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LES QUAIS

Les Quais de Paris

 

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LE QUAI DE BOURBON

Le Quai de Bourbon

Ce quai, construit de 1614 à 1646, doit son nom à la famille royale de Bourbon.

Au 1, construit en 1616, propriété appartenant au procureur de la prison du Châtelet, puis à ses descendants. Au rez-de-chaussée, se trouvait le cabaret du Franc-Pinot, du XVIIe siècle. Il fut fermé en 1716, car la police trouva dans ses caves une grande quantité de libelles et de pamphlets à l’encontre du Régent, Philippe d’Orléans. Aujourd’hui, c’est un bar à vins et restaurant. Les grilles, décorées de pampres et de raisins sont classées. Mansardes et deux étages de caves.

Au 3, de 1616, il y avait, pendant la guerre de 1914-1918, une magnifique boutique d’épicerie datant de Louis XV. C'était parait-il quelque chose d’unique! Un antiquaire a fait démonter les boiseries et les a revendues au Metropolitan Museum de New-York! Remarquable balcon du sixième étage.
 
Au 9, porte, deux étages de mansardes, escalier du fond. Il y a une inscription qui indique « 1640 ; Ici s’ouvrait l’accès au jeu de paume de l’isle »
 
Au 11, de 1636. Hôtel de Philippe de Champaigne. C’était, en fait, deux immeubles de rapport construits l’un derrière l’autre, pour le compte du peintre du roi Louis XIII et de Marie de Médicis, Philippe de Champaigne. De 1830 à 1852, c’était le Commissariat de police du quartier. On aperçoit au fond de la deuxième cour, sur la gauche, la solide toiture de douze mètres de haut du jeu de paume dont l’autre entrée se trouve au 54, rue Saint-Louis en l’Ile. C’est l’unique jeu de paume qui subsiste à Paris sur les 124 que la capitale possédait au temps de Louis XIII. La façade sur le quai a été surélevée d’un étage. Ferronneries, cour, bâtiments ornés de mascarons, rampe de l’escalier à balustres de chêne du bâtiment du fond.
 
 
Au 15, de 1637. Hôtel de Charron. Propriété de Jean de Charron, contrôleur de l’extraordinaire des guerres en Picardie. Le peintre Philippe de Champaigne a peut-être eu son atelier ici, au fond de la cour, côté gauche, dans la grande pièce au 1er étage. C’est dans cette pièce que le peintre et poète Emile Bernard (1868-1941) eut son atelier où il mourut à 73 ans. Vécut ici vers 1840 le peintre des batailles Meissonnier (1815-1891). Mansardes de la façade, fenêtres à barreaux sur le quai, porte cloutée avec mascarons. Très jolie cour avec bâtiments ornés de mascarons. Tourelle d’angle, escaliers, mansarde à poulie. A l’intérieur, plafonds à poutrelles. La façade sur cour et le mascaron de la porte d’entrée de la cave, deux plafonds du XVIIème, les trois plafonds à poutres peintes du côté droit sont classés. Le comble pyramidal de l’hôtel rappelle celui des pavillons de la Place des Vosges.
Maître d’ouvrage : Jean Charron, conseiller d’Etat.
Maître-maçon : Sébastien Bruand 1637-1640

Au 17, de 1635. Porte avec imposte en ferronnerie, fronton.
Maître d’ouvrage : Jean de la Noue 1635-1640
Cette maison se caractérise par l’étroitesse de la façade, le fronton courbe de son couronnement et le décentrement de son entrée.
 
Au 19, de 1635. Hôtel de Jassaud. Propriété de Nicolas de Jassaud, maître des requêtes. Cet endroit est célèbre grâce au sculpteur Camille Claudel, sœur du poète et dramaturge Paul Claudel. Elle a habité ici de 1899 à 1914. On peut lire sur la plaque : Camille Claudel 1864-1943 vécut et travailla dans cet immeuble au rez-de-chaussée de 1899 à 1913.  L’ensemble est couronné par trois frontons ornés de guirlandes, un circulaire au centre, encadré de deux triangulaires. La partie dépourvue de fronton, à droite, correspond à un agrandissement ultérieur. La porte monumentale et le balcon - datant de 1927 - de fer forgé du premier étage sont classés. La façade de cet édifice est l’une des plus longues de l’île.
Maître d’ouvrage : Nicolas Jassaud et Philippe Masson, qui firent agrandir, sinon reconstruire, entre 1660 et 1670, une maison datant de 1621.
 
Au 19bis, de 1660. Dépendances de l’Hôtel de Jassaud. Dans une niche d’angle, statue décapitée de Saint Nicolas.
 
Au 21, de 1637. Hôtel de Jassaud d'Arquivillers. Décoration de dessus de portes du XVIIIème siècle. Escalier à balustres de bois.
 
Au 23. Porte.
 
Au 25 : Hôtel du Duc de Nevers qui portait à l’origine le nom de maison du roi Henri III. Porte, voûte de l’entrée, entrée à bornes.
 
Au 29. De 1640. Hôtel d’Arcelot ou Roualle de Boisgelin. Façade avec guirlandes au-dessus des fenêtres. Deux étages de mansardes. Porte. L’escalier possède une magnifique rampe du milieu du XVIIIème siècle qui est classée, ainsi que la porte.
 
Au 31 : Hôtel Spire Dubois. L’écrivain Charles-Louis Philippe (1874-1909) a habité cet immeuble de 1905 à 1907. Porte, balcons.
 
Au 43, de 1658. Hôtel de Toizon, construit par Charles Toizon et Anne Le Vau, sœur de Louis Le Vau. Très belle façade blanche du XVIIème siècle et balcons bleus et balustrade. Emblèmes maçonniques. Porte surmontée d’une imposte à monogramme. Fronton. Balcon à consoles rocaille, escalier à balustres de chêne.
 
Aux 45 et 47. Hôtel construit, en 1659, pour lui-même, par le frère cadet de Louis Le Vau, François Le Vau. En façade, deux médaillons du XVIIIe siècle, représentant Hercule abattant Nessus. Ces médaillons ont donné le nom de « Maison du Centaure » à cet hôtel. L’écrivain Charles-Louis Philippe a été locataire d’un petit logement au 3e étage d’octobre 1907 jusqu’à sa mort en 1909, à 35 ans. C’est un endroit unique pour sa vue exceptionnelle sur le Seine et la cathédrale de Paris. Deux étages de mansardes.
 
Au 49, immeuble construit également en 1659, par François Le Vau qui y mourut en 1676, à l’âge de 63 ans.
 
Au 51, immeuble construit également par François Le Vau en 1659. Douze ans après, il le cède au neveu du peintre Philippe de Champaigne. C’est à lui qu’est due la décoration intérieure de l’église Saint-Louis-en-l’Ile. Il faut dire qu’il en était marguillier. (Le marguillier est un laïc qui est chargé de la garde et de l’entretien d’une église). Porte.
 
Au 53, l’immeuble a été construit comme le 43 par Charles Toizon. En 1685, ce fut la propriété d’Hubert Graillet qui avait épousé la femme de François Le Vau après la mort de celui-ci. Le poète symboliste Stuart Merril (1863-1915), d’origine américaine a habité le plus bel étage de cet immeuble. Porte.
 
Le 55 a été construit, en 1686, pour un gentilhomme du duc d’Orléans.

Adresse

Quai de Bourbon
75004 PARIS

GPS

Latitude : 48.853022
Longitude : 2.355285

Plan


Comment s'y rendre

Métro : Pont-Marie ou Sully-Morland (ligne 7)
Bus : 67 arrêt Pont-Marie - 69/76/96 arrêt rue de Jouy - 67/86/87 arrêt Pont de Sully-Quai de Béthune

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Sources

Dictionnaire Historique des rues de Paris
Photo R. Desenclos 2014