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 LES CIRCUITS DE PARIS
Paris Circuits
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DE LA PLACE CLICHY A LA PLACE BLANCHE PAR LA PLACE ESTIENNE D'ORVES

L'Eglise de la Trinité


Nous allons nous rendre de la Place Clichy à la Place Blanche en passant par l'Eglise de la Trinité

Comment s’y rendre
Bus Place de Clichy : 21-30-54-74-80-81-95

Bus Place Blanche : 30-54-68-74
Bus Place Estienne d’Orves : 21-26-43-68-81
Bus rue de Clichy : arrêt Liège 21-68-81
Bus rue Blanche : arrêt Blanche-Calais 68 74 – arrêt Moncey 68
Métro : Place de Clichy (lignes 2, 13), Blanche (ligne 2), Trinité Estienne-d’Orves (12)

Circuits proches
Que voir autour de la Place de Clichy ?
Que voir autour de la Place Blanche ?

Nous sommes sur la Place de Clichy qui est dominée par :

La statue du Général Moncey, major-général de la Garde NationaleLa Place Clichy
Ce monument d’académisme commémore les combats héroïques livrés par les défenseurs de Paris lors du siège de 1814, par les Cosaques. Amédée Doublemard (1826-1900), pris de Rome en 1854 et 1855, triomphe dans un concours organisé par la ville en 1833, sous le contrôle très étroit de la Commission des Beaux-Arts. Face à lui, Carpeaux présente un projet romantique et désordonné, dont la maquette est conservée au Petit Palais, et Horeau une stèle surmontée d’une navicelle soutenue par « les fluctuations des jours fastes et néfastes ». Erigé en 1869, ce monument n’a jamais connu d’inauguration officielle : la cérémonie, prévue pour le 15 août 1870, est annulée à cause de la guerre. Il prend ainsi valeur prophétique dans une France de nouveau menacée d’invasion. Poitrine offerte et le sabre à la main, Moncey s’élance, le bras gauche tendu afin de protéger la ville, couronnée de tours, qui brandit l’aigle impériale : à l’arrière, un volontaire, élève de l’école Polytechnique, expire sur les débris d’une barricade. La majestueuse allégorie de pierre, haute de quatorze mètres, hommage à la cité remodelée par Haussmann, est également considérée comme le prototype des monuments aux morts pour la patrie. La réalisation de ce monument commémoratif a été confiée à l'architecte Edmond Guillaume en 1869.

Prenons la rue de Clichy qui descend vers la Place d’Estienne d’Orves.

La rue a pour particularité d'avoir une grande richesse architecturale : au nord, près de la place de Clichy, on trouve de nombreux bâtiments au style contemporain, tandis que dans sa partie sud se trouvent principalement des bâtiments de type haussmannien. Cette rue est, à l'origine, un chemin qui conduisait de la rue des Bons-Enfants à une bifurcation (actuelle station de métro La Fourche) où il se divisait en deux branches allant respectivement aux villages de Clichy et de Saint-Ouen. Les plans de Jaillot l'indiquent sous les noms de rue du Cocq et rue du Coq.

84 – L’Académie de billard de Clichy-MontmartreL'Académie de Billard
Le cercle Clichy-Montmartre, situé au 84 de la rue de Clichy occupe les locaux de l’ancien bouillon Duval de style 1901. Son caractère d’origine a été conservé avec ses lampadaires et la verrière est remarquable. L’académie de billard et le cercle de jeux sont installés ici depuis 1947. Les murs sont toujours décorés de panneaux encadrés de pilastres. Pierre-Louis Duval, boucher de son état, né en 1811, ouvre rue de la Monnaie un établissement qui propose une formule nouvelle de bouillon hollandais. Ouvert toute l’année de 11h à 6h pour les billards et de 16h à 6h pour les compétitions. Il y a seize tables composées de huit billards américains, cinq français, un snooker et deux tables pool.

55 - Le Théâtre de l’œuvre
Le théâtre de l’Œuvre est d'abord une compagnie théâtrale fondée par le comédien Lugné-Poe (en 1893) issue du Théâtre-Libre d'André Antoine, le poète Camille Mauclair et le peintre Édouard Vuillard, membre des Nabis, dans le but de promouvoir le mouvement symboliste en littérature comme en peinture. Auréolée de la création en 1893 aux Bouffes-Parisiens du drame de Maurice Maeterlinck, Pelléas et Mélisande, la troupe s'installe la même année dans une petite salle de la cité Monthiers, la salle Berlioz, et prend le nom de maison de l'Œuvre. Son répertoire accorde une large place aux auteurs nordiques (August Strindberg, Henrik Ibsen), aux côtés de jeunes écrivains français comme Henry Bataille, Henri de Régnier et Alfred Jarry, dont le Ubu roi est créé le 10 décembre 1896 au Nouveau-Théâtre (initialement dirigé par Lugné-Poe et où la troupe se produit régulièrement de 1891 à 1906) avec Firmin Gémier dans le rôle-titre. Le théâtre ferme en 1899. Lugné-Poe reprend les rênes le 22 décembre 1912 avec une création qui fait date, celle de L'Annonce faite à Marie de Paul Claudel. L'activité de la troupe est interrompue en 1914 par le déclenchement de la Première Guerre mondiale, mais reprend en 1919, grâce au soutien financier de la comédienne Marcelle Frappa. Lucien Beer et Paulette Pax succèdent à Lugné-Poe en 1929. Administré durant la Seconde Guerre mondiale par Jacques Hébertot en raison du statut des juifs promulgué par le régime de Vichy leur interdisant la direction des théâtres, Raymond Rouleau rejoint Lucien Beer à la Libération en 1944 jusqu'en 1951 où Robert de Ribon le remplace. En 1960, Pierre Franck, qui est le père de Frédéric Frank, et Georges Herbert prennent la direction du théâtre. En 1978, Georges Wilson devient directeur artistique et signe les principales mises en scènes. En 1995, Gérard Maro, qui dirigeait la Comédie de Paris depuis 1981, prend la direction du théâtre de l'Œuvre et le rénove. En 2012, Frédéric Franck, jusqu'ici directeur du théâtre de la Madeleine (et fils de Pierre Franck qui avait dirigé la salle 50 ans plus tôt), lui succède. Le 30 juin 2016, Frédérick Frank a quitté la direction du théâtre, ce sont maintenant François-Xavier Demaison et Benoît Lavigne qui dirigent le théâtre.

47 - La Fédération protestante de Paris
La Fédération protestante de France est une organisation religieuse non cultuelle, créée le 25 octobre 1905. Elle a pour but de réunir les principaux courants chrétiens protestants de France : luthériens, réformés, mais aussi évangéliques, baptistes, pentecôtistes, rassemblant, en 2012, plus d'une trentaine d'unions d'Églises, et plus 80 associations, représentant environ 500 communautés, institutions, œuvres et mouvements

40 - La Grande Comédie est une salle de théâtre parisienne créée en 2005, située 40 rue de Clichy dans le 9e arrondissement. Cette salle est gérée par Hazis Vardar, également propriétaire d'autres salles en France. La programmation est exclusivement consacrée aux comédies de boulevard et one-man-shows.
Ce théâtre est composé de deux salles :
- la grande salle, la salle 1, d'une capacité de 400 places, a accueilli par le passé entre autres Omar et Fred, Max Boublil, Les Lascars gays, Boire, fumer et conduire vite de Philippe Lellouche, Le Président, sa femme et moi de Bernard Uzan ou Le Clan des divorcées d'Alil Vardar.
- la petite salle, la salle 2, d'une jauge de 100 places, a notamment accueilli les humoristes Lamine Lezghad, Thierry Garcia, Éric Collado et diverses pièces de théâtre telles que Les colocs de Robert Punzano, Ma sœur est un boulet d'Éléonore Bauer, Couscous aux lardons de Farid Omri ou encore 10 ans de mariage d'Alil Vardar.

21 - Victor Hugo habita au quatrième étage quatre années durant, de 1874 jusqu'au 10 novembre 1878 (il s'installe alors avenue d'Eylau). Il y écrivit son roman Quatre-vingt-treize. L'immeuble, qui comporte quatre étages avec des mansardes, est à l'angle de la rue d'Athènes et de la rue de Clichy. Construit au XIXe siècle, cet édifice sobre, sans balcon, possède une belle porte cochère.

16-18 Le Casino de Paris
Première église de la Trinité. En 1894, la salle est transformée en une patinoire appelée Le Pôle Nord devenue ensuite le Casino de Paris.
Vers 1730, sous Louis XV, le duc de Richelieu se fait construire un lieu où il peut organiser des spectacles de son choix dans une vaste campagne plantée d'arbres. En 1779, le baron d'Ogny achète l'endroit, qu'il rebaptise Folie-Richelieu. Elle est dirigée par Fortunée Hamelin, une jeune femme très en vue du tout-Paris mondain sous le Premier Empire. En 1811, la Folie-Richelieu est transformée en parc d'attraction, le Tivoli, dirigé par le maître-artificier Ruggieri, puis démoli en 1851 pour y construire l'église de la Sainte-Trinité. Le baron Haussmann la fait démolir à son tour pour la reconstruire à son emplacement actuel, une centaine de mètres plus bas, et la remplacer par un hall de loisirs qui va de la rue de Clichy à la rue Blanche avec, entre autres, un « skating », grande patinoire « à roulettes » très en vogue à la Belle Époque. En 1880, une partie de la patinoire devient grâce aux architectes Sauffroy et Grémailly le Palace-Théâtre, qui connaît un grand succès. Restauré en 1891 par Édouard Niermans, il est doté d'un vaste hall style rococo, recouvert de verrières, une vingtaine de colonnes qui supportent des statues de femmes ailées et nues avec chacune un lustre dans la main droite, le tout dans une luxuriance de plantes exotiques. Le nouveau Casino de Paris ouvre en octobre 1891. À la même époque, la patinoire — dont l'accès se fait désormais par la rue Blanche — est démolie pour faire place au Nouveau-Théâtre, futur théâtre de Paris. En décembre 1891, Monsieur Lué, administrateur du Casino de Paris, lance, à l'occasion d'une fête costumée donnée dans l'établissement à l'occasion du Carnaval de Paris, la mode du confetti en papier. En 1892, un nouvel aménagement permet d'entrer au 18 rue de Clichy dans une nouvelle salle transformée en patinoire à vraie glace de 720 m², inaugurée le 14 octobre, et s'appelant Le Pôle Nord. En 1914, la salle est rachetée par Raphaël Beretta, qui la transforme en salle de cinéma et music-hall. La première revue a lieu en 1917 sous la direction de Léon Volterra. Elle a pour vedette Gaby Deslys et présente le premier orchestre de jazz en France. En 1918, les bombardements entraînent la fermeture de l'établissement. Après la guerre, la salle rouvre ses portes avec Mistinguett et Maurice Chevalier et enchaîne avec vingt-quatre revues à succès... sans Chevalier qui s'est entretemps brouillé avec sa maîtresse. La salle est dévastée par un incendie en 1922, puis entièrement reconstruite et modernisée avec une piscine vitrée contenant cent mille litres d'eau, équipée d'un mécanisme pour la faire apparaître sur scène. En 1925, Mistinguett rejoint le Moulin Rouge et Maurice Chevalier revient en vedette unique du spectacle. C'est Henri Varna et Oscar Dufrenne qui dirigent les lieux à partir de 1929. En 1931, l'Exposition coloniale inspire la revue Paris qui remue dans laquelle triomphe, treize mois durant, Joséphine Baker, la « Vénus noire » qui y interprète entre autres son célèbre J'ai deux amours. Elle enchaîne en 1932 avec la revue La Joie de Paris, suivie en 1934 par Tino Rossi. Après la mort de Dufrenne, assassiné dans son bureau du théâtre-cinéma Le Palace en 1933, Varna reste seul aux commandes (il y demeurera jusqu'à sa mort en 1969). La salle est fermée au printemps 1940, puis rouverte sous l'Occupation par les Allemands qui souhaitent y voir Maurice Chevalier et Mistinguett.

10 – L’Hôtel de Wendel. L’illustre famille de Wendel, richissime maîtres de forges devenus encore plus fortunés au XIXe siècle, s’était fait construire un somptueux hôtel particulier rue de Clichy en 1864 par l’architecte Maurice Sidoine Storez, doté de 36 pièces, dans le style Louis XV. Racheté par la ville de Paris, il a fait l’objet d’une restructuration complète en 2010-2011 afin d’accueillir une école élémentaire de onze classes. En 1883, alors que l'Alsace-Moselle, dont est originaire la famille De Wendel, est annexée à l'Empire allemand, la nécessité se pose de reconstruire l'église de la ville d'Hayange, ancien fief de la famille. Afin d'exprimer la francophilie de la population, la famille De Wendel, qui finance la construction, demande à l'architecte de s'inspirer de leur église paroissiale, l'Église de la Sainte-Trinité de Paris.

L’Eglise de la Trinité
La statue de Saint-André
L’église de la Trinité a été édifiée à la même époque et dans le même esprit que celle de Saint-Augustin, les deux paroisses ayant été créées en septembre 1851. Le chantier s’étend de 1861 à 1867 et est confié à Théodore Ballu (1817-1885). L’église, conçue comme le centre d’un ensemble urbain, est étroitement liée au quartier bourgeois de la Chaussée d’Antin qui l’environne, alors en pleine mutation haussmannienne. Son clocher se dresse au bout de l’étroite rue de la Chaussée d’Antin qui s’élargit en une place formant carrefour. Le petit square, dessiné par Alphand, et les rampes qui montent latéralement composent un élégant décor complété par les deux immeubles encadrant le monument, eux-mêmes dessinés par Ballu. L’architecte compte parmi ses réalisations précédentes la basilique Sainte-Clotilde (1846-1857), de style gothique. Il travaille en même temps que la Trinité à la construction de Saint-Ambroise, imitation rigoureuse des formes romanes. La Trinité n’a pour sa part rien d’un pastiche d’une église ancienne : Ballu mélange avec invention les sources du passé dont il est familier pour mieux répondre au programme somptueux qui est le sien. La façade, d’une grande richesse décorative avec ses niches, ses frontons et ses pilastres, s’inspire de la Renaissance italienne et du style gothique. Elle est surmontée d'un clocher de 65 mètres de hauteur en forme de beffroi. La symbolique du chiffre trois – celui de la Trinité - conditionne le décor de la partie basse : le porche à trois arcades est précédé de trois fontaines à triples vasques ornées de statues des vertus théologales, la Foi, la Charité et l'Espérance. La fontaine du centre est surmontée de la sculpture d’une femme symbolisant l’espérance qui tient trois enfants entre ses bras, chacun des enfants ayant trois jarres à ses pieds. Les quatre vertus cardinales - la Prudence, la Justice, la Force et la Tempérance – sont représentées en haut de la façade tandis que les quatre statues en pierre au pied du campanile, représentent les évangélistes. Quoique le métal ne soit nulle part apparent, Ballu recourt à la fonte et au fer dans sa construction. Cela lui permet de minimiser le nombre de piliers et de dessiner une voûte de large portée engendrant des dimensions intérieures impressionnantes : 90 mètres de longueur pour 34 mètres de largeur et 30 mètres de hauteur. L’édifice, inscrit dans un plan rectangulaire, se compose d’une vaste nef sans transept bordée de collatéraux étroits donnant accès aux chapelles latérales. L’ensemble, rythmé par une alternance de piliers et de colonnes, ouvre sur un chœur surélevé flanqué de tribunes encadrant le maître-autel créé par Poussielgue. À l’arrière du sanctuaire, la chapelle dédiée à la Vierge clôt le volume par un mur à pans coupés. Le décor intérieur joue sur la gradation des intensités de couleurs et l’éclat des dorures pour accompagner les effets de l’architecture. Les peintures des arcs de la nef (sujets figurés sur un fond d’or), commandées à Félix Barrias et Félix Jobbé-Duval, offrent une parfaite unité de style. Le décor des chapelles latérales exécuté une dizaine d’années plus tard par des artistes de renom (Delaunay, Lecomte du Nouy…) est en revanche plus hétérogène. Différentes tendances de la sculpture du Second Empire peuvent être observées : au style sévère qui domine la majorité des figures d’Apôtres présentes sur les piliers de la nef répond l’art souple et raffiné des Anges de Gumery (revers du mur d’entrée, au -dessus des bénitiers) et de la Vierge à l’enfant de Paul Dubois (chapelle de la Vierge).

La Place d’Estienne d’Orves
18-27 : La Maison Sullivan, Fuite de Varennes.
39 : l'anarchiste Ravachol fit en partie sauter cette maison le 27 mars 1892.
49 bis : Ernest Feydeau (1821-1873), père de Georges Feydeau, y habita.
54-68 : emplacement de la prison de Clichy, dite « prison de la Dette », qui succéda à la prison Sainte-Pélagie en 1826.
62 : domicile du journaliste républicain, polémiste et romancier Édouard Ducret (1854-1900), impliqué dans l'Affaire Norton en 1893. Il y mourut le 13 avril 1900.

Nous reprenons la rue Blanche sur la droite de l’Eglise de la Trinité

La rue Blanche, initialement rue de la Croix-Blanche doit probablement son nom au passage fréquent, au 17ème siècle, des tombereaux transportant du plâtre extrait des carrières de Montmartre.
La rue Blanche 2 : Charles Guillemaut, (1809-1886), général et homme politique y est décédé le 17 décembre 1886.
3 : Camille-Pierre-Alexis Paganel, (1795-1859), homme politique, y est mort le 17 décembre 1859 [archive].
5 : Émile Léon Paul Salmson, officier de la Légion d'honneur, fils de Jean Jules Émile Salmson, fondateur de Salmson, y a habité.
6 : anciens locaux de la librairie Simon et Lucien Kra (1919-1941).
8 : Léon Laya, auteur dramatique, y habite et y décède le 5 septembre 1872.
10 : Léon Faucher, (1803-1854), homme politique, journaliste, économiste, ministre de l’Intérieur, mort le 14 décembre 1854 à Marseille au retour d’une cure en Italie y habitait.

15 - Le Petit Théâtre de ParisLe Petit Théâtre de Paris
Le théâtre de Parisabrite une deuxième salle plus petite, la salle Réjane, anciennement appelée le Petit Théâtre de Paris. Vers 1730, sous Louis XV, le  duc de Richelieu se fait construire un lieu où il peut organiser des spectacles de son choix dans une vaste campagne plantée d'arbres. En 1779, le baron d'Ogny achète l'endroit, qu'il rebaptise Folie-Richelieu. Elle est dirigée par Fortunée Hamelin, une jeune femme très en vue du tout-Paris mondain sous le Premier Empire. De 1810 à 1812, elle abrite le parc d'attractions du Tivoli. En 1851, l'église de la Sainte-Trinité puis démolie par le baron Haussmann en 1861 pour être reconstruite à son emplacement actuel, une centaine de mètres plus bas, et remplacée par un hall de loisirs qui va de la rue de Clichy à la rue Blanche avec, entre autres, un « skating », une grande patinoire « à roulettes » très en vogue à la Belle Époque. En 1880, une partie de la patinoire devient grâce aux architectes Aimé Sauffroy et Ferdinand Grémailly le Palace-Théâtre puis, après restauration en 1891 par Édouard Niermans, le Casino de Paris. À la même époque, la patinoire — dont l'accès se fait désormais par la rue Blanche — est démolie pour faire place au Nouveau-Théâtre. Son premier directeur, le comédien et metteur en scène Lugné-Poe, ancien collaborateur d'André Antoine, fait découvrir au public parisien le Norvégien Henrik Ibsen et le Suédois August Strindberg avant de partir fonder en 1893 le théâtre de l'Œuvre. Firmin Gémier y crée en 1896 le controversé Ubu roi d'Alfred Jarry. En septembre 1904, Marcel Nancey, qui vient d'être évincé des Bouffes-Parisiens, reprend le bail et y installe son Opéra-Bouffe. Mais lié par un accord permettant à d'autres troupes de s'y produire, il jette rapidement l'éponge, laissant la place à la troupe de l'Œuvre, en alternance avec une série de concerts donnés par l'orchestre Lamoureux. En 1906, la comédienne Réjane rachète le théâtre qu'elle rénove et auquel elle donne son nom, le théâtre Réjane. Elle y donne entre autres la première française de L'Oiseau bleu de Maurice Maeterlinck en 1911 et reprend avec succès le rôle-titre de Madame Sans-Gêne de Victorien Sardou, qu'elle avait créé au théâtre du Vaudeville en 1893. Marcel Nancey revient en 1913 le temps d'un été programmer quelques opérettes. Le producteur Léon Volterra, qui vient de quitter le Casino de Paris, rachète la salle en 1918 et, le 12 août 1919, inaugure le théâtre de Paris, la comédienne ayant par contrat refusé que le théâtre conserve son nom. Il la dirige jusqu'en 1948, date à laquelle il est remplacé par Marcel Karsenty (créateur des tournées du même nom) et le comédien Pierre Dux. La comédienne Elvire Popesco prend la direction du lieu en 1955 aux côtés d'Hubert de Mallet et crée une seconde salle de 300 places sous les toits, à la place des ateliers de costumes, qu'elle baptise théâtre Moderne (qui deviendra, plus tard, le Petit théâtre de Paris). Elvire Popesco quitte la direction en 1965 pour le théâtre Marigny. La programmation s'ouvre au théâtre musical avec les directions successives d'Alain et Anne de Leseleuc de 1965 à 1975 et de Robert Hossein de 1975 à 1977, avec de nombreuses opérettes et opéras-bouffes d'Offenbach : La Périchole avec Jean Le Poulain et Jane Rhodes, mise en scène de Maurice Lehmann ; La Belle Hélène, mise en scène de Jérôme Savary ; Le Pont des soupirs, mise en scène de Jean-Michel Ribes, etc. S'y donnent aussi des comédies musicales comme Starmania et Cats. Entre 1977 et 1980, le théâtre est dirigé par Jérôme Lefranc, Maryvonne Pellay, Bob Piatte comme l'atteste le programme de l'Avare en 1979. S'y jouent des pièces comme Pygmalion de George Bernard Shaw, Vive Henri IV ! ou la Galigaï de Jean Anouilh, L'Avare de Molière, les créations de Par-delà les marronniers de Jean-Michel Ribes, qui vient d'être remontée au théâtre du Rond-Point par l'auteur, Hôtel particulier de Pierre Chesnot et la reprise de la comédie musicale Bubbling Brown Sugar. Stéphane Hillel en devient le directeur artistique en janvier 2002, puis le directeur général en 2012. Le théâtre, appartenant à Alain Duménil depuis le début des années 2000, est racheté par la société de commerce électronique Vente-privee.com (Jacques-Antoine Granjon) en janvier 2013. En 2010, 50 théâtres privés parisiens réunis au sein de l’Association pour le soutien du théâtre privé (ASTP) et du Syndicat national des directeurs et tourneurs du théâtre privé (SNDTP), dont fait partie le théâtre de Paris, décident d'unir leur force sous une enseigne commune : les Théâtres parisiens associés.

23 – L’Hôtel de Choudens
Bâti en 1901 pour l’éditeur de musique Paul de Choudens, cet hôtel particulier est un exemple d’architecture de style Beaux-Arts. Originaire de Suisse, Antoine de Choudens (1825-1888) fonde une maison d’édition musicale en 1844. Il va publier deux œuvres qui compteront parmi les plus importants opéras français du XIXe siècle : Les Troyens en 1863 et Carmen en 1875. Son fils Paul dirige la maison d’édition à partir de 1892. Il fait publier de nombreuses œuvres lyriques, ainsi que les premières pièces pour piano de Debussy. La maison Choudens jouit alors d’une réputation prestigieuse. Comme beaucoup d’artistes de son époque, Paul de Choudens habite le quartier de la Nouvelle-Athènes. Domicilié rue de Milan, il souhaite se faire construire une demeure à la fois familiale et destinée à son activité d’éditeur. Il achète en 1899 un petit hôtel situé rue Blanche, appartenant à la veuve d’Arthur Péricault de Gravillon. L’architecte du projet, Charles Girault (1851-1932), n’est pas n’importe qui. Grand Prix de Rome en 1880, il a remporté le concours pour la construction du Petit-Palais, à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1900. Il est au fait de sa gloire et deviendra par la suite l’architecte officiel du roi des belges, Léopold II. Girault s’affirme comme l’un des meilleurs représentants du style « Beaux-Arts » : ce style prône la symétrie, une conception monumentale des bâtiments publics, une forte tendance à l’éclectisme (mélangeant néo-roman, néo-gothique, néo-renaissance, néo-byzantin, néoclassique) et une profusion de détails architectoniques (colonnes, pilastres, guirlandes de fleurs, statues, balustrades, etc). L’hôtel doit accueillir les appartements de la famille Choudens, des espaces de travail pour recevoir les musiciens et amateurs de musique, une salle d’archives, un grand salon d’audition. La façade sur rue témoigne d’une grande richesse décorative. Au rez-de-chaussée, les baies jumelées sont protégées par des grilles ; l’entrée est surmontée d’une belle marquise. Au 1er étage, les trois baies aux fenêtres arrondies éclairent le grand salon ; elles sont surmontées de guirlandes de fleurs. Au second étage, une monumentale serlienne (inspirée de la Renaissance) annonce la présence de la salle d’audition tandis qu’un long balcon aux ferronneries ouvragées suit les courbes du niveau inférieur. La façade est couronnée par une corniche saillante surmontée de pots à feux dissimulant un toit terrasse. Girault organise le programme selon une répartition très classique : le rez-de-chaussée est dévolu à l’entrée et aux services (cuisine, office, pièces pour les domestiques). Le 1er étage est réservé aux espaces de réception : fumoir, grand salon, galerie, petit salon, salle à manger. Placés en enfilade, les pièces affectent différentes formes. Un jardin d’hiver attenant à la salle à manger ouvre sur la terrasse (à cause du dénivelé, le 1er étage donne à l’arrière sur un jardin de plein pieds). Comme au XVIIIe siècle, les chambres des maîtres de maison sont encore situées à l’étage de réception ! Au second étage sont regroupées les chambres des enfants, celle de l’institutrice et la salle d’étude. Visible au centre de la façade, la spectaculaire salle d’audition est haute de 7 mètres. Elle comporte à mi-étage une tribune accessible par un petit escalier. Pour la décoration intérieure, Girault utilise les matériaux les plus nobles ; il multiplie les emprunts à l’architecture antique, Renaissance ou classique. Dans le vestibule, les murs sont décorés d’arcs outrepassés. Le grand escalier en pierre, doté d’une rampe de style Louis XV, est habillé de panneaux de marbre violet. La salle d’audition est décorée d’un plafond à caissons d’inspiration Renaissance. Si le plan de l’hôtel est classique, les techniques nouvelles offrent un grand confort : un ascenseur hydraulique relie le grand vestibule aux 1er et 2e étages. La maison est également équipée d’un monte-charge et un système d’alimentation, de filtrage et de chauffage de l’eau. Enfin, un calorifère à vapeur alimente chaque pièce en chauffage. C’est aujourd’hui un club de sports haut de gamme.

25 - L’Eglise évangélique allemande
La façade fut construite en 1911, d'après les plans de l'architecte Karl Mohrmann (de), dirigé alors par Edouard-Jean Niermans. La « Christuskirche », l'Église Protestante Allemande à Paris est un édifice religieux situé dans le 9e arrondissement. La « Christuskirche – Église Protestante Allemande à Paris », a plus de 100 ans d'existence, la fête du centenaire a eu lieu le 11 décembre 1994. Devant la loi c'est une association cultuelle de droit français suivant la loi de 1905, elle est dirigée par un conseil presbytéral composé du président, d'un trésorier et 8 autres membres, ainsi que des pasteurs. C'est une Église protestante allemande avec des pasteurs (souvent un couple) venant d'Allemagne, elle est liée par contrat à l'organisation centrale de l'Église évangélique en Allemagne (EKD) et elle représente une base pour tous les chrétiens protestants de langue allemande. Elle constitue un lien franco/allemand avec les églises protestantes françaises par son appartenance comme membre associé à la Fédération protestante de France (FPF). En 2006, il y avait 329 familles inscrites en tant que membres et 120 personnes se comptent parmi les amis, ces derniers paient une contribution pour recevoir régulièrement le bulletin paroissial et d'autres informations de l'église et bien entendu également pour soutenir le travail de la paroisse. Les membres de la Christuskirche habitent sur tout le territoire de l'Île-de-France. Le financement des activités de la paroisse est différent du système allemand. En France il n'y a pas d'impôt du culte. À la différence des églises allemandes les églises en France sont des associations, qui doivent se financer eux-mêmes. La « Christuskirche » n'y fait pas exception, toutefois elle reçoit une subvention de l'Église évangélique en Allemagne (EKD), qui permet de couvrir une faible partie de ses dépenses. Les propres sources de financement se composent essentiellement de cotisations (chaque membre fixe lui-même sa cotisation en fonction de ses possibilités), de dons et de la location de locaux de l'église pour des enregistrements musicaux, des concerts et des répétitions de chœurs. Le bazar de Noël apporte en plus un revenu intéressant. Les dépenses se composent des salaires pour les pasteurs et le secrétariat, l'entretien des bâtiments et l'entre aide. La confection du bulletin paroissial est également une dépense non négligeable. Tous les membres de la paroisse et ses amis participent avec leurs cotisations et dons au fonctionnement de l'église : Les cultes en langue allemande, l'organisation de cercles de réflexion et de prière, d'activités culturelles, des groupes d'au pairs et surtout aussi le soutien moral auprès des Allemands, ce qui rend la Christuskirche si important pour beaucoup. Les cotisations et dons donnent lieu à l'établissement de reçus pour des déductions fiscales auprès des fiscs français ou allemand. Chaque année une assemblée générale de l'association permet au conseil presbytéral de rendre compte de l'activité de la paroisse et de la situation financière, chaque membre majeur y est invité, participe aux discussions et aux votes.

27 : l'artiste peintre Achille-Gatien-Gallier y décède le 26 septembre 1871

28 - La Caserne Blanche
La caserne Blanche
La caserne a été construite sous l’Empire sur l’emplacement des Folies-Roncières du XVIIIème siècle. Elle servit d’hôpital à la maison militaire de Louis XVIII, d’école pour les musiques de la garnison de Paris, sous Louis-Philippe, puis de caserne de pompiers à partir de 1856, qui fut reconstruite en 1902. Les pompiers se transforment une fois par an en viticulteurs. La superbe treille qui pousse sur la façade de leur caserne donne du chasselas dont ils tirent chaque année un « vin » non alcoolisé mis en bouteilles sous l’appellation château-blanche. La tradition remonte à 1926 et donne lieu depuis trente ans à une cérémonie des vendanges très pittoresque. Plus de 150 kilos de fruits sont ainsi récoltés en quelques jours et donnent naissance à une cinquantaine de bouteilles numérotées ainsi qu’à 150 bouteilles plus petites, réservées à la caserne.

44 : maison de Jean-François Boursault dit Boursault-Malherbe, il y meurt en 1842 et sa maison fut vendue en 1858 à Théodore Ballu.
47 : Manuel Francisco de Barros e Sousa, vicomte de Santarém, (1791-1856), historien, diplomate et homme d'État portugais y est mort le 17 janvier 1856.
54 : Firmin Gémier, (1869-1933), acteur, metteur en scène et directeur de théâtre y est décédé le 26 novembre 1933.
64 : Jacques-Louis-Ange-Eugène Begoügne de Juniac, (1810-1881), général, fils de Jacques Begoügne de Juniac, y est mort le 26 décembre 1881.
70 : Daniele Manin, l'homme politique italien, y habite et y décède le 22 septembre 1857, une plaque commémorative sera inaugurée en mars 1877 - Stéphanie-Marie Arnoult de Joyeuse, baronne Coppens y habite et c'est chez elle que se réunissent le 2 décembre 1851, « les représentants du peuple » opposés au coup d'état de Louis-Napoléon Bonaparte.
72 : l'artiste peintre Juliette Fauchot-Baillion y est née le 6 avril 1884 - Jules Garcin, le violoniste, chef d'orchestre et compositeur a longtemps habité le 72 avec sa famille
80 : l'architecte Théodore Ballu y habite et y décède le 22 mai 1885.
96 : André Antoine y louait un atelier en 1887.

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Sources
Divers Internet
Wikipedia
Photos R.Desenclos 2008/2018