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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
Voici la liste des articles se rapportant à la catégorie "Circuits".
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LE QUARTIER DE L'ARSENAL
 
 
Le Quartier de l'Arsenal
 
 
 
Promenons-nous dans le quartier de l'Arsenal
 
 
Comment s’y rendre
Métro : Sully-Morland (ligne 7)
Bus : 67 arrêt Sully-Morland
 
 
Rejoindre le début du boulevard Henri IV qui se trouve entre les deux parties du Pont de Sully.
 
Le Pont de Sully
Reliant les IVe et Ve arrondissements dans l’axe du boulevard Henri-IV pour arriver boulevard Saint-Germain, il s’agit en fait en deux ponts distincts, chacun prenant appui sur l’extrémité amont de l’île Saint-Louis. Le pont vers la rive droite débute quai Henri-IV pour finir quai d'Anjou, et celui vers la rive gauche commence quai de Béthune pour déboucher sur les quais Saint-Bernard et de la Tournelle. Au xixe siècle, les deux parties distinctes de ce pont étaient appelées Passerelle Damiette côté rive droite et Passerelle de Constantine côté rive gauche. Il s'agissait de deux passerelles suspendues construites par Surville. La première sera détruite pendant la révolution de 1848, l'autre (construite entre 1636 à 1638) s'écroulera suite à la corrosion de ses câbles en 1872. Le pont actuel fut construit en 1876, dans le contexte des grands travaux du baron Haussmann, et inauguré le 25 août 1877. Son nom honore Maximilien de Béthune, duc de Sully (1560-1641), ministre d'Henri IV. Ce double ouvrage est l'œuvre des ingénieurs Paul Vaudrey et Gustave Brosselin. Ils lui ont donné un angle d'environ 45 degrés par rapport aux berges, ce qui lui permet d'offrir une splendide vue sur les quais de l'île Saint-Louis et sur la cathédrale Notre-Dame de Paris. Sur le grand bras (long de 159 m), le pont est composé de trois arches en fonte de 46 m, 49 m et 46 m. Sur le petit bras (long de 82 m), une arche centrale en fonte de 42 m d'ouverture est encadrée de deux arches latérales de 15 m. Le pont possède une largeur de 20 m (12 m pour sa chaussée et 8 m pour les deux trottoirs).
 
Sur le trottoir de droite on trouve l’entrée du :
 
Le Square Barye
Le square est situé à la pointe amont de l'île Saint-Louis. De forme triangulaire, il est délimité au sud et au nord-est par les bras de la Seine, et au nord-ouest par le boulevard Henri-IV. Créé en 1938, le square s'étend sur 2 975 m2. En 2007, il a obtenu le label « espaces verts écologiques » décerné par Écocert. Le Monument à Barye, de Laurent Marqueste, est inauguré le 18 juin 1894, à proximité de la maison du sculpteur, située au 4, quai des Célestins. Il est principalement composé de répliques d'œuvres de Barye. Seul le portrait en médaillon représentant le sculpteur est dû à Marqueste. Les groupes en pierre de La Force et de L'Ordre flanquent le groupe sommital en bronze de Thésée combattant le centaure Biénor. Le Lion au serpent orne la base du monument. Les bronzes de Thésée et du Lion ont été envoyés à la fonte en 1942 sous le régime de Vichy. Cependant, en 2011, grâce au mécénat de la fondation pour la culture du groupe taïwanais Chi Mei (en), une nouvelle épreuve en bronze du Thésée, de taille légèrement inférieure, a été coulée et replacée sur son socle en pierre et, en 2014, une réplique en bronze du Lion, financée par le même mécène, a pris place sur le monument, rendant désormais à l'ensemble son aspect d'origine. C'est ce monument, érigé à la gloire d'un sculpteur très populaire à la fin du XIXe siècle, qui a donné son nom au square.
 
Sur la gauche :
 
La rue Saint-Louis en l’Île
La rue Saint-Louis-en-l’Île est une voie de l’île Saint-Louis dans le 4e arrondissement. La rue Saint-Louis-en-l’Île, est la seule artère qui, avec les quais d’Anjou, de Béthune, de Bourbon et d'Orléans, permette la traversée de la quasi-totalité de l'île Saint-Louis dans sa longueur, d’est en ouest : toutes les autres voies lui sont plus ou moins perpendiculaires. Elle débute à l’est au niveau du 1, quai d'Anjou et du 5 boulevard Henri-IV et se termine 540 m plus à l’ouest au 4, rue Jean-du-Bellay. Suivant le schéma global de numérotation des voies parisiennes, les numéros de la rue Saint-Louis-en-l’Île suivent le cours de la Seine : ils augmentent quand on parcourt la rue d'est en ouest. Les 1 et 2 ouvrent la rue à l'est ; les 83 et 92 la terminent à l'ouest. Les numéros pairs sont situés sur le côté nord de la rue, les numéros impairs sur le côté sud. Les travaux d'urbanisation de l'île Saint-Louis sont entrepris sous le règne de Louis XIII, entre 1614 et 1646. L'île est alors structurée par la voie occupée actuellement par la rue Saint-Louis-en-l'Île.
 
1, boulevard Henri IV – Cadran solaire entre deux fenêtres au niveau du deuxième étage. En face du 1 se trouve le square Barye.
Au 1, un polytechnicien, ingénieur à la SNCF, a scellé en 1958, au-dessus du balcon de son appartement au second étage, entre deux fenêtres, un cadran solaire déclinant du matin donnant l’heure locale vraie, le midi vrai moyen et le midi en temps universel. Le cadran a besoin d’être restauré.
 
Avant de s’engager sur le pont, sur la gauche.
 
L’Hôtel Lambert
L’hôtel Lambert est un hôtel particulier situé dans l’île Saint-Louis, au 2 de la rue Saint-Louis-en-l'Île. Cet hôtel, dont la façade, la rotonde et le jardin sont des plus magnifiques qui soient à Paris, a été bâti entre 1640 et 1644 par l’architecte Le Vau. Encore tout jeune, celui-ci montra ici ses immenses qualités d'architecte en sachant construire la plus magnifique des demeures du XVIIe siècle. Les peintres Lebrun et Lesueur travaillèrent cinq ans à décorer l’intérieur. On doit à Lebrun une galerie d'Hercule qui annonce la galerie des glaces de Versailles. Cet hôtel avait été construit pour un trafiquant notoire : Jean-Baptiste Lambert. À sa mort, quatre ans après, c’est son frère Nicolas Lambert de Thorigny dit Lambert le Riche, président à la Chambre des comptes qui en devint propriétaire. Sa charge qu’il remplit pendant 46 ans lui valut une immense fortune et il possédait plus de 14 maisons dans l’île Saint-Louis. Il fut condamné par une amende d’un million de livres pour sa compromission au moment du procès de Fouquet. En 1729, la propriété fut acquise par le fermier général Claude Dupin et dix ans après par le marquis du Châtelet dont la femme, Émilie du Châtelet, eut pendant plus de 15 ans une liaison avec Voltaire. L'hôtel Lambert passera successivement dans les mains de Salomon, Benjamin et Étienne de La Haye, Achille-René Davène, seigneur de Fontaine, l'achète en 1781. Cet hôtel, confisqué en 1794, sera rendu en 1802 et revendu, en 1813, à Jean Pierre Bachasson, comte de Montalivet, ministre de l’Intérieur de Napoléon, puis il sera la propriété de la famille princière polonaise Czartoryski. Le Prince Adam Jerzy Czartoryski, fils du prince Adam Casimir Czartoryski, dut quitter la Pologne après l'insurrection de novembre 1830. Il mourut à Montfermeil en 1861, à l'âge de 90 ans. Il donnait à l'hôtel Lambert des fêtes somptueuses et l’hôtel devint un foyer culturel polonais où l'on y rencontrait George Sand et Frédéric Chopin, Delacroix, Zygmunt Krasiński, Alphonse de Lamartine, Honoré de Balzac, Hector Berlioz, Franz Liszt, et le poète Adam Mickiewicz. C'est pour le grand bal annuel que Chopin composa nombre de ses polonaises. Patriote polonais, le prince Czartoryski participa activement à maintenir vivante la « question polonaise » dans les chancelleries européennes. Le « Parti de l'Hôtel Lambert » rassembla ainsi la fraction libéral-aristocratique de l'émigration polonaise. Czartoryski créa de nombreuses institutions, telles que la Librairie polonaise, la Société historique de Pologne, un institut pour les jeunes filles polonaise et une école pour les jeunes gens polonais. C'est ainsi que l’hôtel Lambert devint le plus grand centre politique, culturel et social polonais hors de Pologne. La Bibliothèque Polonaise existe toujours et est située au 6 du quai d'Orléans, toujours dans l’île Saint-Louis. En 1862, l’hôtel Lambert est classé monument historique. Dans les années d’après-guerre, il a été habité par la comédienne Michèle Morgan, mais aussi par le milliardaire chilien Arthuro Lopez-Willshaw, et l’« homme du monde » Alexis de Redé. À partir de 1975, il a appartenu à la famille Rothschild jusqu’à la mort de Guy de Rothschild (2007), puis il a été revendu par ses fils à un frère de l’émir du Qatar (2007) qui souhaite le moderniser (ascenseurs, climatisation, garage creusé sous le jardin). Depuis, de nombreuses personnalités se sont opposées à ces transformations qui mettent en danger l'édifice. Trois recours — dont l’un gracieux auprès du ministre de la Culture —, en vue d’obtenir la suspension, l’annulation et le retrait de la décision du 11 juin 2009 autorisant les travaux à l’hôtel Lambert sont portés par l’association Sauvegarde et Mise en valeur du Paris historique, notamment en la personne de Jean-François Cabestan (architecte du patrimoine et maître de conférences à Paris I) amènent le juge des référés à suspendre le permis de construire, le 15 septembre 2009, dans l’attente de jugement au fond. Le 22 janvier 2010, le ministère de la Culture annonce la signature d'un accord amiable entre le propriétaire et l’association Sauvegarde et Mise en valeur du Paris historique, représentée par son président Pierre Housieaux. L’Hôtel abrite au second étage, à la hauteur de la galerie d’Hercule décorée par Le Brun, un minuscule cadran solaire méridional en marbre encastré dans le mur. En partie effacé, le cadran est visible du Quai d’Anjou, sur la rotonde, à gauche du balcon. Un important incendie se déclare dans la nuit du 9 au 10 juillet 2013, faisant de nombreux dégâts notamment dans les derniers étages et le toit, qui s'est effondré sur le cabinet des bains peint par Eustache Le Sueur.
 
Après avoir traversé le pont, sur la droite :
 
Le Quai Henri IV
Il commence au boulevard Morland et se termine au boulevard Henri IV. Il mesure 500 mètres. Ce quai a été construit en 1843 sur des terrains provenant de l’île Louviers. Son nom, de 1844, est celui du roi de France, Henri IV (1553-1610).
10bis - Une plaque nous indique que « L’ingénieur des Poudres Paul Vieille inventa dans ces murs en 1898 le tube à choc de détonation ».
20 - Immeuble récent qui s’étend entre le quai et le boulevard Morland attribué au personnel de la Garde répu­blicaine. À l’emplacement des Archives du département de la Seine et de la Ville de Paris, installées ici en 1887, tout un ensemble d’immeubles vient d’être construit.
30 – Ici se trouvaient les archives départementales de la Seine et de la Ville de Paris, installées en 1877 dans un immeuble construit par Rouget, avant de déménager vers la Porte de Lilas.
38 - Adresse du siège social de la Societé Lap, émaux lapidaires, qui obtint un diplôme d'honneur et la médaille d'or à l' Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925
Noter également que se trouve ici le seul stop de Paris, qui arrête les véhicules provenant du Port Henri IV, situé en contrebas.
 
Et sur la gauche :
 
Le Quai des Célestins
L’espace entre le boulevard Morland et la berge de la Seine était au XVe siècle une île, qui s’appelait l’Ile Louviers, du nom de son acquéreur Nicolas de Louviers. Au Moyen-âge, c’était un terrain d’exercices aux arba­létriers, puis cette île devint un dépôt de bois flotté. C’est en 1843, qu’elle fut réunie à la berge. Remarquons les maisons des nos 2 à 6 du boulevard Henri IV, elles sont sur l’emplacement de cette île Louviers.
 
En poursuivant sur le boulevard, on remarque sur la gauche :
 
Le Square Henri Galli
Dans ce petit square on peut apercevoir les soubassements de la « tour de la Liberté », vestiges de la Bastille, découverts lors de la construction du métro, en 1899, et transporté ici. Il doit son nom à Henri Galli, journaliste et homme politique parisien de la Troisième République. Créé en 1925, le square s'étend sur 2 000 m2. De forme triangulaire, il est encadré par le boulevard Henri-IV, le quai Henri-IV et le quai des Célestins. Il borde la Seine, d'où il fait face à l'île Saint-Louis.
 
Et sur la droite, sur la Place Teilhard de Chardin :
 
La statue d’Arthur Rimbaud
Cette statue en bronze, située place du Père-Teilhard-de-Chardin, à droite du boulevard Henri-IV est l'œuvre du sculpteur Jean-Robert Ipoustéguy (1920-2006). Intitulée l’Homme aux semelles devant, parodie du surnom donné à Rimbaud « l’Homme aux semelles de vent », elle a été inaugurée en 1984.
 
Derrière la statue :
 
La Bibliothèque de l’Arsenal
C’est la bibliothèque créée, en 1757, par le bailli de l’artillerie, le marquis Marc-Antoine René de Voyer de Paulmy d’Argenson, ambas­sadeur et ministre de la guerre. En 1785, il l’a vendit au comte d’Artois – le futur roi Charles X – qui l’enrichit avec la collection du prince de Soubise et du duc de la Vallière. À la révo­lution, cette bibliothèque devint propriété nationale, elle ne comportait pas moins de cent mille volumes et dix mille manuscrits.  Elle fut rendue au comte d’Artois en 1815 et devint la propriété de l’Etat en1830, au moment de la Révolution. Aujourd’hui, elle contient tout ce qui a pu être sauvé des archives de la Bastille et dans différents couvents et nous montre ce qui reste du grand Arsenal. Elle eut d’illustres bibliothécaires, comme Charles Nodier, en 1824 et aussi José-Maria de Heredia en 1901. Les réceptions y étaient nombreuses : À l’époque de Nodier, ce furent Lamartine, Hugo, Musset, Vigny, Dumas qui fréquentèrent ces lieux ; sous Heredia, ce furent Barrès, Régnier, Pierre Louÿs…On peut dire que les poè­tes romantiques et parnassiens eurent ici leur berceau ! Des gens célèbres ont été logés ici même, comme l’ébé­niste Riesener qui fut le grand-père du peintre Eugène Delacroix, le peintre Hubert Robert et le chimiste Lavoi­sier de 1755 à 1792. Sous Bonaparte, Mme de Genlis y fut logée dans un appartement qu’elle transforma en salon fréquenté par Talleyrand, Caulaincourt, La Harpe…
 
A droite, au début du boulevard Morland :
 
Le Pavillon de l’Arsenal
Créé en 1988, le Pavillon de l'Arsenal, Centre d'information, de documentation et d'exposition d'Urbanisme et d'Architecture de Paris et de la métropole parisienne, est un lieu unique où l'aménagement de la ville et ses réalisations architecturales sont mis à la portée de tous. La grande halle d'exposition du Pavillon de l'Arsenal propose trois types d'expositions. Au rez-de-chaussée l'exposition permanente « Paris, visite guidée. La ville, histoires et actualités » d'une surface de 800 m2, explique l'architecture de la ville et montre comment Paris s'est constitué au travers des siècles, son actualité et ses perspectives d'évolution à l'échelle du territoire, de la ville, du quartier et de la rue. Le premier étage accueille, sur 600 m2 trois grandes expositions temporaires par an qui développent un thème particulier. Elles se déroulent chacune sur un trimestre. Ces thèmes sont très divers. Parmi ceux-ci : l'architecture de béton, le logement parisien, le Paris d'Haussmann, Le Paris des maisons, ou encore 454 projets pour Paris 2012. Depuis l'ouverture du Pavillon de l'Arsenal, plus de quarante expositions de ce type ont été présentées au public. Sur les deux mezzanines situées au 2ème étage, sont organisées des galeries d'actualité, expositions consacrées à l'architecture française et internationale. Le Pavillon de l'Arsenal met également à la disposition du public un centre de documentation, une photothèque, un bar à journaux, un salon vidéo et une librairie-boutique.
 
Le couvent des Célestins
Il fut démoli au moment de la Révo­lution et remplacé par une caserne construite entre 1895 et 1901 sur l’emplacement des jardins. Cette caserne est affectée à l’Etat-major de la Garde républicaine. Le couvent des Célestins datait du XIVe siècle. Il eut une grande importance : son cloître (constitué de 50 colonnes corinthiennes), ses bâtiments, ses jardins et plus tard son infirmerie firent l’admiration de tous.
 
Le boulevard Henri IV
Boulevard ouvert suite à un décret du 28 juillet 1866. Dix ans plus tard, par un autre décret du 10 novembre 1877 et en raison du voisinage de l'Arsenal, résidence du duc de Sully, le principal ministre du roi Henri IV, on décide d'honorer la mémoire du roi de France Henri IV, né Henri de Bourbon, (Pau, le 13 décembre 1553 - Paris, le 14 mai 1610), surnommé le Vert-galant...Le boulevard Henri IV débute sur l’île Saint-Louis, comprend une partie du Pont de Sully et se termine Place de la Bastille. Il mesure un peu plus de 700 mètres de long. Il a été ouvert en 1866 à travers d’anciens jardins du couvent des Célestins et porte ce nom depuis 1877.
2 à 6 – Maisons situées sur le terrain ayant fait partie de l’île Louviers.
 
La Caserne des Célestins
La caserne des Célestins, édifiée en 1892, est le quartier de la cavalerie de la garde républicaine. Elle occupe le site de l’ancien couvent des Célestins construit sous François 1er et transformé en dépôt de bois pendant la Révolution. Sous le Consulat, une partie du couvent est transformé en caserne, et les derniers bâtiments du cloître sont démolis entre 1895 et 1901 lors de la construction de la nouvelle caserne.
Affecté à la Garde dès le début du XIXème siècle, cet ancien couvent des Célestins a perdu un tiers de sa superficie lors du percement du boulevard Henri IV. Auparavant, la cour permettait à l'ensemble du Régiment de Cavalerie de s'exercer simultanément.
Le manège a été construit par Batesti et est orné de sculptures d'Allard.
Aux Célestins se trouve :
    l'Etat-major de la Garde Républicaine,
    l'Etat Major du Régiment de Cavalerie
    Une partie du Régiment de Cavalerie .
    l'Escadron Hors-Rang du régiment de Cavalerie (fanfare...)
On y trouve :
    l'écurie de la Reprise des Douze.
    l'écurie d'Etat-Major
    l'écurie du 1er escadron
    la Salle des Traditions : petit musée consacré à la Garde Républicaine
 
15-17 – Rue Jules Cousin
17 - Un immeuble bourgeois, construit par l'architecte G. Farcy en 1912 se trouve juste en face de la caserne.
29-31 / 34-36 – Rue de la Cerisaie
La rue de la Cerisaie est une rue du IVe arrondissement de Paris qui est située entre le boulevard Bourdon et la rue du Petit-Musc. La rue a été ouverte sur les jardins de l'Hôtel Saint-Pol1, elle a été successivement appelée rue Neuve de la Cerisaie, rue Serisay, puis rue de la Cerisaie. Son nom vient de l'allée de cerisiers qui traversait les jardins de l'Hôtel Saint-Pol. La rue de la Cerisaie est percée sous le règne de François Ier sur une cerisaie plantée dans les jardins de l'hôtel Saint-Pol2. Zamet, un riche financier italien, se fit construire un somptueux hôtel vers 1585 dans la rue3. Cet hôtel fut vendu au connétable de Lesdiguières à sa mort. Les jardins de l'hôtel se réduisent considérablement de 1739 à 1742, mais ils sont prolongés au niveau de la rue. L'hôtel est détruit en 1741, mais il est reconstruit en plus petit. Il est alors situé aux n°12 et 14 de la rue. Finalement, l'hôtel est définitivement détruit en 1877.
    4 bis - Centre culturel d'espéranto, siège des associations Espéranto-France, Espéranto-Jeunes et Espéranto Paris Île-de-France.
    10 - Plaque : « Ici s’élevait l’hôtel de Lesdiguières où le czar Pierre le Grand séjourna en 1717 ».
    15 - Hôtel de la fin du XVIIè siècle qui fut le siège de la Chambre syn­dicale de l’ameublement.
    25 - Hôtel particulier du XVIIe siècle avec fronton
    31 - Maison occupée au XVIIIe siècle par des services gérant le temporel du couvent des Célestins ; dans son ouvrage sur les rues de Paris, Jacques Hillairet rapporte une curieuse anecdote gastronomique :
    « On raconte que les administrateurs de ces services y faisaient bonne chère et qu'à un signal donné une trappe s'ouvrait pour laisser monter de la cave une table admirablement garnie. »
    Cette maison existe toujours et abrite de nos jours ... un restaurant.
 
35-37 – Rue Castex
La rue Castex est une voie située dans le 4e arrondissement, débutant au 37 boulevard Henri-IV et se terminant au 15 rue Saint-Antoine. Elle fut baptisée par décret du 11 juin 1806 en l'honneur de Pierre Castex (1760-1805), colonel du 13e régiment d'infanterie légère, tué à la bataille d'Austerlitz.
 
39-41 / 38-40 – Rue Lesdiguières
La rue de Lesdiguières est une rue du 4e arrondissement. Située dans le quartier de l’Arsenal, elle commence au no 8 de la rue de la Cerisaie et se termine 9, rue Saint-Antoine. Elle a été ouverte en 1765 sur l’emplacement de l’Hôtel de Lesdiguières, construit par Zamet, un riche financier florentin venu à Paris à la demande de Catherine de Médicis. Le roi de France Henri IV y venait souvent avec Gabrielle d'Estrées. À la mort de Zamet, cet hôtel fut vendu au connétable de Lesdiguières (1543-1626). Parmi les personnalités ayant habité cet hôtel, on compte le cardinal de Retz qui recevait là madame de Sévigné, Pierre Corneille, Molière. Après la mort du cardinal de Retz (1679) l'hôtel de Lesdiguières devint en 1716 la propriété du maréchal de Villeroy qui accueillit Pierre le Grand et Louis XV. Il fut démoli en 1765, au moment du percement de cette rue. Honoré de Balzac a habité de 1819 à 1820 au no 9 de la rue Lesdiguières, dans une mansarde sous les toits, près de la bibliothèque de l’Arsenal. Pour un loyer de soixante francs par mois, l'écrivain débutant étouffait dans un réduit qu'il qualifiait de « trou digne des plombs de Venise ». Au XXe siècle, le peintre Pierre Jutand vécut dans la rue.
 
41 - A la hauteur de ce numéro était l’emplacement du pont-levis de la Prison de la Bastille…
 
43-45 / 42-44 – Rue Jacques Cœur
La rue Jacques-Cœur est une voie publique située dans le 4e arrondissement. Elle débute au 4-4 bis rue de la Cerisaie et se termine au 3 rue Saint-Antoine.
 
46 – Le passage pour piétons situé à la hauteur de ce numéro se trouve à l’emplacement du pont-levis de la prison de la Bastille.
 
Au bout du boulevard Henri IV, on arrive à :
 
La Place de la Bastille
La Bastille a peut-être gardé de la Révolution le goût des défilés : manifestations politiques et syndicales, Marche des Fiertés, grands concerts populaires. C’est aussi un quartier festif, traversé de petites rues. Tout autour de la place se sont installés cinémas, cafés et lieux de spectacles. Au sol, les lignes de pavés tracent le contour de l’ancienne forteresse (voir fiche Les vestiges de la Bastille). En son centre se dresse la colonne de Juillet (1831-1840) haute de 47 mètres et élevée par Alavoine. Les Parisiens tués lors des révolutions de 1830 et 1848 reposent dans son soubassement, leurs noms gravés sur le fût de bronze. Au sommet, le génie de la Liberté est signé Dumont.
 
Tourner à droite sur :
 
Le boulevard Bourdon
Le boulevard Bourdon a été construit en 1806, pour servir de quai au bassin de l'Arsenal, alors en projet. Il est situé sur le chemin de Ronde qui suivait le fossé de l’enceinte Charles V et qui fut comblé en 1822 pour le canal Saint-Martin. Il porte le nom du colonel des dragons Bourdon, tué lors de la bataille d'Austerlitz le 2 décembre 1805. Ce boulevard longe le bassin de l'Arsenal, le long duquel n'existe aucune construction, et ne comporte donc que des numéros impairs, côté ouest.
 
29 - Grand bâtisse, à l’angle de la rue de la Cerisaie, qui est un Poste de « redressement » électrique pour la RATP. Cette sous-station a été édifiée en 1911 par l'architecte Paul Friésé, pour alimenter les lignes du réseau du métro. Comme toutes les autres sous-stations, elle transforme et redistribue le courant alternatif haute tension en courant continu basse tension, nécessaire pour le fonctionnement du réseau et moins risqué pour les voyageurs. Le courant étant aujourd'hui directement fourni en basse tension, la sous-station a perdu sa fonction originale. Le bâtiment constitué d'une ossature métallique recouverte de briques, est inspiré de l'architecture rhénane et ressemble par sa forme massive à un château fort. L'immense baie à arc plein cintre permettait d'apercevoir les immenses commutateurs de la salle des machines. Le bâtiment qui abrite toujours des locaux de la RATP, est classé à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
 
27-25 – La rue Bassompierre
La rue Bassompierre est une voie publique située dans le 4e arrondissement. Elle débute au 25 boulevard Bourdon et se termine au 10 rue de l'Arsenal. Cette voie fut ouverte en 1841 dans l'enclos du petit arsenal.
Plus loin, à l’angle de la rue Bassompierre, (maréchal de France 1579-1646 de l’époque du roi Henri IV)) dans un décrochement, une plaque rappelle qu’« ici se trouvait L’Hôtel de la régie des poudres où travailla et habita de 1776 à 1792 Antoine Laurent de Lavoisier, régisseur des poudres et salpêtres qui y installa son laboratoire de chimie. »
 
21-19 – La rue Mornay
La rue Mornay est une voie publique située dans le 4e arrondissement. Elle débute au 19 boulevard Bourdon et finit 10 rue de Schomberg, et 2 rue de Sully. L'Origine du nom est en relation avec Philippe de Mornay, seigneur Duplessis-Marly, dit Duplessis-Mornay (1549-1623), chef protestant français, partisan de Henri IV.
 
15 et 17 - Société des Amis de l’enfance.
11 - Procure des Missions africaines
1 - Emplacement au temps de Charles VI, une tour dite Tour de Billy que ce roi utilisa à des fins non avouables pour enfermer des prisonniers et les jeter dans la Seine, vivants, dans des sacs…Au début du XVIe siècle on y entassait la poudre à canons que le Grand-Arsenal fabri­quait jusqu’au moment, en 1538, où la foudre frappa la tour qui explosa et fut entièrement détruite.
 
Le Bassin de l’Arsenal
Le canal Saint-Martin se jette, après un passage forcé sous le tunnel du boulevard Richard-Lenoir, dans cet ancien fossé de l’enceinte de Charles V, dit de la Bastille, le port de l’Arsenal. Le port de l'Arsenal a d'abord été un fossé au 14e siècle qui servait de moyen de défense contre les assauts ennemis. Aux 16e et 17e siècles, le fossé de l'arsenal est devenu un bassin à flot pendant les périodes de crue du fleuve, et aménagé pour le commerce ou les besoins militaires. La réhabilitation du port a contribué à l’essor de la navigation de plaisance à Paris et en Ile-de-France. C'était autrefois un port de marchandises et c'est depuis 1983 un port de plaisance, bordé par des jardins, qui possède près de 180 postes d'amarrage. Il mesure 540 mètres de long.
    Le Jardin de l’Arsenal
    Le Bassin de l'Arsenal constitue un site privilégié, à l'abri des crues les plus fortes et des remous du fleuve. Son jardin, aménagé sur un hectare et agrémenté d'une roseraie, de pergolas, d'aires de jeux pour enfants, contribue, avec la proximité de l'eau, à faire de ce site un lieu idéal de promenade.
    Le Yacht Club Paris Bastille
    Le Yacht Club Paris Bastille a été créé en 1983 afin de développer des liens d'amitié entre les différents pratiquants de la navigation de plaisance et de favoriser l'accueil des nombreux plaisanciers étrangers en transit au port en période estivale.
 
Tourner à droite dans :
 
Le boulevard Morland
Le boulevard Morland, ancien quai Morland, est une voie située dans le 4e arrondissement. Le boulevard porte le nom du colonel français François Louis de Morlan, dit Morland, mort à la bataille d'Austerlitz en 1805 ; cette dénomination fait également référence à la proximité du pont d'Austerlitz. Un quai longeant le petit bras de la Seine qui sépare la rive droite de l'île Louviers est créé vers 1770 sur l'emplacement de l'ancien mail de l'Arsenal. Le quai du Mail est renommé quai du Colonel Morland en 1806 ou quai Morland. Dans les années 1840, le bras de la Seine est comblé et le quai Morland est transformé en boulevard.
 
4b-6 – La rue Crillon
La rue a été ouverte en 1843, en bordure ouest du grenier de réserve, sur des terrains qui dépendaient de l'Arsenal. En 1844, elle reçut le nom de Louis des Balbes de Berton de Crillon, qui participa à la Bataille d'Ivry et au siège de Paris en 1590 au côté d'Henri IV. La rue Crillon est une voie publique située dans le 4e arrondissement. Elle débute au 4 bis boulevard Morland et se termine au 4 rue de l'Arsenal.
    11 – Hôtel de Ferriot datant de la seconde moitié du XIXe.
 
10-12 – La rue de Brissac
Elle a reçu en 1844 le nom de Charles II de Cossé, comte puis duc de Brissac, maréchal de France après avoir remis les clés de Paris à Henri IV le 22 mars 1594, alors qu'il était gouverneur de la ville. La rue de Brissac est une voie publique située dans le 4e arrondissement. Elle débute au 10 boulevard Morland et se termine au 5 rue Crillon. La rue a été ouverte en 1843 pour desservir le grenier de réserve.
 
15 – Le Quartier Schomberg
À l’angle du boulevard Morland et de la rue Schomberg, un ensemble de bâtisses constituait la Caserne Schomberg, construite par Bouvard, en 1861. On peut remarquer son type de construction en fer et briques. Elle était destinée à trois com­pa­gnies de 150 hommes. Utilisée par la Garde républicaine, elle servit aussi, en 1901, comme Ecole des élèves-officiers de la gendarmerie. Endom­magée par des bombardements en 1944, elle sert aujourd’hui comme habitation.
Parmi les constructions notables de cette rue, figure l’ancienne caserne de la Garde républicaine édifiée en 1882-1883 par Joseph-Antoine Bouvard et reconvertie en partie –seuls trois blocs sur huit ont été conservés- dans les années 1996-1999 en bâtiments d’habitation. Le bâtiment central ayant conservé ses volumes d'origine, façades et toitures ainsi que son escalier central est inscrit aux Monuments Historiques en 2005.
 
La rue de Schomberg
Elle est ouverte dans les années 1840 puis allongée en 1866 jusqu’au quai Henri-IV sur des terrains de l’ancienne île Louviers. En relation avec les voies voisines honorant le roi Henri IV, elle porte le nom d’un ancien compagnon d’armes de ce monarque, Gaspard de Schomberg. Gaspard de Schomberg (1540-1599), d’origine allemande, il fut l’un des compagnons d’armes de Henri IV. Il avait été aussi un des mignons d’Henri III. Sous le règne d’Henri IV, il devint l’homme des finances du roi et on lui prêta une certaine influence quant à la conversion au catholicisme du Béarnais.
 
17 – Le Centre Morland
Vaste immeuble de 17 étages, baptisé « Immeuble Morland » construit de 1957 à 1964 par les architectes Albert Laprade, Pierre-Victor Fournier et René Fontaine, pour y accueillir la Préfecture de Paris. L'édifice abrita les services de l'État jusqu'en septembre 2011, avant que la Ville de Paris n'y installe ses services administratifs.
 
17-19 – La rue Agrippa d’Aubigné
La rue Agrippa-d’Aubigné est une rue du 4e arrondissement. Elle a été ouverte en 1869 sous le nom de rue d'Aubigné. La rue tient son nom de Théodore Agrippa d'Aubigné (1552-1630), poète, homme de guerre et historien.
 
Poursuivons jusqu’au boulevard Henri IV où se termine ce circuit.
 
Remontons dans le temps : en 1512, sur le terrain appartenant au Couvent des Célestins, la Ville de Paris s’octroya par voie autoritaire une bande de terrain le long de la Seine pour y construire des « granges » en vue de fabriquer canons et munitions. Rappelons que l’île Louviers n’était pas encore réunie à la berge. Ensuite, le roi Henri II décrète que ces « granges » seront Arsenal royal ou Grand Arsenal. Malheureusement, en 1563, une explo­sion terrible anéanti la fabrication. L’architecte Philibert Delorme reconstruit l’Arsenal et le grand maître de l’artillerie Sully en fait sa demeure principale. La fonderie est supprimée sous Louis XIV et la fabrication des poudres est mise à la Salpêtrière, alors le Grand Arsenal perd son importance. Toutefois, il faut relever que les statues du palais de Ver­sailles et du château de Marly ont été fondues ici, par les frères Keller.
Différents procès historiques eurent lieu ici même. À partir de 1631, Richelieu fait siéger une cour de justice pour des crimes spéciaux, en fait, c’est un tribunal d’exception. Accusé d’avoir détourné l’argent de l’état, Nicolas Fouquet est jugé ici. Son procès eut lieu de 1661 à 1664. Rappelons que ce tribunal ne condamna Fouquet qu’au bannissement, malgré un grand nombre de magistrats sur lesquels Colbert avait fait pression. Louis XIV, furieux, aggra­va la peine en détention perpétuelle et exigea pour le rapporteur, trop intègre à son goût, Lefèvre d’Ormesson, l’exil sur ses terres d’Ormesson-sur-Marne, près de Paris. En fait, le roi et Colbert voulaient la peine de mort pour Fouquet, ce que refusa d’Ormesson.
En 1676, c’est la marquise de Brinvilliers et sa « poudre de succession ». La pour­voyeuse, Catherine Deshaies, dite La Voisin qu’on torture, on appelait cela «la question » et elle parle…et compromet nombre de princesses, duchesses, comme les deux nièces de Mazarin, la comtesse de Gramont, la duchesse de Bouillon, la vicomtesse de Polignac, jusqu’à Racine et la favorite du roi Madame de Montespan. Voyant l’importance que cela prenait, le roi Louis XIV décida d’arrêter ce procès. La Voisin fut brûlée vive. Et à la suite du procès, pour faire bon poids, 34 condamnations furent prononcées et appliquées. C’était le lieutenant de police La Reynie (1625-1709) qui présidait la Chambre ardente.
 
Liens
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Sources
Wikipedia
Divers Internet
Dictionnaire historique des rues de Paris
Photos R.Desenclos 2008/2017