musiciens et chanteurs à se produire sur scène et de récompenser les plus méritants. Le Golf-Drouot acquit sa célébrité grâce à son tremplin du vendredi soir. Il s'agissait d'un concours de musique ouvert à tous : quatre ou cinq groupes se succédaient et disposaient chacun d'environ une demi-heure pour interpréter quelques chansons et conquérir le public. Le groupe arrivé en tête avait droit à une nouvelle participation et pouvait aussi gagner une séance studio. C'était ainsi un moyen de découverte et de promotion des nouveaux talents qui a fonctionné depuis l'époque du rock'n'roll, (Gene Vincent, Vince Taylor, Les Chats Sauvages avec Dick Rivers, Mike Shannon…), jusqu'à la new wave (Dogs, Little Bob…). De 1965 à 1970, Des groupes anglais comme Free, les Who, David Bowie, se produisent sur la scène du Golf. Le Golf reçut également la visite des Rolling Stones bien qu'ils n'aient pas joué ou chanté, s'étant déplacés pour une séance de photos. Au nombre des groupes français moins connus qui ont joué au Golf-Drouot, on trouve également les Rockers, les Turnips, les Piteuls et les Gypsys. De nos jours, « Jacques Mercier », ancien leader des Rockers, est le leader de Captain Mercier. Les clients du Golf venaient non seulement pour écouter les groupes, mais aussi pour danser sur des disques de rock et de rythm'n blues. Le premier DJ rock à Paris fut « Larsen », aussi connu sous le nom de « l'Arsène » (Dominique Guillochon de son vrai nom). Il se produisit au Golf de 1965 à 1968 et il jouait un peu de tout : de Gene Vincent à Otis Redding en passant par Pink Floyd et les Beatles. Le DJ du Golf était aussi chargé de la sonorisation pour les groupes qui se produisaient sur scène.
 
4, rue Drouot
Maison XVIIIe issue du lotissement de la Grange Batelière et rectifiée sous Louis-Philippe. Le lotissement de la Grange-Batelière est mis en œuvre à partir d’un arrêt du 4 décembre 1820 et doit théoriquement servir au relogement des artisans chassés du Louvre. La façade est composée de cinq travées et élevée de deux étages carrés sur rez-de-chaussée et entresol. Remarquable balcon à l'étage noble orné d'une grille en fonte. Maison trouvant son pendant au 8 rue Drouot. Elle est mitoyenne de l’ancien hôtel d’Augny, construit par l’architecte Charles-Étienne Briseux entre 1746 et 1749, qui abrite aujourd’hui la mairie du 9e arrondissement.
 
La Mairie Hôtel d’Augny, Mairie du IX
6/8, rue Drouot
L’Hôtel d’Augny, occupé par la mairie du 9ème arrondissement, a été construit entre 1746 et 1748 par Briseux, avec une allée par-devant et un jardin par-derrière. L’hôtel, transformé en lieu de bals en 1794 fut le lieu de rendez-vous élégants. En 1808, le Cercle des Etrangers s’y installa. C’était à la fois un restaurant et une maison de jeux, qui ferma le 31 décembre 1836, lors de la suppression des jeux. L’Hôtel fut alors acheté par Alexandre Aguado, en 1837, banquier du roi d’Espagne. Il devint l‘Hôtel Aguado. Celui-ci mourut en 1842, à l’âge de 58 ans. Il avait modifié l’intérieur de l’hôtel qui fut alors acheté en 1849 par la Ville de Paris qui y installa la Mairie du 2ème puis du 9ème arrondissement en 1860. La façade au fond de la cour, celle sur le jardin et la décoration du vestibule de la justice de paix sont classées. Belle porte cochère sous une arcature en plein cintre à l'entresol. Remarquable balcon à l'étage noble orné d'un garde-corps en fer forgé XVIIIe.
 
Remarquer à gauche :
 
L’Hôtel Drouot – Salle des VentesL'Hôtel Drouto
L'Hôtel des ventes de Drouot est le principal hôtel de ventes aux enchères de Paris et une plaque tournante du Marché de l'art français et international. Avec ses 21 salles réparties sur 4 sites, ce sont plus 3 000 ventes annuelles durant lesquelles s’échangent quelques 800 000 lots. Inauguré le 1er juin 1852, l’Hôtel des ventes de Drouot est la plus ancienne institution de ventes aux enchères du monde. Il est bâti sur les terrains de l’ancien manoir de Pinon de Quincy (actuelle rue Drouot) et compte alors 14 salles réparties sur deux étages. L’un des premiers monte-charge hydrauliques de Paris y est installé en 1869 par Félix Edoux. Entre 1976 et 1980, l’Hôtel des ventes prend ses quartiers dans l’ancienne gare d’Orsay, actuel musée du même nom, pour permettre la rénovation et la modernisation des bâtiments de la rue Drouot. Ce sont ceux que nous connaissons aujourd’hui.
 
Tourner à droite dans la rue Rossini
 
3, rue Rossini
Immeuble de rapport destiné à la haute bourgeoisie datant de 1848-1876. Le style de cet immeuble pré-haussmannien est donné par la composition régulière des façades en pierre de taille agrémentées d'éléments décoratifs relativement sobres et l'emploi de l'ordre dorique pour le portique et les pilastres des façades ouvertes sur la cour.
 
Tourner à droite dans la rue de la Grange Batelière
 
La Grange Batelière
La Grange-Batelière est une rivière au cours aujourd'hui souterrain qui passe non loin de l'Opéra de Paris. Elle passe toujours sous le grand magasin "Printemps Haussmann", à côté de l'Opéra, des visites y étaient même organisées, mais les normes de sécurité ont forcé le magasin à y bloquer l'accès. De même lorsque l’on pénètre dans le magasin des Galeries Lafayette, elle coulait sous la grille disposée entre les deux portes. Le mythe selon lequel elle passerait sous l'Opéra est faux, mais elle passe à proximité. Les seuls plans d'eaux présents sous l'Opéra sont des cuves artificielles lesquelles ont été remplies d'eau en cas d'incendie. Il y a une cuve principale et deux secondaires. Transformée progressivement en égout aux XVIIIe et XIXe siècles, la Grange Batelière a fini par être recouverte par la rue du même nom. La Grange-Batelière et la Bièvre étaient les deux rivières fournissant les Lutéciens en eau potable, avant que Rome n'installe l'aqueduc toujours utilisé aujourd'hui.
 
La rue de la Grange-Batelière est une rue dont le nom vient d'une ferme fortifiée (la Grange Bataillée) qui donna son nom à un cours d'eau qui se trouvait là jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Cette ferme apparaît par exemple sur le plan de Mérian (1615) à l'extérieur de l'enceinte de Louis XIII. Le coude de la rue Rossini indique la trace de l'angle sud-est de l'enceinte de la grange batelière.
 
Hôtel Le Duc de Biéville
10, rue de la Grange Batelière
Datant des années 1760-1770, connu également sous l’appellation d’hôtel de Novilos, cet hôtel a été construit par Michel Le Duc de Biéville, guillotiné ainsi que son fils durant la Révolution. Le marquis de Lillers, chambellan de Napoléon Ier, l’hérite de son père, mais le cède en 1822 à la famille Tattet. Alfred Tattet y tint un cénacle fréquenté par Hugo, Sainte-Beuve, Roqueplan, Arago, Girardin. Musset y donna la première lecture publique de Rolla. La façade de style néoclassique, avec ses hautes lignes de refends, ses balcons, ses guirlandes au-dessous de l’attique et son importante lucarne centrale, a conservé sa distinction. On y remarque aussi des cornes d’abondance sculptées, ainsi que les monogrammes LD et BV aux ferronneries du premier étage (Le Duc de Biéville). L’entrée est ornée de demi-colonnes doriques et conduit à un grand escalier à rampe Louis XVI. De part et d’autre, deux niches renferment la statue d’un berger tenant un chevreau dans ses bras et celle de Diane. La qualité du décor des salons (boiseries du XVIIIe siècle sculptées et dorées, cheminée Louis XVI à cuivres ciselés, décoration Empire) mérite d’être soulignée.
 
Passage Jouffroy
9, rue de la Grange Batelière
Créé en 1836, c’est l’un des passages les plus fréquentés. En effet, en 1882, M. Meyer, directeur du journal « Le Gaulois » eut l’idée de s’associer avec M. Grévin, alors célèbre caricaturiste, pour créer une galerie de personnages en cire. Le passage Jouffroy est le premier passage construit entièrement en fer et en verre. Ses structures métalliques témoignent de l’évolution des techniques, des colonnes de fonte soutiennent les planchers et s’élèvent jusqu’à la verrière. Le passage fut le premier à être chauffé par le sol. Remarquer la verrière en ogive. La configuration du terrain obligea les architectes à créer un décrochement en « L » à partir d’un escalier qui rattrape une légère déclinaison. Les cafés-concerts et les beuglants connurent une vogue immense au 19e siècle, le plus célèbre, l’Estaminet Lyrique fit long feu. Les boutiques du passage furent toujours de qualité, cafés, modistes, tailleurs, coiffeurs, lingerie, magasin de gants… Il a été entièrement rénové en 1987 et, à cette occasion, a retrouvé son dallage d’origine. Le passage Jouffroy a gardé tout son charme des origines et est toujours très visité.
 
Le Passage Verdeau Passage Verdeau
6, rue de la Grange Batelière
Ouvert en 1846 par la Société du Passage Jouffroy, il reçut le nom de l’un des membres de cette société. Dans le prolongement des passages Jouffroy et Panoramas, il a toujours souffert de la comparaison. C’est pourtant l’un des plus clairs, des plus aérés, avec sa haute verrière en arête de poisson et un dessin très épuré de lignes néo-classiques. Dès l’ouverture de l’Hôtel Drouot, le Passage attire de nombreux collectionneurs. Outre de vieux livres, on trouve dans ce passage, des appareils photographiques d’occasions, des meubles anciens, des broderies. À cet agréable bric-à-brac s’ajoutent plusieurs restaurants et salons de thé.
 
Prendre la rue du Faubourg-Montmartre sur la gauche.
 
25, rue du Faubourg Montmartre
Maison à loyer d'aspect fin XVIIIe. Façade sur rue composée de quatre travées et élevée de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée ornée, au second étage, d'un faux balcon plat muni d'un garde-corps en fer forgé formant des spirales.
 
27, rue du Faubourg Montmartre
Maison d'aspect fin XVIIIe. Façade sur rue en pierre de taille composée de cinq travées et élevée de trois étages carrés sur entresol et rez-de-chaussée. À l'étage noble, les hautes fenêtres XVIIIe sont munies de garde-corps en fonte sans doute parmi les premiers modèles du genre. Escalier ancien conservé à barreaux montés sur limon tournant et ornés de fleurons (attesté en septembre 2005 - vide central occupé par une cage d'ascenseur). Combles dénaturés.
 
A la Mère de FamilleLa  boutique à la Mère de Famille
35, rue du Faubourg Montmartre
Dès 1761, c’est dans cette boutique au 35 rue du Faubourg Montmartre, que Pierre Jean Bernard fonde la Maison Bernard, ancêtre de la confiserie « A la Mère de Famille ». En 1791 son gendre reprend l’affaire. Ce dernier a trois filles dont l’une se marie à une grande famille d’épiciers de la rue Saint-Antoine, les Bridault. C’est elle et son mari, Jean-Marie, qui reprennent le magasin en 1791. A sa mort prématurée, sa femme Marie-Adélaïde reprend le flambeau, travaillant d’arrache pied et proposant de nouveaux produits. En 1895, la boutique est rachetée par Georges Lecœur, personnage hors norme qui va donner un nouvel essor avec entre autres la démocratisation du sucre. Pour son deux cent cinquantième anniversaire, la « Mère de Famille » est plus vivante que jamais. Il y a désormais une boutique en ligne, un corner au Printemps Haussmann, des adresses dans Paris et à Saint-Maur-des-Fossés.
 
Au carrefour prendre à droite la rue Richer.
 
51, rue Richer
Immeuble de rapport Louis-Philippe réalisé par l'architecte Dumoulin en 1836 (signé aedificavit Dumoulin). Façade composée de cinq travées et élevée de quatre étages carrés bien hiérarchisés sur rez-de-chaussée et entresol. Les trois travées centrales sont flanquées de pilastres. Les garde-corps en fonte de l'étage noble sont à motif de navettes. Des niches ornent les étages supérieurs.
 
33.35, rue Richer
11-11bis, rue Geoffroy Marie
Immeuble de rapport très large (neuf travées pour chacune des façades organisées autour d'un triplet central avec fenêtres en plein cintre) élevé après 1840àl'occasiondulotissementdelaBouleRouge. Style néo-Renaissance : pilastres, frises. Remarquables grilles en fonte ornant balcon, fenêtre et vantaux de la porte. Mauffra fut à l'origine de la construction de cet immeuble et y implante un passage couvert, permettant une traversée directe, de la rue Montyon à la rue Richer. Ce passage, placé de part et d'autre de la rue Geoffroy-Marie, a été construit en même temps que cette rue, entre 1840 et 1842. Le passage Richer, au nord, s'ouvre dans l'axe de la rue Saulnier. Il est fermé depuis une époque indéterminée (peut-être 1927 ?), mais son architecture reste intacte. On peut encore voir les deux façades d'entrée portant l'inscription “passage Richer” et la petite verrière couvrant l'intérieur du passage. Dans l'enfilade du passage Richer, au sud, se trouvait la galerie Bergère (cf. 10-10bis rue Geoffroy-Marie et 10-12 rue de Montyon).
 
Les Folies Bergère Les Folies Bergère
32, rue Richer
Le théâtre des Folies Bergère est une salle de music-hall parisienne qui, de la Belle Époque à la fin des Années folles symbolisa la vie parisienne, en présentant des revues dansées et des spectacles de variétés. De nos jours, les Folies présentent des comédies musicales, des spectacles de théâtre musical et des concerts de musiques actuelles… La salle de spectacle contient 1679 places réparties sur 3 niveaux. Les places sont réparties en 3 catégories et un Carré Or VIP. Leur prix diffère en fonction de leur situation par rapport à la scène et de leur visibilité.
 
Au carrefour en face des Folies Bergère, prendre à droite, la rue Geoffroy Marie
 
16, rue Geoffroy Marie
9, rue de la Boule Rouge
Immeuble de rapport élevé après 1840 à l'occasion du lotissement de la Boule Rouge par les financiers Pène et Mauffra. Ce lotissement, s'étendant sur un terrain de 11545 m² délimité par la rue Richer, la rue de Montyon, la rue de la Boule Rouge et la rue du Faubourg Montmartre, constitue l'une des plus importantes opérations spéculatives engagées sous la Monarchie de Juillet. L'immeuble présente des façades en pierre de taille, formant un pan coupé à l'angle des rues, remarquables par leur sobriété et leur qualité d'écriture néoclassique.
 
9bis, rue Geoffroy Marie
Immeuble de rapport étroit (deux travées) dont la façade présente un décor néo-Renaissance : niches, fenêtres en plein cintre, pilastres, médaillons, bossage au premier étage. Garde-corps en fonte. Élevé après 1840 à l'occasion du lotissement de la Boule Rouge par les financiers Pène et Mauffra.
 
9, rue Geoffroy Marie
Immeuble de rapport Louis-Philippe élevé après 1840 et issu du lotissement de la Boule Rouge par les financiers Pène et Mauffra. Ce lotissement, s'étendant sur un terrain de 11545m2 délimité par la rue Richer, la rue de Montyon, la rue de la Boule Rouge et la rue du Faubourg Montmartre, constitue l'une des plus importantes opérations spéculatives engagées sous la Monarchie de Juillet. L'immeuble présente une façade sur rue composée de cinq travées et desservie par un balcon à l'étage noble.
 
10-10bis rue Geoffroy-Marie
10-12, rue de Montyon
Immeuble de rapport très large (huit travées organisées autour d'un faux triplet central avec fenêtres en plein cintre) élevé après 1840 à l'occasion du lotissement de la Boule Rouge par les financiers Pène et Mauffra. Modénatures néo-Renaissance : pilastres, frises. Belle grille de balcon en fonte. Mauffra fut à l'origine de la construction de cet immeuble et y implante un passage couvert, permettant une traversée directe, de la rue Montyon à la rue Richer. Ce passage, placé de part et d'autre de la rue Geoffroy-Marie, a été construit en même temps que cette rue, entre 1840 et 1842. Le passage Richer, au nord s'ouvre dans l'axe de la rue Saulnier (cf. 11-11bis rue Geoffroy-Marie). Dans son prolongement au sud, se trouvait la galerie Bergère. Bien qu'elle ait virtuellement disparu en 1927, on peut encore distinguer les arcades d'entrée de la galerie dont la partie nord a été annexée par un restaurant et la partie sud par un garage à voitures.
 
Impasse de la Boule Rouge
7, rue Geoffroy Marie
L’impasse de la Boule Rouge est une voie privée qui mesure 27 mètres et débouche au 7 de la rue Geoffroy Marie. Elle doit son nom au voisinage d’avec la rue éponyme.
 
6, rue Geoffroy Marie
Immeuble de rapport Louis-Philippe élevé après 1840 et issu du lotissement de la Boule Rouge par les financiers Pène et Mauffra. Ce lotissement, s'étendant sur un terrain de 11 545 m2 délimité par la rue Richer, la rue de Montyon, la rue de la Boule Rouge et la rue du Faubourg Montmartre, constitue l'une des plus importantes opérations spéculatives engagées sous la Monarchie de Juillet. L'immeuble présente une façade composée de cinq travées, un triplet vénitien à l'étage noble et des modénatures caractéristiques de la période.
 
2 à 4, rue Geoffroy Marie
18-20, rue de Montyon
Immeuble de rapport élevé après 1840 à l'occasion du lotissement de la Boule Rouge par les financiers Pène et Mauffra placé à l'angle de deux rues et dont la façade rue de Montyon se distingue surtout en son centre par une cour en demi-cercle ouverte sur la rue par un porche en plein cintre. Disposition rare et originale.
 
Arrivé rue du Faubourg-Montmartre, la prendre à gauche et la remonter jusqu’à la rue Bergère que l’on prend à gauche.
 
29 à 35, rue Bergère
Remarquable ensemble d'immeubles Louis Philippe, présentant des façades harmonieuses en pierre de taille et une même qualité de traitement décoratif. Les numéros 29 et 35 présentent un soubassement à bossage. Des frontons plats sur consoles ornent habituellement les baies de l'étage noble. Les garde-corps et les balustrades des balcons sont en fonte suivant la production caractéristique de la période. L'ensemble paraît avoir été édifié d'un même tenant compte-tenu de la continuité des niveaux.
 
Tourner à gauche dans la rue de Trévise
 
Théâtre Trévise
14, rue Trévise
Le Théâtre Trévise est une salle de spectacles parisienne située au no 14 rue de Trévise dans le 9e arrondissement. Le Théâtre Trévise accueille principalement des spectacles d'humour et des spectacles Jeune public.
 
Institut européen de coiffure
28, rue de Trévise
 
Hôtel Bony
32, rue de Trévise
Édifié en 1826, l’hôtel Bony est l’œuvre de l’architecte Jules-Jean-Baptiste de Joly, le reconstructeur du Palais-Bourbon. Riche propriétaire d’immeubles et spéculateur très actif dans le quartier du faubourg Poissonnière, Bony commande à Joly une demeure à l’architecture élaborée dans le style néo-palladien constituant un exemple particulièrement réussi de l’architecture privée de la Restauration. L’intérieur se distingue par un beau vestibule à colonnes ioniques et surtout par la présence d’un exceptionnel salon, dont l’opulent décor (gypseries et peintures) de figures et d’ornements variés s’inspire des fresques pompéiennes. La construction de l’hôtel est antérieure au percement de la rue de Trévise ce qui explique sa position sur cour et jardin. Son accès d’origine se faisait par un long et étroit passage pavé encore visible rue Bleue à hauteur du no13. L’accès actuel date de 1853, lorsque le banquier José-Xavier de Uribarren, alors propriétaire de l’hôtel, décide de l’ouvrir vers la rue  de Trévise. Il achète le terrain des actuels nos 30-32-34 et fait construire deux petits immeubles pour encadrer l’entrée. L’hôtel Bony a été classé Monument Historique par décret du 8 avril 1976.
 
40-42, rue de Trévise
Deux immeubles jumeaux Louis-Philippe contemporains de l’ouverture de ce tronçon de la rue de Trévise par les sieurs Borniche et Crapez, autorisée par l’Ordonnance Royale du 14 décembre 1836 conformément aux délibérations du conseil municipal des 8 avril et 17 juin 1836 (la seconde partie de la rue de Trévise, entre les rues Richer et Bergère, entreprise par les sieurs Massa et Leroux, est autorisée par Ordonnance Royale du 11 août 1844). On remarque les façades en pierre de taille et le décor soigné reprenant les principaux éléments de l'architecture Renaissance (pilastres, frontons, balustres, cartouches, frises, refends, soubassement à bossage). Baies centrales en plein cintre. Garde-corps en fonte.
 
Tourner à droite dans la rue Bleue mais avant se diriger à gauche jusqu’aux numéros suivants :
 
25, rue Bleue
Immeuble d'activités édifié en 1911, par l'architecte Henri Bertrand  et les frères Cochi pour les sculptures, pour la société  Leclaire. Cette entreprise générale de peinture, vitrerie, miroiterie, dorure et papiers peints avait été créée en 1826 par E.J. Leclaire. Bel exemple d'immeuble industriel à ossature métallique édifié dans un milieu urbain dense.
 
27, rue Bleue
Le bâtiment sur rue présente un aspect vers 1820-1825. La façade comporte douze travées. Les fenêtres sont toutes soulignées de frontons alternativement plats, triangulaires ou arqués portés par de petites consoles sculptées. Les garde-corps sont ornés de palmettes  en fonte. Bâtiment des communs sur cour Premier Empire et vestiges sans doute du XVIIIe siècle. Persiennes. Cour pavée remarquable.
 
Reprendre la rue Bleue vers la rue du Faubourg Poissonnière.
 
17, rue Bleue
Immeuble Restauration. Façade sur rue en pierre de taille composée de cinq travées et de deux étages carrés sur entresol et rez-de-chaussée. Un étage en retiré desservi par un balcon filant. Fenêtres surmontées de frontons plats soutenus par des consoles. Rez-de-chaussée et entresol rythmés par cinq arcatures en plein cintre, englobant le niveau d'entresol, ornées de médaillons à la clé et soutenues par des pilastres. Porte cochère au centre. Corniche à modillons. Cour. Maison habitée selon Gustave Pessard par le manufacturier Oberkampf et qui aurait été édifiée à partir de matériaux provenant de la muraille de Charles V démolie par l'explosion de la rue Saint-Nicaise (24 décembre 1800).
 
13 à 15, rue Bleue
Ensemble Restauration loti à l'occasion de la réalisation de l'hôtel Bony en 1826 sur les plans deJules - Jean-Baptiste de Joly pour l'entrepreneur René Bony. Initialement, l'hôtel Bony -classé Monument Historique depuis 1976- n'était accessible que par un long et étroit passage pavé ouvert au 13 rue Bleue et le long duquel Bony fait construire quatre gracieuses maisons de rapport présentant un ordonnancement néoclassique sur cour et sur rue (statuaire du troisième étage, balustres). En 1836, le premier tronçon de la rue de Trévise est ouvert entre la rue Bleue et la rue Richer, à l'instigation de Borniche et Crapez. La rue de Trévise passant juste à l'arrière de l'hôtel Bony, celui-ci dispose dès lors d'un débouché beaucoup plus direct que la rue Bleue (à hauteur du porche de l'immeuble de rapport construit vers 1853 au no32).
 
Prendre à droite la :
 
Cité TréviseLa Cité Trévise
La cité de Trévise est percée en 1840 à l’emplacement de l’hôtel de Margantin, construit par Lenoir en 1786. L’initiative de son lotissement revient aux spéculateurs Lebaudy, Panier et Mérintier, financés par la banque Pagny et Cie et elle est édifiée sur les plans de l’architecte Moll. Peu connue du grand public, elle est cependant très représentative de ces constructions de la Monarchie de Juillet, fortement empreintes de réminiscences de la Renaissance. La maison côté nord, au 11bis cité de Trévise est la plus remarquable : deux colonnes en encadrent le porche et soutiennent un balcon sur entablement. Les fenêtres du premier étage sont surmontées de frontons triangulaires. Celles du rez-de-chaussée, prises dans un appareil de refends, sont arrondies en plein cintre. L’angle de la maison est en pan coupé orné de niches. Au centre de la cité, se trouve un petit square orné d’une fontaine (vasques, copies d’après les Vertus du monument funéraire du cœur d’Henry II de Germain Pilon). La cité de Trévise est devenue voie publique en 1983. Elle a été inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1991.
 
Revenir vers la rue Bleue et prendre à droite
 
2, rue Bleue
1, rue Papillon
Immeuble de rapport construit vers 1830 pour l'entrepreneur et spéculateur René Bony à l'angle de deux rues présentant des façades élevées de trois étages carrés et d'un étage d'attique, sur rez-de-chaussée et entresol. Des éléments rappellent l'ordonnancement néoclassique de la rue de Rivoli (élévation, arcatures du soubassement, sobriété des modénatures, garde-corps du balcon filant desservant l'étage noble notamment).
 
Tourner à droite dans la rue du Faubourg-Poissonnière
 
65, rue du Faubourg Poissonnière
Immeuble Empire de trois niveaux construit vers 1805, couronné d'une forte corniche soutenue par des consoles et pourvu d'un beau portail cintré, cerné de refends et orné de faisceaux. Entrée néoclassique du corps de logis sur cour.
 
Arrivé à la rue Ambroise Thomas, la prendre à droite.
 
1 à 13, 8 à 12, rue Ambroise Thomas
Rue de lotissement bordée par treize immeubles identiques à programme mixte, habitation-activité, édifiés en 1896  par l'architecte J. Hermant. L'ensemble des immeubles présente la même typologie de façade : les trois premiers niveaux portés par une structure métallique sont agrémentés de grandes baies vitrées. Ils abritent des activités. Les quatre derniers niveaux, en pierre, sont réservés à des logements.
 
Prendre la rue Richer à droite jusqu’au 17
 
13 à 17, rue Richer
“Hôtels des Maréchaux” Sur des terrains acquis en 1821 et 1822 du baron Roger, les entrepreneurs Noël et Lérambert firent construire un grand ensemble immobilier composé de trois bâtiments ayant une longue façade commune rue Richer. Le nom de l’architecte reste inconnu mais les immeubles sont achevés dès 1823 et ont subi peu d’altérations depuis. En plan, les trois bâtiments forment un grand quadrilatère avec corps de bâtiment sur rue, deux ailes en retour et un corps de bâtiment en fond de cour, qui devait probablement donner à l’origine sur un jardin. La façade sur la rue Richer comporte un rez-de-chaussée, un entresol, trois étages carrés plus un comble. Les entrées latérales correspondent aux nos13 et 17, tandis que le no15 reçoit le grand portail central en plein cintre, surmonté d’un balcon et d’une travée couverte par un fronton triangulaire. Le rez-de-chaussée et l’entresol sont traités en bossages à refends et sont séparés des étages par un bandeau orné de postes. Les baies de l’étage noble sont surmontées d’un fronton droit, à l’exception de la travée centrale. Les portes du no13 et du no17 sont fermées par des vantaux en bois, alors que l’on trouve des grilles pour clore le passage principal. Ce dernier conduit à la cour. Il est couvert d’un berceau en plein cintre à caissons. Les façades sur cour sont également très soignées. Dans l’axe, l’entrée du bâtiment en fond de cour est ornée d’un portique à colonnes ioniques. Les façades latérales sont égayées par des niches contenant des statues. À l’intérieur, les escaliers sont simples mais correspondent bien au style de la Restauration, notamment les départs de rampe d’appui. Immeubles inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.
 
Revenir à la rue du Conservatoire et la prendre à droite.
 
9, rue du Conservatoire
Immeuble de rapport construit vers 1860 par l'architecte Amoudru. Cet immeuble de rapport élevé de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée et composé de cinq travées se distingue par les nombreux éléments de décoration employés sur les trumeaux  et les linteaux de fenêtres (motifs géométriques et floraux) et le traitement des trois travées centrales au premier étage : une fenêtre géminée avec arc de décharge surbaissé est encadrée par deux groupes de deux cariatides en buste surmontées de chapiteaux à volutes, soutenant le balcon du deuxième étage.
 
7, rue du Conservatoire
6, rue Sainte-Cécile
Immeuble d'habitation élevé de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée et un étage en retiré. Cet immeuble d’angle de style néo-gothique est remarquable pour l’ornementation des trumeaux (arabesques végétales à rosaces, cartouches) et des linteaux de fenêtres (frontons triangulaires ornés de mascarons).
 
Église Sainte-Eugène Sainte-CécileL'Eglise Sainte-Cécile
4, rue du Conservatoire
4bis, rue Sainte-Cécile
Louis-Auguste Boileau a élevé cette église néo-gothique de 1854 à 1855 avec l’aide de son fils Louis-Charles, futur architecte du Bon Marché. Il s’agit de la première œuvre de cet ancien menuisier qui s’était lancé dans l’étude de l’architecture et n’avait jusqu’alors que publié des ouvrages théoriques. La construction de l’église fit figure de véritable événement. En effet, il s’agit du premier recours fait à l’architecture métallique dans un édifice religieux, comme le prévoyaient des directives précises : “construire une église dans le style de la fin du XIIIe siècle, mais en employant la fonte et le fer pour remplacer les piliers et les nervures de pierre”. Le choix de ces matériaux était commandé par un souci d’économie. Il allait pourtant donner lieu à une remarquable expérience architecturale. Construite sur un terrain étroit, Sainte-Eugène forme l’angle de deux rues. L’usage du métal, en permettant de réduire au minimum l’emprise des appuis au sol, avait l’avantage de libérer la plus grande surface possible pour l’assemblée des fidèles. À l’extérieur, l’église, mal détachée des constructions qui l’entourent, offre une apparence modeste. La surprise attend le visiteur qui franchit le seuil. On est d’abord frappé par l’abondance de la lumière et la richesse des couleurs. Tout est peint : voûtes, colonnes et parois. Les fenêtres garnies de vitraux colorés achèvent de fermer cet espace coloré. Boileau a réalisé pour les trois nefs ogivales un compromis entre les réminiscences de la Sainte-Chapelle et de certaines églises vénitiennes. Malgré la modestie des moyens, Sainte-Eugène est l’une des créations les plus originales du Second Empire.
 
Conservatoire d’Art dramatiqueLe Conservatoire d'Art dramatique
2bis, rue du Conservatoire
Le Conservatoire national supérieur d'art dramatique (CNSAD) est une école nationale subventionnée par le ministère français de la Culture. Situé à Paris, il est actuellement dirigé par Daniel Mesguich. La durée des études est de trois ans. Chaque promotion compte environ 30 élèves (généralement 15 garçons, 15 filles) et quelques stagiaires étrangers sont invités chaque année. Une formation à la mise en scène a été ouverte en 2001 : l’Unité nomade de formation à la mise en scène. Le CNSAD est situé rue du Conservatoire dans le 9e arrondissement, à Paris. L'église qui jouxte le Conservatoire, Saint-Eugène-Sainte-Cécile, est l'une des seules de Paris à ne pas posséder de cloche, pour ne pas gêner les représentations dans le théâtre. La paroisse a cependant acheté un carillon il y a quelques années pour compenser ce manque...Le CNSAD, dit « Le Conservatoire » ou « Le Cons' », faisait d'abord partie du Conservatoire de musique et de déclamation, anciennement École royale de chant et de déclamation fondée en 1784. La déclamation n'était vue, aux débuts du Conservatoire en1795, que comme une partie de la formation musicale. C'est le décret du 3 mars 1806 qui met en place un véritable enseignement de l'art dramatique. Par la suite, la déclamation fera cependant un peu figure de « parent pauvre » de l'enseignement du Conservatoire. Les élèves comédiens figuraient aux côtés de leurs homologues musiciens lors des séances de remises de prix ou des exercices publics, qui avaient lieu occasionnellement sous la Restauration et beaucoup plus régulièrement à partir de 1841.
En 1946, le Conservatoire est divisé en deux, musique d’une part et art dramatique de l'autre. L'art dramatique reste dans les murs et la musique déménage rue de Madrid. Il devient donc Conservatoire national d'art dramatique, et enfin Conservatoire national supérieur d'art dramatique en 1968, avec Antoine Vitez.
 
Poste Paris Conservatoire
2, rue du Conservatoire
 
Tourner à droite dans la rue Bergère
 
L'Immeuble BNPParibas Immeuble BNP Paribas
16, rue Bergère
A la demande du Comptoir National d’Escompte l’architecte Edouard Corroyer 1878-1881, élève de Viollet-le-Duc, construisit cet immeuble entre 1878 et 1881. Le bâtiment fut prolongé en 1903 par F. Constant-Bernard sur la rue du Conservatoire. Cet immeuble, appartenant aujourd’hui à BNP-Paribas, tout comme le bâtiment du Crédit Lyonnais sur le boulevard des Italiens, est l’exemple type des immeubles de prestige construits par les banques à la fin du XIX° siècle, pour impressionner leurs clients et leur inspirer confiance. Pour cette raison, l’entrée ne fut pas implantée au centre du bâtiment, mais dans l’axe de la rue Rougemont, ce qui lui confère une plus grande importance. Pour mémoire, BNP Paribas qui l’occupe aujourd’hui est née de la fusion en 1966, du Comptoir National d’Escompte (CNEP) et de la Banque Nationale pour le Commerce et l’Industrie (BNCI). Ce bâtiment est l’une des réussites du style éclectique de la fin du XIXe siècle. Il se distingue par l’aspect monumental de sa façade et l’opulence de son ornementation. Trois statues ornent la façade :
•    Au centre La Prudence,
•    A gauche La Finance,
•    A droite Le Commerce,
Le tout par Aimé Millet. Un grand toit en pavillon, rehaussé d’un clocheton, couronne enfin le tout, rappelant que Corroyer fut aussi l’un des restaurateurs du Mont-Saint-Michel ! La polychromie règne à l’intérieur comme à l’extérieur. C’est le cas du vestibule au décor néo-byzantin, et du vaste atrium au rez-de-chaussée, orné de mosaïques (par le mosaïste Giandomenico Facchina) et de pavés de verre au sol (qui éclairent l’ancienne salle des coffres du dessous). Le hall monumental, aux immenses arcades où on retrouve les médaillons de la façade, surplombé d’une verrière colorée, évoque les grandes constructions métalliques du 19e siècle comme les gares ou les grands magasins. Un majestueux escalier d’honneur est entièrement décoré de mosaïques dorées et de fresques aux motifs floraux. L’ensemble est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1991.
 
Prendre à gauche la :
 
Cité RougemontLa Cité Rougemont
17, rue Bergère
La Cité Rougemont est un passage qui relie la Cité Bergère à la rue éponyme. Elle forme un coude et mesure 120 mètres. Son nom provient de celui du propriétaire du domaine qui fut amputé lors du percement de la rue Rougemont, le banquier Rougemont de Löwenberg. Elle possède quelques hôtels à l’instar de sa voisine, la Cité Bergère.
 
Poursuivre dans la Cité Bergère pour rejoindre le point de départ.
 
Liens
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Sources
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Divers Internet
Photos R.Desenclos 2008/2017