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 LES CIRCUITS DE PARIS

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 AUTOUR DE LA PLACE DE LA CONCORDE

 

La Place de la Concorde

Faisons le tour de la Place de la Concorde où de nombreux lieux surprenants nous intéressent.

 

Comment s’y rendre ?
Bus : 24/42/84/94 arrêt Concorde
42/73 arrêt Concorde-Cours la Reine
72 arrêt Cours la Reine-Chevaux de Marly
24/72 arrêt Concorde-Quai des Tuileries
Métro : Concorde – lignes 1, 8, 12

GPS
Latitude : 48.865633
Longitude : 2.321235

Plan

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Positions-nous sur l’îlot central, au pied de l’obélisque, et faisons face aux Champs-Elysées. Un peu d’histoire avant de décrire ce qui nous entoure.

La Place de la Concorde
La place de la Concorde est située au pied de l'avenue des Champs-Élysées. Nous sommes dans le 8e arrondissement. Le nom aurait été choisi par le Directoire pour marquer la réconciliation des Français après les excès de la Terreur. Cet ensemble monumental est, au point de vue de l'aménagement urbain, la plus importante création du Siècle des Lumières dans la capitale. Il exprime un moment privilégié dans l'évolution du goût français : celui qui voit, vers le milieu du XVIIIe siècle, le déclin du style rocaille et la naissance d'un nouveau classicisme dont Ange-Jacques Gabriel, son architecte, et Edmé Bouchardon, le sculpteur de la statue équestre de Louis XVérigée au centre de la place et détruite à la Révolution sont parmi les pionniers. Sa dénomination a changé de nombreuses fois, traduisant l'instabilité des régimes politiques de la France depuis 1789 et une série d'événements joyeux, tragiques ou glorieux, certains d'une grande portée historique, qui se sont déroulés sur son sol. Elle s'est appelée place Louis XV, puis place de la Révolution après le 10 août 1792, place de la Concorde sous le Directoire, le Consulat et l'Empire, à nouveau place Louis XV puis place Louis XVI sous la Restauration, place de la Charte en 1830, pour reprendre enfin sous la Monarchie de Juillet le nom de place de la Concorde. De même les monuments qui ont orné ou auraient dû orner son centre : statue équestre de Louis XV, statue de la Liberté, statue de Louis XVI, obélisque de Louqsor. Les aménagements, modestes sous la Révolution (installation des chevaux de Marly en 1794), ont été importants sous la Monarchie de Juillet (en 1836, érection de l'obélisque, travaux d'embellissement de Hittorff : les deux fontaines, les statues des huit principales villes de France, les lampadaires et les colonnes rostrales). Le Second Empire supprima les fossés pour améliorer la circulation. Le dernier aménagement sur le plan de l'architecture a été en 1931 la disparition de l'hôtel Grimod de La Reynière, construit en 1775 dans le respect de l'ordonnance de Gabriel mais défiguré au fil du temps par des adjonctions successives, et son remplacement par l'ambassade des États-Unis dans le respect du projet originel. Depuis 1937, aucun changement notable ne peut plus affecter la place qui est classée dans son ensemble. Signalons un dernier embellissement en 1998, à l'initiative de l'égyptologue Christiane Desroches Noblecourt, la mise en place du pyramidion doré de l'obélisque.
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Le centre de la place est occupé par :

L’ObélisqueL'Obélisque

L'obélisque égyptien de Louxor, vieux de 3300 ans (xiiie Siècle av. J.-C.), fut transporté en France en 1836, offert par L'Egypte en reconnaissance du rôle du Français Champollion qui a été le premier à traduire les hiéroglyphes. L’obélisque fut embarqué sur un bateau en décembre 1831, puis arriva à Paris en août 1834. Il fallut de gigantesques cabestans pour l’ériger sur son piédestal, au milieu de la place de la Concorde, en octobre 1836. Méhémet Ali avait en fait offert les deux obélisques ornant le temple de Louxor. C’est Champollion qui choisit le premier monolithe à transporter. Le second ne quitta finalement jamais l’Égypte, mais fut tout de même officiellement “rendu” par la France en 1981, sous François Mitterrand. Le roi Louis-Philippe le fit donc placer au centre de la place lors son l'aménagement par l'architecte Hittorff. Haut de 22,86 mètres, le monolithe, en granite rose de Syène, pèse 227 tonnes. Il est érigé sur un socle de 9 mètres et est coiffé d'un pyramidion doré de plus de trois mètres et demi. Les hiéroglyphes qui le recouvrent célèbrent la gloire du pharaon Ramsès II. Le sommet de cet obélisque est donc surmonté d'un pyramidion ajouté en mai 1998, aussi pointu qu'étincelant, fait de bronze et de feuilles d'or. Il est censé remplacer un précédent ornement sommital, emporté lors d'invasions en Egypte au 6ème siècle. L'obélisque est aussi un cadran solaire, grâce à des lignes tracées au sol.

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Le Cadran SolaireLe cadran solaire de la Place de la Concorde
Tout le monde connaît l’obélisque de la Place de la Concorde, qui vient de Louxor (Egypte) et qui est donc le plus ancien monument de Paris (XIII° siècle avant J-C). Ce bloc de 250 tonnes fut érigé au centre de la place le 25 octobre 1836. En 1913, Camille Flammarion propose à la Ville de Paris de tracer sur la Place de la Concorde les lignes du plus grand cadran solaire du monde. La Ville débloque des fonds en 1938, mais la guerre interrompt l’avancement des travaux. Le rêve de Flammarion est enfin réalisé le 21 juin 1999, jour du solstice d’été, à l’initiative de Philippe de la Cotardière et de Denis Savoie de la Société astronomique de France. L’obélisque haut de 31.4 mètres sert de style au cadran. Les courbes des solstices, les lignes des équinoxes et les lignes d’heures ont été marquées, sur les zones piétonnes, par des bandes thermocollées couleur bronze et, sur la chaussée, par 400 clous de bronze.

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De part et d’autre de l’avenue des Champs Elysées on remarque :

Les Chevaux de Marly Les chevaux de Marly

Les groupes équestres de Mercure et de la Renommée, symboles de la guerre et de la paix, sculptés par Coysevox en 1702 pour le bassin de l’Abreuvoir à Marly, sont dès 1719 transférés à l’entrée du jardin des Tuileries. Pour les remplacer, les Bâtiments du Roi commandent à Guillaume Coustou deux autres groupes monumentaux, mis en place en 1746. Le gouvernement révolutionnaire décide en 1794 de les transporter à Paris et de les placer à l’entrée des Champs-Élysées. Reprenant le type antique du cheval cabré, Coustou abandonne ici toute référence mythologique ou allégorique pour représenter une action simplement humaine : des palefreniers retenant leurs chevaux. La tension des figures, le dynamisme du mouvement et le souffle épique qui se dégagent de ces groupes témoignent du courant baroque de la sculpture française du second tiers du 18e siècle. Les groupes originaux, en marbre, aujourd’hui exposés au Louvre, ont été remplacés par des copies en 1984.

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Tournons notre regard dans le sens des aiguilles d’une montre.  On remarque, après les jardins, au début de l’avenue Gabriel :

L’ambassade des Etats-UnisL'Ambassade des Etats-Unis
Située au 2 avenue Gabriel et rue du Faubourg Saint-Honoré où l’hôtel de Pontalba au 41 abrite depuis son achat par les Etats-Unis les bureaux de l’ambassade. C’est également la résidence de l’ambassadeur, restaurée entre 1966 et 1971. Pour les États-Unis, l’ambassade de Paris a toujours revêtu une importance particulière. C’est en effet à Paris que fut signé en 1783 le traité qui reconnut l’indépendance américaine (à l’hôtel d’York, au 56 de la rue Jacob). Et les premiers ambassadeurs en poste à Paris comptèrent parmi les pères de la nation : Benjamin Franklin (qui fit ses premiers essais de paratonnerre à Chaillot, dans l’hôtel de Valentinois) puis Thomas Jefferson. Les États-Unis, avant d’installer leur représentation diplomatique au Faubourg Saint-Honoré, furent un temps dans l’hôtel Yturbe. Cet emplacement avait pour lui la logique des mots : cet édifice se trouve en effet au 16 Place des États-Unis… Notons qu’à l’époque de l’installation de l’ambassade sur cette place, celle-ci ne se dénommait pas Place des Etats-Unis, mais Place de Bitche, ce qui faisait désordre connaissant le sens de ce mot en anglais. La Place de Bitche a alors été déplacée dans le 19ème arrondissement et un nouveau nom lui fut donné dans le 16ème. Aujourd’hui, les États-Unis occupent des emplacements stratégiques de part et d’autre de la place de la Concorde : l’ambassade est dans l’hôtel Grimod de la Reynière (avenue Gabriel) et la résidence de l’ambassadeur au 41 rue du Faubourg Saint-Honoré (hôtel de Pontalba).
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De l’autre côté de la rue Boissy d’Anglas :

L'Hôtel de Crillon L’Hôtel de Crillon
L’hôtel d'Aumont(au 10), à l'angle de la rue Boissy d’Anglas a été construit par l'architecte Louis-François Trouard, le décor intérieur étant réalisé par Pierre-Adrien Pâris. En 1788, l'hôtel est acheté par le comte de Crillon. En 1907, le bâtiment est racheté par la Société des Grands Magasins du Louvreet transformé en un luxueux hôtel de voyageurs, l’hôtel de Crillon, par l'architecte Walter-André Destailleur. Celui-ci laisse intact l'escalier d'honneur, édifie les façades sur cour dans le style de Gabriel, mais fait démonter la plupart des décors intérieurs d'origine. Ainsi, dans le salon des Aigles du premier étage, modèle de salle à l'antique conçue par Pâris, il ne laisse en place que la sculpture du plafond, mais fait copier les boiseries, les six portes monumentales et leurs encadrements et la glace, œuvre de l'ébéniste Bellangé, tandis que les originaux sont réinstallés dans l'hôtel de La Tour d'Auvergne, avenue de La Motte-Picquet. D'autres boiseries se trouvent au Metropolitan Museum of Art de New Yorket à la Villa Île-de-France, édifiée à Saint-Jean-Cap-Ferratpour Béatrice Ephrussi de Rothschild. C'est dans cet hôtel que fut élaboré, du 3 février au 11 avril 1919, par le président Wilsonet les délégués alliés, le pacte constitutif de la Société des Nations(plaque commémorative).
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Sur le mur de l’hôtel, Place de la Concorde, à l’angle de la rue Boissy d’Anglas, se trouve :

La curieuse plaqueLa curieuse plaque
Une curieuse plaque demeure visible au coin de la Place de la Concorde et de la rue Boissy d’Anglas. Protégée par un morceau de Plexiglas, elle mentionne un nom pour le moins curieux. Il s’agit en effet de la Place Louis XVI. Elle rappelle le nom que la place a porté entre 1826 et 1828 et la décapitation du roi sur cette même place, le 21 janvier 1793. Difficile à lire et difficile à admettre que cette marque ait subsisté quand on sait ce qui s’est passé sur cette place dite Royale à l’époque.
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En poursuivant l’observation vers la droite, on peut voir trois hôtels qui n’en font qu’un. Une remarque concernant les plaques ne numérotation de ces hôtels :

La numérotation des rues de Paris
Les anciens numéros des bâtiments de la Place de la Concorde, pourtant très limités puisque seuls les numéros pairs de 2 à 10 existent, sont toujours. A l’époque de la création de la numérotation des immeubles, les recommandations des autorités étaient de mentionner les nombres pairs en bleu sur fond jaune pour les rues perpendiculaires au fleuve et les numéros impairs en rouge sur fond jaune pour les rues parallèles au fleuve. Ces plaques datent de 1805.Ici, nous avons affaire à des anomalies, puisque les numéros sont blancs.
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La numérotation des rues de Paris
L’Hôtel Cartier
Cet hôtel, situé au 8, appartint, en 1772, à Pierre-Louis Moreau, sieur de Manereux, architecte du Roi, puis à ses filles. Mmes Lambot de Fougères et de Chézelles, et, en 1830, au notaire Péan de Saint-Gilles. Le limonadier Corraza y installa, sous la République et l’Empire, un café dans les appartements du premier étage. Hôtel acheté par l’Automobile-Club. Façade classée.
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L’Hôtel de Plessis-Bellière
Cet hôtel, situé au 6, appartint, en 1775, à Rouillé de l’Estang, secrétaire du Roi, trésorier général de la police. Il le déca à sa nièce, femme du chancelier Pastoret en 1811, ami d’André Chénier, auquel succéda son fils, puis sa petite-fille, la marquise de Plessis-Bellière, qui le légua au pape pour qu’y soit installée la nonciature. Le testament fut attaqué, des jugements divers suivirent et finalement une transaction intervint. Léon XIII le vendit en 1901 à l’Automobile-Club, qui acheta aussi le 8. Façade classée
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L’Hôtel de CoislinL'Hôtel de Coislin
Le palais situé à l’ouest de la rue Royale a été, après sa construction divisé en quatre. Au numéro 4 se trouve l’hôtel de Coislin, du nom de la marquise qui occupa cette aile de 1776 à 1817. Chateaubriand y vécu en tant que locataire de 1805 à 1807. L’Hôtel de Coislin ne conserve du décor original que des boiseries en chêne ornées de guirlandes et de fleurs dans les salons de l'étage. La très belle colonnade commune aux Hôtels Crillon et Coislin, bien qu’ayant été nettoyée partiellement début 2012, comporte encore, dans sa partie droite des colonnes salies par la pollution. Mais pourquoi donc, l’une d’entre elles est-elle plus foncée que les autres ? (la cinquième en partant de la droite). Eh bien parce qu’elle a été reconstruite après la seconde guerre mondiale dans un matériau différent de celui d’origine de l’époque Louis XV. En effet, lors de la libération de Paris, un char a tiré par erreur détruisant la cinquième colonne. Le canonnier avait mal interprété le terme « cinquième colonne » annoncé par son supérieur, des tirs provenant de l’hôtel.
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Sur le mur de l’hôtel de Coislin, mais au début de la rue Royale se trouve une curieuse affiche :

L'Affiche de mobilisaiton Aux Armes Citoyens
Sur un mur du splendide hôtel de Coislin fut apposé, un vilain jour de 1914, un avis du maire du VIII° arrondissement informant la population de la mobilisation générale. La guerre éclatait. Elle allait toucher à tout jamais des dizaines de milliers de Parisiens partis au front. Ceux qui restaient étaient trop occupés pour remarquer la petite affiche de la rue Royale, qu'on aurait dû enlever. A côté, Maxim's ne désemplissait pas et les omnibus traversant la place de la Concorde étaient conduits par des femmes. En 1919, un Parisien observateur releva la présence, désormais bien incongrue, de l'affiche et se hâta de la protéger sous une vitre. Depuis, elle est toujours restée en place et a même traversé sans encombre l'occupation de Paris par les Allemands. La copie actuelle date des années 1970.
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Puis de l’autre côté de la rue Royale, on remarque un bâtiment imposant :

L’Hôtel de la MarineL'Hôtel de la Marine
Construit entre 1757 et 1774, le bâtiment a, dès l'origine, appartenu entièrement à la Couronne. Il fut d'abord affecté au Garde-Meuble, dont les galeries étaient ouvertes au public tous les premiers mardis de chaque mois de la Quasimodo à la Saint-Martin (entre Pâques et la Toussaint) entre 9 heures et 13 heures. Il abritait également plusieurs appartements dont le logement de l'intendant du Garde-Meuble – d'abord Pierre Elisabeth de Fontanieu (1767-1784), puis Marc-Antoinre Thierry de Ville d'Avray (1784-1792) -, une chapelle, une buanderie, une bibliothèque, des ateliers et des écuries. Il fut pillé pour ses armes par les émeutiers parisiens le matin du 13 juillet 1789. Plus tard dans l'année, il accueillit le ministère de la Marine : en effet, lorsque le gouvernement dut rejoindre Louis XVI forcé de quitter Verseailles pour s'installer au palais des Tuileries, le secrétaire d'état à la Marine, César Henri Marie de la Luzerne, fut accueilli au Garde-Meuble par son cousin Thierry de Ville d'Avray. Sous la direction de l'amiral Decrès le ministère développa ensuite considérablement ses bureaux, jusqu'à occuper tout le bâtiment. L'hôtel abrite toujours aujourd'hui l'état-major de la Marine Nationale. Mais, d'ici la fin 2011, celui-ci devrait avoir quitté ses locaux pour ceux du nouveau site que le Ministère de la Défense a construit dans le 15ème arrondissement, destiné à regrouper tous les services civils et militaires de Défense Nationale. Bien que devant rester propriété de l'État, la future destination de l'Hôtel n'est pas encore clairement arrêtée (on parle néanmoins de l'affecter à l'accueil de réceptions publiques et privées).Le bâtiment a une superficie totale de 5440 m², dont 4000 m² de surface bâtie, et ne compte pas moins de 553 pièces dont le fameux « salon des Amiraux ».
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Sur le mur, près de l’entrée de l’hôtel, une curieuse plaque est à observer.

L'Ancêtre du Journal Officiel L’ancêtre du Journal Officiel
La chapelle du couvent des Visitandines, fut un temps un club républicain avant de devenir le temple de la Visitation-Sainte-Marie, situé rue Saint-Antoine. Une inscription presque effacée se trouve sur la façade, qui rappelle l’époque où le lieu abritait des réunions de citoyens : « Lois et actes de l’autorité publique » Elle surmonte un emplacement jadis réservé à l’affichage des lois votées par l’assemblée, consultables par tous. C’était en quelque sorte l’ancêtre du journal officiel. On peut en voir un exemplaire au 2 rue Royale sur la façade de l’Hôtel de la Marine, à gauche du porche.
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Sur la façade donnant sur la place de celui-ci, un élément insolite :


Le fronton de l’Hôtel de la Marine
L’Hôtel de la Marine est affublé d’un fronton remarquable dans le coin droit, presque au début de la rue Saint-Florentin. La statue de la Félicité publique tient un médaillon. Autour d’elle, des enfants disposent des guirlandes tandis que d’autres s’ébattent parmi les masques et les instruments de musique. Le médaillon est étrangement vide, comme si l’on avait effacé ce qui y était représenté. Eh bien oui, ce sont les Sans-Culottes qui ont fait disparaître l’effigie de Louis XV, encore décelable en 1900, mais supprimée lors des restaurations de 1922.

Passons la rue Saint-Florentin puis la rue de Rivoli, et remarquons le mur de soutènement des terrasses du Jardin des Tuileries :

L’enceinte des Fossés JaunesL'Enceinte des Fossés Jaunes
L’ancienne enceinte dite des Fossés Jaunes (1566) dont le mur de base a été conservé pour former les soutènements des terrasses des Feuillants et du Bord de l’eau, dans le Jardin des Tuileries, est toujours visible.
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Revenons au centre de la Place, orné de fontaines et guérites :

Les fontaines
Situées de part et d'autre de l'obélisque de la Concorde, il y a, au sud, la Fontaine des Mers et au nord la Fontaine des Fleuves. Entre 1836 et 1846, la place est transformée par  l'architecte Jacques-Ignace Hittorff qui conserve le principe imaginé par Gabriel. Il ajoute deux fontaines monumentales — la Fontaine des Mers et la Fontaine des Fleuves — de part et d'autre de l'obélisque et ceinture la place de lampadaires et de colonnes rostrales. La place se veut ainsi une célébration du génie naval de la France, en référence à la présence, dans l'un des deux hôtels édifiés Les fontaines de la Place de la Concorde par Gabriel, du ministère de la Marine. Les deux fontaines — inaugurées le 1er mai 1840par le préfet Rambuteau— célèbrent lanavigation fluviale(fontaine nord, avec des figures assises représentant le Rhin et le Rhône et les récoltes de raisins et de blé) et lanavigation maritime(fontaine sud, avec la Méditerranée, l'Océan et la pêche). Pour la réalisation des statues ornant ces fontaines, l'architecte fera appel à de nombreux artistes :Jean-François-Théodore Gechter, Honoré-Jean-Aristide Husson, François Lanno, Auguste-Hyacinthe Debay, Antoine Desboeufs, Jean-Jacques Feuchère, Antonin-Marie Moine, Jean-Jacques Elshoecht et Louis-Parfait Merlieux. Les colonnes rostrales portent des proues de navire, qui évoquent également l'emblème de la Ville de Paris.
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Les Statues
Les statues allégoriques de huit villes françaises dessinent le contour de l'octogone imaginé par Gabriel. Celle évoquant Strasbourg est drapée de noir à partir de 1871, date du rattachement de l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne. En 1794, les deux groupes sculptés par Antoine Coysevox représentant la Renommée et Mercure montés sur le cheval ailé Pégase furent placés aux Tuileries.

À chacun des coins de la place octogonale se trouve une statue représentant une ville française :Les statues de la Place de la Concorde

  • Brest et Rouen par Jean-Pierre Cortot;
  • Lyon etMarseilleparPierre Petitot ;
  • Bordeaux et Nantes par Louis-Denis Caillouette ;
  • Lille et Strasbourg par James Pradier.

On dit que ce dernier prit, pour modèle de Strasbourg, Juliette Drouet qui avait été sa maîtresse avant de devenir celle de Victor Hugo.

Ces guérites, qui portent donc des noms de fleuves, marquaient les limites des anciens fossés larges de vingt mètres qui entouraient la place. Elles commandaient alors des ponts qui permettaient de franchir les fossés et servaient de logements à deux étages. Un escalier en colimaçon permettait alors d’atteindre le rez-de-jardin. Les statues furent construites par Hirtoff en 1838 sur chacune des guérites. Les fossés furent comblés en 1853. Deux des guérites permettent l’accès à un parking souterrain et les autres servent aux services municipaux à ranger leurs ustensiles de nettoyage.
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Les Colonnes rostrales
Les colonnes rostrales
Outre l’adjonction de statues et de fontaines, Hittorf conçoit tout ce que nous appelons maintenant le mobilier urbain de la place en y imposant une unité de thème nautique (fontaine des Mers et fontaine des Fleuves). Les colonnes rostrales font partie de ces éléments de décoration de la place. Une colonne rostrale est une colonne ornée de rostres de galères élevée à l'occasion d'une victoire navale. Les colonnes de Hittorf représentent des proues de navires portant l’emblème de la ville de Paris. Elles sont intercalées avec des lampadaires dont elles complètent la fonction d’éclairage de la place. Ces colonnes de fonte ont été réalisées par les fonderies de Tusey.

Après avoir remarqué la très belle grille qui marque l’entrée du Jardin des Tuileries, on atteint visuellement le Quai des Tuileries, puis le Pont de la Concorde et enfin le Cour la Reine.

Liens
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Sources
Divers Internet
Photos R.Desenclos 2008/2014