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LES AVENUES

Les avenues

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L'AVENUE MONTAIGNE
 
 
L'Avenue Montaigne
 
 
 
Cette avenue était déjà indiquée en 1672 comme un chemin desservant les cabanes des jardiniers du marais des Gourdes. L’allée fut plantée en 1770, par les soins du marquis de Marigny et appelée, peu après l’avenue des Veuves, car là erraient quelques personnes solitaires en quête d’aventure(s).
 
Plantée d’ormes, elle était sombre la journée à cause des arbres et la nuit parce que sans éclairage. Au pied de l’un de ceux-ci furent enterrés les bijoux de la Couronne, volés en 1792 chez un garde-meubles. Son nom ne date que de 1850. Jusqu’en 1870, le bal Mabille attira le Tout-Paris. Aujourd’hui le ton est à l’élégance et au luxe. L’avenue est bordée de prestigieuses boutiques de mode et d’immeubles luxueux. C’est l’une des rues les plus chics de Paris : Dupont, Calvin Klein, Louis Vuitton, J.-L. Scherrer, Caron, Nina Ricci, Ungaro, Dolce & Gabbana s’y sont installés. Elle commence à la Place de l’Alma, se termine au Rond-Point des Champs-Elysées et mesure 615 mètres de long
ari
 
2 - Henri Rillart de Verneuil homme politique français, sénateur, y possédait un appartement à partir de 1895 ; il y décéda le 26 août 1948. Le numéro 2 abrite désormais une boutique Paul & Joe. L'ingénieur des Arts et Métiers, grand collectionneur Émile Chouanard (1876-1930), habita ici avant 1900, un appartement dont le vestibule fut décoré par le peintre Gaston La Touche (1854-1913), ce panneau se trouve aujourd'hui au Petit Palais.
 
3 - « L'hôtel qui portait le 3 était celui de la comtesse Véra de Talleyrand-Périgord. Quand je l'ai connue, Mme de Talleyrand donnait des dîners brillants où se retrouvait une élite composée d'aristocrates et de gens de lettres. La chère était délicate, car la maîtresse de maison était elle-même fort gourmande, pêché mignon qui lui avait valu d'acquérir avec l'âge un embonpoint assez considérable. [...] Véra Bernardaky avait été mariée, à dix-huit ans, avec le comte de Talleyrand, diplomate quinquagénaire. ».
 
7 - Hôtel de Dampierre : Hôtel particulier du baron de Dampierre (en 1895). Il abrita la clinique orthopédique du Dr François Calot (1861-1944), spécialisée dans le traitement du mal de Pott.
 
9 - Hôtel de Durfort (construit en 1883) : La comtesse de Durfort (1876-1962), qui lui a donné son nom, née Chateaubriand, était la petite-nièce du vicomte de Chateaubriand, le célèbre écrivain, et la propriétaire du château de Combourg.« L'hôtel de Mme de Durfort a été vendu à un grand industriel de la parfumerie et, peu de temps après, acquis par la "Sécurité sociale". »
 
11 - Hôtel de Lesseps : Acquis par Ferdinand de Lesseps (1805-1894) au nom de la jeune femme qu'il a épousée en secondes noces en 1869, Louise-Hélène Autard de Bragard (1848-1909), qui lui donnera douze enfants s'ajoutant aux cinq enfants de son premier mariage, et habité ensuite par sa famille. Selon le New York Times du 17 avril 1886 : « M. de Lesseps est splendidement logé dans une nouvelle maison de l'avenue Montaigne, acquise grâce à l'argent gagné par Mme de Lesseps avec ses investissements dans le Canal de Suez. [...] Le hall de l'hôtel de Lesseps est parmi les plus grands des maisons modernes de Paris. ». Résidence en 1953 de la comtesse de Villiers-Terrage.
 
12 - Marlene Dietrich y habita de 1980 jusqu'à sa mort en 1992.
 
13 et 15 - Jusqu'en 1910 s'élevait à cet emplacement le vaste hôtel de Lillers où résida le roi Georges V de Hanovre avec sa famille, après l'annexion de son royaume par la Prusse en 1866. Il a été détruit en avril 1910 et remplacé par le théâtre des Champs-Élysées, fondé par Gabriel Astruc, inauguré en 1913. Théâtre des Champs-Elysées construit entre 1911 et 1913.
 
22 - Emplacement au fond d’une cour d’un pavillon mauresque construit pour Ferdinand de Lesseps.
 
25 - Hôtel Plaza Athénée, inauguré en 1911. L’espionne Mata-Hari a été arrêtée devant cet immeuble.
 
26 - Là se trouvait l’ancien Passage des Douze-Maisons qu’Alphonse Daudet habita.
 
28 - Ancien Hôtel de Saint-Vallier (en 1910). Surélevé et dénaturé. C'est dans cet hôtel, ou peut-être dans un hôtel édifié précédemment au même emplacement, que vint loger en 1857 la comtesse de Castiglione. « C'est là qu'une nuit, à 3 heures du matin, l'Empereur regagnant le petit coupé dans lequel il était venu, sans escorte naturellement, vit surgir trois ombres qui se jetèrent à la tête des chevaux et tentèrent de les arrêter. Grâce à la présence d'esprit du cocher qui cingla vigoureusement les bêtes, l'attelage s'enleva au galop, renversant les assaillants, et ramena aux Tuileries un souverain à qui sa liaison avec "la plus belle femme du monde" avait failli coûter la vie. »
 
29 - Ancien Hôtel de Gustave Schlumberger, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.
 
30 - Hôtel de Millon d'Ailly de Verneuil : Hôtel particulier de trois étages, construit entre 1865 et 1868 pour la veuve d'Alexandre Colonna Walewski, fis naturel de Napoléon Ier, née Maria Anna Catherine Clarissa Cassandra Ricci (1823-1912). Appartient ensuite à Maurice Louis Alfred Millon d'Ailly de Verneuil, syndic de la Compagnie des agents de change. En troisième lieu, l'hôtel appartient à Mme Boselli. À partir de 1939, l'hôtel est la propriété des familles Villoutreys et Brossard qui le louent à la maison de chapeaux Coralie Couture. En 1946, avec l'appui de Marcel Boussac, Christian Dior y installe sa maison de couture.
 
32 - Christian Dior a installé sa maison de couture dans cet immeuble en 1946 grâce aux fonds investis par Marcel Boussac.
 
33 - En 1910, habité par l'homme de lettre Fernand Vandérem et siège de la Société hippique française.
 
35 - Services consulaires de l'ambassade du Canada.
 
45 - Dans cet immeuble a habité de 1922 à 1944 Luis Martins de Souza-Dantas (1876-1954), ambassadeur du Brésil à Paris (plaque commémorative).
 
46 - Dans son appartement est décédée Soraya Esfandiari Bakhtiari en 2001.
 
49-53 – Ici était le Bal Mabille qui fut démoli en 1882.
 
50 - Hôtel de Lariboisière (en 1910) : « Dans l'hôtel aux lignes harmonieuses de la comtesse de Lariboisière, femme du sénateur, on entendait de belles musiques dans un salon réputé pour être un centre de grande élégance. » Madeleine Vionnet installa en mars 1923 sa maison de couture dans cet hôtel particulier dont elle fit un lieu de grand luxe. Dans l'arrière-cour de l'hôtel, elle installa ses 850 ouvrières, réparties dans 28 ateliers, dans un immeuble de huit étages. « Aujourd'hui, écrit André Becq de Fouquières en 1953, transformé, agrandi, l'hôtel de Lariboisière ne flambe plus que des mille feux d'une importante société d'appareillage électrique – et ne résonne plus que de musiques débitées en grande série par des postes de radio. ». L'hôtel abrite aujourd'hui une boutique Ralph Lauren.
 
51 - « Au 51, écrit André Becq de Fouquières en 1953, scintillent les hautes verrières d'un restaurant. De beaucoup plus modestes proportions étaient les fenêtres du rez-de-chaussée qu'habitait John Audley, assez curieux personnage qui se voulait esthète, dilettante, original à tout prix. Il courait les antiquaires à la recherche de la pièce qui eut assuré sa réputation d'homme de goût. Or ses suffrages allaient plus volontiers aux objets d'apparence fastueuse qu'à l'œuvre d'art aux grâces discrètes. Chez lui, on était servi dans des assiettes de jade, sur une nappe tressée de fils d'or. Les rince-doigts eux-mêmes étaient taillés dans des blocs d'améthyste. Son service à café en or massif avait appartenu à la reine Victoria. Il avait été l'ami d'Oscar Wilde. Cet homme rusé, un peu fuyant, mais intelligent, qui excellait en formules lapidaires pour exalter ou exécuter la chose ou l'individu qu'il voulait définir, était digne de séduire l'auteur du Crime de Lord Arthur Saville. Il se disait Anglais, mais je crois, moi, qu'il était d'origine allemande. Il fit, sur le tard, un mariage qui surprit, épousant une Américaine qui n'était pas – de très loin – de la Cinquième avenue... On rencontrait chez lui la société la plus hétéroclite. Ainsi, la première fois que je fus son hôte, il offrait un souper délicat à l'infant Don Luis, fils de l'infante Eulalie. Mais, à quelque temps de là, il me pria à un dîner où je rencontrai deux duchesses, puis quelques artistes, enfin... un boxeur ! Peu de temps avant sa mort il prit dans sa collection, pour me l'offrir, une clé de chambellan, symbole des grandeurs à la poursuite desquelles il avait consacré sa vie – poursuite qui, d'ailleurs, l'avait conduit à la ruine. »
 
56 - Ici demeurait dans les années 1870, l'artiste peintre Florence Aublet, élève de Léon Cogniet et d'Hippolyte Lazerges.
 
Adresse 
Avenue Montaigne
75008 PARIS

GPS 
Latitude : 48.866711
Longitude : 2.305690
 
Comment s'y rendre
Métro : Franklin D. Roosevelt (lignes 1, 9), Alma-Marceau (ligne 9)
Bus : 28/42/80 arrêt Rond-Point des Champs-Elysées, 42/80 arrêt Montaigne/François 1er, 42/72/80 arrêt Alma-Marceau
 
Plan

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Liens
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Sources 
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Photo R.Desenclos 2010