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LES FONTAINES ET BASSINS

 

Fontaines et Bassins

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LA FONTAINE DE LEDA
 
 
La Fontaine de Léda
 
 
La fontaine de Léda est une fontaine parisienne datée de 1807 qui a subi un déplacement.
 
 
Encadré par des pilastres décorés de dauphins enlaçant de leurs queues les instruments de Neptune (trident, gouvernail), le bas-relief central représente Léda, allongée au bord de l'Eurotas, qui caresse, sous le regard de Cupidon, le cou (en haut-relief) d'un cygne au bec de bronze d'où l'eau jaillissait dans un bassin semi-elliptique.Sous le Premier Empire, un décret impérial du 2 mai 1806 ordonne la création de quinze nouvelles fontaines parisiennes. François-Jean Bralle, ingénieur hydraulique de la ville de Paris, est l'auteur de plusieurs de ces fontaines néoclassiques, telles que la fontaine du Fellah, la fontaine du Palmier et la fontaine Censier. Comme pour cette dernière, c'est Achille Valois, un élève de Chaudet, qui est chargé de réaliser le décor sculptural de la fontaine conçue par Bralle. Elle a été construite au bout de la rue du Regard, à l'angle de la rue de Vaugirard, où se trouve aujourd'hui la place Saint-Placide, avant d'être déplacée et remontée au dos de la fontaine Médicis. Elle était appelée fontaine du Regard, ce nom provenait d'un ancien regard des fontainiers Francini placé sur l’aqueduc des eaux de Rungis, l'aqueduc d'Arcueil. Adossée à un mur, la fontaine était surmontée par un fronton triangulaire décoré d'un aigle, symbole ambivalent du Premier Empire et du dieu romain Jupiter. C'est en effet ce dernier, transformé en cygne, qui crachait l'eau de la fontaine. En 1856, lors du percement de la rue de Rennes dans le cadre des travaux d'Haussmann, la fontaine fut démontée. Donnée au Sénat par le préfet de la Seine, elle fut remontée entre les contreforts placés à l'arrière de la fontaine Médicis, qui devait elle aussi être déplacée de trente mètres (en direction du palais du Luxembourg) en raison de l'ouverture de la rue de Médicis. À l'issue des travaux (1862) dirigés par l'architecte du Sénat, Alphonse de Gisors, la fontaine fut dotée d'un nouveau soubassement (à quatre pilastres encadrant trois mascarons en bronze), d'un nouveau fronton flanqué de deux nymphes allongées dues au ciseau de Jean-Baptiste-Jules Klagmann (1810-1862), et d'une demi-coupole destinée à la raccorder visuellement à la face arrière de la fontaine Médicis, seul le bas-relief représentant Léda et le cygne a été conservé de l'ancienne fontaine de 1807.
 
François-Jean Bralle, né à Paris le 11 janvier 1750 et mort le 12 juin 1831, est un ingénieur français. Après avoir fait ses humanités au collège Mazarin, François-jean Bralle étudia la physique, les mathématiques, l'architecture, et la peinture et se spécialisa dans la mécanique et l'hydraulique. Il fut appelé en 1767 à Amiens où il fut nommé, deux ans plus tard, inspecteur particulier des travaux du canal de la Somme. De retour à Paris en 1772, après la suspension des travaux du canal, il assuma plusieurs fonctions officielles (dont la direction de la machine de Marly) et entra au service du comte d'Artois. Promu ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, il fut chargé des travaux hydrauliques de la ville de Paris. À ce titre, il améliora la pompe de la Samaritaine, achemina l'eau de l'Ourcq jusqu'à la fontaine des Innocents et conçut plusieurs des quinze nouvelles fontaines prévues par le décret impérial du 2 mai 1806 (dont les fontaines du Palmier, de la rue Censier, du Fellah, de la pointe Saint-Eustache, de Mars et de Léda). Outre ces travaux parisiens et un premier projet de conservatoire des arts et métiers, on lui doit également la protection de Nemours contre les crues du Loing, le plan de la salle de spectacle d'Amiens, ainsi que l'invention d'un couvoir artificiel. Après avoir été mis à la retraite en raison de son grand âge, Bralle finit sa vie presque aveugle. Vivant d'une assez faible pension, il occupa ses dernières années à composer des fables.
 
Achille Joseph Étienne Valois est un sculpteur français né le 12 janvier 1785 à Paris (Quai de l'École, Saint-Germain-l'Auxerrois) et mort dans cette ville le 17 décembre 1862. Fils de Jean-Baptiste Valois, officier fruitier de la Reine et de Jeanne-Madeleine Lutton, petite-fille et petite-nièce des peintres Hubert et François-Hubert Drouais. Il fut statuaire de la Duchesse d'Angoulême. Il étudia sous la direction du peintre Louis David et du sculpteur Antoine-Denis Chaudet. Il a été admis à l’École des Beaux-arts le 12 mars 1804. Il fut 2e grand Prix de Rome en 1808 sur le sujet "Dédale mettant des ailes à son fils Icare" mais n’alla pas à Rome à ce moment-là. Il a pris part pour la première fois au salon de 1814 avec un buste de Louis XVIII réalisé d’après nature. Caporal de grenadiers dans le 1er bataillon de la 11e légion de la Garde nationale dès l'organisation décrétée le 8 janvier 1814, ses états de service lui valent d'être décoré de la Fleur de Lys par ordonnance royale du 5 août 1814. En mars 1815, il fuit Paris et son régiment de grenadiers pour ne pas être mis au service de Napoléon 1er revenant, lors du fameux épisode des Cent-jours. Ce voyage, entrepris aussi pour rejoindre Madame et le Duc d'Angoulême, le mène tantôt à pied, tantôt à cheval, de Paris à Tours, Poitiers, Bordeaux, Toulouse où il s'embarque sur le Canal du Midi pour Béziers, Nîmes Marseille. II y assiste à la reddition de Napoléon sous la poussée des armées alliées le 22 juin 1815. Son obstination à vouloir rejoindre les représentants de la Monarchie lui vaudra d'obtenir le brevet de statuaire de la Duchesse d'Angoulême le 6 février 1816. De mars à juin 1820, voyage personnel et artistique en Italie. Le 27 novembre 1820, il épouse Caroline Eulalie Picot de Chemeteau, (fille de Jean-Baptiste Alexandre Picot de Chemeteau et de Elizabeth Pierrette Langoisseur de la Vallée) dont il aura 4 enfants. Il est fait Chevalier de la Légion d'honneur en 1825. Il cesse d'exposer à partir de 1847.
 
Alphonse-Henri Guy de Gisors est un architecte français (né le 3 septembre 1796 à Paris et décédé le 18 août 1866). Il a construit et restauré un grand nombre de bâtiments publics sous la Monarchie de Juillet. Alphonse de Gisors est issu d'une famille d'architectes, son oncle, Guy de Gisors, ayant déjà remporté le second grand prix de l'Académie en 1777. Entré à l'École nationale supérieure des beaux-arts en 1814, il y est élève de Charles Percier. Il remporte le second prix de Rome en 1823 derrière Félix Duban pour un projet d'hôtel des douanes. En 1834, il est nommé Architecte des bâtiments civils et est chargé de la rénovation et l'agrandissement de plusieurs bâtiments : la Cour de cassation au Palais de Justice de Paris, la Bibliothèque Sainte-Geneviève, l'amphithéâtre de l'Observatoire de Paris. En 1835, il est nommé architecte du Palais du Luxembourg puis du théâtre de l'Odéon en 1837. Il devient architecte du Ministère de l'Instruction publique en 1840.
 
Jean-Baptiste-Jules Klagmann, né le 1er avril 1810 à Paris où il est mort le 18 janvier 1867, est un sculpteur français. Élève du sculpteur néoclassique Jules Ramey à l’école des beaux-arts de Paris, Klagmann est parallèlement initié à l’art de la Renaissance par Jean-Jacques Feuchère1. Il débute au Salon de 1831, en plein essor de la sculpture romantique, avec une esquisse de l’Attaque des Titans contre Jupiter. À l’issue de son séjour en Angleterre, Klagmann est persuadé de l’urgence à préserver le savoir-faire des artisans d’art français, ceux-ci risquent de se faire concurrencer par l’industrie anglaise. Il dépose plusieurs projets qui aboutiront, en 1864, à la création de l’Union centrale des beaux-arts appliqués à l’industrie. Il en fut le premier président honoraire et figure parmi les trente cofondateurs d’une institution qui fédère artistes et industriels dans une sorte de modus vivendi qui permet d’élaborer une industrie de l’art décoratif.
 
Adresse
Jardin du Luxembourg
75006 PARIS
 
GPS
Latitude : 48.848015
Longitude : 2.337310
 
Comment s'y rendre
Métro : Luxembourg (ligne B)
Bus : 21/27/38/82/84/85/89 arrêt Luxembourg
 
Plan
 
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Sources
Wikipedia
Photo R. Desenclos 2017