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LES BOULEVARDS

Les boulevards

 

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LE BOULEVARD DE COURCELLES
 
Le boulevard de Courcelles
 
 
Le boulevard de Courcelles est constitué de plusieurs rues renommées en 1864 d'après le hameau de Courcelles qui se trouvait :
 
 
À l'extérieur de l'ancien mur d'octroi :
Le boulevard de Monceau, entre l'avenue de Villiers et la rue de Courcelles
Le boulevard de Courcelles, le reste
À l'intérieur de l'ancien mur d'octroi : chemin de ronde de Courcelles, entre la rue de Courcelles et l'avenue de Wagram.
Plusieurs places sont situées sur le tracé du boulevard :
En 1907, le carrefour du boulevard de Courcelles, de l'avenue de Villiers, de la rue du Rocher et de la rue de Constantinople a été dénommé place Prosper-Goubaux.
La partie comprise entre la rue Georges-Berger et la rue de Prony, a été dénommée place de la République-Dominicaine le 30août1958.
Le carrefour formé avec la rue de Courcelles et la rue de Chazelles a été dénommé place de la République-de-l'Équateur en 1971.
Au carrefour avec l'avenue de Villiers (place Prosper-Goubaux) se trouve la statue d'Henri Hecque.

Le boulevard commence donc Place Prosper-Goubaux (8ème) et se termine Place des Ternes -17ème), et mesure 1160 mètres. Il longe le Parc Monceau.

14 - Immeuble de style Art nouveau, construit en 1913 par les architectes R. Caillard et C. Bourgoin. Dessus de porte sculpté représentant trois enfants nus avec vigne, supportant le balcon du premier étage.
22 - L’Ambassade de Lituanie.
Cet hôtel particulier fut celui du compositeur Ernest Chausson (1855-1899), de son épouse et leurs trois enfants, évoqué par Stéphane Mallarmé dans un de ses Loisirs de la Poste : « Arrête-toi, porteur, au son / Gémi par les violoncelles, / C'est chez Monsieur Ernest Chausson, / 22 Boulevard de Courcelles. ». Il le fit décorer par les peintres Maurice Denis et Odilon Redon et dans son cabinet de travail, trônait un grand portrait de la famille Chausson, peint par son ami Eugène Carrière.
Il abrite actuellement l'ambassade de Lituanie.
Quand la Lituanie recouvre son indépendance en 1990, elle fait des démarches, comme l'Estonie et la Lettonie, auprès de la Russie pour obtenir la restitution de sa légation à Paris. Devant le refus de la Russie invoquant divers arguments, la Lituanie porte l'affaire en justice, mais en 1994, la Cour d'appel de Paris se déclare incompétente, les locaux de l'ancienne légation étant occupé par l'agence de presse Ria-Novosty, bénéficiant de l'immunité diplomatique. La France réaffirme cependant que, d'un point de vue juridique, la situation est claire: « les pays baltes n'ont jamais cessé d'être propriétaires de leurs immeubles respectifs ».
Afin d'agir en faveur d'un règlement de ce différend, la France met à disposition gracieuse des trois pays baltes des locaux situés 14 boulevard Montmartre (Paris 9è) pour abriter leurs ambassades. En 1999, la Lituanie s'installe dans de nouveaux locaux boulevard de Courcelles. Cette solution n'est toutefois pas considérée comme mettant un terme au dossier juridique. La France dans un but de garder de bonnes relations diplomatiques aussi bien avec les pays baltes qu'avec la Russie, va mettre au point une négociation tripartite permettant de régler le conflit.

24 - Hôtel particulier sur 2 niveaux, mascarons sur façade, balcon.
29 - Immeuble Art nouveau.
33 - Ex-hôtel d’Henri Péreire.

34 - Hôtel Lambert de Sainte-Croix, résidence de l’ambassadeur d’Espagne. Le roi d’Espagne y descendit en 1905.
« Grand ami de la famille d'Orléans, M. Lambert de Sainte-Croix avait fait construire, au 34, un hôtel qui fut ensuite occupé par l'ambassade du Royaume d'Espagne.
En 1905, quand le jeune roi Alphonse XIII vint à Paris, son représentant était M. Leon y Castillo, très attaché à la France et qui fut fait par le roi marquis del Muni. C'est devant cette ambassade que vint défiler en 1909, un cortège conduit par Édouard Vaillant, Jean Jaurès, Marcel Sembat, Charles Albert, pour protester contre la récente exécution du révolutionnaire espagnol Ferrer, coupable d'un complot contre la Couronne. La police ayant voulu s'opposer à la manifestation, celle-ci tourna en échauffourées, des bancs du boulevard furent incendiés. Un coup de feu tiré contre le préfet Lépine manqua sa cible mais vint tuer le malheureux agent cycliste Dufresne. La garde riposta en chargeant et les scènes de violence se multiplièrent. ».

35 - Emplacement de La Folie de Chartres ancêtre du Parc Monceau : En 1778, le duc de Chartres fait aménager par le peintre, architecte et paysagiste Louis Carrogis dit Louis Carmontelle, un vaste terrain qu’il avait acheté à la fin de la décennie précédente dans le village de Monceau au nord de Paris. C’est l’origine de la "Folie" de Monceau, où se mélangent des bâtiments des civilisations antiques, musulmane, chinoise avec des éléments baroques (grottes, cascades et fontaines), sans oublier les références maçonniques, le duc étant grand-maître du Grand Orient de France. Le jardinier écossais Thomas Blaikie donne une touche britannique à ce jardin en 1783. Le duc de Chartres-duc d’Orléans, devenu révolutionnaire, fait de sa "folie" un espace public en 1793. La ville de Paris, propriétaire de la moitié du jardin depuis le Second Empire, a demandé à Haussmann de l’organiser en renforçant son aspect anglais tout en conservant quelques bâtiments de Carmontelle comme la pyramide, la colonnade, la grotte et la cascade. L’autre moitié du terrain est lotie par le banquier Pereire pour permettre la construction des hôtels de la bourgeoisie industrielle, faisant du quartier l'un des plus riches de Paris.

38 - Mascaron représentant un homme avec casque à ailes et plumes.

53 - Hôtel Rothschild.
Cet hôtel particulier de style néo-Louis XIII, en briques rouges et en pierres de taille, a été construit à l'intersection du boulevard de Courcelles et de la rue de Courcelles sur une parcelle triangulaire avec pan coupé sur la place de la République-de-l'Équateur. Le bâtiment présente trois façades, dont la plus longue, avec quatre travées et la porte d'entrée, donne sur le boulevard et la plus majestueuse sur la place. L'immeuble possède un étage d'habitation au-dessus du rez-de-chaussée, et est surélevé de combles. Sur la place, une des travées possède un étage de plus, ce qui donne l'impression d'une petite tour.
Sur la façade donnant sur la place, dans une niche en pierre, à arc plein cintre souligné d'un coquillage, surmontée d'un fronton triangulaire, a été installé le buste de Pedro Vicente Maldonado, célèbre scientifique équatorien du XVIIIe siècle.
En dessous, la plaque commémorative indique :
« Pedro Vicente Maldonado (1704-1748)
Scientifique équatorien, né à Riobamba. Membre Correspondant de l'Académie royale des sciences de Paris. Participa avec Charles Marie de La Condamine entre 1736 et 1744 à la mission géodésique française qui prit des mesures de la terre à l'équateur pour en déterminer la forme exacte. Ces travaux furent à l'origine du nom de la République de l'Équateur.
Paris, novembre 2004.
Gouvernement équatorien
Mairies de Quito et de Riobamba  »
L'hôtel a appartenu à la baronne de Rothschild qui l'a mis à la disposition du Pr Albert Robin (1847-1928), célèbre praticien, membre de l'Académie de médecine. En 1954, cette demeure était habitée par la comtesse Duhem.

64 - Balcon du second étage avec balustrade en pierre, supporté d'un côté par une tête de femme et de l'autre par une tête d'homme. La date de construction de l'immeuble, 1881, est gravée en dessous du balcon entrelacée par des initiales, que l'on peut supposer être celles de l'architecte.
66 - Balcon en pierre de taille supporté par deux corbeaux à tête de lion.
90 - Immeuble construit en 1879 par les architectes F. Masson et E. Paloque. La porte de l'immeuble et la fenêtre du premier étage située au-dessus se trouvent dans un renfoncement à arche en plein cintre finement sculpté.
92 - Immeuble construit par les architectes F. Masson et E. Paloque en 1880-1881. Les sculptures sont de A. Leleu. Porte en bois sculptée avec des sphinx ailés de part et d'autre des poignées de porte. Le bas-relief au-dessus de la porte représente deux angelots tenant un écusson reposant sur une tête de lion.
 
Adresse 
Boulevard de Courcelles
75008 PARIS
75017 PARIS

GPS 
Latitude : 48.880252
Longitude : 2.308255
 
Comment s'y rendre
Métro : Ternes, Courcelles, Monceau, Villiers (ligne 2), Villiers (ligne 3)
Bus : 30 arrêts Ternes, Courcelles, Monceau, Malesherbes-Courcelles, Villiers, 31 arrêt Ternes, 84 arrêt Courcelles, 94 arrêt Malesherbes-Courcelles
 
Plan

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Source
Wikipedia
Photo R.Desenclos 2013