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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
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AUTOUR DE LA PLACE DE LA MADELEINE
 
 
Autour de la Place de la Madeleine
 
 
Explorons les alentours de la Place de la Madeleine.
 
Comment s’y rendre
Bus : 24/42/52/84/94 arrêt Madeleine
Métro : Madeleine (lignes 9/12/14)
 
Arrêts les plus proches
84 Anjou Chauveau-Lagarde
52 Boissy d’Anglas
24/42/84/94/ Concorde
42/52 Capucines Saint-Martin
 
 
Nous partons de l’angle Place de la Madeleine, Rue Royale.
 
Le Magasin Maille 6 – La boutique Maille
Pendant la Grande Peste qui dépeupla le Sud de la France, Antoine Maille, distillateur-vinaigrier, invente le « vinaigre des quatre voleurs », dont les propriétés antiseptiques auraient permis d’enrayer l’épidémie à Marseille. Dix ans plus tard, son fils, Antoine-Claude Maille crée une cinquantaine de vinaigres de toilette pour les cheveux, les boutons, la voix, les vapeurs, les bains, etc. Il se lance ensuite dans la fabrication d'une vingtaine de moutardes. En 1747, Antoine-Claude Maille ouvre sa première boutique rue St André des Arts. En 1752, il devient fournisseur officiel de la cour de Hongrie avant de décrocher les armes du Roi de France en 1769, puis de celles de Catherine II de Russie en 1771. En 1845, une boutique Maille s’ouvre à Dijon. En 1828, Robert Maille reprend l'affaire avec Robillard et devient vinaigrier du Roi Charles X, puis en 1830 du Roi d’Angleterre et du Roi Louis-Philippe en 1836. En 1930, Philippe de Rothschild rachète Maille. Les méthodes de production s’industrialisent. En 1952, Philippe de Rothschild cède la marque à André Ricard et Joseph Poupon, DG adjoint de Grey-Poupon, moutarde dijonnaise créée en 1777. Maille et Grey-Poupon sont alors associés sur les moutardiers et font leur entrée dans les grandes surfaces. Le 20 novembre 2008, Unilever annonce la fermeture de l'usine historique de Dijon et de celle d'Appoigny dans l'Yonne, malgré une bonne tenue de ses bénéfices.
 
10 - Le philosophe, homme d'État et académicien François-Jules Suisse dit Jules Simon (Lorient (Morbihan), le 27 décembre 1814 - Paris, le 8 juin 1896), habita ici.
 
Les beaux lavabos Les Beaux Lavabos - Fermé
A gauche de l'église de la Madeleine, près du marché aux fleurs, un escalier conduit au sous-sol. Il mène aux toilettes publiques les plus étonnantes de la capitale. Loin de l'ambiance, d'une banalité à pleurer, des sanisettes de la fin du XXème siècle, les établissements Porcher réalisèrent ici en 1905 des « lieux » d'un style Art Nouveau que n'auraient pas renié les spécialistes du genre. Les portes des cabines sont agrémentées de vitraux fleuris et, sur les murs, d'autres motifs floraux jaunes et violets ajoutent une touche de gaieté charmante. Chaque cabine est équipée d'un lavabo particulier. Nous sommes ici côté « dames » de ces toilettes qui comportaient à l'origine une autre salle, aujourd'hui fermée, à l'opposé de celle-ci, pour les messieurs.
 
Traversons pour rejoindre le terre-plein de l’Eglise.
 
Le Foyer de la Madeleine
Le Foyer de la Madeleine, géré par l’Eglise, accueille tous les jours de la semaine les convives entre midi et quatorze heures. Prix défiant toute concurrence. Entrée sur le côté est de la Madeleine.
 
Traversons ensuite pour rejoindre le magasin :
 
24/26/30 – FauchonLe Magasin Fauchon
Fauchon ouvre ce magasin, place de la Madeleine, en 1886. En 1891 sont créées les Grandes Caves qui contiennent aujourd’hui  800.000 bouteilles. La boulangerie et la pâtisserie sont inaugurées en 1895. En 1972, la marque commence à s’implanter à l’étranger, au Japon. Fauchon est aujourd’hui une entreprise mondiale de gastronomie de luxe, vendant des produits à sa marque dans toutes les catégories de l’agroalimentaire. Elle emploie aujourd'hui environ 200 personnes.
 
Continuons de contourner la place
 
21 – Hédiard
Fils d'artisans bourreliers, Ferdinand Hédiard naît le 9 février 1832 à La Loupe (Eure-et-Loir), une petite ville du Perche en Eure-et-Loir. Aspirant des Compagnons du Devoir en menuiserie, il entame son tour de France à l'âge de treize ans. Au port du Havre, il voit pour la première fois les cargaisons de fruits exotiques (bananes, mangues…) qui vont inspirer sa vocation. Pour les commercialiser à Paris, il installe pendant un temps une charrette de marchand des quatre-saisons au pied de la statue de Louis XIV, place des Victoires. En poussant sa charrette dans les rues de Paris, il fait goûter ses fruits tropicaux aux passants intrigués et il fidélise une clientèle avant d'installer sa première boutique d'épicier au détail en 1854 rue Notre-Dame-de-Lorette, baptisée « Comptoir d'épices et des colonies », et qui sera à l'origine de sa fortune. Pour réduire les pertes de marchandise en raison des longs voyages, il négocie des accords avec les producteurs afin que la cueillette soit effectuée lorsque les fruits sont encore verts.
La politique d'expansion coloniale de la France favorise le développement du comptoir Hédiard qui remporte un grand succès lors de l'Exposition universelle de 1867. Sur cette lancée, en 1880, Ferdinand Hédiard élit domicile au 21 de la place de la Madeleine, à l’emplacement même de l'actuelle boutique. Le nouveau « Comptoir des colonies et de l'Algérie » est un véritable souk exotique. Au milieu des arômes de thé, de café, de safran et de piments mêlés à ceux d'ananas et de mangues fraîches, des vendeuses en costume antillais accueillent une foule de maharadjahs et de princes arabes. La marque est présente dans 39 boutiques et 181 corners Hédiard répartis dans 30 pays à travers l’Europe, l’Asie, le Moyen-Orient, l’Amérique du Nord et du Sud et l’Afrique. Au fil des années, Hédiard devient une référence de la gastronomie de luxe française.
 
Passage de la Madeleine
Le Passage de la Madeleine se trouve dans le huitième arrondissement. Il commence Place de la Madeleine et se termine rue de l’Arcade. Il mesure 50 mètres. Ce passage est le reliquat du passage de la Ville-l’Evêque qui, ouvert en 1815, au travers de l’emplacement du prieuré des Bénédictins de la Ville-l’Evêque, aboutissait en retour d’équerre, dans la rue de Surène. Sa branche nord-sud a été absorbée, vers 1820, par le boulevard Malesherbes. Sa branche est-ouest est devenue le passage de la Madeleine, nom dû au voisinage de l’église de la Madeleine.
 
Traversons le boulevard Malesherbes.
 
Le restaurant Lucas Carton 9 – Le restaurant Lucas Carton
Installé dans un immeuble construit en 1839 par Charpentier, Lucas Carton est probablement parmi les premiers restaurants gastronomiques de Paris.
En 1860, Augis va le baptiser Taverne de France, l’endroit devient vite à la mode, c’est LE restaurant du Tout Paris sous Napoléon III. En 1880, le restaurant est acquis par Scaliet et rebaptisé Lucas. En 1895, Monsieur Scaliet entreprend la transformation complète de la salle et des salons du premier étage et confie la décoration à Majorelle. En 1924, Monsieur Francis Carton devient propriétaire de l’établissement et ajoute son nom à l’enseigne, lequel devient alors l’illustre Lucas Carton. C’est à lui que l’on doit la création des salons du premier étage, dotés d’accès privatifs par le passage de la Madeleine, très prisés des politiques pour leur discrétion pendant la 3ème république. En 1933, le guide Michelin inaugure les 3 étoiles. La même année, il les attribue à Lucas Carton qui figure parmi les tous premiers à les obtenir à Paris. Depuis lors, le restaurant a souvent eu 3 étoiles, jamais moins de 2, dans le célèbre Guide Rouge ; ce qui lui confère ce statut exceptionnel d’icône de la Gastronomie Française.
Après 1945, Marc Soustrelle donnera au Lucas Carton sa renommée internationale. Après Carton, c’est son gendre Alex Allegrier qui lui succède, avec le célèbre Chef Richard que tout Paris aime et en 1963, alors que la famille Allegrier est toujours aux commandes du restaurant, Alain Senderens, jeune cuisinier, intègre la cuisine. Il y restera jusqu’en 1965. C’est à la fille de Monsieur et Madame Allegrier, Madame Becquaert, qu’en 1985 Alain Senderens, triplement étoilé, reprendra le restaurant, mettant ainsi fin à 60 ans de tradition de la famille Carton. Fin février 1985, Alain Senderens reprend l’exploitation du restaurant. En 1997, Paul-François Vranken s’associe à Alain Senderens pour reprendre le restaurant alors propriété du brasseur japonais Asahi. En 2005, Alain Senderens rend sa troisième étoile pour offrir plus de liberté à sa cuisine. En 2013, c’est tout naturellement qu’il cède ses parts à son associé. Ils décident alors ensemble de remettre l’enseigne Lucas Carton. Juillet 2014, après le départ d’Alain Senderens, Lucas Carton ouvre une nouvelle page de son histoire résolument tournée vers l’avenir.
 
Immédiatement à gauche du restaurant.
 
La Galerie de la MadeleineLa Galerie de la Madeleine
L’ouverture de la Galerie est liée à celle de la place du même nom et à la construction de son église. La société du Passage Jouffroy acquit la partie de la place qui formait un angle avec la rue Boissy d’Anglas. L’architecte Charpentier, dont le nom est gravé sous la clé de voûte de l’arcade d’entrée, côté place de la Madeleine, entreprit les travaux et la galerie fut ouverte en 1845. Les façades de l’immeuble ouvrant sur la place sont imposantes. Deux superbes cariatides, de Klagman, encadrent l’entrée principale du passage. La verrière est divisée en panneaux appuyés sur d’élégants arcs-boutants. C’est une galerie qui bénéficie d’une excellente situation, d’une architecture soignée et de charmantes vitrines de luxe. Il faut signaler le restaurant Lucas Carton à l’entrée côté place de la Madeleine.
 
Tourner à gauche dans la rue Boissy d’Anglas.
 
Rue Boissy d’Anglas (35-27 et 30-24)
Longue de 372 mètres, elle commence à l'angle de l'avenue Gabriel et de la place de la Concorde et se termine au niveau du 5 boulevard Malesherbes. La rue a pris sa dénomination actuelle le 2 octobre 1865 en l'honneur de l’homme politique français François-Antoine de Boissy d'Anglas.
30 - Entrée de la galerie de la Madeleine (autre accès au 9 place de la Madeleine). Les devantures de boutiques datent des années 1840. Une plaque commémorative signale que le professeur André Chantemesse est mort dans cette maison le 24 février 1919.
28 - Le compositeur Jean-Baptiste Lully est mort dans une maison située à peu près à cet emplacement. L'immeuble actuel date du XVIIIe siècle. Le communard Paul Antoine Brunel y établit son quartier général le 22 mai 1871 lors de la Semaine sanglante. Après une taverne anglaise en 19102, il abrita, de 1922 à 1927, le célèbre cabaret Le Bœuf sur le toit dont l'inauguration eut lieu le 10 janvier 1922. Un long procès le força à déménager en 1927 pour s'installer brièvement au 21.
24 – Entrée du Village Royal ou Cité Berryer.
 
Le Village Royal Le Village Royal
Passage complètement reconstruit à neuf en 1991. De nombreux restaurants et magasins. Cette voie privée s’est appelée jusqu’en 1837, passage du Marché-d’Aguesseau. Ce marché, installé en 1723, dans les marais qui avoisinaient la rue Montalivet actuelle, avait été transféré plus près de la ville, en 1745, sur un terrain, situé entre la rue de la Madeleine et le chemin du Rempart, appartenant à l’avocat Mol de Lurieux. Celui-ci le céda à condition d’être intéressé pour un quart dans le privilège de ce marché que traversa en son milieu le passage en question. Ce marché, ouvert le 2 juillet 1746, comportait six étals de boucherie du côté de la rue de la Madeleine, et des échoppes et baraques pour des poissonniers, fruitiers, boulangers du côté du chemin du Rempart. Ce passage est devenu, en 1877, la cité Berryer, du nom de l’avocat et homme politique (1780-1868).
 
Tourner à droite dans la rue Royale jusqu’à la rue du Faubourg Saint-Honoré, traverser la rue Royale et la remonter vers la Madeleine.
 
La rue Royale (25-19 puis 16-26)
23 - Immeuble construit en 1907 sur l'emplacement d'une ancienne Salle des Missions évangéliques et d'un théâtre éphémère dit Théâtre Royal (1906). En 1889, le photographe Eugène Pirou y avait ses studios photographiques.
21 - La célèbre Brasserie Weber était installée dans cet immeuble de 1899 à 1961. Avant 1914, elle était le rendez-vous des écrivains, des journalistes et des artistes, fréquentée par les dessinateurs Forain et Caran d'Ache, Paul-Jean Toulet, Léon Daudet, Marcel Proust, les rédactions du Temps et du Figaro, des comédiens comme Marguerite Deval. Après les émeutes du 6 février 1934, on transporta les blessés chez Weber en attendant qu'ils reçoivent les premiers soins.
19 – Le général baron Feuchères a habité cet endroit de 1849 à 1857.
 
16 - Magasin LaduréeLe Magasin Ladurée
La boulangerie Ladurée fondée en 1862. En 1871, alors que le baron Haussmann donne un nouveau visage à Paris, un incendie permet la transformation de la boulangerie en pâtisserie. Ernest Ladurée a l’idée de mélanger les genres : le café parisien et la pâtisserie, et donne ainsi naissance à l’un des premiers salons de thé de la capitale. C'est alors un lieu où se retrouvent les femmes qui délaissent les cercles, alors plus à la mode. Ce bâtiment est classé et a conservé le même décor depuis sa reconstruction après l'incendie. Ladurée est resté une pâtisserie célèbre pour ses macarons.
20 - Eugène Druet, photographe y ouvrit une galerie d'art en 1908.
22 - Le duc Pasquier est mort à cette adresse en 1862.
24 - L'humoriste Alphonse Allais a vécu dans cet immeuble en 1900.
 
Traverser et rejoindre l’Eglise.
 
L'Eglise de la Madeleine Eglise de la Madeleine
L’église de la Madeleine se situe sur la place de la Madeleine dans le 8e arrondissement. Elle constitue une parfaite illustration du style architectural néoclassique avec son portique octostyle. Sa construction s'est étalée sur 85 ans en raison des troubles politiques en France à la fin du XVIIIe siècle, et au début du XIXe siècle. Les changements politiques de l'époque en firent modifier à plusieurs reprises la destination et les plans. Conçu par Napoléon Ier comme un temple maçonnique  dédié à la gloire de sa Grande Armée en 1806, le bâtiment faillit être transformé en 1837 en gare ferroviaire, la première de Paris, avant de devenir une église en 1845. Sous le fronton, l'inscription en latin « D.O.M. SVB. INVOCAT S. MAR. MAGDALENÆ » signifie « Au Dieu tout puissant et très grand, sous l'invocation de sainte Marie-Madeleine ». L'édifice a une longueur de 108 mètres, une largeur de 43 mètres, une hauteur de 30 mètres et est ceinturé par 52 colonnes corinthiennes.
 
Nous sommes revenus au point de départ.
 
Liens
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Sources
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Photos R.Desenclos 2008/2017