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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
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 QUE VOIR AUTOUR DE L'ARRÊT DE BUS TURBIGO-ETIENNE MARCEL?
 
 
 
La Tour de Jean sans Peur
 
Mini-circuit autour de l'arrêt du bus 29 Turbigo-Etienne Marcel
 
Comment s’y rendre ?
Métro : Etienne Marcel (ligne 4)
Bus : 29 arrêt Turbigo-Etienne Marcel
Arrêts devant les 19 et 18 rue Etienne Marcel.
 
Arrêts les plus proches
29 arrêt Sébastopol-Etienne Marcel
29 arrêt Etienne Marcel-Montmartre
 
 
Se rendre au 20 où se trouve la :
 
Tour de Jean Sans Peur
Cette tour est un des rares exemples d’architecture féodale dans la capitale. Héritier, au tout début du XV° siècle de l’hôtel d’Artois situé sur l’enceinte de Philippe Auguste, le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, s’y enferma après avoir fait assassiner Louis d’Orléans, frère du roi, le 23 novembre 1407, provoquant ainsi une guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Redoutant la vengeance armagnaque, il fit construire dans son hôtel une tour rectangulaire et fortifiée, haute de 23 mètres. Au sommet de ce donjon imprenable s’étagent deux chambres de sûreté, dont la plus élevée était réservée au duc. Cette résidence, très surveillée, était défendue par un appareillage de mâchicoulis, toujours visibles et de créneaux. Par ailleurs, sous les deux chambres fortes, un sas d’une dizaine de mètres de haut avait été aménagé, qui interdisait tout assaut et condamnait toute tentative d’incendier les planchers. Des grilles fermées à double tour et des gardes complétaient le dispositif. Le tympan de l’entrée est orné des armes de Jean sans Peur. Il s’agit d’un niveau croisé à un fil de plomb. Chaque extrémité du niveau se termine par un rabot qui avait pour fonction symbolique de mettre à mal le gourdin, emblème de Louis d’Orléans.
 
En sortant de la tour prendre à droite la rue Etienne Marcel puis à droite
 
La rue Française
La rue Française est une voie du 1er et du 2e arrondissement. Elle a été ouverte en 1543 lors du lotissement des terrains de l'Hôtel de Bourgogne, baptisé d'abord « rue de Bourgogne », puis « rue Neuve de Bourgogne », « rue Neuve Saint-François » et « rue Françoise » ; elle doit son nom de Française en souvenir du roi François Ier.
 
Au bout de celle-ci, prendre à droite la rue Tiquetonne puis à gauche la rue Dussoubs.
A proximité, sur le trottoir de droite, se trouve :
 
Le Passage du Grand Cerf
En 1825, la maison du « roulage du Grand Cerf », qui était le terminus des Messageries Royales, fut démolie. La date d’ouverture du passage reste imprécise. Il fut sans doute ouvert en 1835. Le style de la verrière est cependant plus tardif. Son histoire est étroitement liée à l’histoire du quartier : le quartier Saint-Denis était en 1830 le plus populaire et industrieux de Paris où l’on y trouvait des petites fabriques et des ateliers. L’apparition de passages plus luxueux fit de l’ombre au Passage du Grand Cerf. Pourtant, la qualité de son architecture mérite une attention. Sa hauteur, 11,80 m, est la plus importante de tous les passages parisiens. Sa structure en partie métallique permettait de construire deux niveaux de façade entièrement vitrée. L’habitation ne commence qu’à partir du troisième étage. Ainsi, on a pu dire que ce Passage était plutôt destiné à la production et à l’artisanat qu’au luxe et à la vente de ses produits. En 1862, il fut légué à l’Assistance Publique. Une désaffection progressive a nui à son entretien. Délaissé pendant de nombreuses années, le Passage du Grand Cerf a été réhabilité en 1990. Il est aujourd’hui l’un des passages les plus attrayants de Paris. Les « Puces » du meuble contemporain y ont lieu deux fois par an.
 
Au bout, prendre en face :
 
Le Passage du Bourg L’Abbé
Construit au début des années 1860 par l’architecte Henri Blondel entre le Passage du Grand Cerf et le Passage de l’Ancre, le Passage du Bourg l’Abbé formait une longue promenade qui permettait de s’abriter des intempéries et du trafic. À l’origine, il débouchait dans la rue du même nom. Il fut amputé de plusieurs mètres lors de la percée du boulevard de Sébastopol et de la création de la rue de Palestro. La porte du passage ouvrant sur cette rue est remarquable. Les deux cariatides qui encadrent l’entrée représentent l’Industrie (à gauche) et le Commerce (à droite). A la clef, une ruche, inscrite dans un cartouche, traduit, elle aussi, l’activité économique du passage. Les statues datées de 1863 ont été sculptées par Aimé Millet, auteur du grand Apollon de l’Opéra de Paris, qui fut souvent sollicité par les constructeurs parisiens. Henri Blondel reprendra en 1889 le dispositif de la rue de Palestro pour une maison de rapport construite 15 rue du Louvre (1er), mais donnera plus d’ampleur à sa composition en doublant l’arcade d’entrée et en accompagnant l’ouverture de puissantes figures d’atlantes. Le Passage du Bourg l’Abbé se situe dans un quartier industrieux et populaire. Récemment victime d’un incendie et presque abandonné, il a été très altéré. Sa restauration est effective depuis 2008. Un beau décor peint a été redécouvert à cette occasion sur les façades. Dommage qu’il ne soit pas plus animé grâce à des commerçants actifs. On remarquera toutefois une menuiserie authentique.
 
Prendre la rue Palestro à droite, puis la rue Turbigo à droite, traverser et rejoindre à gauche, la rue Saint-Denis. Ici se trouve :
 
L’Impasse des Peintres
Qu’elle est étroite, l’impasse des peintres, qui donne dans la rue Saint-Denis, entre les 112 et 114. Peu de gens se doutent que se trouvait ici le chemin de ronde de l’enceinte de Philippe Auguste (1190-1220). Nous sommes ici, tout près de l’ancienne Porte Saint-Denis de cette enceinte. Preuve en est le plan que l’on peut voir sur le mur d’en face. Cette ruelle longeait en fait extérieurement le rempart. Son nom de « Peintres » serait dû, soit au maître-peintre Guyon-Ledoux autorisé à bâtir, en 1537, une maison sur l’ancien mur de la ville depuis qu’il avait été démoli en 1535, soit à un certain Gilles Lepeintre et à d’autres peintres qui y auraient résidé antérieurement. Bien que l’on ne puisse pas y pénétrer, on y trouve une belle demeure du XVIème siècle au numéro 4.
 
Traverser la rue Etienne Marcel en poursuivant dans la rue Saint-Denis.
Plus loin sur la droite, remarquer au croisement avec la rue du Cygne, une enseigne.
 
La rue du Cygne
La rue du Cygne mesure une centaine de mètres. Elle coupe la rue Saint-Denis à hauteur de l’église Saint-Leu-Saint-Gilles. Cette rue date de 1280, époque à laquelle elle était entièrement bâtie. L’enseigne « Au beau cygne » date également de la fin du XIIIème siècle. Cette maison portait alors le nom de « O cingne ». C’est cette enseigne qui a donné le nom à la rue et non l’inverse. Le nom de Cygne a remplacé cingne en 1313. Le mot cygne date de la fin du XIIème siècle, altération de cisne, cine, provient du bas latin cicnus. Il y avait un sens à l’époque qui signifiait : « Signe d’excellence, celui qui se démarque des autres », ce qui pouvait être le cas de l’auberge en question. Cicnus vient du latin cycnus qui est lui-même un emprunt au grec kuknos qui a détrôné olor, mot qui à l’époque désignait l’animal. Kuknos doit être compris comme signifiant « le blanc », provenant du sanskrit.
 
Et en face :
 
L’Eglise Saint-Gilles, Saint-Leu
Des nombreux clochers qui ponctuaient régulièrement autrefois cette voie royale, il ne reste que celui-ci. Disparus Sainte-Opportune, les Saints-Innocents, le Saint-Sépulcre, l’abbaye Saint-Magloire, les chapelles de l’hôpital Saint-Jacques, des Enfants Bleus, des Filles-Dieu, la chapelle Saint-Joseph, Saint-Sauveur. Encore l’église Saint-Leu - Saint-Gilles a-t-elle subi de très importantes modifications qui la rendent presque méconnaissable. Pour en rester à sa façade, notons qu’elle ne comportait qu’une seule tour, d’abord au nord, puis au sud à partir de 1727. La deuxième a été élevée en 1849, satisfaisant ainsi à l’exigence de la symétrie chère au cœur des architectes de ce temps. C’était en réalité ignorer la situation urbaine de l’édifice, qui ne permet d’appréhender son élévation que de côté, ce qui rend tout à fait hors de propos une telle composition, par ailleurs très inspirée de celle de la Madeleine de Nonancourt (Eure). Pourtant, nous pouvons avoir ainsi une idée de ces églises fondues dans le paysage, qui se démarquaient peu des autres constructions de la rue, ni par leur échelle, ni par leur décor.
 
Prendre la rue du Cygne et rejoindre la rue Lescot, que l’on prend à gauche, jusqu’à la rue Rambuteau.
 
Boutique ancienne.
9, rue Lescot,
La devanture et l’enseigne en forme de ruche de cette boutique qui date de 1880 sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques depuis 1984. A cette époque, il s’agissait d’une épicerie spécialisée dans la vente de miel comme l’indique la ruche. Les carreaux de céramique qui recouvrent l’extérieur du magasin datent de 1940. L’espace est aujourd’hui occupé par magasin de vêtements.
 
Prendre à gauche cette dernière et tourner à droite dans la rue Mondétour.
Au niveau du 24 de la rue de la Grande Truanderie on passe devant le restaurant :
 
Le Pharamond
Le Pharamond est l'un des restaurants les plus anciens de Paris. Il est créé en 1832 par Alexandre Pharamond, qui s'installe près des Halles pour faire découvrir une cuisine provinciale. Près de deux siècles plus tard, cet établissement continue de proposer une cuisine authentique dans la tradition de la gastronomie française. Le décor intérieur fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 4 juillet 19891. C'est en 1832, que la famille Pharamond, d’origine Normande, s'installe à Paris pour faire connaître aux Parisiens les "tripes à la mode de Caen". Elle choisit le quartier des Halles, alors « Ventre de Paris ». A partir de 1854, Victor Baltard, sur ordre de Napoléon III, rénove les Halles et lance sur une période de 15 ans la construction des célèbres Pavillons. En 1879, Alexandre Pharamond s’installe au 24 de la rue de la Grande Truanderie. Il se taille rapidement une place de choix dans le quartier et son restaurant, « A la Petite Normande », devient un lieu recherché. Il développe une fabrique de tripes à la mode de Caen et la maison se charge aussi de la livraison aux particuliers. En 1898, M Pharamond décide de frapper un grand coup : le restaurant est redécoré vue de l’Exposition Universelle de Paris. Il devient Pavillon de la Normandie en 1900. De cette époque, seul subsiste les décors intérieurs, mélange étonnant et unique de boiseries, miroirs peints et pâtes de verre signées Picard mettant en exergue fruits, fleurs, légumes et … marmites de tripes bouillonnantes. La façade à colombages est en effet plus tardive. Le succès ne se dément pas. Le Pharamond est un lieu de rendez-vous de visiteurs prestigieux. Ils sont attirés par son décor unique, sa cuisine traditionnelle reconnue et ses petits salons confidentiels nichés au deuxième étage. Pendant longtemps en effet une entrée séparée permet aux personnalités de rester incognito. Georges Clémenceau, Francis Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway et plus tard François Mitterrand, Lino Ventura, Coluche... le fréquentent régulièrement. Le 6 décembre 1988, le restaurant Le Pharamond est inscrit à l'inventaire des Monuments historiques. En juillet 1989, tout l'établissement, étages compris, est classé. Aujourd’hui, Il est le vivant témoignage de la foison extraordinaire de création qui a accompagné le faste de l’Exposition Universelle de 1900. Et il perpétue l’ambiance et l’art de vivre uniques du Paris de la « Belle Epoque » dans un quartier à nouveau en pleine reconstruction...
 
La rue Mondétour
La rue Mondétour est une petite voie piétonne du premier arrondissement. Cette rue doit peut-être son nom aux seigneurs de Mondétour, et en particulier à Claude Foucault, seigneur de Mondétour qui était échevin de la ville de Paris en 1525, sous la prévôté de maitre Jean Morin. La principale activité de la rue est d’ordre textile, mais elle abrite également l’un des plus célèbres bars à chicha de paris. Dans le livre" Les Misérables" le bâtiment dans l'angle est le café Corinthe. C'est sur ce café, qui faisait l'angle avec la rue de la Chanvrerie (disparue au moment du percement de la rue Rambuteau), que Victor Hugo fait s'adosser les deux barricades défendues par les protagonistes lors de l'insurrection des 5 et 6 juin 1832. C'est ici que Hugo fait mourir Gavroche.
 
Nous atteignons la station de métro Etienne Marcel.
Fin du circuit
 
Liens
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Sources
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Divers Internet
Photos R.Desenclos 2008/2017