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PROMENADE AU JARDIN DES PLANTES
 
 Le Jardin des Plantes
 
 Promenons-nous dans le Jardin des Plantes et découvrons ses arbres remarquables, ses statues, ses musées et expositions.
Comment s’y rendre
Départ Place Valhubert – Métro Gare d’Austerlitz – Bus 24-57-61-63-89-91 – arrêt Gare d’Austerlitz – Jardin des Plantes.

GPS du point de départ
Longitude : 48.844142
Latitude : 2.363970
Plan

Circuits à proximité 
Le long de la Seine rive gauche amont

Face à l’esplanade, on apprécie l’ensemble du jardin dont la vue sur la Grande Galerie de l’Evolution au loin est impressionnante.

Le jardin tire ses origines du « Jardin royal des plantes médicinales », ouvert au public en 1640, grâce aux efforts de Guy de la Brosse, médecin de Louis XIII, qui avait obtenu sa mise en chantier cinq ans plus tôt. A cette époque, le Jardin fait 60.000 m², le quart de sa superficie actuelle. Deux buttes de détritus correspondent au Petit et au Grand Labyrinthe.

Le Muséum d'Histoire Naturelle Le Muséum d’Histoire Naturelle
Cette institution compte déjà plusieurs siècles de bons et loyaux services consacrés à la compréhension du vivant. Ce lieu exceptionnel est l'héritier du Jardin Royal des plantes médicinales créé par Jean Héroard, premier médecin de Louis XIII et par Guy de la Brosse, son médecin ordinaire et botaniste. En 1633, une maison et un terrain sont acquis. Deux ans plus tard, le roi confie l'intendance du jardin à Héroard, sa direction et sa culture à la Brosse. Des cours publics et gratuits y sont donnés – en botanique, en chimie pharmaceutique et, à partir de 1643, en anatomie comparée – cours destinés avant tout à compléter l'enseignement des futurs médecins et apothicaires. La Brosse meurt en 1641, un an après l'ouverture du Jardin, dont la situation devient vite catastrophique. C'est seulement à partir de 1693, quant Guy Crescent Fagon, premier médecin de Louis XIV et petit-neveu de La Brosse, est nommé intendant que le jardin reprend vie. Sa réputation devient telle que l'amphithéâtre où sont donnés les cours publics, qui pouvait contenir 600 personnes, est régulièrement bondé. Après la disparition de Fagon, le jardin devenu « Jardin Royal des Plantes », puis « Jardin du Roi » perd sa vocation médicinale. Sous le règne de Buffon, qui est nommé intendant en 1739 à l'âge de 32 ans, le jardin acquiert tout son lustre. Buffon en double la surface, étend sa réputation au-delà de la France, entreprend la construction de l'actuel amphithéâtre et celle de plusieurs galeries, enrichit les collections naturelles, sait s'entourer des meilleurs. A la fin de son règne, en 1788, le Jardin est à son apogée. La Révolution gronde, l'écrivain Bernardin de Saint-Pierre sera le dernier intendant du Jardin Royal. Malgré une nouvelle appellation «  le Jardin national des Plantes » est menacé de disparition. Lakanal, alors président du Comité d'instruction publique, le sauve en faisant adopter par l'Assemblée Constituante un décret en date du 25 juin 1794 fondant le « Museum d'Histoire Naturelle », avec pour mission d'enseigner l'histoire naturelle et de rassembler les livres sur le sujet dans une bibliothèque. Aujourd'hui quelque 1800 personnes y travaillent. Le parc zoologique et le musée de l'Homme lui sont rattachés. Derrière ses murs, plus ou moins vétustes, reposent plusieurs centaines de millions de pièces, dont 250.000 roches et minéraux, 2 millions de fossiles, 8 millions de plantes réunies en herbiers, 200 millions d'insectes, 1,4 millions de vertébrés, dont un million de poissons, 80.000 oiseaux et mammifères, plus d'un million de pièces préhistoriques, plusieurs milliers de plantes vivantes et de très nombreux animaux vivants.
Le jardin qui représente une sorte de quadrilatère limité par les rues Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire et Buffon, ainsi que par le Quai Saint-Bernard est organisé de la manière suivante :
  • Le long de la rue Buffon de trouvent trois galeries :
  • Anatomie comparée et Paléontologie,
  • Cryptogamie et Phanérogamie,
  • Paléobotanique, Minéralogie et Géologie.
  • Du côté de la rue Geoffroy Saint-Hilaire, on trouve :
  • La maison de Buffon,
  • La Galerie de l’Evolution,
  • La Bibliothèque,
  • Le Grand Labyrinthe et le réservoir.
  • Sur la rue Cuvier donnent :
  • Les bâtiments administratifs,
  • La Ménagerie,
qui donne également sur le Quai Saint-Bernard.
En outre, les allées qui mènent à la Grande Galerie sont divisées en parcelles. On y trouve le Parc Ecologique, les Serres tropicales, le Petit Labyrinthe et le Jardin alpin.
L’Ecole de Botanique et la Zoothèque complète la description.
Retrouvez d’autres articles portant sur : Le jardin des Plantes.

En entrant dans le jardin, on remarque immédiatement la statue de Lamarck, installée sur l’esplanade éponyme.

La statue de LamarckLqa statue de Lamarck Cette statue, de Léon Fagel date de 1908 a été édifiée grâce à une souscription nationale. Elle rend hommage à l’un des pères de la théorie de l’évolution. Excellent botaniste, il enrichit les collections de 20.000 spécimens de plantes avant d’être le premier professeur de la Chaire de Zoologie des Invertébrés sous la Révolution. Il développe les principes de l’Evolution dans « L’histoire naturelle des animaux sans vertèbres » (1815-1822). Lamarck (Jean-Baptiste de Monet, Chevalier de Lamarck) y considère que les espèces dérivent les unes des autres par une évolution due aux contraintes du milieu. Critiquée, sa théorie ne sera par reconnue de son vivant, mais elle sera reprise par Darwin à partir de 1859.
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Se diriger vers la gauche pour atteindre :

La Galerie de Paléontologie et d’Anatomie comparée
Dans cette impressionnante bâtisse de près de cent mètres de long ouverte le 21 juillet 1898, et fréquentée ce jour-là par près de 10.000 curieux, se trouvent les collections d’ossements uniques en leur genre. Au rez-de-chaussée, la galerie d’anatomie comparée est le temple de l’ostéologie. S’y trouvent environ 10.000 préparations anatomiques dont un petit millier de squelettes reconstitués et montés. Un ensemble que jalousent le Smithsonian Institute de Washington ou le British Museum de Londres. La présentation s’effectue dans l’ordre inverse de l’évolution, depuis l’homme jusqu’aux poissons. Au premier étage, dinosaures, mastodontes, coquilles, oiseaux géants, insectes, etc.. s’exhibent dans la galerie de paléontologie qui retrace la bagatelle de 600 millions d’années d’histoire.
La Galerie de Paléontologie Retrouvez d’autres articles portant sur : La Science.

On aura remarqué avant d’entrer dans la Galerie, à gauche :

La Statue de Frémiet ébauchant le dénicheur d’ourson
A la mort d’Emmanuel Frémiet, en 1910, son élève, Henri Greber (1854-1941) conçoit le projet d’un hommage à son maître. Il va représenter Frémiet en sculpteur animalier, travaillant sur « Le Dénicheur d’ourson », et sur le socle de la statue, en bas relief, la Jeanne d’Arc de la Place des Pyramides. Cet hommage, sculpté en 1913 sera installé en 1926 à l’entrée de la Galerie et Paléontologie et d’Anatomie comparée, en pendant du vrai « Dénicheur » situé de l’autre côté de l’entrée de la Place Valhubert.
Retrouvez d’autres articles portant sur : Les statues du 5ème arrondissement.

Et aussi :
Un stégosaure à droite de l’entrée de la Galerie.
Un mammouth à gauche de l’entrée.

Devant l’entrée se trouve un Pin Wollemi :Le Pin Wollemi
En 1994, une centaine d’arbres inconnus sont découverts au fond d’une vallée isolée du Parc Wollemi, à l’ouest de Sydney (Australie). Hauts de très de 40 mètres, leur âge est estimé entre 500 et 1000 ans. Ce genre nouveau, Wollemia est rapporté à la famille des Araucariacées qui comprend une quarantaine d’espèces confinées à l’hémisphère sud. Cette famille très ancienne a connu son apogée au Jurassique, voici environ 200 millions d’années.
Retrouvez d’autres articles portant sur : La Nature.

Prendre alors l’allée de Buffon. Ensuite on passe devant :

La statue « Le premier artiste, âge de la pierre taillée ».
Ce bronze est un don de l’état au Muséum, effectué en 1891, après une demande de la Galerie d’Anthropologie. Paul Richer (1849-1933) a eu pour principal souci l’exactitude de la représentation. Il a affirmé avoir sculpté la tête de son premier artiste d’après le moulage d’un crâne fossile de Cro-Magnon. De même, d’après ses indications, les différentes pièces aux pieds de l’homme ont été gravées et sculptées d’après des objets fossiles provenant de fouilles.
Retrouvez d’autres articles portant sur : Les statues du 5ème arrondissement.

On y voit aussi :

Le Manège DodoLe manège dodo
Implanté depuis 1992 au cœur du Jardin des Plantes, ce carrousel de style 1930 a été spécialement conçu pour ce lieu autour du thème des animaux disparus ou en voie de disparition. Il rassemble ainsi des espèces rares ou disparues, telles que le célèbre dodo de l’île Maurice, le loup de Tasmanie, le Sivatherium (mélange d’élan et de girafe) ou le tricératops. Les enfants semblent ravis de s’asseoir dans une nacelle portée par un panda, dans la carapace d’une tortue à cornes ou sur le dos d’un Aepyornis de Madagascar (le plus grand oiseau répertorié).

Après le Manège, on peut voir dans le passage à gauche :
Le jardin des iris.
On atteint ensuite le lieu où se trouvent plusieurs autres arbres remarquables : deux noyers noirs d’Amérique (Juglans nigra), plantés en 1862 juste devant l’entrée de :

La Galerie de Phanérogamie et de Cryptogamie
Le laboratoire de phanérogamie est consacré à l’étude des plantes supérieures. Il conserve dans l’Herbier National quelque 7.500.000 spécimens de référence pour les études de systématique, d’écologie et de pharmacologie. Le laboratoire de cryptogamie est spécialisé dans la systématique et la biologie des mousses, champignons et algues. Plusieurs milliers de souches vivantes de champignons et d’algues y sont conservées. Des dioramas y retracent les principales étapes de l’évolution du monde végétal. Une souche fossilisée de cyprès chauve âgée de 30 à 35 millions d’années, découverte dans une carrière de l’Essonne est exposée près de l’allée.
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En poursuivant dans l’allée Buffon, on atteint :

La statue « Science et Mystère »
Ce marbre, de Jean-Louis Schroeder (1828-1898) date de 1890. Le sculpteur était coutumier des thèmes traités en allégorie. Ce sage, drapé à l’antique, méditant sur le mystère de la création et de la vie, était autrefois placé dans les Nouvelles Galeries de Zoologie. Cette œuvre est une commande et un don spécifique de l’Etat pour le Muséum.
Retrouvez d’autres articles portant sur : Les statues du 5ème arrondissement.

Puis le lieu de plantation du plus vieil arbre de Paris, le robinier de Robin.

Le plus vieil arbre de ParisLes plus vieux arbres de Paris
Jean Robin, jardinier-fleuriste, créa pour la faculté de médecine de Paris un jardin botanique en 1597. Depuis 1575, il possédait son propre jardin sur les bords de Seine, probablement près de la place Dauphine. Il y dénombre 1300 espèces en 1601. Après sa mort, son fils, Vespasien, poursuit son œuvre. Il travaille alors au Jardin royal des Plantes et lui fournit de nombreuses plantes dont le fameux robinier faux acacia qui aurait donc été transplanté ici en 1635 à partir de graines précédemment rapportées, via l’Angleterre, d’Amérique du Nord. Il n’existe plus en tant que tel, son emplacement étant marqué d’une stèle en ciment mais les rejets proviennent bien de cet arbre ancien.
Retrouvez d’autres articles portant sur : La Nature.

En continuant dans l’allée, vous passez devant une sortie menant dans la rue Buffon. S’engager dans cette allée pour atteindre la grille. Au passage, sur la gauche on peut voir sur la gauche un très ancien
Arbre de Judée de 1785.
Dans la rue Buffon, sur le trottoir d’en face se trouvent :

Les Laboratoires du Muséum
De nombreux laboratoires sont situés du 43 au 63 de la rue Buffon. Il s’y trouve en particulier la majorité des laboratoires de zoologie spécialisés en systématique et en biologie des invertébrés (échinodermes, mollusques, vers, crustacés, insectes, etc .), des oiseaux et des mammifères. Au 55 se trouve le laboratoire d’Anatomie comparée, fondé en 1802 par Georges Cuvier. On trouve également rue Buffon, les laboratoires de Minéralogie et de Géologie et enfin le laboratoire de Chimie qui poursuit la tradition des premiers herboristes et apothicaires du Jardin en recherchant de nouvelles molécules pharmaceutiques d’origine animale ou végétale.
Retrouvez d’autres articles portant sur : La Science.

Le Laboratoire d'Entomologie Le Laboratoire d’entomologie
Le Laboratoire d'Entomologie (science des insectes), autrefois « Chaire d'Histoire Naturelle des Crustacés et des Insectes » est un des lieux les plus fascinants qui puisse se concevoir. 29 chercheurs y travaillent, dans des conditions matérielles hélas assez désolantes. Et pourtant, l'ampleur et la rareté des collections accumulées depuis plus de deux siècles et entreposées sur quatre niveaux, soit plus de 6.000 m² encombrés d'armoires jusque dans les couloirs, sont littéralement à couper le souffle. S'y côtoient plus de 50 millions de spécimens glanés au hasard des missions ou offerts, conservés et rangés dans près de 500.000 boîtes, alignées sur quelque 30 kilomètres de rayonnages. Ce qui représente plus du quart de l'ensemble des types d'espèces d'insectes décrits jusqu'à ce jour. Les étagères s'enrichissent aussi régulièrement de collections privées. Dans la bibliothèque, pleine à ras bord, trônent, entre autres, la collection complète des Annales de la Société Entomologique de France, fondée en 1832, et diverses raretés enfermées à double tour dans « l'armoire à poisons ». Au sous-sol, autre splendeur, plus de 2.000 nids d'insectes (record mondial), du plus petit, long d'à peine deux millimètres, au plus grand, un nid de frelons dans un tronc de hêtre d'un mètre de haut. Le laboratoire ne se visite pas.
Retrouvez d’autres articles portant sur : La Science.

Revenir vers l’allée Buffon, pour atteindre ensuite le bâtiment hébergeant les pierres précieuses, météorites et cristaux, devant lequel se trouve une vieille roseraie contenant deux statues et des formes minéralogiques diverses. S’engager dans le chemin de la roseraie :

La vieille roseraie
Certains pieds conservés ici, constituent, avec ceux de Bagatelle des échantillons particulièrement intéressants pour les horticulteurs et les généticiens qui recherchent des variétés rustiques et créent de nouvelles variétés horticoles

La statue « Venus genitrix »
Ce marbre de 1810 est l’œuvre de Louis-Charles Dupaty (1771-1825). C’est lors de son séjour à Rome qu’il exécuta cette Vénus, étant spécialisé dans l’antique. Elle fut attribuée par l’état au Muséum en 1818. Elle représente la Vénus mère.
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On atteint l’entrée de la Galerie de Géologie devant laquelle se trouvent
un Cyprès fossilisé et un bloc de grès de Fontainebleau.
Puis, plus loin, d’autres blocs de pierre ainsi que :

La statue « L’Amour captif »
Cet élégant marbre de Félix Sanzel (1829-1883) date de 1868. L’Amour y est personnifié, de façon tout à fait traditionnelle, sous les traits d’un enfant à qui il ne manque ni les ailes, ni le carquois de Cupidon. L’expression du visage traduit l’effroi car il est retenu prisonnier. Le faune qui se penche sur lui est à la fois souriant et inquiétant.
Retrouvez d’autres statues portant sur : Les statues du 5ème arrondissement.

Au-delà de la roseraie et le long de la galerie, on remarque un autre arbre remarquable :

Le premier Sophora (Sophora japonica) de France. Malgré son nom, cette espèce est originaire de Chine. Il s’agit du premier pied introduit en France en 1747 par Bernard de Jussieu grâce à des graines envoyées de Chine par une mission jésuite. Ses fleurs ressemblent à celles du robinier. Les fleurs forment des grappes claires en été.

Se diriger vers le centre de l’esplanade située devant la Grande Galerie de l’Evolution et remarquer au centre du jardin en regardant vers la Place Valhubert :

La statue de BuffonLa statue de Buffon
Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon est né à Montbard, en Bourgogne, le 7 septembre 1707. Lesté, grâce à sa mère, d’un confortable pécule, il acquiert les terres du domaine de Buffon, qui sera élevé en comté par la grâce de Louis XV. Devenu métallurgiste dans sa ville natale, il construira la première pièce en fer forgé, la gloriette dite de Buffon, et exploitant forestier, Buffon dirige une PME de 400 ouvriers. De ses ateliers sortent des grilles et des canons. Travaillé par le goût des sciences, il s’adonne aux mathématiques, à la physique, à la chimie et à l’agronomie. L’Académie des Sciences l’accueille comme « adjoint mécanicien » en 1734, puis dans la section de botanique en 1739. Roi de l’entregent, Buffon multiplie les ronds de jambes auprès des huiles de la Cour et obtient la charge d’intendant du jardin du Roi la même année. Il est fort apprécié par Catherine de Russie et Louis XV. Brillant administrateur puisqu’on lui doit les dimensions actuelles du Jardin des Plantes, grand découvreur de talents, esprit iconoclaste, précurseur, il forgea sa légende en pilotant la confection d’une pharaonique Histoire Naturelle Universelle en 36 volumes in-quarto, traduite en plusieurs langues. Il mourut à Paris le 16 avril 1788 après avoir été pendant près de quarante ans administrateur du Jardin.
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Sous vos pieds se trouve :

La Zoothèque
95% des collections demeurent dorénavant dans la zoothèque interdite au public mais accessible aux scientifiques. Cette zoothèque a remplacé l’ancienne fontaine qui se trouvait sur le parvis. C’est le quadrilatère que l’on voit devant la Grande Galerie de l’Evolution, avec ses aérations filtrant l’air et l’humidité extérieurs pour aider à maintenir des données constantes dans les sous-sols afin de conserver les collections de manière optimale. Mis en service en 1986, le bunker contient environ 2.000.000 d’échantillons d’animaux dans l’alcool, naturalisés ou secs, autrefois conservés dans la Galerie de Zoologie.
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Retourner vers la Galerie de Minéralogie :

La Galerie de Minéralogie La Galerie de Minéralogie
Longue de 187 mètres, la galerie de minéralogie et de géologie qui fut construite entre 1830 et 1837 et inaugurée par Louis-Philippe, doit son existence à une girafe : celle que le pacha d’Egypte offrit à Charles X en 1827 et qui traversa la France à pied avant de prendre ses quartiers au Muséum. Une telle foule se précipita à Paris que les donations privées et les crédits de l’Etat se mirent à tomber comme grêle. La manne permit de bâtir une nouvelle galerie. Deux espaces reçoivent des pierres de toute beauté : la salle des cristaux géants et en sous-sol, la salle du « Trésor », affectée aux minéraux et objets les plus précieux. La salle des cristaux géants possède une quarantaine de pièces dont le poids varie de cent kilos à quatre tonnes. Pour mesurer le caractère exceptionnel de ces raretés, il faut savoir qu’un cristal de un mètre est plusieurs millions de fois plus rare que des cristaux de dix centimètres de la même espèce. Dans la salle du « Trésor » une enfilade de vitrines regorge de minéraux de prestige. Dès 1625, des minéraux aux vertus médicinales réelles ou supposées furent déposés dans le « Droguier du Jardin royal des Plantes médicinales » Enrichi de pierres précieuses sous Louis XIV, le « Droguier » constitue le fond de minéraux et pierres présentés au public à partie de 1745 dans le « Cabinet d’Histoire Naturelle du Roi ». Complétée de saisies sous la Révolution, la collection n’a cessé de se développer et de se compléter d’échantillons précieux, scientifiques et historiques, pour atteindre le chiffre de 500.000 et vont des minerais aux météorites.
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En poursuivant au-delà de la Galerie de Minéralogie, on atteint les limites sud du Jardin en passant une grille puis devant l’entrée de :

La Grande Galerie de l’EvolutionLa Grande Galerie de l'Evolution
La Galerie zoologique est construite par Louis-Jules André avec l'appui d'Adolphe Thiers en 1872 pour exposer l'ensemble des collections zoologiques, soit plus d'un million de spécimens. Le Cabinet d'histoire naturelle ne pouvait plus accueillir dans des conditions optimales l'ensemble des collections. En Juillet 1889, quelques mois après l'inauguration de la Tour Eiffel, la galerie est inaugurée et ouverte au public par Armand Fallières. Durant la Seconde Guerre mondiale, la galerie subit de nombreux dégâts qui entrainent sa fermeture en 1966. Les moyens financiers du Muséum ne permettent pas à l'époque de moderniser la galerie. En1968, des travaux urgents et de fortune sont réalisés sur la toiture en verre pour l'étanchéifier et protéger les collections des intempéries. Une nouvelle toiture en zinc assure cette protection provisoire, puisque en 1986, les collections en alcool et les spécimens de taille moyenne et petite sont déménagés dans une nouvelle zoothèque souterraine. Le 21 juin 1990 les grands spécimens sont transférés dans un hangar situé entre les rues Buffon et Poliveau pour y être restaurés par les trois taxidermistes du Muséum, aidés d'un taxidermiste privé. À la suite de ce déménagement, la rénovation de la Galerie devient un des grands projets de l'État. En 1991, une réflexion est menée pour moderniser et mettre en scène une nouvelle galerie zoologique autour de la richesse des collections. Ce sont Paul Chemetov et Borja Huidobro associés au scénographe René Allio et au muséographe Roberto Benavente qui remporteront le concours international d'architecture organisé par l'Éducation nationale. Le thème de l’évolution est retenu pour l’exposition principale. Le chantier de restructuration se déroule de 1991 à 1994 et les coûts de chantier s'élèvent à 400 millions de francs. La Grande Galerie de l’Evolution est enfin inaugurée le 21 juin 1994 par François Mitterrand.
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Devant l’entrée de la Grande Galerie de l’Evolution, trois statues modernes :
Le poisson-paysage, symbole de l’eau
Le cheval symbole de la terre
L’oiseau symbole de l’air

Continuons vers la sortie et remarquons sur la gauche :

La Maison de Buffon La Maison de Buffon
Derrière les grilles du Muséum se trouve la maison de Buffon, acquise par ce dernier en 1772 pour l’intendant des Jardins du Roi. Il devait y mourir le 16 avril 1788 à l’âge de 81 ans, après avoir été l’intendant du Jardin depuis 1739. Lamarck, devenu aveugle y mourut le 18 décembre 1829, à 85 ans, après l’avoir habitée pendant depuis 1795. L’Hôtel, dit de l’intendance, date de 1770. Le cervelet de Buffon est déposé dans le piédestal de sa statue, érigée face à la Grande Galerie de l’Evolution.
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Sortir par la grille située en face de la maison de Buffon et tourner à droite. Rester sur ce trottoir (en face c’est la Mosquée de Paris). Au 38, se trouve :

La Bibliothèque du Muséum
C’est la Bibliothèque Centrale du Muséum, qui a été créée sous la Révolution et qui s’est installée dans ces locaux en 1963. 7.000 vélins, 3.000 manuscrits, 800.000 volumes imprimés dont 8.000 collections de périodiques, des cartes géologiques et géographiques, des gravures et photographies anciennes, une collection de médailles en font l’une des plus riches bibliothèques du monde mais aussi un formidable outil de recherche dans le domaine des sciences.
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Un petit tour non dans celle du Muséum, mais dans la médiathèque de la Ville de Paris (passer devant le vigile, montrer son sac et entrer à gauche) qui est consacrée aux ouvrages scientifiques pour admirer :

Le Cabinet de CuriositésLe cabinet de curiosités
Caché derrière le mur blanc de la Médiathèque du Museum d’Histoire Naturelle, le cabinet de curiosités de Joseph Bonnier de Mosson (1702-1744) est un petit bijou méconnu, œuvre d’un riche amateur d’art. Collectionneur savant, Bonnier se ruina pour son cabinet à tel point qu’à sa mort ses créanciers se remboursèrent en partie lors de la vente aux enchères des collections en 1745. Buffon réussit néanmoins à se porter acquéreur de l’un de ces cabinets, le dénommé « Cabinet des insectes et autres animaux desséchés des plus remarquables » qu’il fit placer dans le cabinet du jardin du roi. Démontées en 1935, les vitrines furent restaurées et finalement installées à leur emplacement actuel en 1979. Elles ont été classées monument historique en 1980. Le cabinet est composé de cinq magnifiques vitrines sculptées en bois de Hollande, décorées de serpents entrelacés et surmontées de têtes d’animaux ornées de cornes véritables. Elles présentent une collection d’insectes et de papillons multicolores, d’oiseaux aux couleurs vives, de coraux et minéraux rares, d’animaux desséchés, de cornes de narval ou de rhinocéros, de tarentules, de mille-pattes géants, etc. Avec le développement des explorations et la découverte de terres inconnues, plusieurs savants, amateurs d’art ou personnes fortunées se mirent à collectionner les curiosités en provenance de ces nouveaux mondes. Apparurent alors les cabinets de curiosités, sortes de miroirs du monde, dans lesquels étaient rassemblés une multitude d’objets rares ou étrangers, représentant, en plus des réalisations humaines, les trois règnes : animal, minéral, végétal. Dès le milieu du XVII° siècle, l’engouement pour ces cabinets commença à décliner au profit de ce que l’on appellera au siècle suivant les cabinets d’histoire naturelle puis les premiers musées.
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En sortant du bâtiment de la médiathèque, prendre le trottoir de droite et passer devant une fontaine Wallace murale – l’une des deux de Paris. Le mur que l’on longe retient le tumulus de détritus du 17ème siècle sur lesquels ont été dessinés le Petit et le Grand Labyrinthes. Entrer dans le Jardin des Plantes par la porte se situant à l’angle de la rue Cuvier.
La zone dans laquelle on pénètre est riche en statues et arbres remarquables.
Tout de suite en entrant on remarque un arbre remarquable et une fontaine – asséchée – dominée par deux lions.

Le chêne à gros fruits
(Quercus macrocarpa) est issu de graines rapportées d’Amérique en 1811. Bien que cet arbre, d’où son nom, puisse porter de très gros glands, il n’en a jamais donné.

La Fontaine aux lions La Fontaine aux Lions
La fontaine aux lions, située dans le Jardin des Plantes, près du portail d’accès rue Geoffroy Saint-Hilaire, a été construite par Henri Jacquemont en 1863. On remarque que l’un des lions (la statue « Lion flairant un cadavre »), semble humer des restes humains matérialisés par un pied. L’autre statue est intitulée « Lion de ménagerie baillant, un chien entre les pattes ». Ces deux lions dominent une fontaine. Derrière ceux-ci se trouve un bassin retenant l’eau devant ensuite s’écouler dans la fontaine proprement dite située en-dessous des lions, parmi les roches. Un bassin de réception a été creusé à cet endroit. L’ensemble n’est plus en fonction aujourd’hui. Elle a été bâtie sur l’emplacement d’un ancien réservoir alimenté par la Bièvre, qui servait à l’arrosage de la butte du labyrinthe. Les deux lions ont respectivement été sculptés en 1855 et 1856.
Retrouvez d’autres articles portant sur : Les fontaines et bassins.

A droite, après la Fontaine aux Lions se trouve un autre arbre remarquable :
Un Platane commun planté ici en 1783.
Plus loin au croisement de deux allées, prendre à gauche et remarquer : Un Micocoulier et un Pavier jaune de 1764.
Sur la gauche et devant deux bâtiments dont le Pavillon Chevreul ou :

Le Pavillon des Nouveaux Convertis
Le pavillon de trois étages était une dépendance de la « Communauté des Nouveaux Convertis » aux XVII-XVIIIème siècles. Cette communauté d’hommes avait pour but la propagation de la foi. L’Hôtel du recteur était situé un peu plus bas dans la rue. La Convention agrandit, entre autres, de ces bâtiments, les domaines du Muséum d’Histoire Naturelle. Il abrite actuellement des locaux techniques et des laboratoires.
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En contournant la pelouse par la droite, on remarque :

La Statue de Chevreul La statue de Chevreul
Né à Angers sous Louis XVI, le chimiste Michel-Eugène Chevreul (1786-1889) assista à l’érection de la Tour Eiffel. Quand les troupes prussiennes bombardèrent le Muséum en 1870, il éleva une protestation demeurée fameuse. Il passa 45 ans au Muséum dont 15 à la tête de l’établissement, étant le premier titulaire de la chair de chimie. Il élabora la théorie de la saponification qui permit la montée en flèche de l’industrie des savons et en fabriquant des bougies stéariques qui remplacèrent les chandelles de suif et révolutionnèrent l’art de l’éclairage. En 1824, Louis XVIII le nomma directeur des teintureries de la manufacture des Gobelins. Il put assister à l’inauguration de sa statue, les commanditaires ayant sans doute sous-estimé sa longévité. Celle-ci est installée dans le Jardin des Plantes vers l’amphithéâtre. Il y a aussi une rue Chevreul dans le XIème arrondissement.
Retrouvez d’autres articles portant sur : Les statues du 5ème arrondissement.

Puis se trouve sur la droite :

L’Hôtel de Magny – Cabinet d’Histoire
Il fut construit en 1650 et était à l’époque situé à l’extérieur du Jardin Royal des Plantes. C’est Buffon qui le fit racheter en 1787. Il fut la résidence de plusieurs professeurs du Muséum et abrite à présent l’Administration.
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Après avoir admiré sa façade, et le Pin de l’Himalaya qui lui fait face (1844), continuer sur la droite et prendre la pente menant au labyrinthe. Ici, sur la gauche, un Gingko remarquable de 1811. Tourner à gauche et rejoindre les deux Cèdres du Liban, plantés là en 1734.

On peut alors s’engager dans le Grand Labyrinthe :

On y rencontre un Chêne à feuilles de châtaignier, planté au-dessus des cèdres, en face de l’entrée du labyrinthe.
 
et atteindre au sommet :

La Gloriette de Buffon La Gloriette de Buffon
Sur la butte Coypeau, qui est de formation artificielle, puisqu’il s’agit d’un ancien dépotoir médiéval datant de 1303, se trouve un kiosque de fer et de bronze construit en 1786 par le serrurier du jardin des Plantes, sur les plans de Verniquet. Il s’agit d’une des premières structures en fer au monde, la première de Paris en tout cas, d’autant plus remarquable qu’elle est antérieure de plus d’un demi-siècle aux réalisations de Victor Baltard, lui-même précurseur en la matière. Son nom provient du fait que Buffon, originaire de Montbard, y dirigeait les célèbres forges qui ont produit l’acier nécessaire à la construction de cette structure. Sous la corniche, on distingue l’inscription « Horas non numero nisi serenas » - je ne compte que les heures heureuses. C’est une allusion à un ingénieux mécanisme aujourd’hui disparu, marquant l’heure solaire appelé le gong méridien. Il consistait en un tambour chinois placé au creux d’un globe terrestre, au sommet du belvédère. Un fil de crin grillé par une loupe réglée sur le méridien, déclenchait un mécanisme d’horlogerie frappant douze heures. Pour que le tout fonctionne correctement, il fallait changer le crin tous les jours.
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Redescendre par le même parcours, en tournant à droite, en passant devant

La tombe de Daubenton
Louis Jean-Marie d’Aubenton (1716-1800) mourut le 1er janvier 1800. Dès le lendemain matin, les professeurs sont convoqués en assemblée extraordinaire et la perte leur est annoncée dans une immense émotion. Il fut alors décidé de lui élever une sépulture digne de ce nom. L’emplacement est celui-ci, proche de la butte, à côté du grand cèdre planté par Jussieu.
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Tourner à gauche puis au cèdre à droite. On atteint un des deux
Hôtel des Abeilles du jardin. Poursuivre sur la gauche jusqu’à :

L’Hommage à Saint-John Perse
Un monument de bronze, Hommage à Saint-John Perse, du sculpteur Patrice Alexandre (commande passée par le Ministère de la Culture en 1985) a été inauguré en 1992 dans le jardin des Plantes. Il s'agit de trois états du manuscrit du poème Nocturne agrandis à l'échelle monumentale.
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Contourner l’Hôtel de Magny par la droite et prendre l’année à gauche vers :

Le Grand Amphithéâtre
Il fait face à la Maison de Cuvier et a été construit sur les ordres de Buffon, achevé sous la Révolution par l’architecte Verniquet. Les cours de l’Ecole Normale et d’importantes réunions publiques s’y sont tenues sous la Révolution.
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Passer devant ce dernier et remarquer devant vous :

La statue « Nymphe tourmentant un dauphin »
Œuvre de Joseph Félon (1818-1896). Elle a été sculptée en 1863 et a été donnée au Muséum par l’Etat en 1867. Elle est nue, à califourchon sur l’animal, elle tient de la main gauche les narines du dauphin et un faisceau de verges dans la main droite.
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Sur la gauche on voit :

La Maison de Cuvier
Le porche étroit et voûté que l’on aperçoit entre deux anciennes maisons correspond à la ruelle du Tondeur au XIVème siècle. Dans la maison de droite, vécut Cuvier. Remarquons le cadran solaire qui orne cette façade.
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Derrière la statue de la Nymphe se trouve l’entrée de :

La Ménagerie
A la suite d’une idée émise par Bernardin de Saint-Pierre en 1792, la ménagerie fut créée en 1794 grâce à la saisie des animaux des collections particulières des nobles et des monteurs d’animaux. Sur cinq hectares, elle présente près d’un millier d’animaux, des singes, des félins et des loups, mais aussi de précieux caprins et reptiles. La ménagerie est ornée de statues de Frémiet, mais aussi de Guyot, Charles Bourgeois. Les collections servent de support à des études de comportement, de génétique et de médecine vétérinaire. Le long de la rue Cuvier se trouvent deux laboratoires de recherche. Celui des reptiles et amphibiens et celui de la physiologie générale et comparée.
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Cinq statues se trouvent à l’intérieur du périmètre de la Ménagerie :

La sculpture « Un charmeur de serpent »
Cette sculpture en bronze est l’œuvre de Charles Arthur Bourgeois (1838-1886). Elle date de 1862. Commandée par le Ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, elle a été installée au Muséum en 1868.
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La sculpture « Un chasseur de crocodiles »
Cette sculpture en bronze est l’œuvre de Charles Arthur Bourgeois (1838-1886). Elle date de 1863.
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La sculpture « Un lion tuant une chèvre »
Cette sculpture monumentale en bronze est l’œuvre de Paul Jouve (1878-1973). Elle date de 1937 et a été érigée en 1939. Elle est liée à l’existence de la fauverie, en cours de reconstruction en 2012.
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La sculpture « L’homme à l’âge de pierre »
Cette sculpture en bronze est l’œuvre d’Emmanuel Frémiet (1824-1910). Elle date de 1885.
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A droite de la statue, un imposant arbre, un :

Marronnier d’Inde
De 1785, planté par Buffon et Thouin. Malgré son nom, cet arbre est originaire de Grèce et de Turquie. Il forma au printemps des grappes de fleurs blanches.

Et derrière celui-ci :

La Statue d’Henri Bernardin de Saint-Pierre La statue de Bernardin de Saint-Pierre
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, né le 19 janvier 1737 au Havre et mort le 21 janvier1814 à Éragny-sur Oise, est un écrivain français. Un de ses oncles, capitaine de navire, qui va à la Martinique, le prend à son bord ; les fatigues de la navigation et le service des manœuvres auquel on l’astreint font bientôt tomber ses illusions. Ramené au Havre et dégoûté de la vie maritime, il est mis aucollège des Jésuites de Caen. Il s’y exalte à la pensée d’aller au loin convertir les peuples barbares ; son père calme cet enthousiasme en le renvoyant faire sa philosophie au collège de Rouen. Il entre ensuite à l’École nationale des ponts et chaussées, d’où il passe dans le corps de jeunes ingénieurs que le ministre de la guerre a établi à Versailles. Après différentes aventures, sans ressources, chargé de dettes, solliciteur partout éconduit, Bernardin est alors sur le point d’échanger sa vie aventureuse contre celle d’écrivain. Il se retire àVille-d'Avray, y loue une chambre chez le curé, met en ordre ses observations et ses souvenirs de voyage et rédige des Mémoires sur la Hollande, la Russie, la Pologne, la Saxe, la Prusse. Il tourne son esprit systématique vers des spéculations hasardeuses. « J’ai recueilli, écrit-il, sur le mouvement de la terre des observations, et j’en ai formé un système si hardi, si neuf et si spécieux, que je n’ose le communiquer à personne… Je m’accroche à tout, et laisse flotter ça et là des fils, comme l’araignée, jusqu’à ce que je puisse ourdir ma toile. » Ces projets littéraires encore retardés, il sollicite et obtient un brevet de capitaine-ingénieur pour l’Île de France, et part en1768. Il y reste trois ans.
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Poursuivre à gauche de la statue, vers les serres, et passer devant :

Le jardin alpin Le jardin alpin
Le jardin alpin du Jardin des Plantes est un étonnant espace conçu en 1931. Construit trois mètres en-dessous du niveau du sol, il est ainsi préservé du froid, des vents desséchants et de la chaleur. Il reconstitue, à l’aide d’un jeu de rocailles et d’irrigation, les microclimats de plusieurs régions montagneuses (Corse, Caucase, Balkans, Amérique du Nord, Maroc, Alpes, Pyrénées, Himalaya, etc..). On trouve ainsi dans un espace très réduit des différences de températures allant jusqu’à 20°. Ce lieu possède plus de deux mille espèces de plantes sur quatre mille mètres carrés dont certaines sont rares voire rarissimes.
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Puis on atteint sur la droite :

Les Serres tropicales
Il convient de distinguer trois types de bâtiments : les serres « australienne » et « mexicaine », le Jardin d’Hiver et enfin les serres courbes. Des bâtiments les plus anciens, construits selon les plans de l’architecte en chef du Museum, Charles Rohault de Fleury entre 1833 et 1836, il ne subsiste aujourd’hui que deux pavillons de vingt mètres de longueur par douze de largeur et quinze de hauteur : la serre australienne et sa voisine la serre mexicaine (seule cette dernière se visite). En 1870, les Allemands ayant bombardé le Muséum et provoqué d’importants bris de verre, les deux serres furent retapées. Les poteaux qui soutenaient le faîtage disparurent, ce qui permit de libérer énormément d’espace. Des verres de 25 cm sur 70, remplaçant les petits carreaux de naguère firent leur apparition. Une nouvelle restauration eut lieu dans les années 80 et une en 2008-2010.
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Prendre à gauche l’allée centrale de :

L’Ecole de Botanique
C'est un jardin et c'est aussi une école ! L'école de botanique présente ses 4000 espèces de façon systématique, pour permettre aux professionnels comme aux amateurs de découvrir les différentes familles de cette végétation des régions tempérées. L'école de botanique existe depuis la création du Jardin royal des plantes médicinales, en 1635. C'est elle qui est à l'origine de l'actuel Muséum national d'Histoire naturelle. À l'époque, Joseph Pitton de Tournefort, Sébastien Vaillant ou Antoine Laurent de Jussieu professaient sous les arbres ou dans les allées... On conserve même une gravure montrant Jussieu et ses élèves sous le pin laricio. Cette tradition pédagogique s'est perpétuée. L'école botanique, entièrement rénovée en 1954, a toujours pour vocation d'éclairer les étudiants, les horticulteurs ou les simples amateurs de botanique sur le comportement des plantes arbustives et herbacées susceptibles de vivre en plein air sous le climat parisien. La disposition des plantes selon une classification raconte aussi une histoire : celle des évolutions et des adaptations (pollinisation, modes de dissémination des végétaux). Le jardin botanique permet des travaux de recherches appliquées sur la phénologie (l'étude de l'influence des climats sur les phénomènes biologiques saisonniers des végétaux, comme la feuillaison ou la floraison) et sur les pollens.
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L'Ecole de botanique
Au bout de celle-ci se trouve devant vous :

Le Parc Ecologique
Ce parc fut aménagé en 1938 à l’emplacement de l’ancienne école de botanique. Son intérêt réside dans la reconstitution d’associations végétales telles que celles de sols siliceux ou calcaires de la région, ou des bois de chênes verts méditerranéens. Il s’agit du plus ancien point d’appui des recherches d’écologie végétale en milieu urbain.
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Sur la gauche, on remarque :
 
Le Chêne vélani
Le chêne vélani (Quercus aegilops) porte des glands comestibles au goût de châtaigne. Il fut planté par Desfontaines en 1814 dans ce qui était alors l’école de botanique.

Prendre à gauche vers la seconde entrée de la Ménagerie, puis l’allée Cuvier à droite
On longe alors la ménagerie sur la gauche. Au bout, tourner à droite et dans cette allée, admirer :

La statue du Dénicheur d’OursonLa statue du dénicheurs d'oursons
Emmanuel Frémiet (1824-1910), l’un des plus grands sculpteurs animaliers romantiques du XIXème siècle, disciple de François Rude a sculpté le groupe « Le dénicheur d’ourson » qui se trouve aujourd’hui au même emplacement qu’à l’origine, à gauche en entrant dans le Jardin des Plantes par la Place Valhubert, le long du quai Saint-Bernard. A l’époque de l’installation de l’ensemble, celui-ci trônait devant un bassin aux nénuphars qui n’existe plus aujourd’hui. Il a été commandé par le Ministère de l’instruction publique et des Beaux-Arts le 19 février 1884.
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On arrive alors, en poursuivant, au point de départ de notre promenade, sur l’esplanade de Lamarck.

Liens
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Sources
Divers Internet
Wikipedia
Photos Richard Desenclos 2008/2014