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LES RUES

Les rues de Paris
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LA RUE DE TURENNE
 
 
La statue de Turenne, jeune, rue de Turenne

 

La rue de Turenne est une rue de Paris  située en plein cœur du Quartier du Marais dans les 3ème et 4ème arrondissement. Elle a reçu son nom par le décret du 2 octobre 1865 en l’honneur d’Henri de la Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne (1611-1675), maréchal-général généralement connu sous le nom de Turenne, qui avait son hôtel dans cette rue.

 

Elle commence dans le quatrième et mesure 1130 mètres. Cette grande et belle rue, l'une des plus régulières de Paris, avait été bâtie sur une partie du jardin des Tournelles; elle date du XVIIe siècle et était jadis remplie de grands hôtels appartenant à la noblesse et à la magistrature.

10-23 – Ces immeubles diminués ou démolis en 1914, étaient/sont d’anciennes dépendances des hôtels ouvrant sur la Place des Vosges aux 9, 11, 13, 15, 17 et 19.

23 – L’Hôtel Colbert de Villacerf
Cet hôtel fut construit en 1650/1660 pour Colbert de Villacerf, intendant des bâtiments du roi. Il y mourut en 1699, et sa femme, Geneviève Larcher, continua à y habiter jusqu'à sa mort en 1712. Cet hôtel resta dans sa famille jusqu’en 1755. Les héritiers le cèdent, en 1778, à Lesueur Florent, entrepreneur des Ponts et Chaussées. Après avoir passé entre diverses mains, il fut acheté en 1840 par Harmann et Baudon (1875). Il fut en partie occupé, après 1868 par la Société de l’Enseignement professionnel des femmes et ensuite, jusqu’en 1905, par les Pères de la Doctrine Chrétienne. Cet hôtel est très défiguré, quelques pilastres cannelés à chapiteaux ioniques subsistent toutefois. Dans la première cour, fontaine de 1650, la plus ancienne de celles du XVIIème siècle à Paris. Une nymphe orne la niche centrale. Perron monumental dans la seconde cour avec rampe en fer forgé.

34 - Demeure de l'architecte Libéral Bruant
Face à la fontaine de Joyeuse, s'élève la demeure de Libéral Bruant, architecte du roi Louis XIV et l'un des membres fondateurs de l'Académie Royale d'Architecture. Bruant est l'un des principaux représentants de l'architecture française de style classique, à qui l'on doit notamment la construction de l'Hôtel des Invalides et de la basilique Notre-Dame des Victoires, ainsi que de nombreux bâtiments et hôtels particuliers du quartier du Marais et à Versailles. Libéral Bruant après avoir acquis le terrain auprès des moines du couvent des Minimes, construira entre mars 1666 et juillet 1667, à l'angle de la rue de Turenne et de la rue des Minimes, avec son beau-père Michel Noblet, leurs deux maisons mitoyennes aujourd'hui réunies.

35 – Ex-hôtel de la famille Villedo de 1650. Porte.

36 – Maison où mourut le 22 novembre 1697, l’architecte Libéral Bruant. Il la légua à ses quatre fils. C’était l'hôtel du maréchal Catinat qui fut antérieurement hôtel de Vitry. Cet hôtel s'étendait principalement sur la rue des Minimes.

37-39 - Ancien hôtel Joyeuse
Situé de nos jours aux numéros 37 et 39, ce bâtiment abritait la pension Lepitre où Honoré de Balzac a fait ses études pendant un an en 1814.

41 – La Fontaine de Joyeuse
Elle date de 1847 et remplace une fontaine dite fontaine Saint-Louis, construite suite à un arrêt de 1671 promulgué par le roi Louis XIV « pour la construction de quinze nouvelles fontaines dans la ville et les faubourgs de Paris ». La fontaine actuelle est l’œuvre du sculpteur Isidore Boitel. En pierre, surmontée des armes de Paris, elle se compose d'une abside en cul-de-four abritant une sculpture en bronze d'un jeune enfant tenant une cruche à la main et dont l'eau se déverse dans une vasque en forme de coquille. Le plafond voûté de la niche représente en bas-relief des animaux aquatiques, hérons, grenouilles et serpents. Un amour au fond de la niche représente l’Ourcq. La fontaine est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

40/42 – Maisons ayant appartenu à Michel Villedo, puis en 1660 à ses héritiers. Mansarde à poulie et escalier au 42.

49 – La Café des Musées.

50 – Dessus de porte, vantaux, balcon, mansarde.

52/54 - Hôtel Gourgues ou de Montrésor
L'Hôtel de Montrésor est un hôtel double construit par Michel Villedo et Claude Dublet pour Claude de Bourdelle, comte de Montrésor, qui l’habita de 1607 à 1663. Cet hôtel particulier des XVII-XVIIIème siècles, possède un double portail orné, dont l'un a été ultérieurement clos. Ce bâtiment est utilisé actuellement comme école élémentaire depuis 1880 et a été acheté par la Ville de Paris en 1908. L’oratoire et les boiseries n’existent plus.  Ses façades sur rue et sur cour sont classées.

56 – Scarron habita le 56 avec sa femme (1654 à 1660). Il y mourut et fut enterré à Saint-Gervais. Crébillon père y mourut également (1762). Le Sage y habita. Cette maison dépendait du  54 où vécurent le comte de Montrésor, un des héros de la Fronde, le conseiller Doublet de Crouy (1705), un des masques de Saint-Simon et l'intendant Armand de Gourgues (1707). C'est l'Hôtel dit de Gourgues a été loué par la ville comme école communale en 1880 et acquis par la ville en 1908.

58 – La statue de la Vierge
Cette statue est située à l'angle de la rue de Turenne et de la rue Villehardouin. La statue de la Vierge, en pierre, est située dans une niche surmontée de la tête d’un ange. Elle tient dans ses bras l'enfant Jésus. La statue est inscrite à l'ISMH. Elle est actuellement (juillet 2012) en cours de rénovation avant d'être replacée dans la niche. L’ensemble date du XVIIème siècle et est classé.

60 - Hôtel d'Ecquevilly, dit du Grand-Veneur
Le 60 correspond à l'emplacement de l'hôtel de Claude Guénégaud, trésorier de l'épargne. L'incendie de cet hôtel causa une grande frayeur à Mme de Sévigné. Sur ses ruines, le chancelier Boucherat construisit en 1637 un immense hôtel dont les jardins s'étendaient jusqu'au cours. Il a été reconstruit en après un incendie après 1686. Il a appartenu à Vincent Hennequin duc d’Ecquevilly, capitaine général de la vénerie du roi, chargé d’organiser les chasses à courre en 1742. L’Hôtel est alors dit du Grand Veneur. Son fils, époux de Mlle de Joyeuse, le posséda jusqu'en 1792. P. de Vauvineux (1792). Dames franciscaines de Sainte-Elisabeth de 1823 à 1901.  Jusqu'à la fin 2007, l’hôtel était utilisé comme salles d'exposition des établissements Jacob Delafon, fabricant de salles de bain. Auparavant, l'ensemble des bâtiments étaient le Siège Social et dépôt de la Société Anonyme des Magasins Réunis, fondé par Eugène Corbin. Le portail de cet hôtel, dont le fronton porte une hure de sanglier encadrée par deux têtes de chiens, sa façade sur rue ornée de quatre beaux bas-reliefs cynégétiques, son escalier qui est une splendeur avec sa rampe ouvragée ornée de têtes de chien, sa façade côté cour où une seconde hure de sanglier est surmontée d’un bas-relief chargé de symboles aratoires sont classés. A noter aussi le pur style Louis XV des panneaux, des attributs et ferronneries des fenêtres du vestibule, ainsi que les massives ferrures intérieures de la porte d’entrée.

61 – Ferronneries.

62 - Maison construite sur l'emplacement de l'hôtel de Brunet de Rancy. Il appartint à Joseph Paris Duverney (1722). Ce fut ensuite l'Hôtel de Heiss (1770) avant de passer entre les mains du marquis de Briqueville (1780). Pierre de Launay posséda l'endroit jusqu'en 1823. Raoul, fabricant de limes, jusqu'en 1844. En 1846 le bâtiment principal fut cédé aux religieuses de Sainte-Elisabeth qui l'annexèrent à leur maison située au 60.

63 – Porte, ferronnerie.

64 – Cet hôtel, construit initialement en 1637 pour le seigneur de Passy, François Petit, devient par alliance la propriété de la famille Méliand et ce jusqu'en 1744, date à laquelle il est acheté par Antoine René Le Voyer de Paulmy d'Argenson. Vendu ensuite à plusieurs reprises, il est acquis en 1789 par le président de Tanlay. Porte.

65 – Hôtel, dit de Pologne, propriété, en 1662, de Louis Doublet. Sa veuve en fit donation en 1726 aux dames de Voisenon et d'Artagnan, ses petites-filles. Mme de Voisenon, qui était propriétaire unique depuis 1739, vendit l'hôtel en 1778 au comte Ossolinski, colonel polonais au service de la France. La Révolution affecta l'hôtel au logement gratuit des artistes dans les arts mécaniques. En l'an XI, à la requête de la comtesse Potocka, née Ossolinska, l'hôtel fut mis en vente et adjugé à Pierre Pierson. Cet hôtel a été mis, le 3 mai 1800, à la disposition du ministre de l’Intérieur pour y loger gratuitement les artistes les plus distingués des arts mécaniques. Balcon, ferronneries, fronton et escalier en fer forgé, belle décoration intérieure.

66 – Hôtel de Turenne.
Dans la cour, beaux vestiges des façades et d’un escalier d’un hôtel, du XVIIème siècle. Il fut construit en 1620 pour M. Le Vasseur. Le duc de Bouillon, puis son fils le maréchal de Turenne, Vauban et La Bruyère y logèrent. Après la mort de Turenne l'hôtel fut donné par le cardinal de Bouillon à la duchesse d'Aiguillon. Celle-ci y installa, en 1684, les Bénédictines de l'Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement. Le couvent fut supprimé à la Révolution, en 1790. Un nouvel ordre, celui des Franciscaines, vint s'y installer sous la Restauration. Il fut réoccupé en partie par une congrégation de franciscaines qui disparut en 1822, lorsque la Ville l’acheta. Le couvent fut démoli en 1826  et sur son emplacement on a bâti au XIXe siècle l'église Saint-Denis du Saint Sacrement.

67 - Au numéro 67, existait avant la Première Guerre Mondiale une boucherie. Les carcasses étaient pendues à des crochets devant la devanture. Les balcons du premier étage étaient maintenus par quatre sculptures de têtes de bœufs. Actuellement il n'existe plus que trois têtes et une partie des crochets, pour rappeler l'ancienne boucherie. Sur la carte postale ancienne, il est mentionné que Napoléon III a couché dans cet immeuble en 1848.

68-70 - Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement
Cette église est d'un style néo-classique  très sobre. Elle a été construite de 1826 à 1835  par l'architecte Etienne-Hippolyte Godde, sur l’emplacement de la chapelle précédente qui venait de disparaître. La façade est pourvue en son centre d'un péristyle à quatre colonnes ioniques, surmonté d'un fronton  rectangulaire décoré d'un bas-relief représentant la Foi, l'Espérance et la Charité, œuvre de Feuchères. De part et d'autre de l'entrée, deux niches avec les statues de Saint Paul et de Saint Pierre du sculpteur Jean-François Legendre-Héral, en 1849. L'église est surtout visitée pour le tableau de Delacroix représentant une Pièta. "Saint Denys" car le Maréchal de Turenne avait été enterré à la basilique St Denis avant que sa tombe ne soit profanée à la révolution puis transférée aux Invalides par Napoléon. "Du Saint Sacrement" car c'est le Saint Sacrement qui a justifié sa conversion au catholicisme, lors d'un incendie au Louvre. On trouve également une statue en marbre de sainte Geneviève par Perraud en 1858.

74 – Porte.

76 - Divers éléments architecturaux (escalier, bas-reliefs…) inscrits aux monuments historiques. Porte.

80 – Hôtel Voysin
Ce bâtiment date de 1613 et a été surélevé. Cet hôtel appartint à Voysin en 1674. Il fut vendu en 1776 au gouverneur de la Bastille, René Jourdan, puis de l’une de ses trois filles. En 1841 il fut vendu à Guillaumet de Chrétien puis à Touchard en 1880. Hôtel surélevé.

82 – Ex-hôtel du XVIIe siècle, loué en 1705, au conseiller aux Aides, Verjuron.

85 – Porte et mascarons.

87 - Plaque : "Bibliothèque, salle de lecture et d'étude yiddish et française, en mémoire de David Kouliche, mort au champ d'honneur."

88/94 – Emplacement du couvent de Notre-Dame du Calvaire, dit des Filles-du-Calvaire. Ayant déploré l’inexistence d’un ordre religieux destiné à honorer la Vierge pleurant son fils mourant sur la Croix, le Père Joseph, l’éminence grise du cardinal de Richelieu, en fonda un, aidé en cela par la princesse Antoinette d’Orléans-Longueville. Cet ordre nouveau eut son premier couvent à Poitiers en 1617, son second à Angers en 1618 et son troisième à Paris, dans l’enceinte du Palais du Luxembourg en 1622.Il en établit un autre à Paris en 1633, dans le Marais, à l’emplacement d’un moulin, dit d’Ardoise. Sa première pierre fut posée en 1635 et le couvent ouvrit le 10 avril 1637. Le couvent des Filles du Calvaire prenait des pensionnaires qui, vers 1750, payaient 600 livres, plus 00 si elles amenaient une femme de chambre. Il fut fermé à la Révolution et ses bâtiments furent vendus.

107 - Statue de Turenne Enfant par Lucien Benoît Hercule (1846-1913)

113 – Dans le vestibule, statue du XVIIIème siècle « L’Amour bandant les yeux de la Sagesse ».

116 - Au numéro 116, deux bas-reliefs représentant deux femmes en tenue légère encadrent la fenêtre centrale du premier étage.

133 - Fontaine Boucherat
Située à l'angle entre la rue Charlot et la rue de Turenne, cette fontaine est l'œuvre de l'architecte Jean Beausire. Monument quadrangulaire classique avec fronton triangulaire orné, elle comporte une inscription au-dessus du mascaron remerciant le roi Louis XIV pour la paix qu'il vient de signer à Ryswyck aux Pays-Bas le 20 septembre 1697 :
FAVSTA PARISIACAM LODOICO REGE PER VRBEM
PAX VT FVNDET OPES FONS ITA FVNDIT AOVAS
(De même que l'heureuse paix conclue par le Roi Louis répandra l'abondance dans la ville de Paris, cette fontaine lui donnera ses eaux). Les noms des rues Charlot et de Boucherat (ancienne dénomination de cette partie de la rue de Turenne) sont gravés sur les deux faces de la fontaine. Le nombre 14 gravé en dessous du nom des rues correspondait au quartier tel que défini par l'ordonnance de police du 30 juillet 1729. La rue de Boucherat tirait son nom de Louis Boucherat, chancelier de France, qui mit à exécution l'édit sur la révocation de l'édit de Nantes, signé par son prédécesseur. La fontaine est inscrite à l'ISMH. Le 8 mars 2007, le carrefour entre la rue de Turenne, la rue Charlot et la rue de Franche-Comté a été baptisé place Olympe-de-Gouges en l’honneur d’Olympe de Gouges, lors de la Journée internationale des femmes.
 
Adresse
Rue de Turenne
75003 PARIS
75004 PARIS
 
GPS 
Latitude : 48860373
Longitude : 2.364558
 
Plan
 
Comment s'y rendre
Métro : Saint-Paul (ligne 1), Chemin-Vert (ligne 8), Saint-Sébastien-Froissart (ligne 8), Filles du Calvaire (ligne 8).
Bus : La ligne 96 parcourt la rue de Turenne dans toute sa longueur.
 
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Liens externes sur ce sujet
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Sources
Dictionnaire historique des rues de Paris
Wikipedia
Paris-Rues
Photo R.Desenclos 2013