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LES RUES

Les rues de Paris
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LA RUE DES MARTYRS
 
La rue des Martyrs
 
 
La rue des Martyrs est une rue des neuvième et dix-huitième arrondissement. Elle commence rue Notre-Dame de Lorette et se termine rue de la Vieuville. Elle mesure 885 mètres.
 
 
Dernière section du chemin qui par les rues Montmartre et du Faubourg Montmartre menait à la butte Montmartre, en route pour la basilique de Saint-Denis.
 
10 – Du XVIIIème siècle. Guirlandes au premier étage, vases au deuxième et clefs au troisième.
20 – François de Montholon, peintre sans bras, dont les œuvres furent exposées pour la première fois au salon de 1879, habita cet endroit.
41 – Le Jardin des Martyrs.
49 – Derrière l’immeuble, au milieu d’un jardin, pavillon avec atelier où habitait, dès 1813, le peintre Géricault et où il mourut en 1824.
 
75 – Le Divan du Monde
Au début du 19ème siècle se trouvait là un bal appelé la « Musette de Saint-Flour ». Il devient vers 1861 la « Brasserie des Martyrs », fréquentée notamment par Charles Baudelaire ou Jules Vallès. Celle-ci est remplacée en 1873 par un café-concert baptisé le « Divan japonais » par son propriétaire Théophile Lefort en raison de son décor japonisant. Son successeur, Jules Sarrazin, fait aménager au sous-sol une seconde salle appelée "Temple de la Bonne Humeur". Yvette Guilbert, engagée en 1891, se fait un nom au Divan japonais. Dranem s'y produira également. On y joue en 1894 la pantomime Le Coucher de la Mariée, où l'on voit pour la première fois sur scène une femme « nue » (c'est-à-dire en maillot rose quelque peu transparent), ce qui fait scandale. Toulouse-Lautrec et Adolphe-Léon Willette, puis Pablo Picasso sont des habitués de l'établissement. En 1901, le Divan est transformé en « Théâtre de la Comédie mondaine ». Il est remplacé bien plus tard par un cinéma spécialisé dans les films pornographiques. En 1994, le lieu rouvre ses portes sous son nom actuel de « Divan du Monde », pour accueillir essentiellement des concerts consacrés aux musiques du monde. En novembre 2009, le Divan réapparait sous un nouveau visage : une salle entièrement rénovée et re-décorée, à l'acoustique repensée avec de nouvelles ambitions artistiques. Le Tout-Paris redécouvre cette salle qui accueille dorénavant différents types d'évènements allant des concerts (locations et programmations) aux soirées clubbing en passant par les privatisations.
 
75b – Madame Arthur
Madame Arthur ouvre en 1948 au 75 bis rue des Martyrs à Paris. Son fondateur est Marcel Wutsman mais tout le monde l'appelle "Monsieur Marcel". Si "Madame Arthur" va devenir un des plus célèbres cabarets de transformistes de l'après-guerre, l'endroit abritait déjà un des premiers cabarets de Paris depuis 1883. A cette époque l'endroit s'appelait "Le Divan Japonais" et était tenu par le poète Jehan Sarrazin. En 1892, c'est le fantaisiste Maxime Lisbonne qui prend la direction du Divan Japonais et qui permettra à une future grande chanteuse de l'époque de débuter : Yvette Guilbert y chantera entre autres son grand succès : "Madame Arthur", chanson au titre et aux paroles ambigües puisque "Madame Arthur" avait un "je ne sais quoi" qui la distinguait de toutes les autres femmes...Juste retour des choses, Monsieur Marcel relance donc l'établissement après la guerre sous le nom de "Madame Arthur".  La "meneuse" de revue de l'établissement est la célèbre Maslova, travesti, ancien danseur classique et véritable âme de l'établissement durant près de 30 ans. Madame Arthur est spécialisée dans les numéros de travestis burlesques, mais aussi dans la chanson de charme car à l'époque, les artistes ne chantaient pas en playback mais donnaient de la voix. Un certain Serge Gainsbourg y sera pianiste en remplacement de son père en 1952. La troupe du début des années 50 est constituée de Capucine, Manon, Chantal Chambord, Wanda, Claude Carol, Lucrèce, Bambi, Lola Chanel et Coccinelle. Coccinelle, le premier transsexuel français opéré en 1958, entamera une carrière internationale et sera une des figures féminines du showbiz des années 60. Après Coccinelle, les vedettes sont Capucine et Bambi et c'est Fétiche qui présentera le spectacle de Madame Arthur. Monsieur Marcel étant aussi propriétaire du Carrousel de Paris, les artistes après avoir été rodés chez Madame Arthur sont généralement consacrés, pour les meilleurs d'entre eux, au Carrousel de Paris qui organise également des tournées internationales. En 1986, le cabaret ferme durant plus d'un an. Le 27 avril 1987, Alvim Noronha reprend le lieu avec une nouvelle meneuse de revue, Chantaline, qui animera Madame Arthur durant près de 20 ans. Madame Arthur continue à avoir sa clientèle fidèle mais aussi de nombreux touristes de passage dans la capitale. En 2007, nouveau changement de direction en la personne de Laurent Lefèvre et, après 7 mois de travaux, Madame Arthur renait une fois de plus, avec une nouvelle meneuse de revue, Erika Keller.
 
80 – Chez Michou
L'établissement était au départ un restaurant et bar de nuit. Au début des années 1960, Michou y lança progressivement ses spectacles de transformistes interprétant des classiques de la chanson, souvent de façon burlesque, parfois poétiquement. Il y participait en meneur de jeu toujours en scène : la troupe était réduite, constituée de personnages du quartier, tel « la grande Eugène », alors teinturier. Ce fut une adresse confidentielle, proche de Madame Arthur, et de Pigalle. Échotiers et chroniqueurs de la nuit découvrirent cet endroit, après quelques années de spectacle plus ou moins improvisé, Alain Naulin, collaborateur de France-Soir, évoqua la boîte de la rue des Martyrs bien avant 1968 et la « libéralisation » des spectacles. On y vit souvent Yves Mourousi, journaliste qui allait devenir un présentateur vedette. « Chez Michou » tenait alors presque du club, à la fois très parisien et bon enfant. Michou « et ses Michettes » connurent la célébrité au cours des années 70, la renommée parisienne devenant « nationale » et les émissions de télévision se succédant, alors que d'autres cabarets, au succès éphémère, contribuaient à l'engouement pour les spectacles à ce moment encore dits globalement de travestis (La Grande Eugène, L'Ange Bleu et, pour une part, l'Alcazar de Jean-Marie Rivière). Le cabaret Michou n'allait pas désemplir. Michou devint réellement une célébrité, capable de réunir le Tout-Paris sur un bateau pour ses 60 ans, fêtés au fil de la Seine. Expansif, amateur des meilleurs champagnes, toujours irréprochablement coiffé, embrassant les vedettes lors de toutes les manifestations festives, étonnamment matinal pour un noctambule, il est resté très populaire dans son quartier et à Montmartre, dont il est une personnalité symbolique, à l'instar de celle que fut sa grande amie Dalida. Toute la France sait que la couleur préférée de Michou est, depuis toujours, le bleu : ses lunettes, ses vêtements et les décorations de la salle de spectacle sont de cette couleur, qu'il affectionne aussi dans son appartement ouvrant ses fenêtres montmartroises sur le plein ciel de Paris. Les transformistes se succèdent toujours, chaque soir, sur la petite scène du 80, rue des Martyrs, dans le quartier Montmartre à Paris.
 
Adresse
Rue des Martyrs
75009 PARIS
75018 PARIS
 
GPS
Latitude : 48.882743
Longitude : 2.340254
 
Plan
 
Comment s'y rendre
Métro : Notre-Dame de Lorette (ligne 12) Abbesses (ligne 12)
Bus : 67/74 arrêt Carrefour de Chateaudun, 67 arrêt Navarin, 67/54/30 arrêt Rochechouart-Martyrs
 
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Sources
Dictionnaire historique des rues de Paris
Wikipedia
Photo R.Desenclos 2014