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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
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LE QUARTIER SAINT-MERRI
 
L'Eglise Saint-Merri
 
 
Faisons le tour du quartier Saint-Merri
 
 
 
Comment s’y rendre
Métro : Rambuteau (ligne 11)
Bus : 29/38/47/75 arrêt Centre Georges-Pompidou
 
Arrêt proches
29 arrêt Archives-Rambuteau
29/38/47/75 arrêt Grenier Saint-Lazare-Quartier de l’Horloge
38/47/75 Hôtel-de-Ville
 
Circuits proches
Le Long de la rue de Rivoli
Dans le 4ème médiéval
 
En sortant du métro Rambuteau, traverser la rue Rambuteau et tourner plus loin à gauche dans :
 
La rue Geoffroy L’Angevin
La rue tirerait son nom de Geoffroy l'Angevin (ou Geoffroy Langevin), un propriétaire habitant de la rue au XIIIe siècle. Elle débute au 59 rue du Temple et se termine au 6 à 20 rue Beaubourg. En 1278 elle est écrite rue Gefroi-l'Angevin et elle est citée dans Le Dictionnaire des rues de Paris de Guillot de Paris sous la forme rue Gieffroi l'Angevin. Une décision ministérielle, du 3 pluviôse an IX (23 janvier 1801), signée Chaptal, fixe la largeur de cette voie publique à 8 mètres. Cette largeur est portée à 10 mètres, en vertu d'une ordonnance royale du 29 mars 1827. Elle mesure 139 mètres.
17 – Hôtel de Jean-Paul, seigneur de Maintenon, qui le vendit, en 1698, à la femme de l’écuyer François Le Juge. Hôtel habité vers 1750 par l’abbé René de la Bletterie (1696-1772), professeur de rhétorique et d’histoire ecclésiastique à l’Oratoire, professeur d’éloquence au Collège de France et membre de l’Académie des Inscriptions. Un règlement sur les perruques, qui contraria ses goûts, lui fit abandonner ses cours à l’Oratoire.
 
Au bout de la rue, tourner à droite dans la rue du Temple.
Puis tourner à droite dans :
 
La rue Simon-le-Franc
Cette rue doit vraisemblablement son nom à un bourgeois de Paris et propriétaire, habitant cette voie, Simon Franque, qui serait mort avant 1211. Actuellement, la rue Simon-le-Franc, d'une longueur de 96 mètres, est située dans le 4e arrondissement, quartier Saint-Merri, et commence au 45 rue du Temple et finit au 26 rue du Renard et au 2 rue Beaubourg. Selon le cartulaire du prieuré Saint-Éloi de Paris, dépendant de l'abbaye de Saint-Maur-des-Fossés, datant de 1237, cette rue existait déjà et portait déjà son nom actuel. Une décision ministérielle, du 13 vendémiaire an X (5 octobre 1801), signée Chaptal, fixe la moindre largeur de cette voie publique à 8 mètres. Sa moindre largeur est portée à 10 mètres, en vertu d'une ordonnance royale du 16 mai. En 1890, elle absorbe la rue Maubué qui était dans son prolongement, jusqu'à la rue Saint-Martin. La moitié de l'ancienne rue, entre la rue Brisemiche et la rue Beaubourg, disparait lors de la destruction de l'îlot insalubre numéro 1 en 1936. Rien n'y est alors construit, le terrain sert de parc de stationnement sous le nom de plateau Beaubourg pendant trente-cinq ans. De 1972 à 1977, le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou et la place Georges-Pompidou sont aménagés à cet emplacement. En septembre 2007 s'est ouvert, au 9, un centre d'animation, le Pôle Simon Lefranc géré par la Fédération des MJC d'Île-de-France pour la mairie du 4e arrondissement.
 
Au bout de la rue, tourner à gauche dans la rue Beaubourg.
Puis tourner à gauche dans :
 
La rue Pierre au Lard
L’étymologie du nom de cette rue n'est pas connue. Il est toutefois communément admis que le nom de cette rue provient d'une corruption. Il pourrait s'agir de celui de Pierre Oilart, un notable qui habitait la voie au XIIIe siècle. Elle débute entre les nos 12 et 14 rue Saint-Merri, se poursuit vers le nord-est pendant environ 35 m puis fait un coude à angle droit vers le nord-ouest sur une trentaine de mètres pour aboutir entre les nos 22 et 24 rue du Renard. Au total, la rue mesure 66 m de long.
2 et 4 - Sur la droite de la rue, dans la portion droite entre la rue Saint-Merri et le coude, s'élève :
 
L'hôtel Le Rebours
L'hôtel Le Rebours est un hôtel particulier situé 12 rue Saint-Merri, dans le 4e arrondissement. Il est longé à l'ouest par la rue Pierre-au-Lard et à l'est par un passage privé. L'architecte Claude Monnard construit l'hôtel en 1624 pour Jean Aubery, maître des requêtes. Thierry Le Rebours acquiert le bâtiment en 1672. La façade et l'escalier sont transformés par le nouveau propriétaire éponyme en 1695. L'hôtel est inscrit au titre des monuments historiques le 31 juillet 1990.

6 - Le théâtre Essaïon est situé dans le coude.
Installé dans l’une des caves médiévales de l’ancien hôtel de l’Aigle d’Or, il est issu de la volonté d'une troupe de comédiens autour de Régis Santon dans les années 1975. Cette première installation échouera faute de moyen. Le lieu est repris par José Valverde pour présenter des créations sur des pièces contemporaines. En 1987, la comédienne Alida Latessa lui succède. En 1995, une seconde salle de 70 places, dans une autre cave à voûtes mitoyenne de la précédente est créée. En 2003, le théâtre devient un lieu principalement consacré à la chanson de création et de répertoire et au théâtre musical. La petite salle est transformée en un cabaret de soixante-dix places. Depuis janvier 2006, l’équipe de l’Aktéon Théâtre a repris les rênes du théâtre et fait renaître le théâtre dans la grande salle.

Une entrée du café de la Gare se situe au niveau de l'élargissement de la rue, près de la rue du Renard.
 
Au bout de la rue Pierre-au-Lard prendre à gauche. On passe devant
 
L’Eglise de Jésus-Christ des Saints-des-Derniers-Jours
L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, appelé aussi Église mormone, est un mouvement religieux se déclarant être une église chrétienne restaurationniste née dans l'État de New York, aux États-Unis, en 1830. Elle se considère comme une religion révélée. Son siège mondial se trouve à Salt Lake City dans l'Utah. Aux États-Unis, elle est la quatrième plus grande confession se déclarant chrétienne (6,16 millions de membres). À l'échelle mondiale, elle revendique plus de 15 millions de membres.
 
Et plus loin
 
Le cul-de-sac du Boeuf L’Impasse du Bœuf
Cette curieuse impasse, que ferme une grille dont le pose fut ordonnée en 1774 était, au XIIIème siècle, une rue qui, formant retour d’équerre sur sa gauche se prolongeait par la rue Pierre-au-Lard jusqu’à la rue Brisemiche. Devenue impasse, elle s’est appelée à la fin du XIIIème siècle, cul-de-sac du Bec-Oye, ensuite du Buef et Oë, puis du Beuf et Ouë et aussi des Bouvetins. On lui a également donné le nom de Cul-de-sac de la rue Neuve-Saint-Merry. Le nom actuel s’est maintenu après 1722. Cette impasse, très pittoresque avec son caniveau central et ses bornes longe l’aile orientale, du XVIème siècle, de l’Hôtel le Rebours. Située au 10 rue Saint-Merri, elle mesure 44 mètres.
 
Revenir vers la rue du Renard par
 
La rue Saint-Merri
Elle porte le nom de Saint-Merri, parce qu'elle passe le long de l'église Saint-Merri. Cette rue déjà bâtie en 1210, c'est à dire peu de temps après la construction de l'enceinte de Philippe Auguste. Cette voie portait le nom de rue Neuve-Saint-Merri au XIIIe siècle. On ajouta le mot neuve, non seulement parce-ce qu'elle était nouvellement mais bâtie, mais également pour la distinguer de la partie occidentale de la rue de la Verrerie qui se nommait aux XIIIe et XIVe siècles rue Saint-Merri. Elle est également appelée rue Neuve-Saint-Médéric. Elle mesure 225 mètres.
12 – Hôtel le Rebours. – Voir Rue Pierre au Lard.
 
Prendre à gauche
 
La rue du Renard
La rue du Renard porte le nom d’une ancienne enseigne avec un Renard-qui-Prèche. La rue du Renard actuelle, formée en 1868, résulte de la fusion des deux rues :
Entre la rue de Rivoli et la rue de la Verrerie : la rue de la Poterie-des-Arcis
Entre la rue de la Verrerie et la rue Saint-Merri : la rue du Renard-Saint-Merri
En 1899, la rue est prolongée, une première fois, jusqu'à la rue Pierre-au-Lard puis en 1909, une seconde fois, jusqu'à la rue Simon-le-Franc.
La rue du Renard et la rue Beaubourg forment un axe unique.
 
21 - Maison de l’île de la Réunion, depuis 2015.
L’espace Ile de la Réunion a été inauguré le 25 novembre 2015 au 21 rue du Renard. Boutique alimentaire et artisanale, galerie d’exposition, bureaux du Département et du CNARM constituent désormais une vitrine réunionnaise en plein cœur de la capitale, ouverte du mardi au samedi de 10h30 à 19h00.
 
12 - En 1900, l'hôtel de Pomponne cède ses terrains situés à cette adresse au Syndicat de l'Épicerie française. Au début des années 1980, les activités du syndicat sont transférées dans une autre partie du bâtiment.
Le syndicat a été fondé en 1896. Il regroupait les petits patrons soucieux de se faire entendre face au développement de la grande distribution. Les épiciers indépendants subissaient de plus en plus durement la concurrence des grandes enseignes comme Félix Potin, qui avait ouvert son premier magasin non loin de là, à l’angle du boulevard Sébastopol et de la rue Réaumur. Avec son slogan, « Félix Potin, on y revient !», la chaîne révolutionna les pratiques commerciales, notamment avec le libre-service et des produits pré-emballés grâce à la mise en place en amont d’unités de conditionnement industriel. Les sculptures représentent les quatre saisons. Face à la nouvelle donne, les épiciers indépendants ont été obligés de s’adapter en montant progressivement en gamme. Ils ne lésinèrent pas sur la dépense pour bâtir le siège de leur syndicat. Ils en confièrent la construction à Edouard Bauhain et Raymond Barbaud. Le sculpteur Jules Rispal s’est chargé de la décoration. L’immeuble, terminé en 1901, fut financé par une grande souscription et la mise en location de ses étages. Le syndicat n’occupait que le rez-de-chaussée. Le délitement de la profession obligea l’association à vendre l’immeuble au début des années 1980 pour s’installer rue du Faubourg Poissonnière.
La salle du rez-de-chaussée est alors transformée en théâtre : le théâtre de l'Épicerie jusqu'en 1986, le Roseau Théâtre jusqu'en 1993. En 1994, il devient le Théâtre du Renard.
 
11 - Maison patricienne médiévale. Les caves sur deux niveaux sont remarquables avec un décor soigné, avec chapiteau orné de feuilles de figuier et comprenant un puits, l'ensemble s'étendant sur une superficie de près de 200 m2. Au Moyen Âge, le seuil de la maison était à quarante centimètres au-dessous du niveau du trottoir actuel. La façade, remaniée aux XVIIe et XVIIIe siècles, a révélé lors d'un ravalement les restes de baies gothiques et d'un oculus au départ d'un pignon aujourd'hui disparu.
 
8/10 – Direction de l’Administration pénitentiaire.
La direction de l'Administration pénitentiaire est l'une des cinq directions du ministère français de la Justice, chargée de l'administration pénitentiaire. D'abord créée au ministère de l'Intérieur en 1851, elle a été placée sous l'autorité du garde des Sceaux en 1911. Son directeur est nommé par décret en Conseil des ministres, sur proposition du garde des Sceaux.
Elle se compose de :
une administration centrale
des services déconcentrés :
les directions interrégionales des services pénitentiaires (DISP)
les établissements pénitentiaires
les services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP)
un service à compétence nationale : Service de l'emploi pénitentiaire (SEP)
un établissement public administratif chargé de la formation de tous les personnels pénitentiaires, l'École nationale d'administration pénitentiaire (ENAP).
 
Tourner à gauche dans :
 
La rue de la Verrerie (du 58/71 au 46/59)Le rue de la Verrerie
Cette rue fut pendant très longtemps une des rues les plus importantes de la rive droite. Son nom vient que la Confrérie des peintres sur verre y était installée à la fin du XIIe siècle. Cette Confrérie comprenait des émailleurs, des verriers et des fabricants de chapelets et colliers. Quand on remplaça les vitraux par du verre blanc, cette communauté déclina. Le roi Louis XIV pour ses commodités personnelles fit élargir la rue afin qu’il puisse se rendre plus facilement de son palais du Louvre à son château de Vincennes. Cet élargissement profita aussi aux ambassadeurs qui faisaient leur entrée solennelle à Paris par cette voie.
63 - Habita ici le peintre François Boucher (1703-1770) Maître de la peinture galante et rococo. Ami de la Pompadour, il fut nommé premier peintre de Louis XV.
65 - Maison à trois pignons, restaurée. Une boutique d’un antiquaire d’objets de marine est forte intéressante. Au fond de la cour : « Bois et couleurs Orient » Une vraie caverne d’Ali-Baba de marchandises provenant du sud-est asiatique avec des meubles, des soieries etc.
67 - Eugène Labiche naquit ici le 15 mai 1815. Plaque. Il mourut en 1888. Auteur de pièces à succès, comme Le voyage de M. Perrichon, Le chapeau de paille d’Italie, entre autres.
Tourner à droite dans la rue du Temple et rejoindre la rue de Rivoli.

Nous sommes face à la Place de l’Hôtel-de-Ville.
Prendre la rue de Rivoli sur la droite jusqu’à la rue du Renard
Prendre la rue du Renard sur la droite puis la rue de la Verrerie sur la gauche.
 
La rue de la Verrerie (62-76/77-91)
70 - Fenêtres de l’entresol.
79 - Siège, en 1868, de l’Académie internationale des sciences de chimie, de physique et de minéralogie appliquées aux arts et manufactures.
83 - Une des plus pittoresques maisons du vieux Paris, mais sa façade est bien mutilée. Elle date du XVIe siècle. Escalier curieux à rampe de bois visible dans la cour, avec ses trois étages de cintres ajourés. Ce bâtiment est unique à Paris. Il a été habité pendant soixante-quinze ans par un conseiller au parlement de Bourgogne, le père de Bossuet.
En 1690, c’est devenu un hôtel pour voyageurs, à l’époque on parlait de « rouliers et autres charrettes de route » Vers la fin de 1781, le comte et la comtesse de La Motte qui venaient de Saverne y louèrent deux pièces dans lesquelles ils vécurent un an. C’est de là, que la comtesse partait à Versailles pour mettre sur pied ce qui deviendra l’Affaire du collier de la Reine.
 
Tourner à gauche dans la rue Saint-Bon et aller jusqu’à la rue de Rivoli.
 
La rue Saint-Bon La rue Saint-Bon
Cette rue a pris son nom de la chapelle Saint-Bon qui y était située. La rue Saint-Bon comporte une première partie allant de la rue de Rivoli jusqu’au débouché de la rue Pernelle (entre le no 7 et le no 9). Un escalier barre ensuite la rue et permet d’atteindre une deuxième partie plus étroite allant jusqu’à la rue de la Verrerie.
8 - En 1828 à cet emplacement se trouvait la boutique d'un marchand d'huile sur l'emplacement de la chapelle Saint-Bon ayant fait suite à une église plus ancienne dite église Sainte-Colombe (numéros 8-10-12). Cette chapelle fut supprimée en 1790 et vendue comme propriété nationale à la Révolution.
12 - À cet endroit se trouvait la chapelle Sainte-Colombe devenue la chapelle Saint-Bon, identifiée par Mme Lombard-Jourdan, dont la fondation remonterait à saint Éloi vers 630. Des sarcophages de plâtre furent découverts à cet endroit, ce qui tend à donner une datation basse.
 
Prendre la rue de Rivoli à droite, puis la rue Saint-Martin à droite.
Aller jusqu’au carrefour avec les rues de Lombard et de la Verrerie.
Revenir au croisement avec la rue Pernelle. Prendre cette rue à droite.
 
La rue Pernelle
Nom donné à cette rue en l’honneur de l’épouse de Nicolas Flamel. Cette dame était fort riche et à son décès, elle laissa à son mari une immense fortune, ce qui accrédita la thèse que Nicolas Flamel avait découvert la pierre philosophale et qu’il pouvait ainsi fabriquer de l’or dans un creuset.
 
Prendre à gauche la rue Nicolas Flamel
 
La rue Nicolas Flamel
D’abord, c’était un bon petit-bourgeois parisien, menant une vie familiale rangée, bon époux et tout aussi bon chrétien. Il naquit à Pontoise vers 1330. Etabli libraire-juré, il loua une échoppe près du charnier des Innocents, puis s’installa près de l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie (Tour St-Jacques) Il se maria avec dame Pernelle, plus âgée que lui et déjà deux fois veuve. Une nuit, en songe, Flamel vit un ange qui lui montrait un livre rempli de dessins mystérieux. Ce livre était le Livre d’Abraham le juif errant…L’ange lui dit : « Tu n’y comprends rien, pas plus toi que les autres, mais un jour tu verras ce que nul n’y saurait voir. » Quelques mois après, un inconnu qui était entré dans son échoppe lui proposa un livre qui ressemblait fort à celui que l’ange lui avait montré. Il l’acheta ; c’était un grimoire d’alchimiste. Il installa un laboratoire et, pendant vingt ans, chercha, en vain, le mystère qui permettrait de changer en or les vils métaux. Il se tourna alors vers les hermétistes juifs d’Espagne, nombreux et réputés dans toute l’Europe. En 1379, avec l’assentiment de dame Pernelle, il partit les rejoindre sous le prétexte d’effectuer le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les historiens ne sont pas tous d’accord au sujet de ce voyage à Compostelle, certains prétendent que ce fut un voyage symbolique et que dans ce cas, aller à Compostelle pouvait signifier « découvrir le premier maillon du grand œuvre. » Toujours est-il que trois ans après Nicolas Flamel réussit sa première transmutation. Evidemment, cette affirmation est contestée ! En 1386, il réussit une autre transmutation qui aurait eu pour résultat de lui fournir d’importantes sommes d’argent consacrées à des fondations pieuses. Au fil des années il restaura maints bâtiments, acheta une maison pour abriter des pauvres gens, fit édifier des chapelles, des mausolées…Sa réputation d’homme riche devint grande. Il laissa un livre où sont résumées ses expériences d’alchimiste. Il mourut en 1417. Pourtant cette mort n’empêcha pas certaines personnes de croire à l’immortalité de son âme, un alchimiste ne peut pas mourir, la pierre philosophale étant un élixir de longue vie, et plusieurs certifièrent l’avoir vu vivant longtemps après...Un récit datant d’août 1709, (nous sommes sous Louis XIV) en Anatolie, (partie de la Turquie actuelle) d’un derviche ouzbek qui raconte s’être lié d’amitié avec le couple Flamel et assure qu’ils sont bien vivants, allant d’un pays à l’autre mais ne disant jamais qu’ils possédaient la pierre philosophale de peur d’être arrêtés.
Ou au Comte de Saint-Germain, plusieurs fois centenaire… Et bien sûr, sa maison fut la proie de bien des prétendants à la course aux trésors que pouvaient cacher les caves de la maison, au point que le procureur du Châtelet, en 1560, fit saisir la maison au nom du Roi. En 1624, un mystérieux bonhomme rendit visite au curé de St-Jacques-de-la-Boucherie en se disant envoyé par une riche et pieuse personne désireuse de restaurer les vieilles bâtisses de la paroisse. Le curé accorda l’autorisation et ce type commença par la maison de Nicolas Flamel, comme par hasard. Il abattit les cloisons, sonda les fondations, mit tout sens dessus dessous, en vain. Il s’enfuit en laissant la maison dans un piètre état et le curé dû, avec ses propres deniers, remonter ce qui avait été démolis.
8 - Décroché intéressant avec une grande terrasse incorporée entre deux bâtiments.
 
Au bout de cette rue se trouve La rue de Rivoli que l’on prend à droite, puis on tourne à droite dans le boulevard de Sébastopol.
Tourner à droite dans la rue Pernelle, puis à gauche dans la rue Nicolas Flamel.
Prendre à gauche la rue des Lombards et revenir au croisement avec la rue Quincampoix.
Prendre la rue Quincampoix
 
La Rue des Lombards.
L’origine du nom de cette rue remonte au Moyen- Age, sous Philippe-Auguste quand, venant de Gênes, de Venise, de Florence, s’installent ici de riches marchands. Ils sont banquiers, changeurs, usuriers ou prêteurs de fonds.
Au XVIIe et XVIIIe siècle, ce sont des droguistes et des confiseurs qui viennent ici tenir boutiques.
Cette rue a une particularité : à l’angle de la rue Quincampoix et de la rue des Lombards, on voit un vide, comme un décroché dans l’alignement des immeubles. Cette bizarrerie existe depuis 1569. Un arrêté du Parlement ordonna de raser la maison qui se trouvait là occupée par deux marchands huguenots après leur exécution. Et depuis cette date, quatre cent trente ans après, rien n’a été changé, l’arrêté est toujours en vigueur
14 - Ici se trouvent les caves d’une ancienne chapelle privée datant du XIIIe siècle.
17 - Beaux balcons.
Dans cette rue naquit Boccace, en 1313, fruit d’une aventure de son père, un lombard de Florence avec une parisienne. Il devint le premier grand prosateur italien, auteur du Décaméron. Il mourut en 1375.
 
La rue QuincampoixLa rue Quinquampois
La ville de Quincampoix est située à une dizaine de km de Rouen. Cette rue doit son nom au fait qu’un certain nombre de ses habitants étaient originaires de cette ville. Durant de nombreuses années, elle fut un des centres de commerce de l’orfèvrerie. Aujourd’hui de nombreuses galeries de tableaux y sont installées.
2 - Maison en encorbellement, à l’angle de la rue des Lombards.
10 - Façade du XVIIIe siècle ; portail, mascaron – tête de Bacchus – courette et imposte, rampe d’escalier. Rez-de-chaussée classé. Photo.
12 - Hôtel du XVIIIe siècle, porte cloutée.
14 - Porte Louis XV, à écusson de type rocaille ; escalier.
13 et 15 : Portes cloutées.
22, puis 27 et 29 : Vieilles maisons où dans l’une d’entre elles Nicolas de La Reynie aurait habité. Il était le premier titulaire de la charge de lieutenant général de police de Paris, poste créé par Louis XIV en 1667. Il conserva cette charge pendant vingt ans pendant lesquels il fit disparaître la malpropreté dans la capitale, installa des lanternes, développa le guet et supprima la dernière Cour des miracles.
22 - Hôtel de 1715, très belle porte.
 
Au croisement avec la rue de la Reynie, prendre à gauche.
 
La rue de la ReynieLa rue de La Reynie
La rue prend en 1822 le nom du premier lieutenant de police Gabriel Nicolas de La Reynie (1625-1709). En 1817, la rue Trousse-Vache était située dans l'ancien 6e arrondissement, quartier des Lombards et commençait aux 21-23 Rue des Cinq-Diamants et finissait aux 82-84 rue Saint-Denis. A cette époque, les numéros de la rue étaient rouges. Le dernier numéro impair était le 29 et le dernier numéro pair était le 36. En 1844, devenue la rue de la Reinie, cette rue d'une longueur de 120 mètres avait les mêmes caractéristiques qu'en 1817. Après l’absorption de la rue Ogniard, et actuellement, la rue de La Reynie d'une longueur de 174 mètres, qui est située dans les 1er et 4e arrondissements de Paris Quartiers des Halles et Saint-Merri, commence au 17 rue Quincampoix et se termine au 32 rue Saint-Denis.
 
Tourner à droite dans le boulevard de Sébastopol. Prendre à droite dans la rue Aubry le Boucher.
 
La rue Aubry le Boucher
La rue porterait le nom d'une famille, Aubry (Albericus), qui y demeurait et exerçait le métier de Boucher.
1 et 2 - Angle des rues Saint-Martin et Aubry-le-Boucher : C'est à cet endroit que des combats sanglants eurent lieu, dans la soirée du 5 juin 1832, lors de l'enterrement du général Lamarque, décédé du choléra. L'artillerie de la monarchie détruira la barricade construite à ce carrefour. Dans son roman Les Misérables, Victor Hugo fait mourir Gavroche à cet endroit.
18 - Emplacement de l'église Saint-Josse fondée en 1235, démolie après 1791. Située, au XIXe siècle, à l'angle rue Aubry-le-Boucher et rue Quincampoix, c'était au Xe siècle une chapelle, qui devint église paroissiale en 1260. Reconstruite en 1679, elle fut supprimée en 1790, et vendue comme bien national le 18 octobre 1791.
Le 29 rue Quincampoix se trouve un ouvrage de ventilation édifié par « la Société d’Economie mixte et d’aménagement des Halles. » Le décor est en trompe-l’œil peint en 1976 par Fabio Retri.
 
Se diriger vers la droite en traversant la Place Edmond Michelet pour rejoindre la rue Saint-Martin.
 
La rue Saint-Martin (92-82 – 91-59)
81 – Maison où habitat le poète Chapelain.
89 – Bas-relief du XVII° siècle, représentant l’Annonciation.
92 – Vieille maison.
 
L’Eglise Saint-Merri
Saint Merri ou Médéric, mort ici au VIIème siècle, était invoqué pour la libération des captifs. L’édifice, commencé en 1520 et terminé en 1612, a été construit dans le style gothique flamboyant du XVème siècle. C’était autrefois la riche paroisse des usuriers lombards. Le cadre extérieur est en partie resté celui des églises d’autrefois : des maisons cachent le flanc étroit. L’intérieur flamboyant conserve de beaux vitraux du XVIème siècle dans les trois premières travées du chœur et du transept, et une belle voûte en réseau à la croisée. Magnifiques boiseries (chaire, sacristie, gloire au fond du chœur) et les tableaux. De la chapelle médiévale qui la précéda, St-Merri a conservé une cloche de 1331, probablement la plus ancienne de Paris. Les grands orgues au majestueux buffet, du XVIIème, eurent Saint-Saens comme titulaire. Le marché passé en 1753 avec Paul-Ambroise et Sébastien-Antoine Slodtz prévoyait un vaste programme sculpté incluant, outre une figure de La Religion assise sur l’abat-voix, deux autres statues, le Paganisme et l’Hérésie terrassée, qui devaient prendre place sous la cuve. A la mort de Paul-Ambroise, Michel-Ange Slodtz lui succède et achève la chaire en 1759 avec la seule figure de la Religion. Celle-ci, détruite sous la Révolution, a été remplacée vers 1835 par l’ange en plâtre que l’on voit aujourd’hui. L’élément le plus remarquable de la chaire est son somptueux décor végétal : deux palmiers, garnis de guirlandes de laurier, se dressent de chaque côté de la cuve et s’épanouissent au sommet en feuillages luxuriants qui semblent soutenir l’abat-voix. Cette liberté d’inspiration rapproche l’œuvre des grandes chaires des Flandres ou des Pays-Bas qui, au début du 18ème siècle, rivalisaient d’exubérance et d’exotisme. En dépit d’une architecture équilibrée, ce meuble d’église témoigne ainsi du lien qu’entretien l’art rocaille parisien avec le Baroque nordique.
 
Poursuivre jusqu’à la rue des Lombards/rue de la Verrerie que l’on prend à gauche.
 
La rue de la Verrerie (78-70 – 99-85)
Cette rue fut pendant très longtemps une des rues les plus importantes de la rive droite. Son nom vient que la Confrérie des peintres sur verre y était installée à la fin du XIIe siècle. Cette Confrérie comprenait des émailleurs, des verriers et des fabricants de chapelets et colliers. Quand on remplaça les vitraux par du verre blanc, cette communauté déclina. Le roi Louis XIV pour ses commodités personnelles fit élargir la rue afin qu’il puisse se rendre plus facilement de son palais du Louvre à son château de Vincennes. Cet élargissement profita aussi aux ambassadeurs qui faisaient leur entrée solennelle à Paris par cette voie.
70 à 74 – Fenêtres de l’entresol.
76 – Presbytère de l’Eglise Saint-Merri, au dessus-de-porte orné de deux amours, commencé en 1731. C’est également une entrée latérale de l’église Saint-Merri, qui permet de gagner, par une courette située à droite, les deux tourelles flanquant le portail sud. Elles sont décorées des armes des familles Hennequin et Baillet qui firent les frais de la construction de la façade sud du transept de l’église. Ces tourelles contiennent des escaliers à vis, l’un rond, l’autre polygonal, permettant d’atteindre le chemin de ronde supérieur faisant le tour de l’église.
78 – Vieille maison et ancienne inscription du nom de la rue.
 
Continuer sur le trottoir de gauche jusqu’à la rue des Juges-Consuls que l’on prend à gauche.
 
La rue des Juges-Consuls.
Dans cette rue a habité une dame Lecomte qui fut longtemps la maîtresse d’un poète dont le nom ne nous dit rien aujourd’hui. Lorsque celui-ci annonça à sa maîtresse qu’il allait se marier avec une autre femme qu’elle, Mme Lecomte offrit à sa rivale la somme de 50 000 livres pour qu’elle lui laissât son amant. Un refus lui ayant été opposé, elle en souffrit à tel point qu’elle se laissa mourir de désespoir. C’était en 1864.
2 à 6 - emplacement d’une partie du tribunal des juges-consuls, fondé en 1563 par Charles IX et qui a eu son siège ici de 1570 à 1825.
3 - Très belle maison du XVIIe siècle. Belle porte charretière, uniquement pour la décoration, car la cour intérieure est trop étroite pour y recevoir carrosse ou voiture !
 
Explorer la rue du Cloître-Saint-Merri des deux côtés et revenir pour prendre la rue Brisemiche.
 
La rue du Cloître-Saint-Merri
La rue du Cloître-Saint-Merri est une voie, ancienne, située dans le 4e arrondissement, dans le quartier Saint-Merri. Elle fait partie du Marais. Cette rue formait au XIIe siècle un angle droit : en partant de la rue Saint-Martin, elle faisait un brusque coude à angle droit pour prendre l'axe de la rue des Juges-Consuls et se terminer dans la rue de la Verrerie. Le cloitre Saint-Merri comprenait autrefois dans son périmètre, les rues Brisemiche (l'actuel côté est de la place Igor-Stravinsky) et Taillepain (commençant à l'emplacement de l'actuel no 18, ancienne « rue Baille-Hoë » : qui donne joie). Elles furent parmi les nombreuses rues aux ribaudes de Paris, du XIIIe au XVe siècle ; les curés de la paroisse Saint-Merri demandèrent qu'on les chasse en 1387 et en 1424. Du côté de la rue Saint- Martin on voyait une porte ou barrière qui avait fait donner à cet endroit le nom de la Barre Sainl-Merri. Cette dénomination venait sans doute de la juridiction temporelle que les chanoines de Saint-Merri y faisaient exercer. Les prisons du chapitre étaient situées en cet endroit on y tenait également les assemblées capitulaires. La partie de cet emplacement qui avoisine la rue Saint-Merri se nommait rue des Consuls. Cette voie s'appelait au Moyen Âge la rue de la Porte-Saint-Merri, car elle se trouvait juste à côté de l'Archet Saint-Merri, porte de la deuxième enceinte de Paris, du Xe siècle, coupant la rue Saint-Martin, puis la rue à Bouvetins.
 
La rue Brisemiche
Au Moyen-Age, les chanoines distribuaient du pain aux malheureux du quartier et depuis 1517, cette rue porte ce nom. Dès son origine, cette rue a été incluse dans le périmètre où étaient tolérées « les prostituées tenant bordel », ce qui avait eu pour effet de rendre furieux le curé de l’église Saint-Merri. A force de remontrances pendant vingt ans, il obtint l’expulsion de ces ribaudes. Mais peu après, le Parlement les réintégra en leurs « bordeaulx » jusqu’à une nouvelle expulsion en 1424.
 
La Fontaine Stravinsky La Fontaine Stravinski
La fontaine Stravinsky, ou fontaine des Automates, réalisée en 1983, est l'œuvre conjointe de Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle. Elle est créée dans le cadre du pourcentage du budget de la construction du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou. C'est une commande publique entre la ville de Paris, le ministère de la Culture et le Centre Pompidou. L'œuvre est la propriété de la ville de Paris qui se charge de son entretien. Ce monument évoque l'œuvre musicale d'Igor Stravinsky. Compositeur russe du XXe siècle, celui-ci est un symbole de l'éclectisme et de l'internationalisme artistique. La fontaine Stravinsky est bâtie sur la place Igor-Stravinsky près de l'IRCAM (le centre de recherche en musique contemporaine). Elle est composée de seize sculptures rendant hommage aux compositions du musicien. Chacune d'entre elles fait référence à Igor Stravinsky, parfois directement comme L'Oiseau de feu, qui est une réduction du gigantesque Sun God réalisé à l'Université de Californie à San Diego par Niki de Saint Phalle, la même année. Parfois les éléments font seulement allusion à Igor Stravinsky comme La Sirène, La Vie, L'Amour, Le Serpent, La Mort. Les sculptures ont été réalisées en résine ou par assemblage d'éléments en résine et d'éléments métalliques ou assemblages d'éléments métalliques. C'est une œuvre composite conçue pour un espace public et une œuvre en mouvement. Les sculptures sont toutes mécanisées, noires ou colorées et sont animées par des jets d'eau. C'est surtout grâce au soutien de Madame Claude Pompidou que cette fontaine a pu être réalisée conjointement par les deux artistes, le souvenir de la collaboration des deux artistes à la fois, lors de la création de Paradis fantastique, effrayait encore les commanditaires qui redoutaient une œuvre dans le même style.
 
Traverser l’esplanade pour rejoindre la rue Quincampoix.
On passe devant
 
Le Centre Georges PompidouLe Centre Georges Pompidou
Le centre national d’art et de culture Georges-Pompidou, communément appelé centre Georges-Pompidou, centre Pompidou ou centre Beaubourg, est un établissement polyculturel situé dans le quartier de Beaubourg, dans le 4e arrondissement, entre le quartier des Halles et le quartier Marais. Le centre est né de la volonté de Georges Pompidou, alors Président de la République française, de créer au cœur de Paris une institution culturelle originale entièrement vouée à la création moderne et contemporaine où les arts plastiques voisineraient avec les livres, le design, la musique et le cinéma. Inauguré en 1977, le centre Pompidou accueillait en 2006 6,6 millions de visiteurs par an, ce qui en fait la troisième institution la plus visitée en France après le musée du Louvre et la tour Eiffel. Au sein du musée national d'Art moderne / centre de création industrielle il conserve l'une des deux plus importantes collections d'art moderne et contemporain au monde avec celle du Museum of Modern Art de New York, abrite d'importantes galeries d'expositions temporaires, des salles de spectacles et de cinéma, et la BPI, première bibliothèque de lecture publique en Europe. De part et d'autre de la piazza deux bâtiments annexes sont occupés par l'IRCAM et l'atelier Brancusi. Depuis le 12 mai 2010, la ville de Metz accueille une antenne décentralisée du centre, le centre Pompidou-Metz.
 
La rue Quincampoix La rue Quincampoix (32/33 – 63/66)
36 - Maison dont la porte monumentale du XVIIe siècle et ses vantaux sont classés. Voir les têtes de femmes sculptées.
38 et 40 - Le Bureau de la corporation des Merciers-joailliers de Paris occupait avant la Révolution, l’emplacement des maisons 117 et 119 de la rue Saint-Martin et 38 et 40 de la rue Quincampoix où était son entrée principale. Plaque malheureusement illisible.
Ce bureau exista du XIVe siècle jusqu’à la Révolution pendant laquelle l’immeuble fut vendu comme bien national. Dans cette rue, au XVe siècle, habitaient les plus célèbres merciers : sur 122 commerçants installés dans cette rue, 36 étaient des merciers. Il faut savoir qu’avant la Révolution chaque métier n’avait le droit de vendre que les produits fabriqués par le vendeur. Pour pallier ce manque, on créa, au XIIe siècle, une corporation appelée merciers chez qui on trouvait de tout, d’où le proverbe : « Merciers marchands de tout, faiseurs de rien »
41 - Maison à pignon.
43 - Emplacement de l’échoppe du célèbre savetier qui, du temps de l’agiotage de Law, la louait 200 livres par jour à des joueurs.
46 - Théâtre et cinéma. Centre Wallonie-Bruxelles.
54 - Ici se trouvait le fameux Cabaret de l’Epée de bois, maison du XVIe siècle. Jusqu’en 1958 date de son abandon, puis la maison s’écroula en 1963. En 1658, Mazarin, par lettres patentes, créa une communauté de maîtres à danser et maîtres de violon. En 1661, il transforma cette communauté en Académie royale de danse dont le but était de perfectionner cet art et de régler les ballets. Huit ans après, en 1669, cette Académie fusionna avec l’Académie royale de musique pour constituer l’Opéra. Ici, au Cabaret de l’Epée de bois, le noyau de ce mouvement artistique avait pris ses quartiers.
En 1719, quand Law installa sa banque dans cette rue, ce cabaret devint un lieu de débauche et d’orgie, ce qui attira énormément de monde y compris des gens célèbres comme Racine, Marivaux ou Madame de Tencin.
Un crime eut lieu dans ce cabaret : pour dépouiller un des nouveaux riches, un parent du Régent acoquiné avec un gentilhomme piémontais, assassinèrent un courtier du nom de Lacroix au premier étage du cabaret. Arrêtés et comme le crime avait été prémédité, ils furent condamnés au supplice de la roue. La noblesse fit remarquer au Régent que l’assassin était un des membres de sa famille et qu’il devait faire grâce. La fière réponse du Régent fut : « Quand j’ai du mauvais sang, je me le fais tirer » Six jours après le procès, ils furent roués en place de grève.
65 - Emplacement au XVIe et XVIIe siècle, de l’Hôtel de Beaufort ayant appartenu au Duc de Vendôme fils d’Henri IV et de Gabrielle d’Estrée. C’est dans cet hôtel que s’installa, en 1719, la Banque générale de Law. Précédemment, la banque était installée, en 1716, à l’Hôtel de Montmorency et en 1718 à l’Hôtel de Soissons, rue Coquillière. La rue Quincampoix était depuis longtemps un lieu recherché pour l’agiotage car plusieurs banquiers y étaient déjà installés.
 
Prendre la rue Rambuteau sur la droite.
Prendre la rue Saint-Martin sur la droite, aller jusqu’au 107.
Traverser la place en diagonale, longer le Centre Georges Pompidou. Le contourner par la droite en prenant la rue Rambuteau jusqu’à la station de métro éponyme.
 
Liens
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Sources
Divers Internet
Wikipedia
Photos R.Desenclos 2008/2018