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 LES CIRCUITS DE PARIS

 Paris Circuits

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LES HÔTELS DU MARAIS
1 - Le troisième arrondissement -

 

Les Hôtels du 3ème

Une promenade relativement complète nous permet de côtoyer un grand nombre d'hôtels du troisième arrondissement.

 

Comment s'y rendre
Nous partons du métro Chemin Vert (ligne 9)
Bus : 29, arrêt Tournelles-Saint-Gilles - 20/65, arrêt Saint-Gilles-Chemin Vert – 69, arrêt Beaumarchais.


GPS
du point de départ
Longitude : 48.857576
Latitude : 2.367940

Plan


Remonter légèrement le boulevard Beaumarchais sur la gauche, jusqu’à la rue Saint-Gilles que l’on prend à gauche.


Cette rue a été ouverte en 1640, à la limite nord de l’ancien parc du Château des Tournelles sous le nom de Neuve-Saint-Gilles, une statuette de ce saint décorant son extrémité orientale.

L'Hôtel Delisle-Mansart 22 – L’Hôtel Delisle-Mansart

L’ancien pavillon de l’hôtel de Morangis, a été transformé par Delisle-Mansart, premier architecte du roi, à qui l’on doit la place Vendôme, la place des Victoires et les agrandissements de Versailles. La façade sur la cour est lourde, mais celle qui donne sur le jardin et qu’on voit du boulevard Beaumarchais a plus d’élégance. Cependant c’est surtout par sa décoration intérieure qu’il est remarquable. Le vestibule décoré de cariatides et de mascarons, l’escalier orné du médaillon de Louis XIV dans un cartouche, les plafonds encore en place de Le Brun, de Lafosse et de Mignard, composent un ensemble tout à fait remarquable. De magnifiques peintures ont été découvertes sous un faux plafond. Elles décoraient la voûte d’un des salons du premier étage. Il appartint, vers 1750, à Jules de Vaucel, marquis de Castelnau, grand maître des eaux et forêts. La façade du bâtiment situé au fond de la cour est classée. Mascarons, sculptures, boiseries.

Prendre à droite la rue Villehardouin.

La rue de Villehardouin a été ouverte en 1640, parallèle à la rue de Turenne. On lui a donné ce nom en 1865, d’après celui d’un chroniqueur du XIIème siècle.

Pénétrer dans le Jardin Saint-Gilles Grand Veneur en passant sous le porche avant que la rue ne tourne à angle droit sur la gauche.
Le Jardin Saint-Gilles-Grand Veneur

Ces jardins sont accessibles à partir de la rue du Grand-Veneur, de celle de Villehardouin ainsi que du 9 rue des Arquebusiers. Ils sont situés derrière l’Hôtel d’Ecquevilly, construit en 1637. Il y règne un calme qui permet de méditer parmi les rosiers. A la fin du XVIIème siècle s’élevait ici un grand jardin dessiné par Le Nôtre, dont seule l’orangerie subsiste au 11-13 rue des Arquebusiers. Dès le XVIIIème siècle, le domaine fut morcelé. L’hôtel était habité par Augustin Vincent Hennequin d’Ecquevilly dès 1733, capitaine général de l’équipage du sanglier de Louis XV. Le « Grand Veneur » a laissé son nom aux imposants bâtiments et à la rue proche.

Reprendre la rue Villehardouin et rejoindre la rue de Turenne.

Cette rue résulte de la fusion de plusieurs rues en 1865.

Tourner à gauche en restant sur le trottoir de gauche et rejoindre :

52-54 – L’Hôtel de Montrésor ou hôtel de Gourgues

L'Hôtel de Montrésor Le comte de Montrésor, personnage de la Fronde, a vu son hôtel acheté par la Ville de Paris en 1908, qui y a installé une école. Auparavant, il avait été habité de 1607 à 1663, par Claude de Bourdeille, comte de Montrésor, époux secret de Mlle de Guise. Il fut affecté à des écoles maternelle et primaire de garçons depuis 1880. Il a perdu son oratoire et ses boiseries. Les façades sur rue et sur cour sont classées.

Revenir en arrière pour atteindre :

60 – L’Hôtel du Grand Veneur

Il fut acheté par Vincent Hennequin d’Ecquevilly, capitaine des Chasses en 1733 et dont on voit sur la façade les attributs du Grand Veneur. Il fut occupé jusqu’en 1901 par les Dames franciscaines de Sainte-Elisabeth. La façade a été surélevée dans sa partie centrale et la cour compartimentée et transformée en deux étages de bureaux. Il demeure toutefois un grand escalier magnifique avec une rampe en fer forgé, ornée d’attributs de chasse et les trophées qui décorent les murs. Le portail de cet hôtel, dont le fronton porte une hure de sanglier encadrée par deux têtes de chiens, sa façade sur rue ornée de quatre beaux bas-reliefs cynégétiques, son escalier qui est une splendeur avec sa rampe ouvragée ornée de têtes de chiens, sa façade côté cour où une seconde hure de sanglier est surmontée d’un bas-relief chargé de symboles aratoires sont classés.

64 – Hôtel de Passy construit en 1637, pour François Petit, seigneur de Passy. Porte.

65 – Hôtel dit de Pologne qui fut mis, le 3 mai 1800, à la disposition du ministère de l’intérieur pour y loger gratuitement les artistes les plus distingués dans les arts mécaniques. Balcon, ferronneries, fronton, escalier.

66 – Hôtel de Turenne qui possède dans la cour de beaux vestiges des façades et d’un escalier d’un hôtel du XVIIème siècle. Il fut construit en 1620. Dans cet hôtel furent logés Vauban et La Bruyère.

76 – Hôtel de LaunayL'Hôtel de Launay

La façade sur rue est ornée d’élégants bas-reliefs, tandis que dans la cour, on voit une jolie rampe d’escalier et une curieuse grotte en rocaille du XVIIème siècle surmontée d’un Neptune.

80 – Cet hôtel dit de Voysin date de 1613.

Redescendre la rue de Turenne sur le trottoir de droite pour prendre à droite la rue Debelleyme.
Le magistrat Debelleyme (1787-1862), préfet de police sous Charles X a été honoré en 1865 lors de la réunion de plusieurs rues.

9 – Hôtel Louis XIII. Porte.

On atteint la rue Vieille-du-Temple.
La rue Vieille-du-Temple va de la rue des Francs-Bourgeois à celle de Bretagne. Elle existait déjà sous ce nom en 1270. Elle commence au 54 dans le 3ème arrondissement.

En tournant à gauche, on descend cette rue vers la Seine.

110 - Hôtel d’Hozier
L’Hôtel d’Hozier, construit sur trois étages en 1608, a appartenu à François d’Epinay, seigneur de Saint-Luc, l’un des favoris d’Henri III. Ensuite son fils en devint propriétaire puis, après avoir été saisi, il fut loué en 1643, à la veuve du maréchal de Créqui. Au final, c’est Pierre d’Hozier qui en devint propriétaire en 1735 et qui le garda dans la famille jusqu’en 1798. La porte, la cour avec, à gauche, un escalier magnifique, les caves, la façade sur la photo y compris les vantaux de la porte, celle sur la rue Debelleyme et sur la cour, la rampe de l’escalier en fer forgé sont classés.

106-108 – Hôtel d’Epernon

Cet hôtel appartint au début du XVIIème siècle à Marguerite de Refuge, veuve de Denis Vialart. Il fut légué à sa fille en 1662, femme du seigneur d’Epernon. Il fut saisi par des créanciers en 1669, puis fut vendu aux enchères en 1674. Sa propriétaire l’habita jusqu’à sa mort en 1730 mais elle l’avait donné à l’Hôtel-Dieu qui le loua jusqu’à la Révolution à un avocat, un conseiller d’état, un maréchal de camp, un contrôleur général, etc… Son entrée est décorée d’une haute fenêtre couronnée d’un fronton avec deux lions. Le tympan portait un écusson qui a tellement été gratté qu’il en résulte un trou.

104 – Hôtel de Housset ayant appartenu en 1700 au président du Grand Conseil, marquis de la Bussière. En 1757 il fut loué à la Caisse des consignations.

102 – Hôtel de Barmond

Cet hôtel a été bâti vers 1625 pour le conseiller au Parlement, François Gaudart. Il devient l’hôtel Ferrary en 1640, puis l’hôtel de Barmond en 1730. C’est aujourd’hui le lycée de jeunes filles Victor Hugo. La porte, la cour, les balcons et les escaliers sont remarquables.

On passe, côté pair, devant les Jardins de l’Hôtel Salé.

87 – Hôtel de Rohan ou Hôtel de StrasbourgL'Hôtel de Rohan

L’entrée principale de l’hôtel se trouve au 87 de la rue Vieille-du-Temple et l’on voit ici une photo de l’entrée arrière qui, elle, se trouve rue des Quatre-Fils. C’est un des fils de Soubise qui fit élever cette demeure, proche de l’hôtel familial (60 rue des Francs-Bourgeois). L’architecte oeuvra de 1705 à 1708. Le résultat est plus austère, plus économe. Toutefois, la cour et les écuries furent aménagées plus tard. Ces dernières contenaient une cinquantaine de box. L’hôtel fut saisi et pillé durant la Révolution puis vendu à l’état en 1808. Napoléon y installa l’imprimerie nationale. Après restauration, il fut affecté aux archives nationales en 1938.

75 – Hôtel de la Tour du Pin

Situé au 75 de la rue Vieille-du-Temple, cette discrète demeure a été construite en 1724 à la suite du détachement de l’hôtel Jean le Mercier qui occupait le terrain jusqu'au 54 de la rue des Francs-Bourgeois. Son nom vient de l’une des familles qui le posséda, la Tour du Pin, marquis de Gouvernet.

Remonter jusqu’au carrefour avec la rue des Coutures Saint-Gervais, que l’on prend à droite.
La rue des Coutures-Saint-Gervais ne fait en aucun cas référence à une tradition vestimentaire mais à l’un des grands défis de la géographie parisienne qui fut de transformer les espaces marécageux du bien nommé quartier du « Marais » en terres cultivables : les coutures. Couture est dans ce cas une déformation du mot culture. Cette rue relie la rue Vieille du Temple à la rue de Thorigny en longeant le côté nord du l’Hôtel Salé. Elle a été percée en 1620 dans un fief appartenant aux religieuses hospitalières Saint-Gervais. Au bout de la rue, on peut remarquer sur le mur de l’hôtel Salé, une marque de ce fief gravée à environ deux mètres de hauteur. Elle est formée des lettres FCSG disposées aux quatre extrémités d’une croix.

Tourner à droite dans la rue de Thorigny :

Cette rue résulte de fusions de deux rues en 1868.

5 – Hôtel Salé ou de Juigné

Edifié par Jean Boullier de Bourges de 1656 à 1659, pour Pierre Aubert de Fontenay, fermier des gabelles, d’où son surnom, c’est le plus grand hôtel du Marais. Un corps de logis double en profondeur s’amortit en anse de panier à l’extrémité de la cour d’honneur, et une demi-lune autour du portail sur la rue de Thorigny facilite l’évolution des carrosses. Mais la chute du surintendant Fouquet entraîne la ruine de son propriétaire. Mis en location, l’hôtel est habité par Morosini, ambassadeur de Venise. Il accueille au XIXème siècle l’école Centrale des Arts et Manufactures de 1829 à 1884, puis l’Ecole des Métiers d’Art de 1944 à 1969. Restauré, il est transformé en musée pour recevoir en 1985 la dation Picasso.

Au carrefour avec la rue de la Perle, en face on remarque :

1 – Hôtel Libéral-BruantL'Hôtel Libéral-Bruant

L’architecte Libéral Bruant (1635-1697), très actif à Paris dans les chantiers de l’hospice de la Salpétrière, de l’église Notre-Dame des Victoires et de l’hôtel des Invalides, réside dans le Marais, et y construit vers 1685 un hôtel destiné à son usage. La façade sur cour adopte un parti à la mode à Paris depuis la seconde moitié du règne de Louis XIV : l’usage de baies cintrées. En intervalle, il intercale des fenêtres rectangulaires de proportions moindres et des oculi aveugles où se nichent des bustes d’empereurs romains. Le vaste fronton est garni de deux angelots et de cornes d’abondance. Situé au 1 rue de la Perle, c'est dans cet hôtel que vécut à la fin du XVIIème siècle, le marquis de L’Hospital, géomètre et membre de l’Académie des sciences. Près d’un siècle plus tard, il fut loué à l’ingénieur Perronet pour y loger l’Ecole des ponts et chaussées qui y resta de 1771 à 1788. Devenu propriété de la ville de Paris, l’hôtel a été vendu en 1968 à la société Bricard qui s’était engagée à le restaurer et à y installer un musée de la serrure, ouvert en 1976 et fermé en 2003. L’hôtel rénové en 2011/2012 est une propriété privée.

Prendre à gauche la rue du Parc Royal.

Cette rue a été ouverte en 1563 et porte son nom depuis 1605, en raison de la proximité du parc royal des Tournelles.

Tout de suite à gauche on passe devant :

16 – L’Hôtel de Bonneval

L’Hôtel de Bonneval, qui date du XVIIIème siècle, se trouve au 16 de la rue du Parc Royal. Habitation privée aujourd’hui, il est donc impossible d’admirer les peintures de l’escalier. L’architecture générale reste toutefois très originale.

12 – L’Hôtel de Croisilles construit en 1619. Passé de main en main entre 1647 et 1776, il fut aménagé en 1898 pour le cercle Amicitia dont le but était de donner aux jeunes filles chrétiennes, pauvres et honnêtes, un abri sûr et confortable à la portée de leurs ressources. Il comportait une trentaine de chambres louées 20 francs par mois, un « restaurant économique pour dames » dont l’inscription est encore visible, et un ouvroir.

10 – L’Hôtel de Vigny, construit en 1628, par Le Vau. L’institution Liévyns, fondée en 1822, s’installa ici en 1865. Le plafond du rez-de-chaussée est à solives peintes qui datent de l’époque de construction. Un autre du XVIIIème est classé, comme la rampe de l’escalier.

8 – L’Hôtel Duret de Chevry, de 1620. Il a été refait. Madame de Sévigné y séjourna.

6 – L’Hôtel Berruyer de 1625. Porte.

L'Hôtel de Canillac 4 – L’Hôtel de Canillac

Au 4 rue du Parc-Royal, cet hôtel, de pierres et briques a été construit en 1620 pour le conseiller du roi, et il demeura dans sa famille jusqu’en 1657. Il changea alors de propriétaires plusieurs fois. En 1752, il fut cédé au marquis de Canillac, ancien mousquetaire, brillant militaire, lieutenant-général en 1748. Il fut conservé par la famille Canillac jusqu’en 1792. Il passa de mains en mains après la Révolution pour devenir les magasins et bureaux des forges de Fourchambault de 1815 à 1910. L’hôtel a été remanié mais son escalier est classé.

Revenir au carrefour avec la rue Payenne.

Le nom de cette rue date de 1540, est la féminisation du mot Payen, nom d’un certain Jean Payen, écuyer sous le règne de Charles VI, qui avait ici une propriété.

et en prenant la rue Payenne, à droite on voit sur la gauche :

13 – L’Hôtel de ChatillonL'Hôtel de Chatillon

Construit à la fin du XVIe siècle, cet hôtel doit son nom à Madame de Chatillon. Il abrite un remarquable escalier d'angle en pierre de taille. Il y a également une belle cour et une porte remarquable. L’hôtel fut d’abord celui d’Henri de Daillon, comte du Lude, grand-maître de l’artillerie de France, fait duc en 1675, puis premier gentilhomme de la chambre, gouverneur des châteaux de Saint-Germain et de Versailles, et l’un des fidèles de Madame de Sévigné. Françoise d’Aubigné, future Madame de Maintenon, y habita.

et dans le Square Georges Caïn l’arrière de

L’Hôtel Le Pelletier de Saint-Fargeau

L'hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau est un hôtel particulier situé à Paris, au 29 de la rue de Sévigné. La parcelle où s'élève cet hôtel faisait partie au Moyen Âge de la Culture Sainte-Catherine. En 1545, les terrains qui composent furent vendus à Michel de Champrond, chevalier de La Bourdinière, qui y fit construire un premier hôtel. Par la suite, ce bâtiment passa de mains en mains jusqu'à être vendu en 1626, à Geofroy Lhuillier, sieur d'Orgeval. Le 19 juillet 1686, ses héritiers vendirent la maison à Michel Le Peletier de Souzy, intendant des finances et frère ducontrôleur général des financesClaude Le Peletier. Le nouveau propriétaire fit aussitôt détruire l'ancien bâtiment et construire à son emplacement - et sans doute en remployant une partie des anciennes fondations - un nouvel hôtel, qui est celui qui existe encore aujourd'hui. Il acheta également plusieurs parcelles contigües, de façon à accroître la surface du jardin et celle des bâtiments de service. L'hôtel accueillit en 1989 l'extension du Musée Carnavalet. Les collections révolutionnaires, celles du XIXe siècle et du XXe siècle allèrent occuper le corps de logis et les ailes, tandis que l'orangerie accueillait les collections archéologiques. La conservation et les services du Musée y sont également installés.

En poursuivant la rue Payenne, on passe devant :

L'Hôtel de Marle 11 – L’Hôtel de Marle

Sur un terrain encore agreste, en bordure d’une rue nouvelle, René de Saincthon fit bâtir une première demeure entre 1560 et 1570. En 1572, Christophe Hector de Marle, conseiller au parlement de Paris l’achète et la transforme, pour la revendre en 1604. Cinq ans plus tard, l’hôtel devient la propriété du riche Charles Duret de Chevry, président de la Chambre des Comptes, dont le fils Charles fait faire des travaux avant de mourir ruiné en 1700. Au XVIIIème siècle, il passe à la famille de Polastron Polignac. C’est actuellement le siège de l’Institut culturel suédois, car, en effet, la Suède l’a racheté en 1969. C’est le seul centre que possède la Suède à l’étranger. Le jardin donne sur la rue Elzévir et peut être visité en été lorsqu’il est accessible. Dans la cour pavée du 11 rue Payenne, le café suédois se trouve au rez-de-chaussée, et il s’y étend durant la belle saison. Aujourd’hui, les visiteurs peuvent profiter des nombreuses expositions ou manifestations pour admirer la rénovation admirable et les lignes pures de l’architecture Renaissance.

Ouvert tous les jours de 12h à 18h sauf le lundi. Nocturne le mardi jusqu’à 21h pour le Café suédois.

Côté pair on longe les jardins de l’Hôtel Carnavalet. Au carrefour avec la rue des Francs-Bourgeois, effectuer une incursion à gauche dans la rue des Francs-Bourgeois jusqu’à la rue de Sévigné que l’on prend à gauche pour voir l’entrée de l’Hôtel Carnavalet.

Le nom de cette rue provient de l’existence d’une maison d’aumône ouverte en 1334, pour les pauvres gens exemptés des taxes du fait de leur indigence, d’où leur nom : les francs-bourgeois.


L’Hôtel Carnavalet

Le musée Carnavalet ou musée de l'Histoire de Paris est consacré à l'Histoire de Paris des origines de la ville à nos jours. Situé 23, rue de Sévigné, il présente des collections exceptionnelles : souvenirs de la Révolution française, peintures, sculptures, mobilier et objets d'art. Il est dirigé depuis 1993 par Jean-Marc Léri. Le musée est constitué de deux bâtiments : l'ancien hôtel de Carnavalet et l'ancien hôtel Le Pelletier de Saint-Fargeau (depuis1989). En fait séparés par le lycée Victor-Hugo, les deux bâtiments sont reliés par une galerie située au premier étage.

Revenir au croisement avec la rue Payenne et poursuivre sur le trottoir de droite. On passe devant la rue Elzévir.
Cette rue a été percée en 1545, sur des terrains appartenant au prieuré de sainte-Catherine du Val des Ecoliers. Son date de 1867 et reprend celui des célèbres libraires et imprimeurs hollandais du XVIème siècle.

On y trouve :

7 - Hôtel de DononHôtel de Donon

Bâti en 1575 pour Médéric de Donon, contrôleur général des Bâtiments du roi, familier de Catherine de Médicis et gendre du sculpteur Girolamo della Robbia, il évoque le souvenir de la maison de Philibert Delorme, rue de la Cerisaie, maintenant disparue. Cet hôtel illustre l’inventivité de l’architecture au temps d’Henri IV. Autour d’une cour rectangulaire, un corps de logis principal s’élève au-dessus de deux étages de caves réservés aux cuisines. Sa façade sur cour possède deux grandes baies jumelées presque palladiennes, prises sous un fronton triangulaire interrompu. Les deux étages supérieurs sont identiques, surmontés d’un autre étage carré coiffé d’un comble à l’effet pyramidant. Les consoles nues soulignent les moulures et l’arrondi des lucarnes de cette bâtisse élégante par sa sobriété. Sur rue, la façade a été refaite au début du XVIème siècle. En piteux état, menacé de démolition, l’hôtel de Donon a été restauré après son acquisition par la Ville de Paris en 1974, et affecté au musée Cognacq-Jay, qui a quitté le boulevard des Capucines pour y conserver désormais ses collections du XVIIIème siècle, léguées en 1928 à la ville de Paris. Il est situé au 8 rue Elzévir et les jardins, accessibles, donnent sur le rue Payenne. Ce jardin perpétue la tradition du jardin à la française.

Poursuivre dans la rue des Francs-Bourgeois.

26 – Hôtel le Mayrat ou de Sandreville

Sous cette appellation, il convient de distinguer deux hôtels d’époques fort différentes. Le premier a été bâti vers 1586 en fond de cour pour Claude Mortier, sieur de Soisy, notaire et secrétaire du roi. La façade sur jardin, restaurée, est la plus belle, et donne un bon exemple de l’architecture privée à Paris à la fin du XVIème siècle. Le nom de Sandreville vient d’un éphémère propriétaire au temps de Louis XIII. Plus célèbre est Guillaume Cornuel, époux d’une des femmes les plus spirituelles du Marais. Le second corps d’hôtel, sur la rue des Francs-Bourgeois, a été reconstruit en 1767 pour Louis-Charles le Mairat. La façade est déjà de style Louis XVI. On remarquera les colonnades plaquées sur la façade.

30 – L’Hôtel d’AlmérasL'Hôtel d'Alméras

Hôtel bâti en 1583 pour Jean de Fourcy, conseiller du roi, trésorier général de France qui le vendit en 1611, à Pierre d’Almeras, conseiller du roi. Il appartint ensuite à son fils Pierre, général des postes.

Aucun décor intérieur d’origine n’a subsisté. D’Alméras, ami du maréchal de Bassompierre, devenu en 1615 général des postes et relais de France, mourut en 1637. Son frère vendit l’hôtel en 1655 à Louis Bétault, président de la Chambre des Comptes, qui fit remplacer le vieil escalier à double noyau entre cour et jardin par l’escalier actuel de style Louis XIV, placé dans l’aile gauche.

En 1699, Pierre Langlois l’acheta et il resta dans la famille jusqu’en 1770, année où il fut acheté par de Mascrany de la Valette qui l’avait encore à la Révolution. Au XVIII° siècle, Robert Langlois de la Fortelle, refait le décor intérieur de l’hôtel, dont il reste quelques boiseries Louis XV.

C’est toutefois un spécimen de l’architecture du temps d’Henri IV. Sa porte monumentale sur rue avec ses vantaux et ses façades sur cour sont classés.

34/36 Emplacement de la « maison d’aumône », construite en 1334 pour abriter en 24 chambres contigües, 48 pauvres gens, francs de toutes taxes et impositions. Les « francs-bourgeois » en question finirent par constituer la lie de la population du quartier et la maison d’aumône, un asile de débauche et de prostitution. Celle-ci fut fermée, mais le nom resta. L’Hôtel Poussepin a été construit en 1603.

L'Impasse des Arbalétriers 38 - L’Impasse des Arbalétriers

Pavés disjoints, bornes, encorbellements – tous les attributs ou presque – de la rue médiévale sont réunis dans la pittoresque impasse des arbalétriers. Il s’agit de l’ancienne entrée secondaire de l’hôtel Barbette, aujourd’hui disparu, qui était la résidence de la reine Isabeau de Bavière au début du XVème siècle. L’impasse – il s’agissait alors d’une allée – menait à un champ où s’entraînaient les arbalétriers. Deux corps de logis en encorbellement – 1620 - subsistent de part et d’autre de la ruelle. Les historiens pensent que c’est en ce lieu précis, le 23 novembre 1407, que Louis d’Orléans, frère du roi Charles VI et grand rival de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, fut assassiné par les sbires de Jean, alors qu’il s’en retournait d’une visite à la reine Isabeau de Bavière. Ce fut le prélude à la guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons. L’impasse mène à une vaste cour, elle-même reliée à la rue Vieille-du-Temple.

40/42 – L’Hôtel d’Hérouet

Situé à l’angle des rue Vieille du Temple et des Francs Bourgeois se trouve une échauguette de l’ancien hôtel d’Hérouet. C’est un spécimen de la fin de l’art ogival, quelques années avant la Renaissance. C’était une décoration d’encoignure, facilitant l’observation du carrefour animé. Vers 1510, Jean Hérouet, trésorier de France, qui, en 1497, avait été le secrétaire du futur Louis XII, fit construire ici un hôtel qui s’étendait assez loin sur chacune des deux rues. La démolition de ce vestige qui avait bien souffert du bombardement du 8 août 1944 a été demandée en 1949 par un député. Mais il ne fut pas suivi, car il n’était pas question de priver Paris d’un des derniers et des plus charmants témoins de ce genre d’architecture dans le Marais, de ce rare vestige de l’architecture civile des premières années du XVIème siècle.

54 – L’Hôtel de Jaucourt

Cet hôtel fut acquis par les Archives Nationales vers 1950. Il se situe en effet à proximité de l’hôtel de Soubise au 54 rue des Francs-Bourgeois. Il occupe l’emplacement d’un grand hôtel, construit en 1382 qui s’étendait jusqu’au 75 de la rue Vieille-du-Temple qui fut divisé et transformé à partir de 1684 pour être isolé de manière indépendante. Le portail simple fut dessiné en 1687 et le logis fut surélevé à la fin du XVIIIème siècle. Belle cour. A ne pas confondre avec l’hôtel de Jaucourt situé à proximité de la place des Victoires (1er).

Les trois hôtels qui suivent représentent une seule propriété datant de 1531 et furent scindés pour une gestion plus simple.

56 – L’Hôtel de Fontenay

Il appartint de 1720 à 1743, à François de Breteuil, marquis de Fontenay, secrétaire d’Etat à la Guerre. Il a été refait à cette époque. Il a été acquis en 1846 par les Archives. Balcon classé.

58 – L’Hôtel de Breteuil

Cette partie est restée dans la famille de Breteuil jusqu’en 1859 et a été annexé par les Archives en 1862. L’école des Chartes, fondée en 1821, l’a occupé entre 1863 et 1897.

58bis – L’Hôtel d’Assy

Au 58bis de la rue des Francs-Bourgeois se trouve une dépendance de l’Hôtel de Soubise qui abrite les Archives nationales. L’hôtel d’Assy, qui fut la propriété du conseiller de Charles V, puis en 1531 de magistrats, en 1565 de Claude de Bérulle. Il fut acheté vers 1600 par le président des Requêtes qui le fit reconstruire vers 1620. Il fut agrandi en 1706 et en 1732. Il fut acheté en 1787 par Geoffroy d’Assy et revendu en 1845 à l’Etat. La façade est très sobre et seules les lucarnes en pierres moulurées indiquent que l’on a affaire à une riche demeure.

60 – Hôtel de Clisson / Hôtel de Soubise / Hôtel de Guise / Hôtel des ArchivesL'Hôtel de Clisson

Edifié de 1704 à 1708 par Nicolas-Alexis Delamair pour François de Rohan, prince de Soubise, il remplace deux hôtels antérieurs : celui du connétable Olivier de Clisson (fin du XIVème siècle) dont subsistent deux tourelles rue des Archives (derrière à gauche), et celui de la puissante famille des Guise. Au XVIIIème siècle, le maréchal de Soubise y accueillit le concert des amateurs. La décoration intérieure conserve, au rez-de-chaussée, le salon du prince dans une petite rotonde édifiée par Boffrand, et à l’étage, l’appartement de la princesse avec la chambre d’apparat et le salon ovale aux peintures de Boucher et Natoire. Affecté aux Archives nationales en 1808, il abrite depuis 1867 le Musée de l’Histoire de France.

Les Archives nationales sont une création de la Révolution française. Dès le 29 juillet 1789, le règlement de l’Assemblée nationale prévoit la conservation de ses documents écrits et la nomination d’un archiviste. Un décret de septembre 1790 sanctionné par Louis XVI officialise l’institution. Napoléon 1er s’intéresse de si près aux Archives de l’Empire qu’il ordonne en 1808 l’acquisition des palais des Rohan-Soubise. Le 15 février 1810, il vient même rendre une visite surprise au garde général Daunou et se déclare satisfait de l’installation provisoire effectuée dans l’hôtel de Soubise. Rêvant d’un dépôt central européen, l’empereur en pose la première pierre le 15 août 1812 dans l’île aux Cygnes. Son projet est abandonné sous la Restauration, mais, grâce à une patiente politique d’acquisitions et de travaux d’agrandissements, en 1941 les Archives s’étendent sur tout le quadrilatère de l’ancien « Chantier du Temple ». En 1983, Stanislas Fiszer remporte le concours pour la construction du Centre d’Accueil et de Recherche des Archives Nationales, inauguré en mars 1988.

Situé au 58 de la rue des Archives, l’Hôtel de Clisson comporte deux belles tourelles à encorbellement. L’arcade ogivale située en dessous en était l’entrée principale. Le tout date de la fin du XIVème siècle, époque à laquelle Olivier de Clisson, mort en 1407, proche de Charles V, avait entrepris de s’installer là. C’est en 1553 que l’hôtel entra en possession de la famille des Guise. Leur maison fut le quartier général du parti catholique lors des guerres de Religion. On y a peut-être même préparé la Saint Barthélémy en 1572. L’hôtel fut ensuite acheté par les Soubise vers 1700 et incorporé à l’ensemble des bâtiments regroupant les Archives Nationales.

Aller dans le jardin commun aux hôtels de la rue des Francs-Bourgeois et admirer les jardins des hôtels précédents. On y voit également la façade sur jardin de l’hôtel de Rohan. Pour ce faire entrer dans le jardin de l’Hôtel de Soubise et passer sous le porche situé au fond et à droite.

Revenir dans la cour de l’hôtel de Soubise, sortir rue des Francs-Bourgeois et tourner à droite.

Poursuivre dans la rue Rambuteau jusqu’à la rue du Temple.

Cette rue a été ouverte en 1838 sous l’administration du préfet de la Seine, Claude Barthelot, comte de Rambuteau (1781-1869)

La rue du Temple est née d’une fusion de rues en 1851. Elle est dans le troisième arrondissement à partir du 58.

Tourner à droite. On voit plus loin à gauche :

71/73 – L’Hôtel de Saint-AignanL'Hôtel de Saint-Aignan

Construit par l’architecte Pierre le Muet de 1645 à 1650, pour Claude de Mesmes, comte d’Avaux, négociateur de la paix de Westphalie et surintendant des finances, il fut agrandi en 1691 pour Paul de Beauvillier, le gouverneur des trois petits-fils de Louis XIV, gendre de Colbert. La façade sur cour est structurée par un ensemble de pilastres colossaux d’ordre corinthien encadrant de grandes baies, et le côté gauche habille de fausses fenêtres l’ancien rempart de Philippe Auguste. Michel-Etienne Turgot, prévôt des marchands et son fils Anne, futur ministre de Louis XVI, y habitèrent. Très défiguré à la Révolution, il fut transformé en mairie d’arrondissement de 1795 à 1823. Il abrite aujourd’hui un musée dédié à l’art et à l’histoire du judaïsme.

79 – L’Hôtel de Montmor

Dans l’hôtel construit en 1623 pour Jean Habert de Montmor, trésorier de l’Epargne, son fils Henri-Louis, recevait, à partir de 1643, autour de Gassendi, Roberval, Gui Patin, Chapelain, Ménage, Huyghens et Molière, qui y donna la lecture du « Tartuffe » alors interdit. Ce cercle, formellement fondé en 1659 préfigurait l’Académie des Sciences avant sa création en 1666. L’hôtel actuel a été remanié par deux fois : en 1737 et surtout en 1752, pour le Fermier Général Charron. De style Louis XV, l’élégance des deux ailes sur cour se prolonge sur la rue du Temple par un retour en arrondi. Il reste un bel escalier dans le corps du logis central.

L'Hôtel de MontmorNé le 22 janvier 1592 au village de Champtercier, près de Digne, l’astronome Pierre Gassendi est une figure de la vie intellectuelle parisienne, dans le cercle de savants qui préfigure l’Académie des Sciences. Nommé en 1645 titulaire de la chaire de mathématiques du Collège Royal, ce « grand homme de petite taille » est « un abrégé de vertu morale et de toutes les belles sciences, mais entre autres, d’une grande humilité et bonté, et d’une connaissance très sublime dans les mathématiques » selon son confrère Gui Patin, pourtant peu porté à l’indulgence. Il passe les deux dernières années de sa vie ici, chez son ami Henri Habert de Montmor, maître des requêtes et généreux mécène et y meurt le 24 octobre 1655. Une méridienne verticale indique le temps moyen sur le mur de la cour.

Prendre à droite la rue de Braque.

Le nom date du XIVème siècle et est celui d’une famille propriétaire de terrains dans le quartier.

4-6 – L’Hôtel Le Lièvre de la Grange

Il s’agit de deux hôtels situés au 4 et au 6 de la rue Braque. Construits en 1673 pour Thomas Le Lièvre, seigneur de La Grange, ils possèdent deux splendides portes surmontées d’un balcon, l’un orné des têtes de béliers, l’autre de têtes de vieillards. Les sculptures sont de Lissy et Boiurguignon. Les façades sur rue et sur cour, le passage d’entrée du vestibule et sa cage d’escalier avec la rampe sont classés aux Monuments historiques.

5 - L’Hôtel NicolaiL'Hôtel Nicolai

Au 5 de la rue de Braque, la belle porte bleue ne permet pas d’imaginer le petit pavillon à colombages du XVIIème siècle qui a été très restauré. Il s’élève au fond de la cour. Un jardinet s’étend sur la gauche. Cet hôtel a maintes fois changé de nom. Initialement construit en 1420 sous le nom d’hôtel de Rancé, il deviendra successivement l’hôtel de Montmorency en 1557, puis du Tillet en 1597, et du Refuge au XVII-XVIIIème siècles pour finir sous le nom d’aujourd’hui attribué en 1780. Une belle façade l’agrémente à la fois sur la rue et sur la cour.

7 – L’Hôtel de Mesmes

Il fut habité, en 1776, par le comte de Vergennes, ministre des affaires étrangères de Louis XVI, qui fit reconnaître l’indépendance des Etats-Unis par les Anglais. Porte.

8/10 – L’Hôtel de Chaulnes

Hôtel ayant appartenu en 1619, à la femme du maître de Requêtes, Jacques de Chaulnes, puis à ses filles, qui le vendirent en 1632. Porte classée.

Au bout on remarque en face :

L’Hôtel de Clisson

Situé au 58 de la rue des Archives, l’Hôtel de Clisson comporte deux belles tourelles à encorbellement. L’arcade ogivale située en dessous en était l’entrée principale. Le tout date de la 1371/1375, époque à laquelle Olivier de Clisson, mort en 1407, proche de Charles V, avait entrepris de s’installer là. C’est en 1553 que l’hôtel entra en possession de la famille des Guise. Leur maison fut le quartier général du parti catholique lors des guerres de Religion. On y a peut-être même préparé la Saint Barthélémy en 1572. L’hôtel fut ensuite acheté par les Soubise vers 1700 et incorporé à l’ensemble des bâtiments regroupant les Archives Nationales.

Tourner à gauche dans la rue des Archives.

L'Hôtel Guénégaud des Brosses60 – L’Hôtel de l’Hermitage ou Guénégaud des Brosses

L’hôtel Guénégaud des Brosses situé au 60 rue des Archives, mais dont on voit ici la façade sur jardin à partir de la rue des Quatre-Fils est le seul hôtel de François Mansart subsistant à Paris. Il a été construit avant 1530 à la place de deux maisons médiévales puis reconstruit entre 1648 et 1651. Il fut embelli à partir de 1704. La famille Thirioux le posséda jusqu’en 1895, mais il fut envahi par le commerce et la petite industrie. La Ville de Paris le racheta, en fort mauvais état en 1960, après une résistance farouche des partisans de sa conservation. Hôtel classé, belle escalier, cour. Le musée de la chasse et de la nature l’occupe depuis 1967.

62 – L’Hôtel de Mongelas

On le trouve au 62 rue des Archives. La couleur bleue des fenêtres n’est pas une teinte récemment peinte, mais a été redécouverte lors de la restauration de l’hôtel. Après avoir enlevé quatorze couches de peinture, ce bleu est apparu et met bien en valeur la douce couleur de la pierre. Il abrite l’extension du musée de la Chasse et de la Nature, qui occupe l’Hôtel de Guénégaud des Brosses voisin. Il a été construit avant 1632 mais fut reconstruit en 1705. Il appartint à divers propriétaires au fil des ans. La porte, le mascaron, l’entrée de la cour sous arcade, la façade sur cour et l’escalier sont classés aux Monuments Historiques.

68 – L’Hôtel Bergeau

Restes, au fond de la cour, de l’hôtel de 1647, d’Anne-Marie Bergeau. Escalier Louis XIII, cour.

70 – L’Hôtel de MontescotL'Hôtel de Montescot

Hôtel construit en 1610 pour le financier Michel Simon, ensuite propriété de son gendre, François de Montescot, conseiller d’état. La porte sur rue, la façade sur la cour du bâtiment sur rue sont classées. Escalier, mansarde à poulie.

72 – L’Hôtel Vireau de Villeflix

Hôtel ayant appartenu en 1692, au magistrat Louis-François Vireau de Villeflix, puis, en 1749, à son gendre. Hôtel très restauré, sa porte et une ancienne fontaine sont classées.

76 – L’Hôtel Fabry

Hôtel construit en 1633, pour le conseiller Jean Fabry qui le vendit en 1641. Escalier et mansarde à fronton.

L'Hôtel Amelot de Chaillou78 – L’Hôtel Amelot de Chaillou

Au 78 de la rue des Archives se trouve le très bel hôtel Amelot de Chaillou, construit vers 1660 par l’architecte Pierre Bullet pour le maître de requêtes Jacques Amelot de Chaillou. Il fut vendu en 1720, puis fut ensuite très dégradé par l’exploitation commerciale qui s’ensuivit jusqu’en 1978. La restauration débuta alors. Le portail sur rue est magnifique. La menuiserie de la porte est ancienne. De belles lucarnes de pierre ornent la seule aile que l’hôtel possède puisqu’il occupe l’angle d’une rue. La façade sur jardin est également très belle et peut être visible partiellement à partir de la rue de Beauce. Il a été inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques en 1980. Jean-Jacques Amelot de Chaillou, né le 30 avril 1689 et mort à Paris le 7 mai 1749, a été ministre des Affaires Etrangères de 1737 à 1744.

79 – Hôtel Louis XIII, puits.

Prendre à gauche la rue Pastourelle

Cette rue a été créée à partir de deux autres, en 1877. Son nom provient de Roger Pastourel, seigneur de Groslay, membre du Parlement en 1378, antérieurement propriétaire d’une maison dans la rue qui prit son nom.

5 – L’Hôtel de Montauglan sous Louis XIII, ensuite propriété d’un trésorier de France à Limoges qui passa ensuite de mains en mains. Escalier, ferronneries.

6 – Propriété, en 1643, de Nicolas Bautru. C’était un hôtel d’une grande étendue qui bordait aussi la rue Charlot. La porte est classée.

11 – Hôtel Bertin.

Puis à gauche la rue du Temple. Tourner à droite dans la rue de Montmorency.
Cette rue résulte d’une fusion de rues en 1768.

5 - Hôtel Vieux à la fin du XIIIème siècle. Il y a un fronton triangulaire qui couvre tout le second étage avec décoration Louis XV. Balcon, escalier. Les façades sur rue et sur cour et l’escalier sont classés.

51 – Maison du Grand PignonLa plus vieille maison de Paris

La maison du 51 rue de Montmorency fut déclarée, à la suite d’intenses recherches historiques datant de 1979, comme étant la plus vieille maison de Paris. Elle date de 1407 et a été construite pour l’écrivain Nicolas Flamel (1330-1418), juré de l’Université. Il y logeait gratuitement les laboureurs et les maraîchers des environs grâce au bénéfice dégagé par la location des boutiques du rez-de-chaussée. Ceux-ci devaient toutefois réciter un pater noster et un je vous salue Marie. Un inscription de l’époque, gravée sous forme de frise au-dessus des portes et fenêtres du rez-de-chaussée en témoigne : « Nous hômes et femes laboureurs demourans au porche de ceste maison qui fu fète en l’an de grâce mil quatre cens et sept, somes tenus chascun en droit sous dire tous les jours une pastenostre et un ave maria en priant Dieu que de sa grâce face pardon aux poures pescheurs trespassez. Amen » Les piliers portent les initiales de Flamel. Des bas-reliefs gravés ont été dégagés lors d’une restauration en 1929. On peut y lire la devise de Nicolas Flamel : Ora et labora (Prie et travaille).

Tourner à gauche dans la rue Beaubourg. Lorsque l’on coupe la rue Michel le Comte,

Cet ancien chemin de ronde de l’ancienne enceinte Philippe Auguste porte depuis la fin du règne de Saint-Louis son nom actuel, sans doute dû au comte Michel. C’est de ce nom que découle le dicton populaire : « Ca fait la rue Michel », utilisé pour dire : « Ca fait le compte ».

On remarque à gauche, au :

28 - L'Hôtel d'Hallwyll
Il se trouve à l'emplacement d'une maison ayant appartenu à l'orfèvre Guillaume Villain. Il fut construit à la fin du XVIIe siècle, puis fut remanié par Claude-Nicolas Ledoux. Il est le seul témoin subsistant de l’architecture domestique parisienne construite par ce grand architecte. L’hôtel d’Hallwyll fut considéré dès la fin du XVIIIe siècle par les contemporains comme l’un des hôtels particuliers les plus modernes du Marais. Ledoux reçoit la commande en 1766 de Franz-Joseph d’Hallwyll, colonel de la Garde Suisse et son épouse Marie-Thérèse Demidorge pour la transformation de l’hôtel Demidorge, ancien hôtel de Bouligneux. L’architecte tire parti de l’ancien bâtiment sur rue grâce à une composition symétrique et monumentale de la façade traitée en bossages à tables à la manière de la Renaissance italienne et dont l’axe est souligné par un portail à colonnes toscanes que surmonte un tympan orné de Grâces. Derrière ce corps de bâtiments renfermant les communs, une première cour abrite le corps de logis. Ledoux décore les intérieurs et déploie également un véritable talent d’architecte paysager pour la conception du jardin. Ledoux conçoit, en guise de jardin, un atrium bordé de galeries à colonnes doriques au fond duquel deux urnes renversées déversant des torrents d’eau (thème préfigurant la Saline royale d'Arc-et-Senans) encadrent une niche qui abrite une Grâce. Un décor en trompe-l’œil peint sur le mur aveugle du couvent des Carmélites donnant sur la rue de Montmorency. Les écuries de cet hôtel pouvaient accueillir jusqu'à 18 chevaux. Il fut acquis en 1790 par le prince d'Esterházy, puis en 1818, par François Guyot de Villeneuve, qui l'habita jusqu'à sa mort en 1849. L'hôtel fut peu après dépouillé de ses œuvres d'art et livré au commerce. Il a retrouvé assez récemment son portique et ses jardins du XVIIIe siècle. Quoique sobre il est l'un des plus élégants hôtels du temps de Louis XVI. À ne pas manquer, la porte monumentale, les ferronneries, les bas-reliefs sous la voûte d'entrée, le départ de l'escalier. Madame de Staël y naquit en 1766. L'ensemble des façades et des toitures, l'escalier intérieur avec sa cage, les sols de la cour et de l'ancien jardin avec les vestiges subsistants de l'ancienne décoration font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 17 décembre 1976.

L'Hôtel d'Hallwyll

Poursuivre dans la rue Beaubourg. On arrive ensuite au métro Rambuteau (ligne 11)

Bus

Vers le sud – 38/47/75 arrêt Centre Georges Pompidou – rue Beaubourg

Vers le nord – 38/47 arrêt Les Halles Centre Georges Pompidou – boulevard de Sébastopol

Vers l’ouest – 29 arrêt Grenier Saint-Lazare Quartier de l’Horloge – rue du Grenier Saint Lazare

Vers l’est – 29 – arrêt Centre Georges Pompidou – rue Rambuteau


Liens
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Source
Divers Internet
Wikipedia
Dictionnaire Historique des rues de Paris
Les secrets du Marais
Les Hôtels du Marais
Photos R.Desenclos 2008/2014