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LES BOULEVARDS

Les boulevards

 

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LE BOULEVARD HAUSSMANN
 
 
Le boulevard Haussmann
 
 
 
Le baron urbaniste, qui a opéré tant de saignées dans le vieux Paris, a laissé son nom à cette grosse artère, en plein cœur de la capitale. Entré dans la carrière administrative peu après la Révolution de juillet 1830, nommé préfet de la Seine en 1853, Georges-Eugène Haussmann (1809-1891) se met en tête de culbuter le paysage parisien.
 
Une seule obsession : assainir la capitale en facilitant la circulation, via de larges boulevards et avenues. Sous son règne, Paris se transforme pendant 17 ans en chantier-capharnaüm. Avec l'assentiment de Napoléon III, 20.000 maisons sont abattues, 44.000 construites. Haussmann double la superficie de Paris en y annexant onze communes (Auteuil, Passy, Batignolles, Montmartre, La Chapelle, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Vaugirard et Grenelle), faisant basculer la population de 1,2 à 1,6 millions d'habitants, portant le nombre d'arrondissements de 12 à 20 et le nombre d'hectares de Paris de 3.000 à 7.000. Ce maniac de la ligne droite investit aussi dans le transport en commun. Au palmarès d'Haussmann : l'aménagement du Champ-de-Mars, le tracé du boulevard Saint-Germain et de l'axe République-Bastille-Italie, la petite ceinture et son grand train (150 km) qui dessert toutes les entrées de Paris, les jardins, les espaces verts, les réseaux d'égouts, très en avance pour l'époque, les réservoirs pour l'approvisionnement en eau potable des Parisiens, dont celui de Montsouris.
Le boulevard Haussmann débute au carrefour Richelieu-Drouot dans le 9ème arrondissement et se termine au carrefour avec l’Avenue de Friedland et la rue du Faubourg Saint-Honoré, dans le 8ème arrondissement. Il mesure 2530 mètres et passe devant les Galeries Lafayette et le Printemps, le square Louis XVI, l’Eglise Saint-Augustin et le Musée Jacquemard-André.
7 – Bureau de poste construit en 1932 par Labro. L'artiste peintre Marthe Flandrin (1904-1987) réalisa ici une fresque dans le bureau de poste. Cette œuvre fut sauvée de la destruction par le Musée des Années Trente de Boulogne-Billancourt en 1992.
11 – Immeuble construit en 1932 par Bazin et Laprade.
14 - Siège depuis l'an 2005 du Groupe Figaro, propriétaire du premier quotidien français Le Figaro.
16 - Hôtel Paris Marriott Opéra Ambassador qui fut le siège du commandement du secteur est du Gross Paris sous l'Occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale.
40 – Les Galeries Lafayette.
64 – Le Printemps.
67 - Siège de la Société générale pour la fabrication de la dynamite, de 1910 jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle ; société fondée par Paul Barbe et Alfred Nobel, durant l'année 1875.
81 - Hôtel particulier d'Edgar Mareuse (1848-1926), historien, président de la Société historique du VIIIe arrondissement et propriétaire d'une belle bibliothèque de livres sur Paris (en 1910).
82 – Siège du Yacht-Club de France.
102 – Marcel Proust habitat ici de 1906 à 1919. Marcel Proust (1871-1922) a emménagé dans cet immeuble après la mort de ses parents, le 27 décembre 1906, dans un grand appartement de 6 pièces au deuxième étage entre rue et cour où il voyait « le triomphe du mauvais goût bourgeois »5. Il y vécut jusqu'en 1919 et y écrivit À la recherche du temps perdu. L'immeuble appartenait à son grand-oncle, Louis Weil. À la mort de son oncle le 10 mai 1896, Mme Proust en avait hérité pour moitié, l'autre moitié revenant à son frère, l'avoué Denis-Georges Weil. Après la mort des deux cohéritiers, l'immeuble appartint pour une moitié à Marcel et Robert Proust et pour l'autre moitié à la veuve de Denis-Georges Weil, née Amélie Oulman et leur fille Adèle. L'appartement loué par Marcel Proust appartenait à Amélie Oulman. Le 9 novembre 1907, l'immeuble fut vendu aux enchères. Amélie Oulman le racheta entièrement et proposa à Marcel Proust d'acheter l'appartement qu'il occupait, mais ce dernier déclina l'offre et préféra conclure un bail de quinze mois le 15 juillet 1908. Il trouvait à l'appartement de nombreux désagréments : le pollen des marronniers devant sa fenêtre qui lui donnait des crises d'asthme, la proximité des grands magasins et de la gare Saint-Lazare, le bruit du boulevard. Pour se prémunir contre le bruit, en septembre 1910, il fit clouer sur les murs de sa chambre d'épaisses plaques d'écorce de liège brut, sur les conseils d'Anna de Noailles. L'architecte Louis Parent dirigea l'aménagement. Proust installa dans sa chambre les meubles de la chambre de sa mère plutôt que les siens. En janvier 1919, Amélie Weil revendit l'immeuble, sans prévenir son neveu, à la Société nancéienne Varin Bernier qui congédia tous les locataires pour aménager des bureaux et une agence bancaire. La banque a fait reconstituer et ouvert au public en 1996 la chambre de Marcel Proust, privée de son mobilier qui se trouve au musée Carnavalet. Plaque commémorative.
107 - Des bas-reliefs de 1864 par Aimé Millet (1819-1891) sur la façade.
117 - Hôtel particulier du Dr Labbé, membre de l'Institut (en 1910). Style néo-Renaissance.
121 - Charles Franconi y est mort en 1910.
132 – A l'angle avec la rue de Laborde : monument au baron Haussmann.
134 - Cet immeuble qui fait l'angle avec l'avenue de Messine abritait au rez-de-chaussée le magasin du tailleur Sutton, spécialisé dans les livrées pour gens de maison, et à qui, selon la duchesse de Clermont-Tonnerre, « tant de gens du Faubourg Saint-Germain devaient plus de cent mille francs ».
Geneviève Halévy vint habiter un vaste appartement à l'entresol de cet immeuble après son remariage en 1886 avec l'avocat Émile Straus, avocat des Rothschild. Le vaste salon en rotonde s'ornait de toiles de Nattier, de Quentin de La Tour et de Claude Monet, ainsi que du portrait de la maîtresse de maison par Jules-Élie Delaunay (1876, aujourd'hui au Musée d'Orsay). Mme Straus recevait tous les dimanches et acquit une grande influence dans Paris. Quoique juive et roturière, elle avait de nombreuses relations dans le Faubourg Saint-Germain, tout comme dans le monde des arts et des lettres. Parmi ses invités figuraient des hommes de lettres et des artistes comme Ludovic Halévy, Henri Meilhac, Edgar Degas, Forain, Paul Bourget, Jules Lemaître, Paul Hervieu, Georges de Porto-Riche, Antoine de Ganderax, Robert de Montesquiou, mais aussi des politiciens comme Léon Blum, des comédiens comme Lucien Guitry, Réjane ou Emma Calvé, des étrangers comme lady de Grey, lord Lytton ou George Moore, amené par Jacques-Émile Blanche. Mais elle recevait aussi des notabilités mondaines comme le prince Auguste d'Arenberg, la comtesse Adhéaume de Chevigné, la princesse Mathilde, la princesse Edmond de Polignac, la comtesse Greffulhe, la comtesse de Pourtalès, la duchesse de Mouchy, la princesse Murat, le comte Louis de Turenne. « Le salon de Geneviève, écrivit Ludovic Halévy, le faubourg Saint-Germain y va comme au Chat noir et le Chat noir comme au faubourg Saint-Germain. » Marcel Proust, ami et condisciple au lycée Condorcet de Jacques Bizet, premier mari de Geneviève Straus, et de Daniel Halévy, y rencontra Charles Haas, futur modèle de Swann. Geneviève Straus est elle-même donnée comme l'un des modèles d'Oriane de Guermantes.
136 - Quartier général fictif du SPECTRE dans la série James Bond.
158 – Hôtel construit avant 1800 par Henri Parent, pour le banquier Edouard André qui épousa en 1881 Nélie Jacquemart. A la mort de cette dernière en 1912, elle légua à l’Institut sa fortune, son hôtel et ses collections. Le musée Jacquemart-André, consacré à l’art français du XVIIIème siècle et à l’art italien, a été inauguré le 10 décembre 1913.
162 - Immeuble où a habité et où est mort André Becq de Fouquières (1874-1959), homme de lettres, président des Parisiens de Paris, fondateur du Comité de la courtoisie française et du Comité de prestige et de propagande nationale (plaque commémorative).
169 - Marie-Gabrielle Krauss (1842-1906), chanteuse de l'Opéra, est morte dans cet immeuble.
184 - Hôtel particulier du comte de Duranti. Cercle dit « des Étrangers ». Propriété de M. Marcé (en 1910).
190 - Consulat d'Haïti (en 1910).
 
Adresse
Boulevard Haussmann
75008 PARIS
75009 PARIS

GPS
Latitude : 48.873834
Longitude : 2.326239
 
Comment s'y rendre
Métro : Richelieu-Drouot (lignes 8 et 9), Chaussée d’Antin (lignes 7 et 9), Havre-Caumartin (lignes 3 et 9), Auber (lignes A et E), Saint-Augustin (ligne 9).
Bus :
Richelieu-Drouot-Mairie IXème – 67/74/85
Richelieu-Drouot – 20/39/48
Chaussée d’Antin – 42
Havre-Caumartin - 22/53/66
Havre-Haussmann – 20/221/27/29/95
Rome-Haussmann – 32/53/66
Pasquier-Anjou – 22/43
Saint-Augustin – 22/28/32/80/94
Haussmann-Miromesnil – 22/43/84
Haussmann-Courcelles – 22/43/52/83/93
Friedland-Haussmann – 22/43/52/83/93

Plan

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Liens externes sur ce sujet
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Sources
Dictionnaire Historique des rues de Paris
Wikipedia
Photo Richard Desenclos 2010