Aide à la recherche / Places Parvis et Rond-Points

LES PLACES

Les Places de Paris

Cet article est une forme d’aide à la recherche. Les articles concernant les places, parvis et ronds-points sont classés par ordre alphabétique. Une indication de l’arrondissement permet de retourner facilement dans celui-ci en cliquant en haut de la page sur « Paris », puis « Arrondissement » et enfin le numéro de ce dernier.

Lire la suite : PLACES, PARVIS ET ROND-POINTS

LA PLACE SAINT-FERDINAND
 
 
 
La Place Saint-Ferdinand et la statue de Léon Serpollet
La Place Saint-Ferdinand se trouve dans le dix-septième arrondissement. Ancienne place de la commune de Neuilly-sur-Seine nommée « rond-point de Ferdinanville », elle tient son nom depuis le 26 février 1867 de sa proximité avec l'église Saint-Ferdinand-des-Ternes.
 
Calquée sur le modèle de Sablonville voisin, la Société d'épargne immobilière lance le lotissement de Ferdinanville. La société, qui garantit ses opérations « sans aucune chance de perte » (sic !), met en vente 108 000 m2 « entre l'avenue des Ternes et l'avenue de la Grande-Armée, près de l’Étoile ». La promotion prévoit des noms de prestige pour les nouvelles rues : rue du comte de Paris, rue de la reine Amélie, rue de l'Éperon (du Roi). Le rond-point de Ferdinanville (future place Saint-Ferdinand) forme le centre du nouveau quartier. Alphonse Daudet décrit sa visite au 36, de la rue Saint-Ferdinand dans Le Nabab, roman paru en 1877, et il relate l'état de ce quartier, ancien faubourg populaire en friches, les terrains vagues, les maisons basses délabrées entourées de quelques immeubles plus hauts et non terminés. La rue de l’Éperon figure sur les plans, mais n'a jamais été réalisée. Une partie des terrains est cédée à des entrepreneurs comme les 10 000 m2 du dépôt de la Compagnie parisienne de voitures l’Urbaine puis plus tard aux premiers constructeurs de cycles et d'automobiles qui s’établissent dans le quartier. De nombreux immeubles du quartier ne datent que du début du XXe siècle.
 
La statue de Léon Serpollet
En 1911, on érige au milieu de la place la statue monumentale et curieuse de Léon Serpollet, génial inventeur né en 1858 et constructeur de la première automobile « industrielle » mue par la force de la vapeur d'eau grâce à une chaudière à « vaporisation instantanée », présentée à l'exposition universelle de 1889. Offerte à la ville par l'Automobile-Club de France et le Touring-Club de France, sculptée par Jean Boucher, la statue montre Léon Serpollet, debout dans la voiture dont on aperçoit les roues environnées de vapeur, et qui reçoit les hommages d'admiratrices et d'un piéton imprudent, prêt à succomber sous la poussée de l'engin. La présence de ce monument dans le quartier des Ternes rappelle la vocation automobile de cette partie du 17e arrondissement.
 
Léon Serpollet (4 octobre 1858 à Culoz - 1er février 1907 (à 48 ans) à Paris) est un industriel français, pionnier de l'automobile, constructeur de la première automobile industrielle à vapeur et fondateur des industries « Serpollet frères et Cie » et Gardner-Serpollet. Issu d'un milieu de petits artisans menuisiers de l'Ain, il contribue dans les années 1880 à la mise au point du premier générateur à vaporisation instantanée, inventé par son frère aîné Henri (1848-1915) et breveté en 1881. C'est à Léon que revient d'avoir trouvé, en la personne de l'industriel Larsonneau, un partenaire enthousiaste qui l'aide à créer en 1886 la Société des Moteurs « Serpollet frères et Cie », et à ouvrir des ateliers rue des Cloÿs à Paris, dans le 18e arrondissement. Les premiers bénéfices permettent à Léon d'entreprendre la construction d'une automobile. Ce sera la première fois, en 1888, qu'un tel projet convainc des investisseurs : le tricycle à vapeur Serpollet est la première automobile industrielle, et les commandes sont nombreuses. De nombreuses automotrices à vapeur, ancêtres des autorails, sont également propulsés par des moteurs à vapeur Serpollet, en collaboration avec Decauville et Buffaud-Robatel principalement. Un certain Armand Peugeot, constructeur de bicyclettes dans le Doubs, achète des moteurs Serpollet pour équiper le premier modèle de sa marque : Peugeot Type 1. Mais, comme d'autres constructeurs, il passe au tout nouveau moteur à combustion interne. L'automobile à vapeur reste cependant en lice jusque peu avant la Première Guerre mondiale et se défend bien : c'est une Gardner-Serpollet appelée l'Œuf de Pâques qui pulvérise de près de 15 km/h le Record de vitesse terrestre détenu depuis trois ans par Camille Jenatzy sur voiture électrique, entre les mains de Léon à 120,8 km/h, sur la promenade des Anglais de Nice un 13 avril 1902. En 1898, Léon Serpollet et Franck Gardner se rencontrent, s'associent en créant l'industrie d'automobiles à vapeur franco-américaine Gardner-Serpollet. Serpollet devient alors aussi Président du Moto-Club de France. Mort en 1907, à l'âge de 48 ans, Léon Serpollet est inhumé en grande pompe. Il ne connaît pas l'abandon de la vapeur pour les automobiles. Son frère Henri, resté dans l'ombre, lui survécut huit ans.
 
Jean Boucher, né le 20 novembre 1870 à Cesson-Sévigné et mort le 17 juin 1939 à Paris, est un sculpteur français. Jean Boucher est né au lieu-dit La Vallée à Cesson-Sévigné, de Joseph Boucher et de son épouse Marie Blanchard. Après des études primaires, il apprend le métier de serrurier, mais il est rapidement attiré par le dessin et la sculpture. Charles Joseph Lenoir, professeur à l’École des beaux-arts de Rennes, lui conseille de prendre des cours de dessin et il s'inscrit aux cours du soir de La Halle aux Toiles où Félix Roy lui enseigne les rudiments de cet art, et s’aperçoit rapidement des progrès de son élève particulièrement doué. Il intègre ensuite l'École des beaux-arts de Rennes où il est le condisciple d'Albert Bourget, Émile Armel-Beaufils, Louis-Henri Nicot, Paul Le Goff, Pierre Lenoir, Francis Renaud et Eloi Robert. Jean Boucher se lie d'amitié avec Jules Ronsin (1867-1937), peintre portraitiste et futur directeur de l'École des beaux-arts de Rennes de 1917 à 1921, et avec lequel il partage une chambre au numéro 48 de la rue de Seine à Paris. Il obtient une bourse départementale pour poursuivre ses études à Paris, et il est admis en 1889 à l’École des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Alexandre Falguière, puis dans celui d'Henri Chapu à l’Académie Julian en 1888. Il suit également les cours d'Antonin Mercié qu'il remplacera. En 1893, il est huitième logiste pour le concours du prix de Rome sur le sujet de l'Âge d'or, et termine second prix de Rome pour Caïn après la mort d'Abel. Jean Boucher est mobilisé pendant la Première Guerre mondiale comme sergent dans l’infanterie. Il termine avec le grade de lieutenant décoré de la croix de guerre, et gazé au front.Professeur à l’École des beaux-arts de Paris, il poursuit son œuvre, et réalise des monuments aux morts pour la France. Il est le créateur des monuments dédiés aux Saints-Cyriens, au maréchal Gallieni, de Verdun, aux volontaires américains morts pour la France, à l'aviateur Édouard Le Mounier, ainsi qu’à Yves Guyot, à Charles Le Goffic au poète André Rivoire et à la femme de lettres Daniel Lesueur.
 
Adresse
Place Saint-Ferdinand
75017 PARIS
 
GPS
Latitude : 48.877887
Longitude : 2.288258
 
Comment s'y rendre
Métro : Porte Maillot (ligne 1), Porte Maillot (ligne C)
Bus : Porte-Maillot Palais des Congrès PC1, PC3
 
Plan
 
A voir dans les environs
Vous souhaitez en savoir plus sur les sites intéressants qui se trouvent à proximité, vous pouvez utiliser nos cartes interactives.
Naviguer sur la carte Paris 17e et découvrir les environs.
 
Liens
Si vous souhaitez consulter d’autres articles portant sur le 17e arrondissement.
Retrouvez d’autres articles concernant Les Statues diverses.
D’autres articles portant sur les statues du 17ème arrondissement  peuvent vous intéresser.
Retrouvez les articles concernant Les Places.
 
 
Source
Wikipedia
Photo R.Desenclos 2010