Aide à la recherche / Rues

LES RUES

Les rues de Paris
Cette liste est une forme d’aide à la recherche. Les articles concernant les rues sont classés par ordre alphabétique. Une indication de l’arrondissement permet de retourner facilement dans celui-ci en cliquant en haut de la page sur « Paris », puis « Arrondissement » et enfin le numéro de ce dernier.

Lire la suite : RUES

LA RUE SAINT-ANDRE DES ARTS
 
 
 
 
La rue Saint-André des Arts
De la place Saint-André-des-Arts à la rue Gît-le-Cœur, il ne restait qu'une ou deux maisons des huit de ce pâté de maisons qui appartenait au Collège d'Autun, dont on retrouve trace également rue de l’Hirondelle, en 1875. Ce sont les numéros actuels allant du 22 au 28. C'est sur cette place que se trouvait l'église Saint-André-des-Arts, bâtie en 1212, remaniée profondément en 1660, elle fut démolie en 1807.
 
 
21 - En 1910 il restait encore les vieilles maisons jouxtant l'église Saint-André-des-Arts.
22 - Immeuble avec deux boutiques à gauche de la porte d'entrée du XIXe siècle et une à droite. Façade sur cinq étages dont le cinquième avec balcon, ferronneries pour les appuis de fenêtres dont sept en façade. Combles aménagés. Charles Baudelaire et ses parents y demeurèrent vers 1828.
23 rue Saint-André des Arts 23 - Du XVII°. Immeuble avec petite porte d'entrée à gauche de laquelle se trouve une boutique en rez-de-chaussée. Trois étages avec une fenêtre encadré de chaque côté par l'emplacement de fenêtre en aveugle. Décrochement en façade, sur la gauche vers la place Saint-André-des-Arts. Faisait partie du 25, l'ensemble formant l'hôtel de La Verrière.
24 - Ancienne propriété du collège d'Autun. Immeuble avec petite porte d'entrée à deux battants du XIXe siècle, une boutique de chaque côté. Quatre fenêtres au premier et au deuxième étage, trois au troisième et combles aménagés. Appui de fenêtres en fer forgé au second sur trois fenêtres.
25 – Du XVII° siècle - Immeuble avec une petite porte d'entrée. Entresol, la boutique de droite fut autrefois un cabaret, dans la cave, que fréquentèrent Charles Baudelaire et Jeanne Duval. Appuis de fenêtres sur partie saillante en arrondie. Combles aménagés. Fenêtres de l'entresol dans des ouvertures en plein cintre. Faisait partie avec le 23 de l'ancien hôtel de La Verrière, encore debout en 1875, avant de devenir la propriété de du Fresne, seigneur du Cange, président trésorier de France, dont le fils fut l'historien glossateur Charles du Fresne, sieur du Cange.25 rue Saint-André des Arts
26 - Ancienne propriété du collège d'Autun. Immeuble avec une petite porte d'entrée moderne boutiques de chaque côté. Façade sur trois étages avec fenêtres rectangulaires hautes décoré de petits supports à volutes, sous chacune d'elles, avec un petit rebord en sailli, les dessus de fenêtres avec mascaron, coquille et autres ornementations. Belle façade ravalée. Combles aménagés.
27 - Hôtel particulier, dit Hôtel Duchesne ou encore « Maison des Trois Chapelets »,  Inscrit MH (1928) porte, balcon sur rue. Construit avant 1640 pour le compte de André Duchesne (1584-1640) qui, originaire de la même région que Richelieu, deviendra, grâce à son appui, géographe et historien de Louis XIII. Il est mort écrasé par une charrette en 1640, en se rendant à sa maison de campagne, à Verrières. La façade de cette bâtisse sera modifiée de façon notable en 1748 dans un style Louis XV. Au rez-de-chaussée, trois baies en plein cintre, dont deux ouvrent sur des boutiques la troisième, au centre donnant sur l'entrée de l'hôtel. Cette façade est ornée par des rangées verticales de pilastres à refends formant un discret relief et donnent un parfait équilibre à l'ensemble. Au premier étage, la fenêtre en plein cintre est ornée d'un mascaron à tête de femme, avec des pendentifs en forme de poires et des feuillages latéraux, ouvrant sur un balcon galbé à monogramme central et une console végétale de style baroque. Les ferronneries du balcon et des fenêtres emploient des décors différents. Au centre du garde-corps du deuxième étage se trouve une palmette ajourée, motif très usité au XVIIIe siècle. Quatre étages, combles mansardés. Cour pavée avec trois entrées d'escaliers. Porte et balcon 27, rue Saint-André des Artsclassés. Motif sculpté en fond de cour.
28 - Ancienne propriété du collège d'Autun. Immeuble du XIXe siècle à pans coupés sur la rue Gît-le-Cœur. Boutique au rez-de-chaussée à gauche de la porte d'entrée surmontée d'un petit balcon, appui de fenêtre en ferronnerie. Trois fenêtres en façade sur cinq étages dont le cinquième avec un balcon. Combles aménagés.
29 - Un peu plus loin, une maison bourgeoise qui, sous Louis XIV, a appartenu à l'avocat Vitard de Passy. Avant 1789, elle était décorée des panonceaux du notaire Boulard, qui sera connu plus tard comme bibliophile. Façade en pierre de taille, fenêtres hautes au premier étage, trois fenêtres au second avec appui en fer forgé posé sur une partie en saillie aux bords arrondis. Boutique à gauche de la porte d'entrée. Combles mansardés.
30 - Hôtel d'Arras, propriété des comtes d'Artois au XIVe siècle, du comte de Salisbury en 1422, puis, en 1425, de Louis de Luxembourg, évêque de Thérouanne, chancelier de France. Le petit hôtel d'Arras était au coin de la rue Pavée, au 32 de la rue Saint-André. Puis, Hôtel Montholon. Immeuble en face du 31. Cinéma Saint-André-des-Arts. Sur la partie gauche de l'immeuble, au centre, une petite porte à deux vantaux avec décor à l'entresol. Mascaron grande taille vide et fenêtre plein cintre à l'entresol. Fenêtre haute et étroite en façade au premier étage. Au second, fenêtres plus classiques, fer forgé des appuis aux deux niveaux. Boutiques angle rue Gît-le-Cœur. Combles mansardés. C'est l'ancien logis ayant appartenu à la famille Montholon, dont le père François de Montholon (1480-1543) et le fils François II de Montholon (1529-1590), furent garde des Sceaux au XVIe siècle et tous deux inhumés dans l'église Saint-André-des-Arts. Le fils fut l'avocat de la reine Éléonore d'Autriche, veuve de Charles IX de France. En 1660, le propriétaire est Ingrand, conseiller au Parlement de Metz, puis son fils, intendant du Commerce. En 1793, Billaud-Varennes, député de Paris à la Convention nationale, organisateur de La Terreur avec Robespierre, est locataire à cette30 rue Saint-André des Arts adresse juste avant et au moment de son mariage. Charles Baudelaire y résida dans sa jeunesse entre 1827 et 1831. En 1900, c'est un hôtel meublé à l'enseigne de « La Nouvelle France ».
31 - Façade XVIII. Dans cette maison était installée, depuis 1745, l’étude du notaire Boulard. Son fils Henry Boulard, qui lui avait succédé en 1782, y abrita La Harpe pendant la Révolution. Lorsqu’il mourut en 1825, à 80 ans, il laissa, dans sa maison du 27, rue Bonaparte, où son fils avait transféré l’étude, une bibliothèque de près de 550.000 volumes, la plus importante de Paris après celle du roi. L'assistance publique en était propriétaire en 1870. Il s'y tenait une école de filles qui était à l'Hôtel-Dieu. Ce fut, au XIXe siècle, un Café Belge que fréquenta Henri Murger, et c'est de cet établissement que fut instituée la tradition de la soupe à l'oignon vers 1850. Il est devenu aujourd'hui un hôtel de tourisme. Immeuble de deux étages, hautes fenêtres en façade. Entresol au-dessus des boutiques de droite et de gauche du portail, poutres apparentes dans l'entrée, écuries au fond de la cour. Porte sculptée de l'entrée.
32 - Immeuble dont l'entrée est située au 17 rue Séguier. Façade à deux fenêtres, au premier elles sont hautes et au second avec petit balcon avec appui en fer forgé. Le quatrième étage est légèrement en retrait. Combles mansardés. Boutique au rez-de-chaussée.
33 - Hôtel particulier, entrée à droite, bel escalier. Dans la cour, sur la façade du fond, reste au dernier étage la mansarde à poulie. Bâtiment toit terrasse dans la cour à gauche. Deux étages combles sur deux niveaux, mansardés. Boutiques de chaque côté du porche. Les Éditions POL et La Table Ronde sont à cette adresse. Façade sur rue, façade sur cour, escalier du XVIII° dans le style Louis XV.
34 rue Saint-André des Arts 34 - Immeuble avec boutique formant des piliers rectangulaires. Le premier étage avec des fenêtres hautes. Trois fenêtres en façade sur cinq étages, avec combles aménagés.
35 - Immeuble du XVIIème, avec poutre en bois au-dessus de la porte d'entrée, façade avec deux fenêtres sur quatre étages. Combles aménagés.
36 - Immeuble à pan-coupé sur la rue Séguier. Deux boutiques à gauche de l'entrée et une à droite. Le cinquième est avec un balcon. Le pan coupé comporte un balcon aux second, troisième, quatrième et cinquième. Il n'y a pas de 38 qui devait faire partie de cet immeuble. Ici s'élevait le petit hôtel d'Arras au XIIIe siècle. Hôtel meublé de Brie en 1860. C'est à cette adresse qu'habitait l'écrivain royaliste Royou, et qu'en 1809 se trouvait le marchand de vin Malliu.
37 - Maison du XVIIème siècle. Librairie historique : Clavreuil, F. Tessédre, fondée en 1878, successeur du libraire Margraff. Cette boutique est à gauche de la porte. Immeuble de trois étages, avec fenêtres hautes sur les deux premiers niveaux et appuis de fenêtres en ferronnerie.
39 – Ecole maternelle, construction de 1910, à façade sobre, aux fenêtres étroites et des faux colombages, côtoient un portail à fronton d'influence de style Renaissance, surmonté d'un fronton semi-circulaire, marqué des armes de la ville de Paris, formant un ensemble caractéristique du début du XXe siècle. La façade est en léger retrait laissant place à une petite courette sur la longueur de l'immeuble, venant à l'alignement des autres maisons. Après le hall, cour avec petit corps de bâtiments à droite, recouvert en partie de briques vernissées de plusieurs couleurs. Au fond de la cour une bâtisse moderne. L'école reçoit environ cent trente élèves.
40 - Ici était une partie de l'hôtel Saint-Clair, qui fut vendu à Pierre de l'Estoile, notaire, secrétaire du roi, Grand Audiencier à la Chancellerie de France, père de l'historien Claude de L'Estoile.40 rue Saint-André des Arts Cet immeuble moderne est en retrait par rapport au 42, et au même que les 44 et 46. Il fait face à l'école maternelle au 39. Il va jusqu'à la rue Séguier. Porte d'entrée à deux vantaux, encadrés de deux pilastres cannelés avec chapiteaux ouvragés. Façade à cinq fenêtres sur cinq niveaux et à pans coupés sur la rue Séguier. Le cinquième avec balcon sur toute la longueur de l'immeuble avec modillons. Les appuis de fenêtres sont en ferronnerie. Sur le pan-coupé balcon au premier, second et troisième. C'est à cette adresse que demeura aussi selon Théophile Lavallée, Billaud-Varennes.
41 rue Saint-André des Arts 41 - Emplacement d’une maison habitée par Racine de 1680 à 1684. Façade sur rue du XVIIIème. Au premier coin de la rue de l'Éperon, Madame Freslon, comtesse de Bonamour, vendit cette maison d'angle en 1754 à Pissot. Porte cochère à deux vantaux, boutiques de chaque côté. À gauche, mur de refend jusqu'au premier. Hall d'entrée restauré. Dans la cour, grille en fer forgé et un morceau de colonne ancienne encastrée dans le mur à un mètre du sol d'une grande finesse, partie haute arrondie et la base sculpté sur trois faces se terminant en pointe. En façade au-dessus et sur la boutique à droite de la porte cochère trois fenêtres sur trois étages et au-dessus de la boutique de gauche, deux fenêtres sur trois étages. Combles surélevés avec atelier d'artiste, verrière et en retrait combles aménagés sur deux niveaux. C'est ici que l'artiste peintre Octave Denis Victor Guillonnet (1872-1967), s'installe dans les années 1890.
42 - La partie gauche de cet immeuble est dans l'alignement du retrait des numéros précédents. La partie droite est en avancée et à gauche de celle-ci se situe la porte d'accès avec une boutique à droite. Façade à trois étages, la partie gauche avec des fenêtres hautes. Combles mansardés. La partie droite est à deux fenêtres sur trois niveaux. Les appuis sont en ferronnerie. Boutiques au rez-de-chaussée dans les deux parties. Boutique Herboristerie d'Hyppocrate. Isidore Isou (1925-2007), fondateur du lettrisme, habita dans cet immeuble du milieu des années 1960 à sa mort en 2007.
44 rue Saint-André des Arts 44 - Immeuble en vis-à-vis de la rue de l'Éperon et du 41. Boutique à gauche de la porte d'entrée qui est moderne. Façade garnie de deux baies sur quatre étages.
45 – Lycée Fénelon,  Inscrit MH (1928), bâtiment construit de 1883 à 1894, dans un style néoclassique, entrée au 2 rue de l'Éperon, à l'angle de la rue Saint-André-des-Arts. Ce lycée est aujourd'hui mixte, il fut le premier lycée de jeunes filles de la capitale. La décoration XVIII du cabinet de la direction est classée. Jadis, de ce numéro de la rue à la porte de Buci, un grand logis fut occupé par les ducs d'Orléans du XIVe siècle et du XVe siècle, dauphin de France ou frères du roi. Louis XII en fit plusieurs lots avant son avènement au trône, et des particuliers s'en arrangèrent en janvier 1484. Billaud-Varenne, dit le Tigre à perruque jaune une fois marié, serait venu avec sa première femme à cette adresse après 1786, au 4e étage. C'est ici que mourut le doyen de la faculté de médecine, Mathieu Orfila (1787-1853), médecin français d'origine espagnole, chimiste, criminologue, membre de l'Académie de médecine. À cette adresse était l'étude de Maître Louis-Eugène Sebert, notaire. Il y fut d'abord clerc, avant de l'acquérir en 1864. Il fut président de la Chambres des notaires de Paris, conseiller municipal de Paris Ve, député de Senlis (Oise). Demeure également de Félix Tournachon, dit Nadar, photographe, inventeur et mécène de 1824 à 1933, et de Pierre Larousse, auteur d'un dictionnaire en 14 volumes.
46, rue Saint-André des Arts 46 - Immeuble face à la rue de l'Éperon, en retrait de la chaussée et du niveau d'alignement des autres immeubles de la rue. La façade est en pierre de taille. Construction des architectes T. Ramand et G. Ramand 1867, avec une profusion de sculptures de Roussel et décorations en façade, dans un style inspiré de la Renaissance, chaque baie est couronnées de mascarons avec têtes d'homme et de femmes, rinceaux, des feuilles d'acanthe ornent les consoles des balcons. Les décors des ferronneries sont typiques du XIXe siècle. L'immeuble fut remanié avec un rehaussement d'un étage légèrement en retrait surplombant une corniche à modillon. Au premier étage, un balcon central avec porte fenêtre, encadré de deux pilastres décorés de feuilles de chaque côté sont disposées deux fenêtres. Les deux autres étages au-dessus présentent les mêmes dispositions. Le quatrième est en retrait avec balcon. Combles aménagés. Une fontaine dans la cour. Ici demeura également le poète américain Edward Estin Cummings.
47 rue Saint-André des Arts 47 - Ancien Hôtel de Navarre. Dès 1257, Thibaut II de Navarre, roi de Navarre, possédait des terrains en cet endroit et y fit construire une demeure achevée en 1260. Sa veuve, Isabelle de France, n'en profita pas puisqu'elle mourut en 1271. Blanche d'Artois, reine de Navarre, veuve d'Henri Ier de Navarre et épouse en seconde noces du comte Edmond de Lancastre, fils d'Henri III d'Angleterre, y mourut en 1302. L'hôtel resta à sa fille Jeanne Ire de Navarre, épouse de Philippe le Bel, roi de France en 1285. Après la mort de Jeanne en 1305, l'hôtel revint à son fils Louis X le Hutin, puis à la fille de ce dernier, Jeanne II de Navarre, 1316. Son petit-fils, Jean (1330) le céda à son frère Philippe, duc d'Orléans et l'hôtel devint le séjour des ducs d'Orléans, dauphins de France ou frères du roi (inscription sur le 49). Valentine de Milan, femme du duc d'Orléans, y résida. Cette propriété et celle du 49 étaient les deux seules allant du 51 à la rue de l'Éperon. Hôtel de Villayer, dit aussi « Hôtel de Vieuville »,  Inscrit MH (1926), porte, vantaux, balcon sur rue. Ce bâtiment est contemporain de l'Hôtel de Châteauvieux (49), les deux bâtiments ayant été construit en 1728. Le portail est couronné d'un fronton entrecoupé par des pilastres à refends de part et d'autre. Un mascaron à la tête de faune entouré de feuilles de lierre surplombe la porte. Les différents motifs ornant les consoles, le tympan et la porte s'inspirent de coquillages et de motifs de végétaux de style rocaille, en vogue sous Louis XV. La façade privilégie les lignes horizontales (un seul étage, corniches et bandeau sur toute la longueur). À droite, au fond de la cour, bâtiment en arrondi coiffé d'une coupole, un étage, combles mansardés. Ces deux hôtels comportaient des dessus-de-portes de François Boucher. À l'époque où les deux propriétés n'en faisaient qu'une, Jacques de la Guesle, gentilhomme lettré, y demeura. Son malheur fut de servir d'introducteur à Jacques Clément dans le cabinet d'Henri III, sans se douter des projets de l'assassin. Il fut très attaché à ce roi ainsi qu'à Henri IV et mourut en 1612. Après lui, ses héritiers partagèrent la propriété. Le plus gros lot en passait du comte de Châteauvieux, qui avait épousé Marie de la Guesle, à son gendre le duc ou marquis de la Vieuville. Mais les deux parts en 1738, furent encore réunies pour quelque temps par l'adjudication de l'hôtel de Châteauvieux au profit de Renouard, comte de Villayer et d'Auteuil, conseiller du roi, maître des requêtes, qui venait dans l'autre hôtel après les du Tillet, famille de parlementaire et ecclésiastique déjà propriétaire de l'autre côté. Dans cet hôtel de Châteauvieux, ont dînait en 1691 pour trente sols. Il en coûtait alors un tiers de moins pour prendre son repas au Coq-Hardi ou aux Trois-Chapelets, dans la même rue où se trouvait également l'inventeur des pâtés de jambon : un dénommé Jacquet. En 1910, l'Association philotechnique y avait ses bureaux.
48 - Face au lycée Fénelon. Au rez-de-chaussée, boutique à droite de la porte d'entrée. Deux fenêtres sur quatre étages. Combles aménagés.
49 rue Saint-André des Arts49 - Hôtel de Navarre, dit aussi « Hôtel de Châteauvieux »,  Inscrit MH (1926), la façade sur rue, les vantaux, marteau de porte. Une plaque apposée sur le mur du bâtiment rappelle : « Sur cet emplacement s'élevait l'hôtel de Navarre qui fût ensuite le séjours d'Orléans. Louis XII avant son avènement au trône, l'habita jusqu'en 1484. » En 1640, l'hôtel de Navarre est divisé : une partie (47) devient l'hôtel de Vieuville. Les deux façades de ces hôtels particuliers furent refaites en 1728, ornées de ferronneries de style Louis XV. Le dessin des palmettes de cet hôtel sont particulièrement bien dessinées. Les trois étages supérieurs de la façade présentent une rupture de style avec celui des niveaux inférieurs. Les guirlandes de laurier et les volutes encadrant la fenêtre du centre de la façade paraissent être du XIXe siècle. Il fut rehaussé et transformé après sa construction. Sa façade privilégie les lignes verticales (plusieurs étages, fenêtres étroites, pilastres à refends sur toute la hauteur). Jadis réunis et ayant fait l'hôtel de Jacques de la Guesle, de nouveau réunis en 1728 et propriété de Renouard, de nouveaux séparés et occupés par des libraires. Palin de la Blancherie transporta le Salon de la correspondance qu'il avait fondé en 1778, au Collège de Bayeux, rue de la Harpe. C'était une sorte de concurrence aux Salons du Louvre. On y exposait des œuvres contemporaines, mais aussi des maîtres anciens provenant de collections particulières, il dura jusqu'en 1787. En 1910, l'École de psychologie y était installée.
50 - Ici demeurait de Vacherot, tapissier, acquéreur des Lefèvre-d'Eaubonne. L'immeuble est situé en face du lycée Fénelon, avec boutique à droite de la porte d'entrée à deux battants, surmontée d'une poutre en bois et de modillons sur la longueur de l'immeuble. La façade comporte huit fenêtres, hautes sur quatre étages, couronnées d'un fronton avec mascaron et au premier des volets intérieurs. Les appuis sont en ferronnerie, les deuxième, troisième et quatrième étant en saillie.
51 - Maison de l'Éléphant, construite en 1484 par Jacques Coitier, médecin de Louis XI (plaque en façade). Il possédait la grange du palais, qu'il transforma un peu plus tard en une belle habitation et qu'il appela L'Abri-Cotier. C'est pourtant un éléphant chargé d'une tour que la porte montrait pour enseigne et sur la façade de ce premier bâtiment était portée l'inscription : « Jacobus Coytier miles et consiliarius ac vice-proeses ». Les bâtiments sur rue, datent du XVIIe siècle, le quartier ayant été rénové profondément sous Henri IV et Louis XIII, de 1589 à 1643. Porte cochère à deux vantaux et boutique latérale, façade de structure classique à trois étages de taille décroissante avec fenêtres verticales en haut, comportant des ferronneries simples. Grille fer forgé au premier. C'est en ces lieux que mourut le janséniste Lenain de Tillemont, historien ecclésiastique en 1698 et inhumé dans l'église Saint-André-des-Arts, où l'ancien médecin du roi avait fondée une chapelle. L'avocat général Jean Lenain a vendu la Maison de l'Éléphant au secrétaire du roi Lemassoy, prédécesseur de Michaut de Montaran, conseiller au Parlement, et celui-ci vendit en 1738 à l'architecte Richard Cochois, qui fit élever une autre maison devant celle-ci. La maison d'origine existait toujours par derrière avec un jardin avec une porte cintrée, avec des fenêtres à meneaux du XVe siècle, mais celle-ci encore avant d'une troisième, également cintrée. Elle a disparu au début du XXe siècle.
52 rue Saint-André des Arts 52 - Hôtel du Tillet de la Bussière, Inscrit MH (1928), fut construit en 1750, sous Louis XV. Il est à l'angle de la rue Saint-André-des-Arts et de la rue des Grands-Augustins. Sa façade est en arrondi. Perron au-dessus de la porte cochère, avec trois portes fenêtres. Elle possède un escalier Classé MH. Cette construction de style Louis XV à son apogée en illustre toute la grâce : arcades de plein cintre, pilastres à refends, légèreté des ferronneries, décors discrets, consoles garnies de guirlandes de roses, sans oublier les symboles de la fécondité que sont les têtes de bélier (bucranes). La gloire et l'abondance sont représentées sur les portes par des trophées d'armes et cornes d'abondance. Un mascaron à tête de Bacchus orne le haut de la porte de la cave dans le hall d'escalier de droite sous le porche, les deux étant classés monument historique. Ce fut aussi la demeure de Chérin, versé dans le droit féodal, il fut l'historiographe des ordres hospitaliers de Saint-Lazare. Généalogiste du roi, il se montra aussi sévère qu'incorruptible dans le traitement des titres de noblesse qu'il devait vérifier. Louis XVI, l'avait anobli ; il mourut en 1785. Elle avait été avant lui à Cotelle, juré vendeur de marée, ancien conseiller du roi, après avoir été laissée en héritage à Charlotte de Roumilly de la Chesnaye, femme de François de l'Hospital, marquise de Saint-Mesme, par du Tillet, baron de la Bussière, greffier en chef au Parlement. Un hôtel de Nevers qui allait de la rue Pavée, actuelle rue Séguier, à la rue des Grands-Augustins, avait été vendu vingt mille livres tournois vers 1556, par François de Clèves à Claude Rennequin, maître des requêtes, et à Louis de l'Estoille, président aux enquêtes, père de l'auteur du journal historique des règnes de Henri III et Henri IV. Cette famille du Tillet de la Bussière était originaire de l'Angoumois, déjà célèbre sous Charles IX de France, à laquelle appartenait, en 1794, Guillaume-Louis du Tillet, dernier évêque d'Orange(1774-1790), député du Clergé aux États généraux de 1789, qui arrêté sous la Terreur, fut libéré le 9 thermidor. Le mathématicien Joseph Bertrand y est né en 1822. En 1900, l'hôtel était à l'état de ruines, voué à la destruction. Il fut acheté par la famille de Ganay et restauré. Sur cette façade se trouve gravé dans la pierre le nom de la rue, le mot « Saint » fut gratté pendant la Révolution. Cet hôtel présente des baies en plein cintre englobant le rez-de-chaussée et l’entresol, des balcons reposant sur des consoles s’appuyant sur des têtes de béliers, des ferronneries, une cour circulaire, des mascarons, une jolie tête de Bacchus au-dessus de la porte de l’escalier menant à la cave et un bel escalier. Les façades sur rue et sur cour, la rampe de l’escalier en fer forgé et le mascaron surmontant l’entrée de la cave sont classés. Deux mansardes à poulies donnent sur la cour.
53 - Immeuble avec porte cochère à deux vantaux ornés de heurtoirs, boutique à droite de celle-ci. Façade sur trois niveaux. Grille et balustrade au premier en fer forgé. À droite de la façade, fenêtre très étroite et en hauteur. Le reste de la façade comporte trois fenêtres et trois baies aveugles. Appuis de fenêtres en fer forgé au second. Combles mansardés. Possède une belle cour en 1900.
54 - Angle de la rue des Grands-Augustins avec entrée de l'immeuble par le 30 de ladite rue. Boutique au rez-de-chaussée, trois étages à une fenêtre, combles mansardés et rehaussés. Ici était le Cabaret de la Croix d'or.
55 - Immeuble en retrait. La façade comporte deux fenêtres sur trois étages, boutique au rez-de-chaussée. Combles mansardés. Une plaque rappelle que c'était à cet emplacement que se trouvait la voie débouchant sur la porte de Buci de l'enceinte de Philippe Auguste. C'était une porte importante, car située à deux pas de La foire Saint-Germain, elle comportait, deux tours crénelées, pont-levis, herse et double porte. C'est par cette porte ouverte par Perrinet Leclerc fils d'un marchand du Petit-Pont, quartenier de gardes qui déroba la clef dans la chambre de son père et livre la ville aux partisans de Jean sans Peur, qui égorgèrent pendant trois jours plus de mille personnes. Le fidèle prévôt de Paris : Tanguy du Châtel, n'eut que le temps de sauver le dauphin, le futur Charles VII en l'enroulant dans une couverture. Le petit roi de Bourges, ne retrouva sa capitale que 19 ans plus tard. Cette porte fut murée par les Anglais et ne fut rouverte qu'en 1539. C'est également par elle que les chefs protestants s'enfuirent lors de la Saint-Barthélémy. Elle fut démolie en 1672.
56 - L'ancien hôtel de Lyon, auparavant « hôtel de Buci » qui en a formé deux, le grand et le petit, avec une sortie sur le rue Contrescarpe-Dauphine, fort utile à la Poste-aux-Chevaux, lorsqu'elle y était établie. Les archevêques de Lyon sont devenus propriétaire de cet ancien hôtel de Buci et de plusieurs maisons contiguës. Miron, fils du médecin d'Henri III, ou Richelieu, frère du Cardinal, qui tous les deux ont successivement gouverné cette église, ont pu en faire l'acquisition. Le plan de 1662 mentionne déjà le nom d'hôtel de Lyon. L'archevêque Claude de Saint-George en est encore propriétaire plus tard, mais au moyen d'un retrait du 11 janvier1703 sur les enfants et autres héritiers de Louis Blanet. Aussi bien cet ancien séjour est d'origine royale : Jeanne de Navarre, femme de Philippe le Bel, a voulu y fonder par testament le collège de Navarre, que les exécuteurs testamentaires de ladite reine ont préféré transporter autre part au moyen d'une aliénation. Façade quatre étages à deux fenêtres, appuis de de fenêtres sur trois niveaux, grille en fer forgé, boutique au rez-de-chaussée.
57 - Petite porte donnant accès à un immeuble en pierre de taille, de trois étages avec trois fenêtres en façade sur rue, appuis de fenêtres en fer forgé. Boutique à gauche. Combles mansardés.
58 - Ancien hôtel particulier, séjour de Navarre, en 1304, puis hôtel de Bussy en 1350, devenu l'hôtel des archevêques de Lyon de 1523 à 1550, et avait aussi toute la partie du fond donnant sur le 5 rue Mazet, formant deux hôtels. Cet hôtel, reconstruit en 1550 avait une autre entrée rue Mazet (rue de la Contrescarpe-Dauphine) où fut plus tard la poste aux chevaux. Il fut habité par Jean Grolier de Servier, financier et diplomate sous François 1er, célèbre par sa bibliothèque, aussi riche qu’élégante, qui mourut ici en 1565. Porte Louis XIV. Toute la partie du rez-de-chaussée est transformée en boutique. L'ensemble présente au premier étage un bâtiment en « N », la partie centrale garnie d'une balustrade à colonnes sur la rue et sur un toit terrasse au fond de laquelle se trouve un bâtiment sur deux niveaux. Les deux ailes en retour, donnant sur la chaussée ont des façades à deux fenêtres sur trois étages. Combles mansardés. Grille des balcons en fer forgé.La Cour du Commerce Saint-André
59 - Immeuble semblable à celui du 61. Enseigne en fer forgé de la crêperie Saint André. Faisant le pendant à l'entrée de la cour du Commerce Saint-André-des-Arts. C'est dans cet immeuble ou au 61 que se tenait la maison de jeu publique dont les tapis verts furent transférés rue Dauphine sous Charles X.
60 - Ancien hôtel particulier en pierre de taille, portail à deux vantaux, deux étages à trois fenêtres sur la façade sur rue et à droite de la porte, une à gauche et une au-dessus, sur deux niveaux, la première avec encadrement. Combles mansardés, cinq fenêtres. Boutiques de chaque côté de la porte. Bureau d'Alain-Charles Perrot, architecte en chef des monuments historiques. L'immeuble abrite également les Éditions Ramsay Jeunesse. Portail.
61 - La cour du Commerce-Saint-André.  Inscrit MH (1987), passage, façades, toitures - la cour de Rohan.
62 - Immeuble jumelé avec le 64. Trois étages plus un en réhaut et combles mansardés.
63 - Petit immeuble avec boutique à gauche de la porte d'entrée. Façade de l'entresol avec mur de refend. Élévation sur cinq niveaux. Élégante barre d'appui en fer forgé. Corniches au-dessous des fenêtres du premier et second, façade comportant trois fenêtres, mordillons au quatrième.
64 - Immeuble à l'angle de la rue Mazet, jumelé avec le 62, au niveau du premier étage une statue en pierre dans une niche à l'angle du mur, représentant Saint-André des Arcs, tenant dansLa statue de Saint-André des Arcs ses bras devant lui la croix de son supplice. Immeuble de trois étages à cinq fenêtres, restauré, boutique au rez-de-chaussée, combles mansardés. Partie rehaussée sur la moitié droite du bâtiment.
La Porte de Buci Emplacement de la Porte de Buci. Cette porte de Paris, de l’enceinte Philippe Auguste, puis de celle de Charles V, était située à l’endroit où la rue Saint-André des Arts coupait le rempart, soit entre le débouché actuel de la Cour du Commerce Saint-André et celui de la rue Mazet. Elle était protégée par deux grosses tours crénelées, surmontées de défenses, doublée par une herse et un pont-levis. Ce fut d’abord la porte Saint-Germain que Philippe Auguste donna à l’abbaye de Saint-Germain des Prés qui la céda en 1350 au président Simon de Buci, conseiller d’état du roi Jean le Bon, connu pour son esprit charitable et sa piété, dont elle prit le nom en 1352, à la demande des habitants du quartier. Elle est, en 1418, le théâtre d’un événement tragique et lourd de conséquences pour la vie parisienne, dans le contexte troublé de la guerre civile entré Armagnacs et Bourguignons, au temps de la folie de Charles VI. Dans la nuit du 28 au 29 mai, en effet, Perrinet Leclerc, fils d’un marchand du Petit-Pont, quartenier de garde, va subtiliser les clés dans la chambre de son père. Il livre ainsi la ville aux partisans de Jean Sans Peur, qui égorgent trois jours durant plus de mille personnes. Le fidèle prévôt de Paris, Tanguy du Châtel, n’a que le temps de sauver le dauphin, enroulé dans une couverture. Le futur Charles VII, affublé du sobriquet de « Roi de Bourges » restera dix-neuf ans éloigné de sa capitale. Murée sous Charles VII et remplacée par une porte ouverte en 1430, à l’extrémité de la rue de Cordeliers et appelée la Porte Saint-Germain. La Porte de Buci fut rouverte et reconstruite en 1550. Cette porte fut démolie en 1672. On remarque ici, dans la rue Saint-André des Arts, parallèlement à l’ancienne muraille, et à la Cour du Commerce Saint-André, un décrochement entre deux immeubles qui marque l’ancien emplacement de la muraille dont la rue Mazet (derrière nous) en est le prolongement.
65 - Hôtel particulier, belles ferronneries aux fenêtres. Trois étages avec trois fenêtres en façade sur rue. Combles mansardés sur deux niveaux. Œil-de-bœuf au-dessus de la porte d'entrée, avec deux boutiques de chaque côté.
66 - Hôtel de tourisme Saint-André-des-Arts, entresol, trois étages avec six fenêtres assez hautes sur les deux premiers niveaux. Poutres apparentes au plafond et au mur. Côté gauche surélevé. Angle rue Mazet.
68 - Immeuble sur boutique au rez-de-chaussée, élévation sur quatre étages avec en façade rue deux fenêtres, comportant des saillies sous celles des deuxième et troisième, appuis en fer forgé. Entrée par le 70.
70 - Bâtisse à trois fenêtres sur quatre niveaux, barre d'appui en fer forgé. Petite avancée sous les fenêtres des deux premiers étages. Porte cochère à deux vantaux, avec boutique de chaque côté.
72 - Immeuble à trois étages, sur boutique au rez-de-chaussée. Combles mansardés.
 
Adresse
Rue Saint-André des Arts          
75006 PARIS
 
GPS
Latitude : 48.853387
Longitude : 2.340899
 
Comment s'y rendre
Métro : Saint-Michel (lignes 4, C)
Bus : 58/70 arrêt Saint-André des Arts
 
Plan
 
A voir dans les environs
Vous souhaitez en savoir plus sur les sites intéressants qui se trouvent à proximité, vous pouvez utiliser nos cartes interactives.
Naviguer sur la carte Paris 6e et découvrir les environs.
 
Liens
Si vous souhaitez consulter d’autres articles portant sur le 6e arrondissement.
Retrouvez d’autres articles concernant Les Rues.
 
Liens externes sur ce sujet
-
 
Sources
Dictionnaire Historique des rues de Paris
Wikipedia
Photo R.Desenclos 2015