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LES RUES

Les rues de Paris
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LA RUE DE LA HARPE


La rue de la Harpe
 
La rue de la Harpe est une voie située dans le quartier de la Sorbonne du 5e arrondissement. Elle tient ce nom, qu'elle portait déjà en 1247, d'une enseigne qui pendait à la deuxième maison à droite au-dessus de la rue de Mâcon.
 
 
Originellement, la rue de la Harpe commençait rues Saint-Séverin et de Mâcon et finissait place Saint-Michel et rue Saint-Hyacinthe et était située dans l'ancien 11e arrondissement de Paris. Cette rue fut un des théâtres de l'insurrection des journées de Juin 1848. Elle était, jusqu'aux travaux d'Haussmann, une des rues les plus importantes de la rive gauche, desservant, du nord au sud : les thermes de Cluny et l'hôtel de Cluny ; le collège de Dainville ; l'église Saint-Côme ; le collège de Séez (1427) ; le collège de Narbonne (1316) ; le collège de Bayeux (1309) ; le collège de Justice ; le collège d'Harcourt ; les points de départ et d'arrivée des messageries pour Laval, Rennes, Saumur, Angers et Nantes.
3 - Après cette maison, la rue rétrécit.
6 - Le poète Paul Verlaine a demeuré dans un petit hôtel qui s'élevait à cet endroit et y a croisé le célèbre Bibi-la-Purée.
12 - Hôtel particulier, une petite porte avec baie, entresol ; élévation sur trois niveaux, plus comble ; trois fenêtres hautes sur façade avec garde-corps en fer forgé. Le peintre Eladio Vélez y a vécu de 1929 à 1931.
18 - A l'emplacement de cet immeuble se trouvait une petite rue dite rue Poupée qui venait de la rue Hautefeuille. Le 18 deviendra ensuite l'immeuble qui accueillera l'hôtel du Levant dans les années 1880.
22 - A la place de cet immeuble se trouvait la rue Percée-Saint-André venant de la rue d'Hautefeuille, et qui survit dans l'actuelle Impasse Hautefeuille.
24 - Ici se trouvait la boutique du fabricant d'estampes Esbrad.
26 - Maison d'élévation de cinq étages, rangée de blasons ronds au premier étage : deux de chaque côté de la porte centrale et au-dessus de celle-ci, un avec des traits obliques les autres étant vides, rien au deuxième étage, au troisième étage : nouvelle série avec le blason central plein de cinq rangées de vair. Quatrième étage sans, et balcon au cinquième.
Le 35, rue de la Harpe 35 - Façade, toiture sur rue de la Harpe, escalier et rampe en fer forgé classés le 28 décembre 1979 aux monuments historiques. Dans deux baies cintrées à gauche, la porte cochère avec entresol et, à droite, La Petite Hostellerie, mascarons, sculptures et archivoltes en façade sur rue. Trois étages sur entresol avec comble, au troisième : baies cintrées, trois fenêtres sur façade. Ce n'est pas dans cet hôtel, mais à l'ancien 51, aujourd'hui disparu, qui était situé en face de l'église Saint-Côme que fut arrêtée le 2 juin 1793 dans son logement au deuxième étage Madame Roland, dont le conjoint Jean-Marie Roland de La Platière, économiste et homme d'État, ne put quitter sa maison faute d'autorisation de l'Assemblée. Il s'en échappa, car mis hors-la-loi pour avoir refusé de se laisser arrêter ce même jour.
37 - Les façades et toiture sur rue, ainsi que l'escalier intérieur de cet hôtel particulier, sont classés le 25 février 1974 aux monuments historiques. Élévation sur trois étages plus comble, avec trois fenêtres sur la façade sur rue.
45 – Ancien hôtel particulier, avec porte monumentale sur rue avec vantaux, classée le 24 mars 1928 aux monuments historiques. Mascarons, élévation sur trois étages plus comble, deux baies voûtées de chaque côté de la porte cochère, cour pavée en cul de four avec fontaine ;
47 - Hôtel particulier, élévation sur trois étages plus comble.
78 - Molé Jeune, graveur en caractères et fondeur, était établi à cette adresse où il dirigeait une centaine d’ouvriers, auteur de 260 polices et de 30 000 poinçons.
85 - Là était situé le collège de Séez. Il fut fondé en 1427, par Grégoire Langlois, évêque de Séez, en fayeur de huit écoliers dont quatre devaient être du diocèse de Séez et quatre de celui du Mans. On en reconstruisit les bâtiments en 1730 et, en 1763, ce collège fut réuni à l'Université.
89 – Ici se trouvait le collège de Narbonne. Il fut fondé en 1316, par Bernard de Farges, évêque de Narbonne pour neuf écoliers boursiers de son diocèse. Pierre Roger, natif de Limoges et devenu pape sous le nom de Clément VI, augmenta les revenus de ce collège dans lequel il avait étudié. En 1599, l'exercice public des basses classes y fut introduit. En 1760, on reconstruisit ce collège dont on réunit les biens à l'Université trois ans après.
93 - Là était situé le collège de Bayeux. Il fut fondé en 1308, par Guillaume Bonnet, évêque de Bayeux, qui donna sa maison située rue de la Harpe, d'autres propriétés voisines et des biens qu'il possédait à Gentilly. En 1763, ce collège fut réuni à l'Université.La rue de la Harpe
110-123 - Entre ces numéros, on voyait encore au milieu du XVIIe siècle, la porte Saint-Michel. Elle avait été bâtie vers l'an 1200 et faisait partie de l'enceinte de Philippe-Auguste. Jusqu'au XIVe siècle, elle fut désignée sous le nom de porte Gibart, c'est ainsi qu'on appelait alors le territoire sur une partie duquel se trouve la place Saint-Michel; néanmoins en 1246 on la nommait Hostium Ferri; en 1300, porta Inferni, et en 1379, porta Ferri. A la fin du XIVe siècle, elle prit le nom de porte Saint-Michel, parce qu'elle fut réparée en 1394, époque de la naissance de Michelle, fille de Charles VI. Cette porte fut abattue en 1684, pour faire place à une fontaine construite sur les dessins de Bullet et décorée, selon l'usage du temps, d'un distique de Santeuil.
134 - Basse, fabricant de piano, actif en 1800-1802 (rue de la vieille-Bouclerie).
Au coin de la rue des Deux-Portes était un hôtel du XVIe siècle, détruit vers 1840; et qui a été habité par l'abbé de Choisy, par Crébillon, lequel y est mort dans un appartement occupé en 1793 par Chaumette, enfin par Hégésipe Moreau, qui en sortit pour aller mourir à l'hôpital.
En face de l'église Saint-Côme ou de la rue Racine demeurait madame Roland : c'est là qu'elle fut arrêtée en 1793.
171 – Ici demeurait l'imprimeur Momoro, l'un des chefs du parti hébertiste, qui périt sur l'échafaud et dont la femme figurait la déesse de la Raison. Enfin, la rue de la Harpe a été l'un des théâtres de l'insurrection de juin.
 
Adresse
Rue de la Harpe
75005 PARIS
 
GPS
Latitude : 48.852215
Longitude : 2.344457
 
Plan
 
Comment s'y rendre
Métro : Saint-Michel (lignes 4, C)
Bus : 21/27/38/85/96 arrêt Saint-Michel
 
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Liens
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Liens externes sur ce sujet
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Sources
Dictionnaire historique des rues de Paris
Wikipedia
Photo R.Desenclos 2013