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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
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AUTOUR DU CANAL SAINT-MARTIN
 
Le Canal Saint-Martin
 
 
 
Promenons-nous le long du canal Saint-Martin
 
 
 
 
Le Canal Saint-Martin
Le canal Saint-Martin est un canal de 4,55 km de long situé essentiellement dans les 10e et 11e arrondissements. Il relie le bassin de la Villette — et au-delà le canal de l'Ourcq — au port de l'Arsenal (le port de plaisance de Paris) qui communique avec la Seine. C'est un canal de petit gabarit destiné, à l'origine, à l'adduction d'eau potable dans la capitale. Inauguré en 1825, il comporte neuf écluses et deux ponts tournants pour une dénivellation totale de 25 m. Avec le canal de l'Ourcq, le bassin de la Villette et le canal Saint-Denis, il constitue le réseau des canaux parisiens, long de 130 km, qui appartient à la Ville de Paris. Le canal Saint-Martin est inscrit monument historique depuis le 23 février 1993. Il fut construit de 1822 à 1825 et rejoint la Seine après 9 écluses. Il emprunte entre la Bastille et la Seine, l’ancien fossé de l’enceinte Charles V et est voûté entre cette place et la rue Rampon. (boulevard Richard Lenoir). Il mesure 1615 mètres en extérieur et 3.2 km en tout.
 
Comment s’y rendre
Métro Jaurès (lignes 2, 5, 7bis)
Bus : arrêt Jaurès (lignes 26, 48)
 
 
Départ : Au coin de la rue Lafayette et du Quai de Valmy
Prendre le Quai de Valmy
 
Le Quai de Valmy est celui de droite lorsque l’on descend le canal.
Le quai de Valmy est situé le long du canal Saint-Martin, dans le 10e arrondissement. Le nom rend hommage à la bataille de Valmy, le 20 septembre 1792, ou les généraux Kellermann et Dumouriez battirent les prussiens commandés par le duc de Brunswick. Actuellement, le quai d'une longueur de 1 720 mètres fait partie du 10e arrondissement, quartiers Porte-Saint-Martin et Hôpital-Saint-Louis. La rue débute au no 27 rue du Faubourg-du-Temple et se termine au no 230 rue La Fayette. Cette voie qui est formée lors de la construction du canal Saint-Martin, reçoit la dénomination de quai Louis XVIII, en 1824, en l'honneur du roi Louis XVIII qui venait de décéder.
 
200 – Point Ephémère, centre de dynamique artistique.
Point Ephémère, est un centre de dynamiques artistiques qui vit au rythme d’une programmation riche et variée d’expositions, de concerts, de performances, de festivals, de soirées, de rencontres et d’événements insolites… Il met aussi en place les moyens nécessaires à la résidence d’artistes grâce à des espaces dédiés : 1 studio danse, 3 ateliers d’artistes et 4 studios de répétition pour la musique. Ouvert le 13 octobre 2004, il est mené par l’équipe d’Usines Éphémères qui, depuis 1987, transforme des bâtiments en déshérence en espaces artistiques. Point Éphémère, occupe 1400 m² de l’ancien bâtiment de matériaux de construction Point P, aujourd’hui propriété de la mairie de Paris et qu’il partage avec La Caserne de Pompiers Château-Landon et la Maison des Associations du 10e arrondissement.
 
188 – La route qui plonge vers la rive mène aux Entrepôts Susset aujourd’hui le Centre de secours Landon.
Le centre de secours Landon fait partie du premier groupement d’incendie de la Ville de Paris. Il regroupe la dixième compagnie avec les centres de Bitche et de Pantin.
 
Traverser la rue Louis-Blanc, et passer la rue Alexandre Parodi. Le Canal se rétrécit et on arrive à une écluse, bordée par :
 
Le Square Eugène Varlin
Le square Eugène-Varlin est un square du 10e arrondissement de Paris, nommé en hommage à Eugène Varlin, ouvrier relieur, militant socialiste et communard. A l'entrée du square, une plaque est dédiée à Charles Dupas, aspirant de réserve du Génie et soldat des FFI, tué à 29 ans le 21 août 1944 au 159 quai de Valmy.
 
Plus loin (au 133), prendre la rue Monseigneur Rhodain à gauche et l’on atteint :
 
Le Square Madeleine Tribolati
Le square Madeleine-Tribolati est un square du 10e arrondissement en hommage à la syndicaliste CFTC Madeleine Tribolati. Ce jardin est un espace de jeux entouré par des massifs arbustifs de chèvrefeuille, d’aucubas au feuillage panaché vert et jaune et de lauriers-cerises du Caucase à la floraison blanche d’avril délicatement parfumée. Ils sont dominés par un mail de prunus ‘pissardii’. Il possède une fontaine d’eau potable.
 
127 – Entrée d’un jardin
 
115 – Le Jardin Villemin
Le Square Villemin est un jardin public situé dans le 10e arrondissement, à l'emplacement de l'ancien hôpital militaire Villemin. La porte d'entrée monumentale de cet hôpital est encore visible au 8 de la rue des Récollets. Cet hôpital avait été installé en 1861 dans le couvent des Récollets, près des gares de l'Est et du Nord, ce qui permettait aux blessés revenant du front d'être immédiatement soignés. Le nom de l'hôpital fait référence au docteur Jean-Antoine Villemin (1827-1892), né dans les Vosges, célèbre pour ses travaux précurseurs sur la tuberculose. Ses travaux ont été reconnus définitivement dès que le bactériologiste Robert Koch (1843-1910) réussit à mettre en évidence, à cultiver et inoculer le bacille de la tuberculose.
 
93 – Passerelle Bichat - voir au retour Quai de Jemmapes
 
Le Square des Récollets
Cet autre petit jardin partagé, comme le précédent, entre deux rivages, surplombe une écluse du canal Saint-Martin. Les marronniers forment une promenade continue le long de ses berges. La voix d’Arletty « Atmosphère, atmosphère… » résonne encore sur la passerelle de l’écluse des Récollets. A quelques mètres de là, vous apercevez le célèbre hôtel du Nord (102, quai de Jemmapes) reconverti en restaurant. Seule la façade de l’hôtel a été conservée.
 
87-89 – Surplomb sur La rue des Vinaigriers
La rue des Vinaigriers est une bien curieuse rue, de par son tracé. Elle constituait alors un raccourci pour aller à l’hôpital Saint-Louis. Elle porte ce nom, qui provient du lieu-dit dans lequel elle a été créée depuis 1728. Du point de vue, elle débutait au fond à gauche et, après un brusque coude, se dirigeait vers le boulevard de Magenta qu’elle traverse encore aujourd’hui pour se terminer sur la rue du faubourg Saint-Martin. Or, la partie située avant le coude a été renommée en 1946 rue Jean-Poulmarch. Cela n’est pas contestable, sauf que la numérotation n’a pas été revue, ce qui fait que la nouvelle rue occupe les premiers numéros et que la rue des Vinaigriers proprement dite commence au 26 pour les numéros pairs. Curieux ? Non !!
 
87 – La Passerelle Grange aux Belles
La passerelle de la Grange-aux-Belles est une passerelle piétonne franchissant le canal Saint-Martin, dans le 10e arrondissement. La passerelle de la Grange-aux-Belles franchit le bassin des Marais. Elle relie le quai de Valmy au niveau de la rue des Vinaigriers et de la rue Jean-Poulmarch en rive droite au quai de Jemmapes à hauteur de la rue de la Grange-aux-Belles, à qui elle doit son nom. Elle est située au-dessus de la porte aval des écluses des Récollets, à proximité du pont tournant de la Grange-aux-Belles.
 
81 – Le Collège Louise Michel
Le collège Louise-Michel, fondé en 1945, est situé dans le quartier de la Porte-Saint-Martin, un des quatre quartiers du 10e arrondissement. Le collège porte le nom de Louise Michel (1830-1905), une institutrice, militante anarchiste, franc-maçonne, aux idées féministes et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Le premier bâtiment est construit par les architectes Daniel et Lionel Brandon assistés de Raoul Brandon, sur un projet daté de 1933. La première tranche des travaux est achevée en juillet 1937, la construction est achevée en 1939 par Édouard Boegner. Un bas-relief réalisé en 1936 par François Bazin représentant une allégorie de l'enseignement orne la façade.
 
71 – Passerelle Richerand – voir au retour Quai de Jemmapes
55 – Passerelle Alibert – voir au retour Quai de Jemmapes
43 – Passerelle des Douanes – voir au retour Quai de Jemmapes
 
Le Square Frédérick Lemaître
Le square Frédérick-Lemaître est situé de part et d'autre du canal Saint-Martin, au niveau des écluses du Temple, là où le canal devient souterrain. Vous accèdez aux deux parties distinctes du jardin par une jolie passerelle, qui enjambe le canal Saint-Martin. De majestueux platanes encadrent la statue du comédien Frédérick Lemaître (1800-1876) par Pierre Granet (1898). Ils dominent un plus modeste oranger des Osages. De la passerelle, vous pourrez contempler à loisir le passage de l’écluse du Temple par les bateaux. Du côté du quai de Valmy, vous remarquerez un charmant kiosque de style oriental, destiné à abriter les gardiens.
 
Le buste de Frédérick Lemaître
Le buste de Frédérick Lemaître est une sculpture de Pierre Granet. Le buste de Frédérick Lemaître est situé dans le square Frédérick-Lemaître, au-dessus du canal Saint-Martin à l'endroit où il devient souterrain, au croisement de la rue du Faubourg-du-Temple. L'œuvre est un buste du comédien Frédérick Lemaître sur un piédestal, la tête tournée vers la droite et le regard vers la gauche. Il est glabre, avec des cheveux ondulés volumineux. Il porte une redingote, une cravate à la mode des années 1830.
Remarquons que le Quai de Valmy commence ici au 31.
 
Nous sommes à la hauteur de la rue du Faubourg du Temple. Avant de remonter le quai d’en face, remarquons à gauche :
 
20 - La discothèque Le Gibus
Le Gibus est une boîte de nuit et une salle de concert parisienne d'une capacité d'environ 900 personnes. Le Gibus est situé dans les sous-sols d'une cour de la rue du Faubourg du Temple dans le 11e arrondissement. La salle a ouvert ses portes en 1967. Elle a connu son heure de gloire à partir de 1977, quand Patrick Eudeline y fait venir la génération punk, comme Asphalt Jungle. Au fil des années, le club accueille la plupart des groupes rock français et étrangers venus se produire dans la capitale : Wilko Johnson, Wreckless Eric, The Police, Johnny Thunders, The Wanderers, Les Désaxés, Téléphone etc. Le groupe américain the Fleshtones y a enregistré en public son album Speed Connection. Au début des années 1990, le Gibus entame un nouveau virage en ouvrant sa programmation aux musiques électroniques et au Hip-hop. En 2005 et 2006, le Gibus accueille les vendredis soirs les Rock'n'Roll Friday, des soirées organisées par Philippe Manœuvre lors desquelles se produisent trois nouveaux groupes qualifiés de « groupes de la nouvelle scène rock française ». En 2007, le Gibus crée le Festival Rock Inter Région, un festival itinérant qui se déplace dans de nombreuses villes en France.
 
18 – L’Apollo Théâtre
L'Apollo Théâtre (anciennement Théâtre le Temple) est une salle de spectacles parisienne située dans le 11e arrondissement, au 18 rue du Faubourg-du-Temple. À cet emplacement fut fondée en 1782 par Philip Astley, ancien sous-officier de la cavalerie britannique, et son associé Antonio Franconi le premier cirque permanent de Paris: l’Amphithéâtre anglais. On pouvait y voir des jeux équestres, des animaux dressés et des clowns. Après le départ d'Astley en 1793, Franconi lui succède, puis déménage en 1801 pour fonder le Cirque-Olympique. La salle brûle en 1826 au cours d'un pantomime : 'L'incendie de Salins'. À partir de 1912, un cinéma de 500 places le "Consortium" est créé. Il cède la place en 1922 à un café-concert dénommé "Le Temple-Concert". Dès 1930, un nouveau cinéma coexiste avec le théâtre sous le nom de "Templia". Il se maintiendra jusqu'en 2003, date de sa disparition, sous le nom de l'Action République. On y projetait des œuvres d'art-et-essai et des courts métrages dans une salle unique de 350 places. Le théâtre Le Temple réaménagé en 4 salles devient alors un plateau humoristique parisien, avec 8 à 10 spectacles par jour. Il a contribué à la découverte de nombreux artistes désormais reconnus : Omar & Fred, Clémentine Célarié, Jean-Luc Lemoine ou encore Tomer Sisley et Audrey Lamy, qui prennent plaisir à revenir se produire sur la scène de leur début. La programmation proposée est ainsi riche et variée, alternant artistes confirmés et jeunes talents. Le théâtre le Temple est devenu l’Apollo Théâtre en décembre 2014, le lieu axe sa programmation sur les Comédies, le One Man et Woman show. Une place importante est réservée à la découverte de nouveaux talents.
 
En face :
 
Le boulevard Jules Ferry
Cette voie a été nommée en l'honneur Jules Ferry homme d'État français et promoteur de « l'école publique laïque, gratuite et obligatoire ». Elle a remplace les deux quais et comprend ainsi les anciens numéros 1/2 à 31/34.
 
Le Square Jules Ferry et La statue de la Grisette
Le Square se trouve au milieu du boulevard éponyme et représente le début des jardins qui couvrent le canal Saint-Martin, souterrain à cet endroit. Il mesure 5850 m². On y trouve une statue de pierre du sculpteur Jean-Bernard Descomps installée là en 1909. Elle représente une Grisette, nom donné au XIXe siècle aux jeunes femmes pauvres qui travaillaient dans les ateliers de confection habillées d'une blouse grise et dont les bourgeois pensaient pouvoir aisément acheter les faveurs sexuelles. D'après l'attitude, la figure est plus exactement un trottin, jeune employée en formation dont la tâche principale consistait à aller livrer les commandes, à pied.
 
A droite :
 
37 – Le Palais des Glaces
Le Palais des glaces est une salle de spectacle parisienne édifiée en 1876 au 37 rue du Faubourg-du-Temple, dans le 10e arrondissement. L'établissement, spécialisé dans le café-théâtre et dirigé depuis 2002 par Jean-Pierre Bigard, également directeur de la Comédie de Paris, comprend deux salles : la principale de 482 places (réparties entre orchestre et balcon) et le Petit Palais des Glaces, de taille bien plus modeste.
 
Prendre en retour le Quai de Jemmapes.
 
Le Quai de Jemmapes
Le Quai de Jemmapes commence au 34. Il commémore la bataille de Jemmapes qui eut lieu le 6 novembre 1792 à Jemappes, entité de Mons, dans l'actuelle province de Hainaut en Belgique. La graphie est restée la même qu'en 1792 et n'a pas suivi les évolutions du nom du village belge. Les Français prononcent « jémap » tandis que les Belges prononcent « jemap », ce qui est assez logique puisque la langue française requiert que l'on prononce « é » les « e » placés devant des consonnes doubles (ex. : dilemme).
 
48 – Centre culturel Pouya
Le Centre Culturel Pouya est avant tout un salon de thé. On s’installe sur les banquettes, confortablement appuyé contre des coussins brodés de motifs perses. Ici tout le mobilier vient d’Iran, depuis les tabourets en bois ouvragés, jusqu’aux tables en fer forgé, et bien sûr les tapis persans. Depuis 25 ans, le Centre Pouya s’attache à faire connaître la culture iranienne en mettant en avant des traditions et des artistes, passés ou présents. Les murs sont décorés de photographies, d’œuvres d’art et d’instruments de musiques. Les étagères sont remplies de livres que l’on peut emprunter (la plupart sont écrits en persan !), et des citations du poète Rûmî, mystique persan du XIIIème siècle sont calligraphiées sur les murs.
 
50 – La Passerelle des Douanes
La passerelle des Douanes (aussi appelée passerelle du Temple et passerelle des Douanes-et-du-Temple) est une passerelle piétonne franchissant le canal Saint-Martin, dans le 10e arrondissement. Elle franchit le bassin des Marais du canal Saint-Martin, à proximité des écluses du Temple. Elle est située dans le prolongement de la rue Léon-Jouhaux, entre le quai de Valmy et le quai de Jemmapes, au bout du square Frédérick-Lemaître. La passerelle est un pont en arc par-dessous en fonte construit en 1860.
 
66 – La Passerelle Alibert et pont routier
La passerelle Alibert est une passerelle piétonne franchissant le canal Saint-Martin, dans le 10e arrondissement. Elle franchit le bassin des Marais du canal Saint-Martin, à proximité du pont tournant de la rue Dieu qu'elle surplombe, entre le carrefour de la rue Dieu et du quai de Valmy en rive droite et celui de la rue Alibert et du quai de Jemmapes.
 
76 – La Passerelle Richerand
La passerelle Richerand est une passerelle piétonne franchissant le canal Saint-Martin, dans le 10e arrondissement. La passerelle Richerand franchit le bassin des Marais du canal Saint-Martin à hauteur de l'avenue Richerand en rive gauche, et de la rue Jean-Poulmarch, de la rue de Marseille et de la rue Beaurepaire en rive droite. La passerelle est constituée de deux grandes poutres reconstituées soudées formant les béquilles et le garde-corps du tablier, les escaliers d'accès sont aménagés pour moitié sur des piles de maçonnerie de part et d'autre du canal et pour moitié entre les grandes poutres.
 
Tourner dans la rue Richerand pour atteindre :
 
L’Hôpital Saint-Louis
L’hôpital Saint-Louis est un hôpital de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) situé dans le 10e arrondissement, au nord de la rue Bichat, 1 avenue Claude-Vellefaux. Créé par Henri IV pour désengorger l’Hôtel-Dieu lors de l’épidémie de peste à Paris en 1605-1606, il lui donna le nom de Saint-Louis en souvenir de son aïeul Louis IX, mort de dysenterie devant Tunis en 1270. Aujourd’hui, l’hôpital Saint-Louis utilise ses locaux historiques (qui sont en partie classés et en partie inscrits monument historique) pour les activités administratives, et est équipé depuis les années 1980 d’un nouvel ensemble immobilier moderne où s’effectuent ses missions hospitalières et universitaires de centre hospitalier universitaire (CHU). Ses spécialités majeures sont la dermatologie, l’hématologie ainsi que la cancérologie. Il emploie 2 500 personnes, dont un millier pour le personnel médical. Il abrite l'institut de recherche sur la peau de l'INSERM et la Fondation René-Touraine. La porte sud-ouest de l’hôpital (située au croisement de la rue Bichat et de l’avenue Richerand) est connue du grand public comme étant l'entrée du commissariat dans la série policière Navarro.
 
Prendre la rue Bichat sur la gauche. Au bout de la rue, sur la gauche.
 
Le Square des Récollets
Cet autre petit jardin partagé, comme le précédent, entre deux rivages, surplombe une écluse du canal Saint-Martin. Les marronniers forment une promenade continue le long de ses berges. La voix d’Arletty « Atmosphère, atmosphère… » résonne encore sur la passerelle de l’écluse des Récollets. A quelques mètres de là, vous apercevez le célèbre hôtel du Nord (102, quai de Jemmapes) reconverti en restaurant. Seule la façade de l’hôtel a été conservée.
 
108 - La Passerelle Bichat
La passerelle Bichat est une passerelle piétonne franchissant le canal Saint-Martin, dans le 10e arrondissement. La passerelle Bichat franchit le bassin des Récollets, en amont des écluses 5 et 6 des Récollets, à proximité du jardin Villemin. Elle relie le quai de Valmy en rive droite au quai de Jemmapes à hauteur de la rue Bichat, à qui elle doit son nom.
 
Et en face du square :
 
L’Hôtel du Nord
L’écrivain Eugène Dabit (1898-1936) logea et travailla dans cet hôtel qui était la propriété de ses parents. En 1928 il publia le roman L’Hôtel du Nord largement inspiré par les observations qu’il fit dans cet établissement. Ce roman fut adapté par Marcel Carné au cinéma en 1938 sous le titre Hôtel du Nord. Le bâtiment, devenu par la suite, insalubre, était menacé de destruction : le permis de démolir a heureusement été refusé en 1983, ce qui a sauvé la façade, depuis préservée et classée.
 
Reprendre le quai
 
114 – Lycée professionnel Marie Laurencin
Les arts appliqués sont le secteur d’activité des designers, c’est-à-dire, ceux qui réfléchissent et travaillent la forme et la fonction de tout ce qui entoure l’individu : objets, habitat, vêtements, communication…Cet enseignement s’inscrit dans l’exigence de culture générale de la voie professionnelle et participe à la préparation d’une poursuite d’études (MANAA, BTS, école de stylisme…). En prenant appui sur les acquis du collège, notamment sur les enseignements et les activités artistiques, ils abordent les questions que pose l’environnement quotidien, en constante évolution. Adaptés à la formation professionnelle des métiers de la mode et du vêtement, les cours permettent de travailler sur les formes, les couleurs et les matériaux en utilisant différents champs de recherche tels que : « Appréhender son espace de vie », « Construire son identité culturelle » et « Élargir sa culture artistique ».
 
116-118 – Espace Anim’ – Espace Jemmapes
http://www.crl10.net/portfolio/9
 
132-134 - Ancienne usine électrique inscrite aux monuments historiques. Ateliers Exacompta.
Au début du 20e siècle, la production et la distribution de l’énergie électrique à Paris étaient devenues insuffisantes pour les besoins croissants de la population et pour fournir du courant à toutes les lignes du métropolitain. Une « architecture spécifique de l’électricité » vit ainsi le jour, oeuvre de constructeurs inventifs qui surent mêler la science de l’ingénieur au talent de l’architecte : Paul Friesé fut de ceux-là, maître reconnu dans la construction des sous-stations électriques, il fut chargé en 1895 par la CPAC (Compagnie parisienne de l’air comprimé) de construire une usine de ce type sur le canal : site propice à son édification, car outre l’eau nécessaire à son bon fonctionnement, les péniches pouvaient apporter jusqu’aux pieds du bâtiment le charbon transporté électriquement par un élévateur. La reconnaissance officielle de ce nouvel « art-technique » fut la remise de la médaille de l’Exposition universelle de 1900 à l’usine électrique du quai de Jemmapes, puis vint son classement au titre de « Monument historique » (1992). Qu’avait donc de si particulier ce bâtiment industriel pour connaître de tels honneurs ? Le projet initial de son concepteur était resté inachevé, il n’avait livré que la moitié de l’édifice car une réduction de son plan s’était imposée vu l’étroitesse du terrain. Friesé avait été contraint de construire son usine à la verticale, ainsi furent superposées en hauteur les salles techniques des chaudières et des générateurs, les silos à charbon et les réserves d’eau. Il aménagea un élévateur à charbon, surmonté d’un campanile et d’une lanterne culminant à 40 mètres, véritable phare pour l’accostage des péniches. Pour donner fière allure à l’édifice qui était visible du canal, il exposa sur le quai le bâtiment noble de l’administration avec une façade en briques rouge et en pierre ocre, dissimulant aux regards les constructions techniques de l’arrière. Au début du 20e siècle, plus de 300 ouvriers travaillaient dans ce phalanstère industriel, longtemps considéré comme la plus importante et la plus moderne usine d’électricité de France. Mais la gloire n’eut qu’un temps et l’usine du quai de Jemmapes, bientôt inadaptée aux progrès techniques de la production électrique, fut décriée, son implantation créant d’énormes nuisances atmosphériques rejetées par une dizaine de cheminées, la population environnante se plaignait, de plus l’administration avait du mal à honorer les lourdes taxes infligées par la Ville de Paris. Toutes ces considérations entraînèrent dès la première guerre mondiale l’arrêt de la fonction électrique du bâtiment, l’élévateur à charbon fut démoli et les bâtiments désaffectés en 1928. Ils furent ensuite modifiés au fil des années en ateliers divers : fabrication de vêtements de travail « Labor », bien adapté aux besoins vestimentaires des nombreux ouvriers du 10e, atelier de meubles puis dépôt de presse : le papier pointait déjà son nez puisqu’aujourd’hui les papeteries Clairefontaine et les agendas Exacompta occupent les lieux. Les péniches ne viennent plus jusqu’au grand vaisseau industriel, elles ont été remplacées sur les quais par des camions qui chargent et déchargent des tonnes de papier sans lequel livres et agendas ne pourraient êtes livrés sous leur forme « papier », avant qu’ils ne soient un jour consultés électroniquement. L’usine Friesé pourrait alors devenir dans une ultime reconversion un haut lieu du cyberespace.
 
152 – Le Square Henri Christiné
Le jardin rend hommage à Henri Christiné (1867-1941), qui était auteur, compositeur et créateur d'opérettes. L'ancien jardin de la place de la République portait déjà son nom mais a été supprimé lors du réaménagement de la place en 2013. Ce petit jardin est séparé par un pont du square Eugène-Varlin, situé juste en face. Il est bordé d’un alignement d’érables sycomores et de platanes. Le vent bruissonne dans le feuillage des orangers du Mexique, des viornes odorantes, des cerisiers à fleurs, des abélias et des photinias, des arbustes qui voisinent avec des hortensias, des bruyères, des rhododendrons, ainsi que quelques plantes vivaces (hostas et lysimaques). De la passerelle, vous dominez une des écluses du canal. Si vous prenez le temps de vous arrêter, vous vous laisserez prendre par le rythme lent du passage des bateaux qui attendent paisiblement de longues minutes avant de pouvoir passer de l’autre côté de l’écluse (la dénivellation est de 25m). Un spectacle qui ravira petits et grands.
 
154 – Le Gibet de Montfaucon
Les Fourches de la grande Justice de Paris étaient le principal et le plus grand gibet des rois de France. Il n'en reste aucune trace visible. Érigé à Paris sur la butte de Montfaucon, à cent cinquante mètres de l'actuelle place du Colonel Fabien par la rue Albert-Camus, il a fonctionné depuis au moins le début du XIe siècle jusque sous le règne de Louis XIII. De fourches patibulaires construites en bois vraisemblablement en 1027 par la Haute Justice du comté de Paris, Montfaucon est transformé peu après 1303 en un monument où sont exposées aux vents et aux corbeaux les dépouilles, parfois décapitées ou démembrées, des condamnés à mort exécutés sur place ou ailleurs en France. Il est remodelé en 1416, durant la guerre de Cent Ans, à la suite de l'insurrection de Paris en un spectaculaire portique à seize piliers qui périclite avec l'avènement en 1594 du « Bon Roi Henri » et la fin des guerres de Religion. Ses ruines sont effacées par la Révolution mais « son funeste escalier qui dans la mort finit »1 demeure un lieu commun de l'imaginaire français, avec la Bastille et la guillotine, et au même titre que le « hanged, drawn and quartered » en Angleterre.
 
Fin au 213
Rejoindre le point de départ.
 
Liens
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Sources
Equipement.fr
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Photos R.Desenclos 2008/2017