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LES RUES

Les rues de Paris
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LA RUE DU LOUVRE
 
 
La rue du Louvre
 
 
 
La rue du Louvre est une voie parisienne créée en 1853 et située dans les 1er et 2e arrondissements.
 
 
Elle tire son nom de sa proximité avec le palais du Louvre. La section entre les rues Saint-Honoré et d'Aboukir, projetée en 1860, est réalisée de 1880 à 1915. La rue du Louvre ne sera tout à fait achevée qu'en 1934 avec la construction de l'immeuble Paris-Soir. En 1972, la partie Sud de la rue du Louvre a pris le nom de rue de l'Amiral-de-Coligny. Large d'une vingtaine de mètres, elle s'étend sur environ 700 m, commence 154 de la rue de Rivoli et finit au 30 rue du Mail et au 67 de la rue Montmartre.
 
10 – Ici se trouvait depuis 1765, une maison désignée pour la première fois sous le nom de « restaurant », celle de Boulanger, près de laquelle s’installa, un an plus tard, le restaurant de Roze.
11-13 - Vestiges du rempart et d’une tour de l’enceinte Philippe Auguste datant de 1190.
Il est possible d'apercevoir l'envers d'une tour (c'est à dire le parement intérieur), ainsi que la base (endroit) de celle-ci. Ces vestiges ont été mis à jour lors des travaux de percement d'un puits d'aération de la ligne ligne 14 du métro (Météor) au début du XXIème siècle.
 
15 – La Cour des Fermes.
Au 15 de la rue du Louvre s’ouvre un passage dénommé la cour des Fermes, depuis 1891, dont l’autre extrémité débouche sur la rue du Bouloi. L’entrée à double portail située côté Louvre est ornée de deux atlantes supportant un balcon avec balustrade. Cet emplacement a été occupé par un hôtel datant de 1560, détenu par la président Baillet, puis par le chancelier Pierre Séguier en 1630 et enfin par la Ferme-Générale en 1690, d’où le nom du passage. Cette cour des fermes occupe un ancien passage dit de l’Hôtel-des-Fermes jusqu’à la Révolution.
 
19 - L’hôtel d’Olonne de 1730, actuellement Hôtel de Bullion occupé par la Caisse d’Epargne de Paris.
L’hôtel de Bullion fut édifié entre 1630 et 1635 sur les plans de l’architecte Le Vau. L’hôtel de Bullion était surtout connu pour ses boiseries ornant le cabinet du 1er étage ainsi que la grande galerie qui lui succédait, l’ensemble décoré à partir de 1634 par Simon Vouet, premier peintre du roi. Un siècle plus tard, l’immeuble abritait le siège d’une nouvelle régie financière, celle des hypothèques. Une première tentative de législation des hypothèques avait été engagée par Colbert (édit du 21 mars 1673). Mais ce fut Louis XV qui décida, par l’édit du 17 juin 1771, la création du corps des conservateurs des hypothèques, puis celle de la régie des droits d’hypothèques, par lettres patentes du 7 juillet suivant. Après la Révolution, les rues de Grenelle et Plâtrière prirent le nom du philosophe Jean-Jacques Rousseau, qui y avait séjourné quelques années, tandis que les bureaux de l’administration des hypothèques étaient regroupés avec les services installés à l’hôtel de Choiseul. En 1880, l’hôtel de Bullion fut en grande partie détruit lors de l’ouverture de la rue du Louvre et le reste de son terrain absorbé par l’extension de l’hôtel des postes. A l’arrière de l’hôtel de Bullion, de l’autre côté de la rue Coq Héron, la famille Delessert résidait au n° 3 à partir de 1786. En 1818, Benjamin Delessert, régent de la Banque de France de 1802 à 1847, fonda la Caisse d’épargne de Paris avec un groupe de banquiers et d’hommes d’affaires. La Caisse fut installée au 9 de la rue Coq Héron à partir de 1844. C’est toujours aujourd’hui le siège de la Caisse d’Epargne.
 
37 – Immeuble autrefois occupé par Le Figaro, construit en 1934 par Jean Prouvost.
 
40 – Ici se trouve la Bourse de Commerce, ancienne Halle au blé.
Philippe Auguste avait établi les Halles de Paris aux Champeaux: les blés de la plaine de Luzarches y arrivaient par la route, et ceux de la Brie dans des bateaux qui abordaient au Port au Blé, au pied de l'Hôtel de Ville. Mais le quartier était l'objet d'une cohue permanente qui compliquait l'acheminement des grains. Pour assurer une meilleure efficacité au commerce du blé – qui formait, au xviiie siècle, le principal objet d'étude des économistes – on envisagea de construire une nouvelle halle aux blés. Depuis longtemps, les terrains de l'ancien hôtel de Soissons, que guettaient les créanciers du prince de Carignan, avaient été identifiés comme particulièrement propices à cet usage en raison de leur proximité avec la Seine, par où circulaient les bateaux chargés de grains. C'est l'architecte et théoricien Nicolas Le Camus de Mézières qui fut chargé de la construction de la halle et du quartier avoisinant entre 1763 et 1767. Le terrain dessinait un pentagone irrégulier. Les marchands étaient partagés sur la forme à donner à l'édifice: certains préféraient un «carreau» où la lumière du jour permettait de juger de la qualité des marchandises, tandis que d'autres soulignaient les avantages d'un édifice couvert pour les protéger des intempéries. Le Camus opta pour un bâtiment de plan annulaire, de 122 mètres de circonférence, percé de 25 arcades: la partie centrale restait ainsi à ciel ouvert, mais deux galeries concentriques, ouvertes sur l'extérieur par vingt-quatre arcades et couvertes de voûtes supportées par des colonnes d'ordre toscan, formaient un abri commode. La cour intérieure fut primitivement laissée ouverte, mais cela nuisait à la conservation des grains. Entre septembre 1782 et janvier 1783, les architectes Jacques-Guillaume Legrand et Jacques Molinos la couvrirent d'une coupole en charpente, exécutée par le menuisier André-Jacob Roubo, qui démontrait les qualités de la charpente à petits bois conçue par Philibert de l'Orme au xvie siècle (1782-1783). Cette charpente était constituée d'arrêtes de planches de sapin, séparées par des châssis vitrés, couvertes de cuivre étamé et de lames de plomb. Elle culminait à 38 mètres au-dessus du sol et était surmontée d'une lanterne en fer, mentionnée dans les Mémoires secrets de Bachaumont (17 novembre 1783) comme «un des plus grands ouvrages de serrurerie en ce genre» et sommée d'une girouette et d'un paratonnerre. La halle aux blés, dont l'activité n'avait cessé de diminuer, fut fermée en 1873 et le bâtiment fut attribué en 1885 à la Chambre de commerce, qui le fit transformer en Bourse de commerce par l'architecte Henri Blondel. Celui-ci modifia la coupole en fer et verre, ferma la partie inférieure d'une maçonnerie en brique et rhabilla l'ensemble du bâtiment en pierre.
 
46b – Le Central Gutenberg, bâtiment de 1891 doté de deux tours, le tout construit en brique teintée de bleue par l’architecte Jean-Marie Broussard.
L'ancienne rue Gutenberg reliait les rues du Louvre et Jean-Jacques-Rousseau. Elle fut déclassée en 1891 à la suite de son annexion par l'administration des Postes. Ravagé par un incendie, le central est reconstruit en 1908 par René Binet. Mis en service le 1er septembre 1893.  Un bâtiment massif encadré de deux imposantes tours d'angle : le central téléphonique Gutenberg se donne des faux airs de château médiéval. Cet impressionnant immeuble de pierre, de fer et de verre, paré de briques vernissées qui lui confèrent une légère teinte bleue, n'a cependant rien de moyenâgeux. Il a été construit vers 1891 par l'architecte Jean-Marie Boussard, anéanti par un incendie en 1908, et immédiatement rebâti presque à l'identique, en conservant les anciennes fondations et les murs du premier étage. Le nouvel architecte, Charles Giroud, a cependant eu recours à un béton armé qui n'était guère usité vingt ans plus tôt, et aux briques vernissées bleu pâle qu'il affectionnait particulièrement. En outre, des postes contre l'incendie ont été ajoutés à chaque étage. L'édifice, dont les deux tours sont visibles au 46 bis, rue du Louvre, et au 55, rue Jean-Jacques Rousseau, mérite le détour.
 
48 au 52 - Poste centrale de Paris.
La  Poste Centrale du Louvre  est un  bureau  de  poste  situé au 52 de la  rue du Louvre, dans le  1er  arrondissement  de  Paris. Le bâtiment a été dessiné par l'architecte  Julien Guadet. Il a été construit entre 1880 et 1892. Ce lieu a la particularité d'être le seul bureau de poste français à être ouvert presque 24 heures sur 24, tout au long de l'année, à l'exception du créneau allant de 6h00 à 7h30 du matin, réservé à des opérations informatiques de maintenance et de sauvegarde. Il occupe également la partie contiguë de la rue Etienne Marcel et de la rue Jean-Jacques Rousseau.
 
Adresse
Rue du Louvre
75001 PARIS
75002 PARIS
 
GPS  
Latitude : 48.
Longitude : 2.
 
Comment s'y rendre
Métro : Louvre-Rivoli (ligne 1)
Bus : 67/74/85 arrêt Coquillière-Les-Halles, arrêt Louvre-Rivoli, 29/48/67/74/85 arrêt Louvre-Etienne Marcel,    
 
Plan
 
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Liens externes sur ce sujet
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Sources
Dictionnaire historique des rues de Paris
Wikipedia
Photo R. Desenclos 2012