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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
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AUTOUR DE LA PLACE DU TROCADERO
 
 
 
 
La Place du Trocadéro
 
 
 
Mini circuit autour de la Place du Trocadéro
 
Comment s’y rendre ?
Métro : Trocadéro (lignes 8, 9)
Bus : 22/30/30/63 arrêt Trocadéro
 
Arrêts les plus proches
63 arrêt Sablons-Cortambert
22/32 arrêt Scheffer
32/63 arrêt Albert De Mun
22/30 arrêt Kléber Boissière
 
 
Créée en 1869 sous le second Empire en tant que place du Roi de Rome (en hommage à Charles Joseph Bonaparte, fils de Napoléon Ier), elle prit le nom de place de Trocadéro en 1877, baptisée ainsi en souvenir de la bataille qui s'est déroulée le 31 août 1823, pendant laquelle un corps expéditionnaire français enleva aux mains des révolutionnaires libéraux espagnols le fort du Trocadéro qui défendait le port de Cadix, en Espagne et rétablit l'autorité du monarque absolu Ferdinand VII. Son nom actuel de place du Trocadéro-et-du-11-Novembre date de 1978.
 
Retrouvons-nous sur le :
 
Parvis des Droits de l’Homme – Statues -
Le Parvis des droits de l’homme ou esplanade du Trocadéro est situé à Paris, place du Trocadéro, entre les deux ailes du Palais de Chaillot. Le nom de parvis des droits de l’homme a été donné en 1985, à l’initiative de François Mitterrand, président de la République française. La vue privilégiée sur la tour Eiffel en fait un lieu apprécié des touristes. L'esplanade est créée, en même temps que le palais de Chaillot, au milieu des années 1930. À son emplacement, se trouvait la salle de concert de l'ancien palais du Trocadéro.
 
Huit statues ornent par groupes de quatre les côtés du parvis :
A gauche
La Jeunesse par Alexandre Descatoire (1874-1949)
Flore par Marcel Gimond (1894-1961)
Le Matin par Pryas (1895-1985)
La Campagne par Paul Cornet (1892-1977)
 
A droite
Les Fruits par Félix Desruelles (1865-1943)
Le Printemps par Paul Niclausse (1879-1958)
Les Jardins par Robert Couturier (1905-2008)
Les Oiseaux par Louis Brasseur (1878-1960)
François Mitterrand entendait rappeler ainsi que c'est au palais de Chaillot, sous le parvis du Trocadéro, que fut adoptée, le 10 décembre 1948 par l'Assemblée générale des Nations unies qui y tenait sa 5e session, la Déclaration universelle des droits de l'homme, dont un des rédacteurs principaux était M. René Cassin. À l'entrée du parvis, une dalle scellée en 1985 (lorsque le parvis fut renommé « parvis des Droits de l'homme ») proclame que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » (article 1 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789).

Observons la vue de la Tour Eiffel, du pont d’Iéna, du Champ de Mars et au-delà, de l’Ecole militaire et de l’UNESCO.
Le parvis divise le Palais de Chaillot en deux (en regardant la Tour Eiffel) :
A droite Le Musée de la Marine et le Musée de l’Homme,
A gauche La Cité de l’Architecture et le Théâtre de Chaillot.
 
Le Palais de Chaillot
Le palais de Chaillot est donc formé de deux pavillons et de deux ailes curvilignes cernant un vide central (l'esplanade des droits de l'homme) et descendant vers la Seine. Entre les deux ailes « de Passy » (à l'ouest) et « de Paris » (à l'est), les jardins du Trocadéro dominent la vue sur la tour Eiffel et le Champ de Mars. De style monumental, le palais de Chaillot a été critiqué, notamment dans l'après-guerre, pour se rapprocher de l'architecture totalitaire. En 2006, l'écrivain italien Leonardo Sciascia considère qu'il s'agit de l'« exemple d'une architecture qui dans notre mémoire fait tout un avec le fascisme ». Cela est à mettre en perspective avec le séjour parisien, en juin 1940, d'Adolf Hitler, qui avait visité l'édifice et fait part de son admiration. L'ensemble de l'édifice se caractérise par une abondante statuaire due, entre autres, aux artistes Paul Belmondo, Léon-Ernest Drivier et Marcel Gimond. Les deux pavillons sont surmontés de groupes monumentaux sculptés par Raymond Delamarre et Carlo Sarrabezolles. Les façades et couvertures du palais, son parvis et sa terrasse avec son escalier, ses décors d'origine subsistants (sauf la salle de théâtre remaniée) ont été classés monuments historiques par arrêté du 24 décembre 1980. En ciment moulé, les murs extérieurs sont moins de la sculpture en épaisseur que des plaquages, des tableaux sculptés. Sur les 20 emplacements en hauteur susceptibles d'accueillir des bas-reliefs côté rue, quatorze sont occupés : sur l'aile Passy (musée de l'Homme et de la Marine, on retrouve une iconographie des continents et de la navigation (notamment L'Océanie d'Henry Arnold et L'Asie de Georges Saupique) alors que sur l'aile Paris (Cité de l’Architecture), on trouve des bas-reliefs consacrés à la sculpture et l'architecture (comme L'Architecture civile de Jean Debarre).
 
La Cité de l’Architecture et du Patrimoine
La Cité de l'architecture et du patrimoine, installée dans l'aile « Paris » du palais de Chaillot (place du Trocadéro) est, avec ses 22 000 m2, le plus grand centre d'architecture au monde. La Cité de l’architecture du patrimoine découle de la fusion initiale de trois institutions, selon ses statuts issus du décret no 2004-683 du 9 juillet 2004, codifié aux articles R. 142-1 et suivants du code du patrimoine :
    le « Musée des monuments français », dont l'origine remonte au musée de sculpture comparée créé en 1879 par Viollet-le-Duc. Il rassemble des collections de maquettes, mais aussi de moulages, de peintures murales et de vitraux reproduisant, grandeur nature, les chefs-d'œuvre de l'histoire patrimoniale française.
    l'« École de Chaillot » qui forme, depuis 1887, les praticiens se destinant aux concours et carrières d'Architecte en Chef des Monuments Historiques (ACMH), puis d'Architecte des Bâtiments de France (ABF), aujourd’hui Architecte Urbaniste de l'État (AUE - Option patrimoine), ainsi que les « Architectes du Patrimoine » français et étrangers qui y obtiennent le Diplôme de Spécialisation et d'Approfondissement (DSA) en « architecture et patrimoine ».
    l'« Institut français d'architecture » (IFA), organisme créé en 1981 pour assurer la promotion de l'architecture contemporaine française et conserver les archives d'architectes.
En 2016, la Cité a été réorganisée en cinq départements. Elle comporte également une importante bibliothèque spécialisée de plus de 45 000 documents, cinq espaces d'expositions temporaires totalisant plus de 2 000 m2, une collection de plus de 7 560 moulages et œuvres d'art, outre le dépôt de maquettes et de la matériauthèque du Centre de recherches sur les monuments historiques et un centre d'archives d'architecture externalisé au 127 rue de Tolbiac dans le 13e arrondissement, un auditorium-salle de cinéma de 450 places, des ateliers pédagogiques, un restaurant et une librairie boutique.
 
Le Théâtre de Chaillot
Le théâtre, construit dans un style Art déco sous la direction de Louie Süe, a requis la compétence de proches, comme le ferronnier Raymond Sube (pour les lampadaires, les vasques et les balustrades) et les peintres Gustave-Louis Jaulmes (fresque de style pompéien), Pierre Bonnard, Maurice Denis, Ker Xavier Roussel et Émile Vuillard (quatre anciens nabis qui réalisent avec Louis Billotey, Roland Oudot et Jean Souverbie des panneaux pour la galerie des orchestres). La salle, œuvre des Niermans, comporte dix ensembles sculptés, principalement des couples allégoriques, comme France/Ville de Paris ou Art mural/Art théâtral. Le fronton de scène est réalisé par Évariste Jonchères et figure Apollon entouré des Arts du théâtre. La fosse d'orchestre peut accueillir 150 musiciens ; on compte 2800 places pour le public, dont 1500 au parterre.
 
Le Musée de la Marine
Le musée national de la Marine est issu d'une collection offerte au roi Louis XV par Henri Louis Duhamel du Monceau installée au Louvre de 1752 à 1793, puis de 1827 à 1939. La collection permanente du musée est exposée depuis 1943 dans l'aile Passy du Palais de Chaillot à Paris. Le musée est un établissement public à caractère administratif depuis 1971 et possède des antennes à Brest, Rochefort, Toulon et Port-Louis. Il traite aujourd'hui de toutes les marines à travers ses collections et ses expositions temporaires. Le musée de la Marine à Paris conserve 30 000 objets et œuvres d’art, dont l'essentiel de la série des Vues des ports de France de Joseph Vernet, des figures de proues, ainsi que 2 822 modèles de navires de toutes les époques, notamment de navires de guerre à voile des XVIIe siècle, XVIIIe siècle et XIXe siècle.
On y trouve également deux pièces importantes :
    le canot impérial de Napoléon Ier et Napoléon III construit en 1810 ;
    la poupe décorée de la galère extraordinaire la Réale de Louis XIV lancée en 1694.
 
Le Musée de l’Homme
Le musée de l'Homme est un musée national français installé depuis 1937 dans le Palais de Chaillot à Paris, dont la vocation est de présenter le genre humain dans sa diversité anthropologique, historique et culturelle. Il s'agit d'un département du Muséum national d'histoire naturelle, sous la tutelle conjointe du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie. Héritier d'une histoire prestigieuse et très fréquenté par le public, mais en partie dépouillé de ses collections et délaissé par les autorités à la fin du XXe siècle, le musée de l'Homme est fermé pour rénovation en 2009. Après six ans de travaux ayant nécessité 96,6 millions d'euros d'investissements par les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (à 95 %) et de la Culture (à 5 %), la réouverture au public a lieu en 2015 après vernissage en présence du chef de l'État, par Cécile Aufaure conservatrice du Musée, Évelyne Heyer commissaire de l'exposition et Bruno David président du Muséum national d'histoire naturelle.
 
Poursuivons sur le trottoir du Musée de la Marine vers l’avenue Paul Doumer. On atteint alors :
 
Le Square de Yorktown et la statue de Benjamin Franklin
D’une superficie de près de 900 m², il se trouve sur la Place José Marti et au début de la rue Benjamin Franklin. Il présente une belle pelouse en talus plantée d’arbres et de rosiers. Il possède plusieurs plaques :
Une commémorant les morts Français à la bataille de Yorktown, élevée par les Filles de la Révolution Américaine.
Une commémorant le bicentenaire des traités de Versailles et Paris, également offerte par les Filles de Révolution Américaine.
En outre, il est dominé par la statue de Benjamin Franklin, en bronze, de John J. Boyle, de 1898, offert par John H. Haryes. C’est la copie d’une statue qui se trouve à Philadelphie. Sur le piédestal, deux bas-reliefs de Frédéric Brou montrent :
La réception de Benjamin Franklin à la cour en 1778 – Franklin étant présenté à la cour du roi Louis XVI à Versailles.
La signature du traité de Paris en 1783.
 
Traverser l’avenue Paul Doumer pour se diriger vers :
 
Le Cimetière de Passy
Le cimetière de Passy est un cimetière dans le quartier de la Muette du 16e arrondissement. Il est bordé par l’avenue Georges-Mandel au nord, par la place du Trocadéro-et-du-11-Novembre à l'est, par l’avenue Paul-Doumer au sud-est et enfin la rue du Commandant-Schloesing au sud. Au début du XIXe siècle, plusieurs nouveaux cimetières sont créés pour remplacer les anciens de Paris et accompagner l'expansion démographique de la capitale et des communes qui la bordent. En dehors des limites territoriales du Paris d'alors, (situées à l'époque au mur des Fermiers généraux) sont établis le cimetière de Montmartre au nord, le cimetière du Père-Lachaise et le cimetière de Belleville à l’est, le cimetière du Montparnasse au sud et le cimetière de Passy à l'ouest. Remplaçant un premier cimetière de la commune de Passy, fonctionnant jusqu'en 1802 à l'emplacement de l'actuelle rue Lekain, ce petit cimetière ouvert vers 1820 est devenu en 1874 la nécropole aristocratique de Paris, bénéficiant de la proximité des quartiers résidentiels et commerciaux chics de la Rive droite, près de l’avenue des Champs-Élysées, qui se sont lotis aux environs depuis sa création. C'est le seul cimetière de la ville dont la salle d’attente est chauffée. L'accès unique au cimetière, au 2, rue du Commandant-Schloesing, est marqué par une entrée monumentale de style Art déco due à René-Félix Berger (1931-1936). Place du Trocadéro-et-du-11-Novembre, contre le mur du cimetière de Passy est adossé le Monument à la gloire de l'armée française, un monument aux morts de la Première Guerre mondiale inauguré en mai 1956, orné d'un groupe sculpté par Paul Landowski. Ce cimetière est ombragé par des châtaigniers et la tour Eiffel le surplombe depuis la rive opposée de la Seine.
 
Sur le mur du cimetière donnant sur la place :
 
Le Monument aux Morts
Le monument dédié « A la gloire de l’armée française / 1914-1918 » apposé sur le mur du cimetière de Passy, en marge de la place du Trocadéro est l’œuvre de Paul Landowski (Paris, 1875 – Boulogne-Billancourt, 1961). Ce monument a été inauguré en mai 1956 et devait, à l’origine, être prolongé de chaque côté tout le long du mur par une frise représentant l’armée française, remplacée par les inscriptions « à nos héros » et « à nos morts ». Il est réalisé en pierre de Chauvigny.
 
Traversons pour rejoindre l’îlot central où se trouve :
 
La statue du Maréchal Foch
L’œuvre de Raymond Martin (1910-1992), associé à Robert Wlérick, située sur la Place du Trocadéro représente le maréchal Foch à cheval qui est représenté tête nue. La représentation du maréchal Foch, tête nue, choque l'Etat-Major et les élus de la commission chargés du choix du lauréat, mais grâce au soutien résolu du docteur Albert Besson, alors vice-président du conseil général de la Seine et grand blessé de guerre, la commande est attribuée à Robert Wlérick en décembre 1936. Le monument n’est pas achevé à la mort du sculpteur montois le 7 mars 1944 et c’est Martin qui achève la statue malgré les difficultés de l’Occupation. Il est représenté tête nue car son air décidé n’aurait pas été visible avec le port du képi. Dans cette effigie s’exprime une interprétation glorieuse de la célèbre statue équestre de Marc Aurèle au Capitole de Rome, reprise par l’implacable Gattamelata de Donatello à Padoue.
 
Rejoindre la bouche de métro située près de l’entrée de la Cité de l’Architecture.
 
Liens
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Sources
Wikipedia
Parisrues
Dictionnaire historique des rues de Paris
Divers Internet
Photos R. Desenclos 2008/2017