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LES RUES

Les rues de Paris
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LA RUE FRANCOIS MIRON
 
La rue François Miron
 
 
 
La rue François-Miron correspond à la voie romaine datant du IIe siècle allant de Lutèce (Paris) à Melodunum (Melun) et Agedincum (Sens). Une nécropole romaine puis mérovingienne se trouvait en bordure de cette voie (ossements retrouvés au XVIIIe siècle sous les nos 2 à 14).
 
 
La partie de la rue longeant l'église Saint-Gervais-Saint-Protais (section de la place Saint-Gervais à la rue des Barres) est bordée de constructions dès le tout début du Haut Moyen Âge. Au Xe siècle, une muraille est construite pour protéger les constructions sur la rive droite, coupant l'actuelle rue François-Miron au niveau de la rue des Barres ; une porte y était aménagée : la porte Baudoyer (détruite à la fin du XIIe siècle). La section de la place Saint-Gervais jusqu'au croisement avec la rue des Barres a d'abord porté les noms de rue du Cimetière-Saint-Gervais (XIIe siècle), rue du Pourtour-Saint-Gervais (XVIe siècle) et de rue du Monceau-Saint-Gervais (jusqu'en 1838), tandis que la section entre les croisements avec la rue des Barres et la rue de Fourcy a fait partie de la rue de la Porte Baudet ou Baudoyer, devenue au XIIIe siècle la rue Saint-Antoine. Le 2 octobre 1865, un décret raccourcit la rue Saint-Antoine en donnant le nom de rue François-Miron à la partie comprise entre la rue des Barres et la rue de Fourcy. Elle doit son nom à François Miron, prévôt des marchands de Paris de 1604 à 1609 : la rue est proche de l'Hôtel de ville de Paris. Le 12 juillet 1882, des explosions de gaz se sont produites au carrefour des rues François-Miron et du Pont-Louis-Philippe. La catastrophe fit neuf victimes. Le 23 mars 1918, à 8 heures, un obus explose dans la rue, il est tiré d'une grosse Bertha, elle occasionne plusieurs victimes. Le premier ministre Georges Clemenceau se rend sur place durant la journée.
 
2 à 14 - Immeubles construits entre 1733 et 1737 par Jacques Vinage, sauf celle de l'angle, au 14, dite Maison Camuset, construite par Jacques V Gabriel (le père d'Ange-Jacques Gabriel) sur une butte artificielle occupée précédemment par des échoppes adossées au mur du cimetière construit en 1375. La présence de cette butte se manifeste encore de nos jours par des escaliers permettant de passer du niveau de la rue à celui des bâtiments. Ces immeubles aujourd'hui restaurés ont failli disparaître en 1941, car déclarés insalubres ; ils bordent l'église Saint-Gervais-Saint-Protais sur son côté nord. Parmi les habitants célèbres y ayant résidé, la famille Couperin a vécu au 4 et Ledru-Rollin est né au 10.
Aux numéros 11 et 13 de la rue François Miron se trouvent deux des derniers témoins de l’architecture médiévale à Paris. Deux immeubles étonnants, ressemblant à celui déjà vu rue des Barres / rue du Grenier sur l’eau. Leurs structures médiévales sont datées d’entre le 14e et le 16e siècles, mais ont été restaurées à de multiples reprises pour des raisons de sécurité (notamment éviter les incendies). Les colombages, reproduisant à la perfection les façades d’époque, datent de la fin des années 60.
au no 11 : maison « à l’enseigne du Faucheur » (ce nom est gravé en façade) ;
au no 13 : maison « à l’enseigne du Mouton », à encorbellement sur la rue Cloche-Perce.
 
27 - A l'angle de la rue Tiron, présence d'une boulangerie aux panneaux décorés.
 
30 - Izrael - épicerie fine
La caverne d'Ali Baba avec une exceptionnelle collection de poivres et de condiments de tous les continents. Une institution dans le monde des cuisiniers.
Les deux boutiques situées au 30 de la rue François Miron semblent jumelles. Elles ne vendent pas du tout la même chose. Celle de droite « Izraël » vend des produits exotiques alors que celle de gauche propose des « Eaux de Vie et Vins du Monde ». Elles sont unies par la couleur de leurs façades et le lien peut également être effectué grâce aux dessins figurant au-dessus de la porte du 30 représentant une caravane de dromadaires et un globe terrestre, de là à penser que la caravane apporte les produits du monde et que la mappemonde représente le marché de provenance de ces produits, il n’y a qu’un pas.
 
40 - Porte cochère avec tympan décoré.
42 – Il est inscrit aux monuments historiques.
 
44-46 - Edifiée à la fin de XVIe siècle, elle abrite l'Association pour la sauvegarde et la mise en valeur du Paris historique. Là se trouve la Maison d’Ourscamp, aujourd’hui siège de « l’association pour la sauvegarde et la mise en valeur du Paris historique ». Une maison du 16e siècle construite pour les moines de l’abbaye d’Ourscamp (département de l’Oise) et les novices venus étudier à l’école Notre-Dame. Sous la maison se trouve également un magnifique cellier gothique du 13e siècle, l’un des derniers à Paris, que l’on peut découvrir gratuitement en demandant à un bénévole de l’association. Maison historique, dite aussi maison de Marsande, ou maison de l'Ours, reconstruite vers 1585. www.paris-historique.org.
L'Association du Paris historique héberge dans ses caves l'un des plus beaux sous-sols gothiques de la capitale. Datant du XIIème siècle, ce cellier doit sa survie aux habitants du quartier qui s'en servaient comme entrepôt et le remplissaient jusqu'aux chapiteaux qui furent ainsi préservés. Cette maison est ouverte du lundi au samedi de 11h à 18h et le dimanche de 14h à 19h. Elle date du XVIème siècle et existait déjà du temps de Charles IX et des massacres de la Saint-Barthélémy. Remarquons les lucarnes à frontons triangulaires, deux rangées de mansardes.
 
68 - L’hôtel de Beauvais, édifié à partir de 1655 par Pierre de Beauvais et Catherine Bellier, il est un chef d’œuvre de l’architecture du 17e siècle. Classé monument historique, il abrite depuis 2004 la Cour administrative d’appel de Paris. Un hôtel aux formes originales transformé en 1656 par l’architecte du Roi Antoine le Pautre pour Catherine Bellier, épouse de Pierre de Beauvais et femme de chambre d'Anne d'Autriche. L’un des plus beaux hôtels particuliers du Marais. Mozart enfant logea dans l'hôtel de Beauvais avec ses parents, lors de son premier séjour parisien en 1763.
Propriété de l’épouse de Nicolas Fouquet, surintendant des finances, cette demeure fut cédée, le 30 mars 1654, à Pierre Beauvais. Il fit agrandir le domaine en achetant une maison contiguë. La femme de Pierre Beauvais, en odeur de sainteté auprès d’Anne d’Autriche, reçut un legs. Elle utilisa cet argent pour faire construire cet hôtel en 1655. On retient de son histoire récente qu’il a été acheté 200.000 F  par la Ville de Paris  en 1943 a une famille juive (famille Simon) dans le cadre de la spoliation il devient à la Libération un immeuble de logements locatifs couvert par la loi de 1948 et est occupé jusqu'en 1985/1986 il est laissé quasi à l'abandon et fait l'objet de nombreux projets dont un institut des parfums de France. Après avoir été restauré, il accueille depuis 2004 la Cour administrative d'appel de Paris. Les contraintes du terrain exigu, à quinze côtés, donnent un caractère insolite à cet hôtel. Le terrain de forme irrégulière a imposé un plan original, notamment à la cour semi-ovale. Les 5 portes à mascarons, petits masques décoratifs, correspondent aux anciennes écuries. L'escalier à rampe en fer forgé est remarquable aussi. Il existe sous la cour, entièrement construite sur les voutes des caves, les restes d'une chapelle souterraine réputée avoir accueilli des messes noires (quelques fouilles ont été entreprises vers 1950). D'autre part la légende voudrait que des souterrains aujourd'hui comblés, et sans doute détruits par les travaux du métro, aient permis quelques transactions amoureuses illégitimes.
 
82 - L'hôtel du Président Hénault (inscrit aux monuments historiques).
Le balcon qui se trouve au 82, rue François Miron donne toute la dimension architecturale de cette splendide construction. Construit en 1706, pour le fermier général éponyme, il présente en outre, un bel escalier. Il fut donc la demeure de Charles-Jean-François Hénault. La façade sur rue, ainsi que le balcon et ses ferronneries font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 janvier 1926.
 
Contrairement au côté pair, le côté des numéros impairs de la fin de la rue ne possède aucun bâtiment répertorié aux monuments historiques. Toutefois, ce côté impair présente quelques immeubles dignes d'intérêt (forme, façade, etc.), comme ceux situés aux 33, 41 et 43.
 
Adresse
Rue François Miron
75004 PARIS
 
GPS
Latitude : 48.855658
Longitude : 2.357157
 
Comment s'y rendre
Métro : Saint-Paul (ligne 1)
Bus : 69/76/96 arrêts Eglise Saint-Gervais, rue de Jouy, Saint-Paul.
 
Plan
 
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Liens
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Liens externes sur ce sujet
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Sources
Dictionnaire Historique des rues de Paris
Wikipedia
Photo R.Desenclos 2012